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Le racketteur était trapeziste (part.2)

Nous en étions donc au commencement du spectacle. Les gars sapés de vestes rouges à gros boutons dorés avaient ramassé leurs bombes caloriques pour éventuellement nous les refourguer à l’entracte, les lumières s’étaient baissées, la voix off s’était tue (enfin).

Les tigres sont alors rentrés sur la piste. Trois magnifiques tigres, dont un qui avait dû bouffer le quatrième tellement il était énorme. Fail cirquesque: les tigres n’ont jamais voulu coopérer, le gros tigre se jetait systématiquement sur les bouts de barbac en bout de lance sans en laisser à ses copains, qui ne bronchaient pas, même pas face à Barbarella la dompteuse qui semblait exaspérée devant le manque d’entrain de ses élèves à dents pointues (je les ai vues, quand un d’eux c’est attaqué avec joie aux barreaux de la grande cage).

Bon, passons, ils ont finalement réussi, tant bien que mal, à les faire ressortir de la piste. A ce moment là, N°1 m’a demandé si ça allait toujours être comme ça… il faut dire que voir des tigres rien faire, on peut voir ça souvent au Parc de la Tête d’or.

Heureusement, Méga Jongleur est arrivé, il a tout de même réussi à faire tomber quelques quilles, mais son numéro de balles de jonglerie buccale était assez impressionnant, N°1 me criant que c’était génial, et moi lui rappelant qu’il était hors de question qu’il essaie de jongler avec les balles de ping-pong et sa bouche en rentrant à la maison.

Nous avons pu voir toute une horde d’animaux variés, comme des chameaux, qui m’ont permis de confirmer qu’un chameau n’a vraiment pas l’air intelligent du tout, des oies, qui avaient l’air tout aussi cultivées que les chameaux, et un numéro de vaches qui m’a ébloui. C’est vrai ça, j’ai jamais vu de vaches dressées, j’ai trouvé ça original et couillu de nous montrer des vaches faire les belles et nous saluer… certes, c’était moyennement gracieux, visuellement, mais c’était quand même sympathique. Quant aux cochons, je pense qu’ils étaient là pour représenter le côté clown du troupeau, ce qui a bien marché, soit dit en passant.

Ensuite, on a eu le droit aux trapézistes. C’est là que j’ai compris l’accent du mec qui nous avait placé. Il était Bresilien ET trapéziste. Ça doit pas payer des masses comme job quand même.
N’empêche qu’il m’aurait placé avec sa petite combi moulante et ses bras musclés, peut être que je lui aurais trouvé 1 ou 2 euros… il faudrait repenser les costumes!
Moi qui ai fait du trapèze (si c’est vrai, y’a même des photos là), oui, je me la pète, ben c’est super impressionnant, une fois que tu sais à quel point ton corps pèse lourd quand t’es là-haut et que tu te balances comme un singe et que t’as grave les chocottes quand le mec te dis « HOP » et que tu dois tout lâcher et lui faire confiance pour qu’il ne soit pas devenu miro pendant la nuit, parce qu’il faudrait qu’il te rattrape, et bien, le type. Bref, j’ai encore du boulot niveau trapèze, je vais m’entrainer à racketter les gens, déjà, puisque visiblement ça fait parti du taf.

J’ai pu aussi me rincer l’oeil avec les 4 Russes aux barres fixes qui étaient plutôt miamement fait de pectoraux (voir des photos chez Sonia). Pareillement, étant vieille gymnaste (j’insiste sur vieille), j’apprécie d’autant plus le spectacle, même si j’ai pu constater que N°1 avait l’air de trouver ça tout aussi impressionnant.

Je ne vais pas m’attarder sur l’entracte, puisque la bande son que j’adore a été remise et que j’ai de nouveau voulu mourir.
Ah si, tout de même.
Ils nous ont mis l’éléphant le plus vieux du monde (enfin, je théorise) au milieu de la piste, Barbarella s’est pointée avec son petit numérique tout naze et on nous a demandé si les enfants voulaient bien poser pour la photo SUR l’éléphant. N°1 a voulu y aller, nous avons donc fait la queue pour qu’il teste le dos d’éléphant très ridé. Sauf que. Je pensais que c’était vraiment pour faire plaisir aux enfants (naïve que je suis) et qu’après on prenait ou non la photo. Que nenni, arrivés devant la piste, le clown nous demande 10 euros pour passer (j’ai pas demandé le prix de la photo)… j’ai fouillé, je n’avais que 6 euros 42cents… nous sommes retournés nous assoir, moi m’excusant auprès d’un N°1 déçu déçu (mais à moitié soulagé aussi, quand il a vu de près l’éléphant). De loin, nous avons regardé les enfants se faire balancer et descendre aussi sec de papy Dumbo avec autant de délicatesse que pourrait avoir Rambo dans la jungle vietnamienne (ça se sent que Tony joue à un jeu de guerre sur la console quand j’écris?). Du coup on s’est bien vite remis de la déception.

Après l’entracte, un grand moment avec les clowns, j’ai même filmé N°1 qui rigolait tellement c’était bon de le voir pétiller.
Il a eu aussi le spectaculaire Zorro, des chevaux vraiment magnifiques avec dressage parfait, très beau moment.
Et enfin, le clou du spectacle, celui que N°1 attendait. J’avais vu ce numéro la dernière fois que j’étais aller au cirque et j’en avais gardé un souvenir magique (et bruyant). Je rajoute stressant aussi: une boule en fer dans laquelle ils font rentrer 5 motos les unes après les autres qui se mettent à tourner dans tous les sens, très impressionnant, j’ai frôlé la syncope quand la boule s’est ouverte par le milieu laissant 2 motos tournées toutes seules en haut, genre si elles s’arrêtent les gars sont morts (puisqu’ils tombent… si tu comprends pas ma description, encore chez Sonia, tu verras cette fameuse boule).

Voilà, nous sommes donc ressortis de là épuisés, au bout de 3 heures de spectacle, j’avais une migraine d’enfer mais N°1 était aux anges et en a parlé toute la soirée et le lendemain… j’étais heureuse, vraiment, de lui avoir permis de rêver et de rire avec tous ces artistes, et je ressors plutôt contente, malgré les petits inconvénients du cirque dont je ne me souvenais pas (évidemment, j’étais petite, je devais faire la tronche quand ma mère ne m’achetait pas le fanion, moi aussi!)

Et vous alors? Vous êtes déjà aller voir un vrai cirque (et encore, celui là, c’est pas le plus grand)?

ET C’est quoi votre numéro préféré? (et répondez pas le « 9 » comme N°1!)


Le racketteur était trapeziste (part. 1)

Pendant tout l’été, N°1 m’a bassiné, à chaque fois qu’on se baladait sur le port. Il faut dire que nous étions assaillis à coup de mini-camions maxi-haut-parleurs qui hurlaient:

 

« Ce soir, à 20h30, venez tous admirer les artistes du cirque Vandüst, ses chèvres, ses acrobates, ses clowns vous feront vivre une soirée inoubliable »

 

Et N°1 me réclamait à tous les coups: « mamannnn, dis….. on peut y aller??? »

 

Je lui répondais que non, que ça allait être bof-bof et que moi, voir 2 chèvres pelées monter sur un escabeau, ça ne me mettait pas franchement en transe, surtout pour 20 euros par tête. Mais évidemment, mon petit N°1 ne comprenait pas cette explication, alors je lui ai promis de l’emmener voir un « VRAI » cirque, sous un vrai chapiteau, avec des vrais clowns, des vrais athlètes et de véritables artistes. Et j’ai tenu ma promesse.

 

Ça faisait longtemps que je n’étais pas allée au cirque, j’avais ce souvenir de la poussière, du bruit et des rires, le souvenir d’être émerveillée. Je n’arrêtais pas de regarder le visage de N°1, scrutant ses émotions.

 

Note pour plus tard, si tu dois aller au cirque un samedi après-midi, venir bien 1heure à l’avance. C’est ce que j’ai fait, mais le tramway ayant son terminus à bien 15minutes à pied d’enfant du chapiteau, ça faisait plus que 3/4 d’heure d’avance.

Nous sommes arrivés par l’arrière du chapiteau, du coup, nous avons vu les nombreuses caravanes des artistes, puis les roulottes et les animaux qui étaient en train de se faire bichonner. Très sympa, si ce n’est qu’avant d’en arriver là, j’ai dû expliquer à N°1 pourquoi les 3 dames assises, là, étaient habillées avec des jupes si courtes, des talons si hauts, des seins si dehors…


Quel monde! N°1 est déjà en panique à l’idée que nous ne trouvions pas de place, mais si, après être passé sous le premier chapiteau, « le chapiteau de l’envie » où sont vendus dans le désordre les fanions, les barbe à papa, les ballons, les bonbons, les rites, les pop-corn, nous arrivons enfin à la porte du Grand chapiteau.

Un monsieur costumé nous vérifie les billets et charge son pote pareillement costumé de « nous placer ». Le jeune homme nous met tout au fond, sur le côté. Je fais la gueule, un peu, quand même. Toujours souriant comme s’il venait de nous donner LA meilleure place, le jeune homme me lance « Vous auriez une pièce pour le service? » toutes dents dehors, il a dû se brosser les dents avec le dentifrice des lions pour que ça brille comme ça!

Non. J’ai pas de « petite » pièce, là, je m’y attendais pas à vrai dire.

Il s’en va en disant quelque chose dans une langue que je ne déchiffre pas tout de suite, je me lève et me place bien en face de la piste, au milieu, non mais oh!

Pendant qu’on attend, 4 clones costumés fabriquent pop corn et barbe à papa à la chaîne devant nous. N°1 n’est pas fan, je bénie ma chance. Mais je n’avais pas prévu le couteau dans le dos du traitre clown, en bande son, un homme qui a l’accent allemand mais qui s’avérera être brésilien chantonne:

« Alors les enfants? vous êtes content d’être là? j’espère que vous avez tous acheté votre petit luminion. Alors, vous levez votre petit luminion, allez, allez, levez le, vous criez très fort, voilàààààà. Si vous n’avez pas votre petit luminion, le spectacle ne commencera pas vous savez? Courez acheter votre petit luminion dans le premier chapiteau, demandez à vos parents d’acheter le petit luminion »

« Le petit luminion » j’avais très envie de lui mettre où je pense, si vous voulez tout savoir. Pendant 40 minutes, j’ai été bassinée avec le petit luminion. Et aussi avec les fanions en plastique marqués « Cirque » dessus, avec une tête de clown tueur au sourire qui disait « j’tai bien eu ».

N°1 est sage, et surtout, averti qu’il n’aura ni luminion, ni fanion, parce que 2 fois 28 euros la place, je ne peux pas mettre 10 euros pour chaque chose que ce vilain jongleur nous demande d’acheter de manière si discrète.

Oui, j’ai dit 40 minutes, parce qu’il y a eu du retard. Personnellement, la magie du cirque c’était légèrement voilée grâce à ce harcèlement du porte monnaie. Pas pour N°1 et c’est le principal.

Le spectacle commence enfin, roulement de tambour, musique à fond, les enfants sont hystériques, les parents sont ruinés, mais tout le monde affiche un sourire radieux, la magie opère toujours et malgré, tout nous sommes sauvés.



A suivre…….

Gavage en règle.

C’est le Halloween On veut des bonbons!!!!

j’avais acheté des sachets de bonbons, histoire de pas être prise au dépourvue si mes nouveaux voisins fêtaient Haloween.
Bon, bah, j’ai tout boulotté. Il ne reste rien que des trucs dégueu à la sève de pin.
De toute façon, m’en fiche, je passe la journée loin de chez moi, z’auront qu’à sonner ailleurs!

Tant pis.

Vous fêtez Halloween vous ou votre quartier/immeuble?

Je m’en lasse pas, chaque année j’vais vous la remettre…

C’est quand Noêl déjà?

Hier, je n’étais qu’une loque regardant d’un œil vitreux le beau soleil annonçant une température indiano-estivale. J’ai ramassé tout le courage que j’ai trouvé pour emmené N°1 à son Judo, puis, pour aller le chercher (là, c’était déjà très compliqué).
Je me suis levée avec la sensation agréable de m’être enfournée 6 paquets de Gitanes Maïs la veille, de m’être gargarisée avec des orties aux poivres et d’avoir survécu à un match de catch sous le nom de SoftSkull la Terribe.

Ouais, malade, j’étais. Un mercredi! Parce que c’est toujours mieux qu’un jour de semaine où je n’aurai qu’à surveiller une Clapiotte, là, il a fallu que je jongle entre parties de Uno, de Croque Carotte et de couches sales et cette petite voix qui me susurrait « mais t’as vu ce temps? Faudrait les sortir, ces gosses, qu’ils prennent l’air »… mais c’était trop dur, je ne voulais que boire du Rhum chaud avec du citron, et je ne pouvais pas au risque d’être complètement îvre au pont de mettre une couche à N°1 (mais qu’est ce qu’elles ont ces couches trop petites?) et hurler sur Clapiotte qui aurait fait du papier mâché en créant la famille Gabouillasse avec le jeu de 7 familles.

En revanche, à aucun moment cette voix m’a fait sourciller ma culpabilité. Mince, quand ils sont malades, eux, je me plie en douze pour leur confort, alors chacun son tour nanmého!

Pendant la sieste de Clapiotte, nous avons eu une grande conversation avec N°1. Très philosophique, genre « pourquoi parfois les crottes de nez sont sèches et parfois gluantes? » ou encore « est-ce que tu penses que si on pète trop on se dégonfle et on devient tout plat? ».

Et puis, une lumière est venue éclairer le cerveau scatophile de mon fils :

« maman, c’est quand Noël? »
« Dans 2 mois et demi »
« c’est long comment deux mois et demi? »
« c’est long »
« oui, surtout le demi« 
« non, surtout le deux mois »
Petite pause pendant laquelle j’espérais qu’il cherchais un autre sujet de conversation, genre Pâques.
…
« C’est bien Noël quand même »
« Ah oui, c’est sûr »
« Nan, mais c’est vraiment génial »
« Pourquoi tu as l’air si content? »
« Parce qu’à Noël, c’est trop bien, on dépense pas d’argent »
« Moui….. et donc? »
« Bah je peux demander ce que je veux, tu pourras pas dire que c’est trop cher, pis en plus, on restera riche »

Oui, on est riche et oui, je suis dans la mouise, je vais commencer à économiser là!!!

Ils sont déjà à fond les vôtres ou c’est juste le mien qui débloque?

J’ai testé pour vous…

J’inaugure une nouvelle catégorie aujourd’hui… ça faisait longtemps que j’y pensais, et puis, comme à chaque fois, ma mémoire passoire me faisait passablement oublier cette idée géniale qui était de vous raconter mes petites expériences « test »… Oui, car ma vie est passionnante, si jamais vous en doutiez encore!

Aujourd’hui, donc, pour l’inauguration:

J’AI TESTE POUR VOUS: Une recette de Grand-Mère.

Comme je suis quelqu’un de très cartésien en règle générale, j’ai beaucoup de mal avec les « médecines parallèles » ou « médecines douces »… on se refait pas, on m’a élevé à coup de Catalgine nappée de sirop anti-tussif toute mon enfance en me jurant que les petites granules que ma mémé voulait me donner ne servaient strictement à rien.

Bref. N°1 a quand même eu le droit à quelques essais (non fructueux) auprès d’un homéopathe réputé, d’un ostéopathe tout aussi renommé, et on a même fréquenté une herboristerie (oui, bah à situation désespérée…)… Tout ça ne l’a pas empêché d’être malade de ses 3 mois à ses 3 ans, nous obligeant à commander de nouvelles pages à greffer dans son carnet de santé!

Et puis, 4 ans et demi après, Clapiotte est arrivée. Clapiotte est nettement plus forte que son frère qui avait une santé de lépreux (elle est bien plus fatigante mais moins malade… chacun sa croix).

Mais, 2 jours à la crèche au pays de la germe folle et nous voilà en possession d’une sorte de chose chevelue au nez aussi purulent que le furoncle de l’oncle Fétide. Le bonheur de retrouver enfin un « vrai » enfant. S’en est suivi un épisode de toux qui dure depuis… arf, je ne sais plus, de toute façon on arrête de compter les nuits à se réveiller pour cause d’accès soudain et interminable à une toux de cancéreux en fin de vie au bout d’une semaine de nuits blanches.

Rien n’y a fait.

Sirop anti-tussif: niet, Célestène: niet, humidificateur: niet, suppo qui sens le Hollywood: niet, inclinaison du matelas (au niveau de la tête, hein, vous trompez pas): niet. Rien de rien. On en était au point de lâcher l’affaire, d’aller dormir en alternance à l’hôtel histoire de sauver un minimum un aspect physique potable et ne pas ressembler à un zombie mort 2 fois.

Et puis, au détour d’un squattage intensif d’internet, j’ai lu un truc.

« J’ai mis un oignon sous le lit de mon fils et il n’a plus toussé »

Mouhahahahahahaah
MOUAHAHAHHAHAHA la blague, les gens sont complètement atteins!

Woffff…. et puis quoi…. je pourrai tenté le coup après tout… ça coûte rien.

Tony m’a regardé avec des yeux en alerte rouge façon: « ma pauvre, va peut être falloir penser à consulter ». Mais comme il en est au même point que moi niveau sommeil, il n’a pas vraiment insisté. J’aurai proposé d’élever un autel dans l’entrée et d’égorger des poulets à chaque pleine lune, il aurait suivi aussi, juste histoire d’espérer.

J’ai tout bien fait. J’ai pelé l’oignon, je l’ai coupé en deux, l’ai mis dans un petit récipient en plastique, et hop, sous le lit (mais vers les pieds, quand même, c’est que ça schmoute un max).

But du jeu: que la chambre sente aussi bon que les mains de ta grand-mère italienne. Pas de soucis, en 2 minutes, les 9m2 sont dignes des  paluches à mémé.

La nuit est passée.

Point de toux.

Ça a marché. Je ne vois pas d’explication*, mais ça a marché, Clapiotte a dormi à poings fermés. La deuxième nuit aussi. Et la troisième, sans oignon, elle ne toussait plus. Ô miracle.

Bon, maintenant, quand tu rentres chez moi, tu as le nez qui pique et les yeux qui pleurent parce que ça s’en va pas tout seul ce  petit fumet soufré!

N’empêche: elle ne tousse plus! Et sans médicament!

J’ai comme idée de lui confectionner un collier en oignon, en prenant l’idée sur les colliers d’ambre. pas sûre que la crèche apprécie l’odeur… mais bon, ça serait ultra curatif pour tous les enfants en même temps! J’suis sûre qu’il y a de l’argent à se faire avec ça… comprend pas que personne n’ait encore fait des inhalateurs de bulbe…

Et vous? quelle recette de Grand-mère a été testée et approuvée chez vous???

* des explications ici

Vous faites quoi ce week end?

Tout est dit dans le titre, je crois bien!

Vous êtes sur Paris ou pas trop loin? vous abritez un alien au creux de votre utérus? Pire, vous avez déjà tester l’expulsion et depuis, vous vous trimballez un, voire plusieurs petites choses roses, morveuses et criardes que même s’ils viennent de dire bonjour à une flaque de gadoue, vos proches répètent en boucle « rhhhhoooo, qu’il(elle) est mignon(ne)!!!!! »

Si comme moi, vous avez en horreur les sorties au square du coin mais que quand même, si jamais vous ne sortez pas vos mogweys au moins une fois dans la journée vous savez très bien qu’il vont mettre une option sur un cassage de télécommande, une subite envie de repeindre la tapisserie aux doigts ou d’arracher une à une les mains des playmobils, j’ai une soluton, bien que temporaire, pour ce week end!

Vous pourrez vous rendre avec vos monstres adorés au Jardin des Tuileries, telle la famille parfaite que vous êtes, main dans la main, vous pourrez flâner dans ce beau jardin et BIM! qu’allez vous découvrir? Un espace spécialement dédié à vous et vos trolls, petits et grands.
Pampers et la communauté des P’tites Pousses squattent les lieux sur 48heures, avec 3 espaces dédiés aux parents et enfants, des tas d’ateliers, un immense espace découvertes avec des jeux, des conseils, des couches à disposition…un petit paradis où tout le monde trouvera son compte et après lequel vos petits kamikazes vont repartir séchés d’avoir tant jouer (et à vous la soirée tranquille!)


Pour parfaire cette journée, tenez vous bien, oui, asseyez vous: vous allerzpouvoir venir voir à quoi ressemble Cranemou qui fait des constructions, qui casse celles des autres enfants et qui essaye de se faire offrir des Petits écoliers au chocolat blanc par les enfants trop naïfs pour comprendre que mon sourire n’est qu’un plan pour leur voler leur goûter!

Oui! Je serai là-bas, tout le dimanche après midi, et j’espère bien que je pourrai parloter avec plein plein de copines!

Alors? ça vous tente?

Ah, oui, j’oubliais, un truc quand même important… à partir de samedi, un grand concours en rapport avec ce super week end sous le thème de la couche! Alors, je vous donne rendez vous samedi ici et dimanche aux Tuileries!

Plus de renseignements ICI ou alors vous me demandez!!!

Qui vient?

NB: c’est GRATUIT et ouvert A TOUS!

on joue à quoi????

Billet Sponsorisé

Je me qualifierai de maman joueuse. J’aime bien faire faire tout un tas de jeux à N°1. Ça part du petit jeu avec des mots, des chansons jusqu’au vrai jeu de société où faut être un minimum concentré.

 

Habituellement, je pioche n’importe quelle boîte dans le tiroir, et on joue. De toute façon, peu importe le jeu finalement, le but étant de partager un bon moment avec N°1.

 

Oui, mais bon, c’est pas toujours facile de s’investir dans les jeux de trolls. Parfois, par manque de motivation, perte provisoire de mon âme d’enfant ou simplement par manque d’envie, ben non, là, je joue pas.

 

Prennent alors le relai tout un attirail de cartes Pokémons, Waps Gormitis, Omnitrix de Ben10 (si tu veux vraiment savoir de quoi je parle, je te prête N°1 le temps d’une après midi, tu seras calé!). Parfois, plus soft, N°1 sort ses légos aimantés ou ses livres et fait sa vie tel un bon petit nenfant sage.

 

Et puis, récemment, un Pere Noel nommé Mathias pour ne pas le citer a fait cadeau d’une énorme boîte de jeu de construction à moi à N°1.

En réalité, je l’ai choisi pour N°1 sur un catalogue, chez Rue du Commerce. Un baril de briques genre « clipo ».

Sur le coup, N°1 m’a paru bien sceptique: « mais c’est un jeu de bébé, y’avait le même à la crèche….c’est pour les bébés, j’en veux pas ».

Il n’aura fallu finalement que le temps d’ouvrir le couvercle pour qu’il prenne une pièce en main et finisse par me construire un maGnifique vaisseau spatial de l’espace intergalactique et un bonhomme… et ça a duré plus d’une heure, comme ça. Passionné il était.

Une heure tranquilou, à ne pas répondre à ses questions existentielles. Ce baril vaut son pesant de cacahouettes!

Même Tony s’y met de temps en temps avec N°1, lui qui me disait que les « Clipo », c’est nul, il a jamais joué avec petit, c’est ringard etc… N’empêche que ça l’éclate de faire des voitures. Et c’est plus facile que les légos, à cet âge (je vous laisse seuls juges de savoir de qui je parle à ce moment précis ;)).


Bref, un bon plan pour un p’tit mec, et même pour les filles, puisque vous pensez bien que si j’ai choisi ça, c’est que j’en ai des souvenirs d’heures de jeux, petite!

A moi la liberté de bloguer sans être déranger…. (1 heure, c’est déjà pas mal non???)


Et vous? c’est quoi le jeu que vous adorez parce qu’il occupe vos trolls plus longtemps que les autres???



Eh Oh!!!! Tu joues à mon jeu s’te plaît!!! aller…place moi que les caraculs sont jaculatoires quelque part quoi! c’ets pas compliqué!!!! Pis tiens moi au courant aussi!!! Rhoooo….faut tout vous dire hein!


Ca sent la fin

Aujourd’hui, 2 Novembre.

 

Me reste 21 jours à tenir d’après Dr Machin, même s’il me dit que j’ai des chances de dépasser le terme et d’accoucher début décembre. Cette option est proscrite, complètement hors de propos lui ai-je répondu.

 

Toujours est-il qu’aujourd’hui, c’est la pleine lune, et que parfois, d’après d’occultes croyances auxquelles je n’adhère que par pure convenance personnelle, la pleine lune pourrait bien jouer sur les accouchements.

 

Bon, en vrai, ça s’appelle une légende, mais le genre de légende auxquelles tu crois dur comme fer quand tu commences serieusement à te traîner, quand les contractions sont juste insupportables (et font trop peur à Tony…bah oui, j’suis douillette, alors je fais un peu de comédie quand ça me prend).

 

N’empêche. Pleine lune qui m’envoie des ocytocines ou non, je vais bientôt voir la tronchounette de N°2.

 

Fini les nausées, les vomissements, les coups de chauds, les coups de sang, les hormones à fleur de peau, les larmes qui coulent toutes seules, les aigreurs d’estomac, les envies de chocolat (ah, non, ça, c’était avant déjà), les fantasmes de « à quoi ressemble mon bébé ». Fini les coups dans les côtes, l’estomac punshing-ball, les nuits sans sommeil (ah, non, ça, ça continue), les siestes de 2 heures.

 

Je m’en plains suffisamment pour que tout le monde ai bien compris que la grossesse n’est pas le moment le plus épanouissant de mon existence.

 

N’empêche.

 

Je perçois au fond de moi (tout au fond, hein), un début de nostalgite. A priori, nous avons opté pour un mariage avec 2 enfants, mon corps dit stop à la dégradation des lieux, mon coeur ne supporterait pas un stress supplémentaire.

 

N’empêche.

 

Comme la nature est une grande joueuse, tricheuse et nous manipule comme de vulgaires animaux sans cervelle, me voilà à regretter d’avance les talons de N°2 sur mon flanc, la fierté de voir ce ventre se détendre à l’infini, le stress d’avant examen et la joie quand on nous dit les 3 mots magiques « tout va bien ».
Je me vois déjà dans le tourbillon que cette nouvelle vie va engendrer. Plus le temps de rêvasser, le réel me rattrape.

 

N°2 va sortir de là, comme elle pourra, avec plus ou moins mon aide, et demain, je m’inquieterais de ses joues rouges, de ses pleurs inconnus, de sa sociabilisation, de son bien-être, de sa courbe de croissance, de sa rentrée des classes, de son premier coup de coeur, de son bouton sur le nez,  de son premier échec, de son premier amour, de son avenir, de son présent, de son permis de conduire, du mec louche qui l’attend dehors, de son mariage, de sa grossesse… de ses enfants.

 

Je sens, ou plutôt je réalise que je vais devoir passer mon tour. Alors, fi de mes éternelles plaintes concernant la grossesse, juste pour aujourd’hui.

 

Aujourd’hui, je profite du moindre coup que la demoiselle daigne me donner.
Aujourd’hui, j’honnore la chance qui m’est donnée, contrairement à d’autres, de porter la vie.
Aujourd’hui, je suis impatiente de raconter ça à mes deux Numéros……. quand ce sera leur tour.

Finalement, j’suis pas à la mode de chez nous…

Voilà une révélation qu’elle est primordiale pour qu’on apprenne mieux à me connaitre!!!

 

Si vous avez un peu suivi, j’ai bossé dans la mode. « Conseillère en mode » ça s’appelle. En gros, ça veut dire que c’est moi la nana que tu ne crois pas quand tu rentre pas dans cette robe fourreau mais que je déclenche mon sourire ultra bright en te disant qu’elle a été COUSUPOURVOUS-MAICËDINGUEEEEEEEUUUUU ».

 

Sauf que, comme je ne supporte pas les gens mal habillés qui mettent des carreaux avec des rayures et qui portent des coupes que même Kate Moss elle porterait plainte contre le créateur parce que ça ne lui va pas…à elle, en général (sauf si ma prime en dépendait, mais vous n’avez qu’à pas faire les magasins en fin de mois, c’est tout), je suis de bons et honnêtes conseils.

 

Ces conseils, je me les applique. Tant qu’à faire.

 

Attention, hein! je suis pas une Paris Hilton sur Stilletos, loin, très loin de là! De toute façon, j’ai pas les moyens!

Et puis de toute façon, aussi, je suis une maman, et qui plus est enceinte, ce qui empêche pas mal de raccords mode.

Du coup, je me suis branchée sur la mode des « mamans ». Et là, c’est le drame.

A la mode de chez nous (les mamans, donc), il nous faut impérativement, dans notre garde robe:

-une écharpe de portage (voire 2, parce qu’il en existe une dizaine de différentes, alors faut bien tester, même à 100 euros l’écharpe), tant pis si tu mesures 1m20 et que la-dite écharpe traine par terre tout le temps et que tu manque d’échapper ton bébé à chaque manipulation. Tant pis si tu ne sors plus de chez toi!

-Des légumes bio à cuisiner, et TOUS LES JOURS! Tant pis si cette tomate ressemble plus à Elephant Man qu’à « Super Tomate » et si tu ne sais plus si ces trucs là sont des topinambours ou des crosnes.

-une couverture pour l’emmailloté (et qu’il finisse par se taire ce castra en culotte courte), tant pis si tu as l’impresssion de retourner à l’âge de pierre, du moment qu’il se taise.

-des couches lavables ainsi que tout le bordel qui va avec, tant pis si tu n’avais déjà pas le temps pour tes lessives. Et tant pis si ton petit tient assis qu’à 20 mois à cause de cette énorme 3ème fesse.

-des seins gorgés de lait, tant pis si tu adorais tes petits seins fermes et hauts ainsi que tes fringes pas tâchés.

-Des bases en massages de nouveaux-nés, pour que la zen attitude soit en lui, tant pis si après ta journée de travail, c’est ton chéri qui devrait s’occuper de ton dos et du dos de cette petite chose encore élastique.

-des fringues en chanvre et en bambous, qui vont se biodégrader directement sur nous… Tant pis pour la matière qui gratte, pour la couleur « neutre » ou pour le prix, tu le fais à fond ou tu le fais pas!

-des plastiques sans Bisphénol (parce qu’on sait pas), tant pis si t’es pas sûre, vaut mieux prévenir. Et tant pis si ton N°1 a fait les frais de cet éventuelle toxicité, tu peux pas tout savoir!

-des crèmes sans paraben (parce qu’on sait pas non plus), tant pis si tu passes 3 heures à la pharmacie pour les trouver et que t’y claque la moitié de ton salaire. Tant pis aussi pour la bonne odeur de ta crème de jour habituelle ou la texture de ton shampoing…

-des noix de lavage, tant pis si tu trouve que ça sent pas la soupline, et qu’en plus si tu les oublie dans le sachet, ça sent surtout le moisi.

-des jouets en bois, provenant exclusivement d’exploitations durables éco-label tsoin-tsoin et tant pis si t’as pas d’amis dans la cours de récré.

Bref, je n’ai que des mauvais points sur ce coup là….

Je suis Has Been comme maman, une maman Deschiens. Je crains grave en fait!

Ne me jetez pas de pierres, Siouplait!!!!!!

Ta mère cacaBoudin du slip, okay!???

Les temps changent vite par ici, très vite.

La rentrée en petite section de maternelle nous avait briefé sur les mots « caca », « pipi », « prout », suivi de rire gras et parfois, même, de l’ultime insulte: « salopette ». Bref, on laissait faire, tant que les phrases n’étaient pas toutes ponctuées de la sorte….

Et puis voilà le N°1 qui a fait ses preuves pendant les grandes vacances qui rentre en moyenne section. Une moyenne section « mixte », avec moyens ET grands.

C’est donc à un niveau supérieur que nous attaquons la chasse aux gros mots, et sur ce coup là, nous devons rester vigilants!

Peronnellement, je ne me retiens pas souvent, en balancant des « merde » et autre « p***ain » dans mes phrases. Ultra vulgaire comme fille! Du coup, j’essaie de restreindre mon beau vocabulaire, surtout devant N°1 qui n’attend que ça.

« Mamaaaan…t’as dit merde »
« Mamannnnnnn….c’est un gros mot « chier »? »
« mamaaaaaannnnnn…. « ça me saoûle » je peux le dire??? »

rhhhhhh…toujours ravaler mes paroles, et couper les langues des autres gosses aussi, tiens!

Et puis au bout d’un temps, on s’y fait, les mots se transforment.

Hier.

Je fais tomber un yaourt:
« Rho put******………….PUNAISE »
Regard de N°1, prêt à m’attaquer.
« désolée mon chéri, j’ai failli dire un gros mot, je sais, c’est pas bien »
« Non, ça va, t’as pas dit de gros mot, t’as dit PUTE »

mouais………. j’ai pas fini moi!