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Petites choses non négligeables…

Je me dis souvent que je suis dans la surconsommation.

Je ne me suis pas achetée une fringue depuis la naissance de Clapiotte, mais cette petite a 6Tshirt manches courtes, pareil de manches longues, 6 pantalons, 7 robes, 3 pulls, 8gilets, 8pyjamas et je ne compte pas les bodies ou les chaussettes… C’est vrai, le fait qu’elle se traine encore par terre y est pour beaucoup (on se arssure comme on peut), mais quand même, à l’allure où elle grandit, est-ce bien nécessaire d’avoir de quoi la changer 2fois par jour pendant une semaine sans qu’elle ne soit jamais habillée de la même manière? D’ailleurs, je note que les 3/4 du temps, je l’habille de la même manière. Comme quoi…

Pareil pour N°1 qui a un placard plus fourni que le mien (qui baisse à vue d’œil, au rythme du bon vouloir des mites que j’ai eu le malheur de ramener de mon boulot et qui se trouve très bien chez moi).

Je ne parle pas des jouets? Nooon, j’ai bien trop honte. Je craque régulièrement sur des cochonneries qui remplissent mon N°1 de joie (pendant 24heures environ) et de petits trucs de fillasses pour Clapiotte. On accumule tellement de plastique que je remplirai 2 bennes jaunes à moi toute seule.

Mais quand même, il y a des petites choses, qui peuvent parfois paraitre futiles, mais qui s’avèrent être vraiment utiles, voire très pratiques, pour ne pas dire indispensables, ce qui est non négligeable dans nos vies de mères, reconnaissons le!

1/ Le thermomètre. Mais pas n’importe lequel. Si comme moi, tu es une obsédée de la maladie et que tu crois qu’à chaque poussée de fièvre, ton gosse te fait une méningite fulgurante (oui, même si là, il te retourne le placard de bouffe, c’est une méningiiiite j’te dis!), tu sais de quoi je parle. D’abord, on achète le traditionnel thermomètre réctal, mais une fois que ton bébé t’as fait comprendre que se faire enfiler cette chose intrusive, aussi minuscule soit elle, n’est pas du tout -mais alors DU TOUT- dans son hummeur et qu’éventuellement, tu t’es fait fracasser le nez grâce à de vigoureux coups de pieds dont tu ignorais jusque là la force, bref, alors, tu renonces à ce système.

Heureusement, on a d’autres alternatives, certes, plus onéreuses, mais tout de même moins archaïques. A savoir, le frontal ou l’auriculaire. J’ai testé les deux, et je valide pour le frontal. J’explique. L’auriculaire, il faut fourrer le truc dans la mini oreille, et déjà, c’est moyennement adapté. Le truc en plus, c’est que tu dois viser le tympan. Et je t’assure que ce n’est pas évident pour tout le monde : d’après Tony, nos deux enfants varient de 35°2 à 36°1… j’ai arrêté de m’inquiéter. Mais depuis qu’on nous a envoyé pour test le Thermoflash de Visiomed grâce au salon virtuel du Salon Baby et de son espace innovation j’avoue, tout à changer. Tout à coup, Tony kiffe prendre la température, et je peux flasher mes enfants à loisir, selon mes sautes de stress hypocondriaque par procuration, et ça, sans les réveiller (à condition d’avoir enlevé la fonction VOIX… testé ici même, et oui, ça réveille l’enfant, pas de problème)! Comme je suis une grande malade, je flash aussi la température de l’appart et la température du bain.

 

2/ Les gobelets gigognes. Si t’as pas ça, ton bébé va rater sa vie. De 4-5 mois à 8 ans, c’est l’investissement à faire. Jouet de bain, chambouletout, dinette improvisée, apprentissage des couleurs, apprentissages de l’empilage etc… Vous en trouverez entre 4 et 10 euros, selon les marques. Depuis N°1, c’est LE jouet que j’emmène partout (puisque gigogne=gain de place dans la besace), je les passe au lave vaisselle, dans le bain, à la plage, et Clapiotte a pris le relai sans soucis. Elle, son truc, c’est de réfléchir pour les remettre les uns dans les autres… et 15minutes de réflexions de Clapiotte (et de calme pour moi), ça n’a pas de prix!

3/ Un portable (solide) et un trousseau de clé. Oui, je sais, on  a investi dans le jouet qui rigole quand on le chatouille ou qui chante des chansons en anglais quand on a bien appuyer sur le bouton vert, MAIS, ce qu’aime le nain, c’est TON jouet. Oui, celui là que tu as collé à l’oreille, et ce trousseau de clé, là, qui fait gling gling quand tu ouvres la boite au lettre. Evidemment, pour avoir la paix, on lui refile assez régulièrement, avec le pic d’appréhension qui va avec « et si il me le pète? » « et si il me les perd »… mais le besoin d’être TRAN-QUI-LLE 5 minutes vaut tous les risques. Si, si, même celui de lui faire attraper un vieux virus coincé entre 2 touches.

4/ Un solution hydroalcoolique: celle qui traîne dans ton sac depuis H1N1 fera l’affaire. Nan nan, c’est pas pour les mains, c’est pour, de temps, en temps, en mettre sur un bout de mouchoir et y passer le portable ET les clés. Je sais très bien qu’on va le faire que 2 fois de toute notre vie, MAIS, le fait de l’avoir dans le sac est déjà une étape dans notre recherche d’extinction de la culpabilité.

5/ La dosette de sérum phy (et une mémoire affective sélective). Le bébé est malade (à force d’avoir sucer des clés) (je pense que c’est une méningite) (vite, température), et ce nez qui coule, c’est franchement dégueu. Comme on n’a plus le droit aux médicaments, on ressort de chez le pédiatre avec un ‘mouchez le » qui nous laisse perplexe. Parce que quand on dit « souffle » à son petit morveux de 3 mois, on a 10 fois plus de chance qu’il nous fasse un beau retour de siphon plutôt qu’une belle évacuation nasale. C’est là qu’on doit faire abstraction de notre amour pour cette petite chose et qu’on va adorer l’inventeur de la dosette de sérum: on penche la tête du bébé sur le côté (au choix, de toute façon faudra faire l’autre après, si, si, aller, courage), on lui ferme la bouche par le bas de la mâchoire (j’avoue, j’y arrive pas), et Pshiiiit, une bonne giclette dans la narine. Re de l’autre côté et hop, on redresse le bébé. Et ca coule, et c’est dégueu, et là, on peut recommencer à se rappeler qu’on l’aimait.

6/ le biscuit-le bout de pain: nan, nan, je sais que vous savez de quoi je parle. Et OUI, c’est toujours pour avoir la paix: en poussette, en attendant le repas, dans la salle d’attente, en voiture (si on a le droit… parce que nous, non)

7/ La sucette ou « ta gueule ». Ou le pouce, ou le doudou, ou n’importe quoi qui fait passer un gros chagrin en 3 minutes top chrono accompagné d’un gros câlin.

8/ Des mains. Pas de bras, pas de chocolat. Nan, sans rire, pour jouer à cacher-coucou qu’on prendra soin de répéter 5000 fois d’une manière idiote. c’est gratuit, et bébé est bon public, ça le fait marrer à chaque fois. Finalement, il leur faut pas beaucoup; sont quand même un peu limités nos enfants, à la base!

9/ un frère et/ou une soeur: LE truc pratique, quand même, parce que ça occupe le petit, ça rend fier le grand et surtout, à cet âge, ils ne se disputent pas (trop… enfin, ils ne se tapent pas dessus quoi). Exemple: tout petit, sur le transat, déjà le minus regarde le grand et le suit des yeux avec une légère pojnte d’interêt, suffisante pour qu’on décèle en lui un peu plus qu’un légume. Plus grand, quand il se déplace, il va le suivre de partout. Plus la peine d’investir dans trop de jouet, le bébé va directement passer de la case 1er âge à jouets pour 4ans et plus. Tant pis pour les mains de playmobils ingurgitées, le bébé peut passer des heuuuures dans la chambre du grand… toujours pour notre tranquillité (intervenir quand on entend trop de petites choses faire des bonds sur le parquet). On en profite pour dire au grand qu’il doit montrer l’exemple et que donc, sauter sur le canapé-se curer le nez ou manger comme un cochon n’est plus toléré à compter de NOW (comment ça, mère tyrannique?). D’ailleurs, les faire manger ensemble à table est LA bonne idée. La petite mange quand le grand mange et bois quand il boit. Le seul soucis, c’est quand le grand ne veut pas manger ses légumes (ce qui doit arriver seulement 8fois par semaine)…

 

Vous complétez la liste?

mon bébé, son biberon, et moi… (suite de mange, bébé, mange)

Donc, on en était là. Et si vous n’avez pas suivi, le début de l’histoire se trouve ICI:

Le choix est fait, je n’ai pas sorti mon sein pour nourrir ma progéniture, stopper les jets de pierres, c’est trop tard de toutes façons!

Le biberon, donc. Soit disant, un truc pour les feignasses. Tu parles!

Déjà, le concept n’est pas évident. Enfin, pas SI évident. 30ml d’eau pour 1cuillère doseuse. On sent bien qu’il ne faut pas sortir de Polytechnique pour avoir un sans faute. Sauf que. Sauf que déjà, tout le monde ne connait pas sa table de trois. Bon, ok, ce sont des exceptions, mais je jure que j’en ai vu pour qui ce n’était pas forcément fingers in the nose!

Après, il y a le problème de la nuit. Oui, parce qu’attends, c’est bien gentil de faire genre je calcule super vite et c’est trop fastoche de faire un bib, sauf qu’en fait, à 3heure du mat, alors que le rejeton aura cumulé 4heures de sommeil à tout cassé (et que toi tu en auras profiter pour dîner, te laver et éventuellement poser des théories fortement philosophique à ton conjoint à propos la dernière texture trouvée dans sa couche). La nuit, donc, alros que tu seras endormie depuis environ 2heures et que tout à coup, ton mari deviendra subitement sourd, ton bébé hurlera de son petit cri de chat pour signifier que « CA Y EST J’AI LA DAAAAAALLE! »

Penser à développer un concept pour le lit à barreaux.

 

Là, avec tout le mal que cela va te procurer, tu vas aller dans la cuisine, remplir le biberon d’eau en tentant d’ouvrir l’œil suffisamment grand pour viser le trait. 120. Ok, pendant que le biberon tourne dans le micro-onde (tu as déjà renoncé à utiliser le chauffe biberon, trop d’attente pour le gniard qui hurle comme si on ne l’avait pas nourri depuis 48heures), tu es déjà en plein calcul scientifique: 120ml, ca fait 4 dosettes. Ouais, c’est ça, 4 dosettes. Tu ne te rappelles plus très bien comment le bib est sorti du four, et tu es déjà en train de remplir avec la poudre. Sauf que tu ne te rappelle plus à quel moment tu as commencé. Tu ne sais même plus si tu as compté le « un »… bref, parfois (souvent), il faut recommencer. Sachant que plus le nombre de dosettes augmente, plus la tâche se complique. Et plus ca te plombe ton budget. Et plus ça t’énerve. Et plus le gosse hurle parce que tu prends un peu trop ton temps à son goût. Le pire, c’est de savoir que nous ne sommes pas tous égaux fasse à ce problème. Certaines vont se lever avec l’oeil vif, alors que d’autres, comme moi, vont devoir organiser un rassemblement de neurones pour ne pas attendre devant le frigo pour que l’eau chauffe.

Je crois qu’il y a des gens qui ont bien compris le soucis. Ces gens là ont du faire plein d’études et ont forcément un master en lecture de pensées. Car ces gens ont inventé LA machine qui t’aide! OUI! Le truc dont je rêvais chaque nuit. Tu prépares à l’avance l’eau et la poudre (mais à ce moment là, tu étais réveillée et apte), et quelle que soit l’heure, tu appuies sur le bouton, façon machine à café et « blblblbl » ton bib se rempli. Si tu as pris la peine de le mettre dessous évidemment, sinon, t’en fous partout. C’est un peu comme si Georges Clooney était la nounou du p’tit. En plus de te faire le café, il fait les biberons. Et pour le clin d’oeil, ils ont appelé ça le Bib’expresso (rien que le nom me fait jouir). Et il fait même stérilisateur.

Mon graal.. si seulement j’avais connu ce truc au bon moment!

 

Oui, parce qu’il faut stérilisé. Au moins au début. Un peu (et si possible quand une gastro traine, ca peut servir aussi).

Déjà qu’on a connu la vraie galère la toute première fois qu’on a dû acheter un biberon, il faut après s’organiser pour qu’ils soient bien propres. Et selon le modèles, c’est pas facile tous les jours.On a le choix, c’est le problème. Alors que la maman qui allaite n’a qu’une forme de téton, nous, on nous refourgue de la tétine triple vitesse, en caoutchouc ou silicone, plus ou moins large, plus ou moins percée… WAHOU! C’est le souk de la tétine! Et les biberons, c’est la même: petits, grands, à col large ou étroit, avec valve anti-régurgitation, anti-collique ou que sais-je, recourbés, avec poignée, gradués par tranche de 30 ou 50 (si tu aimes les défis, la nuit), décorés ou sobres, en verre, en plastique, en silicone, en or ou en titane… pffff…. trop de choix tue le choix. D’autant que t’as une chance sur deux pour que ton enfant n’aime pas celui que tu as mis 54 minutes à choisir. Et avec un peu de chance, il va opter pour celui qui a le fond qui se dévisse histoire que ca soit bien galère à chaque fois que tu le laves ou pire, que tu le revisses un peu trop vite et un peu trop mal, histoire de regarder le Bib’expresso remplir ton biberon pendant que celui ci fuit par le bas et s’étale sur la table de la cuisine… et que tu contemples la scène pendant 5 bonnes minutes avant de réagir (je rappelle qu’il est toujours 3heure du matin!)

Satan est mysogine

 

Bon, mais concrètement, c’est aussi bien pratique, je l’avoue, parce que pouvoir sortir sans stresser à l’heure de la tétée et faire profiter Mamie, Papa ou tonton de ces petits moment c’est aussi un choix et un moment privilégié qu’on partage.

Et puis l’enfant grandit….

(A suivre…)

 

 

 

 

Mange bébé, mange!

Fallait que j’en parle. Il fallait que ça sorte: Punaise que c’est compliqué de nourrir un enfant!

Sans blague, je ne parle même pas de l’aspect financier, mais qui aurait cru (et qui ne m’a pas dit) que ça allait être stressant, énervant, déroutant, exaspérant?

Moi qui pensais que tout se passerait comme dans une pub pour petits pots, que mon bébé serait dodu et souriant, attendant sans cesse que je lui mette au bec ce qui l’aiderait à bien grandir-bien grossir, bien se développer et devenir beau et intelligent (comme moi).

En vrai, non.

En vrai, déjà dans mon ventre, c’était compliqué, et sans m’en rendre compte, la pression (et pas celle que j’aurai voulu) commençait à s’installer, doucement, insidieusement.
Dans l’adage « tu ne boiras point et tu ne mangeras point de choses crues ou alors tu les auras rincé 5 fois avec du vinaigre et fait une incantation vaudou pour éliminer tous les germes », chacun traduis un peu ce qu’il veut (c’est comme la religion, un peu).

Perso, la première fois, j’ai traduit par: « PAS TOUCHE: alcool, crudités,viandes et poissons crus, fromage qui puent ». Ambiance. Surtout quand on sait que mon alimentation est basée sur des orgies de sushis, des repas exclusifs au fromage et des steaks tartares. Et je ne parle même pas du vin.
9 mois à ramer pour ne pas céder, mais jamais je n’ai failli. Mon fœtus avant tout, il ne fallait prendre aucun risque.
pour le deuxième, j’ai un peu revu mon jugement: pas d’alcool, mais bon, un petit bout de frometon de temps en temps et faire en sorte que ma viande ne ressemble pas à une vieille semelle.

Et puis, doucement arrive la fin, et le bébé pointe le bout de son nez.

« Tu vas l’allaiter? »
« Non »
Consternation, cris, menaces (j’exagère à peine).

C’est comme ça, dans ma tête, dans mon corps, dans ma perception des choses, on m’a offert un choix et j’ai choisis.

Alors même que je ne me posais plus cette question depuis des lustres, voilà qu’on tente de me mettre mon nouveau bébé au sein.
« Je ne veux pas allaité, j’ai bien dit que je souhaitais un allaitement artificiel »
« Mais Madame, enfin, c’est mieux pour votre petit »
« mais… »
« Et puis vous perdrez vos kilos »
« Mais… »
« et puis c’est beau, c’est mieux »
« mais… »

J’ai dû insister, lourdement, j’ai dû me battre contre cet acharnement, j’ai dû lutter pour ne pas céder stupidement pour un allaitement qui se serait passer dans la contrainte et la douleur.

Deux fois. La différence avec la première fois, c’est que la deuxième fois, la conversation a duré moins longtemps, j’étais plus sereine sur mon choix, plus aguerrie aussi de ce comportement qu’adopte certains membres du personnel hospitalier.

Mes enfants ont bien grossi, bien grandit, ils avaient la même santé que d’autres, ils étaient beaux comme personne.

Parfois, je me demande si un jour, sur leur CV, il faudra qu’ils spécifient qu’ils ont été nourris avec du lait en poudre, s’il leur faudra sans cesse déclarer que leur mère n’avait pas assumer sa maternité jusqu’au bout du téton, s’ils vivront dans des camps de réfugiés de la lactation en boite.


Le premier jour de ma première grossesse a signé la fin de ma liberté nutritionnelle. Et parfois je me demande jusqu’à quand…

(à suivre…)

Le caca, c’est tabou…

De bon matin, un titre avec « caca » dedans, je me suis dit que ça allait en enchanté plus d’un, c’est frais et poétique!
N’empêche que c’est un sujet trop peu abordé et pourtant Ô combien important dans notre vie.

Je vais traiter le sujet en trois parties: bien avant bébé, avant bébé et après bébé. Et là, vous voyez où je veux en venir, j’en suis sûre.

Si je parle de ça, c’est parce que j’ai eu une réflexion hautement philosophique il y a quelques jours: les couples évoluent en fonction des sphincters de chacun. Je pense faire breveté cette théorie.

Aux prémices d’une relation, c’est simple, on est des genres de princesses. En dernier recours, on a éventuellement le droit de se permettre un pet qui sent la barbe à papa. Mais en soi, on ne se permet pas de passer par la pièce maudite. Naaaannnn. Trop la honte de montrer à ce jeune homme que nous ne sommes que des humaines. Après, c’est à chacune de voit jusqu’où elle est capable de tenir le mythe. Jusqu’à quel point on arrive à attendre la sortie du jeune homme pour se laisser aller.

Cela dépend aussi du jeune homme en question. Autant au début il fera preuve d’un minimum de dignité, autant il aura vite fait de ne plus fermer la porte. Après, libre à nous d’établir une parité à ce niveau.

Et puis le couple vit ensemble, le couple se connait de plus en plus et le couple voit un avenir commun avec éventuellement des enfants, une maison et un chien.

Tout à coup, les codes changent. On n’est plus dans la séduction mais dans le quotidien, ce qui implique les réveils sans maquillage, la mauvaise haleine de lendemain de fête, les mini-crises conjugales et, fatalement, les allers- retour de chacun dans le lieu d’aisance familiale.

On s’y fait. Et puis arrive le jour où un petit être va meubler un peu plus la vie de ce couple. Dès la grossesse, on fait une croix définitive sur le secret de la femme parfaite qu’on était aux yeux de l’élu. La constipation faisant partie de notre quotidien, il faut bien qu’on puisse exposer notre joie au monde lorsqu’on arrive, une fois par semaine et après une heure d’intense concentration, à se délester de nos diverses envies de femme enceinte.

Dès ce jour, la conversation tourne de plus en plus autour de ce qu’il se passe autour de nos sphincters. Je pense très sérieusement que c’est parce qu’au plus profond de nous, une petite angoisse pointe son nez. Vous vous êtes forcément posées la question si vous êtes ou avez été enceinte… A l’accouchement, quand on te dit « poussez »… « bah on pousse tout? » « Comment ça se passe? » « Mais c’est dégueulasse non de dieu! » « devant mon mariiiii? » « Devant des sages-femmes que j’aurai très certainement déjà insulté 15 fois? ».

Alors, peut être que pour dédramatiser cette future situation aussi délicate qu’humiliante, on commence dès le départ à parler caca-hémorroïdes-fréquences des selles avec notre mec, histoire de le mettre à l’aise pour le jour J.

Et le bébé nait.

Un beau bébé fripé et pas encore rempli. Notre bébé. On nous le colle dans les bras, il nous fait un petit pipi d’ange sur le bide et on s’en prend pour quasi 3 ans de couches.

Et tout change. Déjà, on ne va plus aux toilettes. On n’a plus le temps. Parfois, même, on oublie. Du coup, on se permet une pause quand le papa peut s’occuper du p’tit. On ne prend même plus la peine de fermer la porte.

Nos conversations changent. Évoluent. Dès la maternité, on nous façonne en psychotiques de la selle. Combien de fois? Quelle couleur? Quel aspect? Quelle odeur? On note, on note. Et à la maison, on continue. Comme on est dans un état proche de l’Ohio en congé maternité (post accouchement), on est trop heureuse de partager avec notre mari, le soir venu (vers 22heures, une fois qu’on se croit tranquille pour manger un bout), notre vie passionnante: « il a bu 4 fois 110ml et je lui en ai même redonné un peu sur le bib de 15heures, je l’ai changé 5 fois, dis donc, ce petit coquin, il a fait une selle bien étalée à 11h30 mais la deuxième selle de 17heures étaient plus moulée. » Le pire? C’est que le papa parait intéressé. Dingue. Même lui s’y met quand il garde le petit. Faut dire que c’est sûrement la première question qu’on lui pose. Avant même un « ça a été? » on lui tombe dessus avec un « Il a fait cacaaa??? » avec un petit air d’hystérique et un tic nerveux au niveau de l’œil.

On se calme avec le deuxième. Enfin, je trouve. J’ai vite renoncé au comptage de selles. N’empêche qu’on ne peut passer à côté de la description détaillée de la selle atomique qu’on a trouvé dans la couche de l’après sieste. On est conditionné je crois.


Je me demande si on s’attarde encore sur le régul de transit de nos enfants après un certain âge… et quel âge? Et sinon, c’est grave docteur?

Fille du soleil…

« Enfants du soleil, lalala, lala », voilà ce que
je chante en général lorsque septembre touche à sa fin.

Je suis déjà en manque
de soleil. Octobre, novembre et BIM, me voilà quasiment amorphe, telle une zombie,
je me lèvre et vaque à mes occupations sans en avoir ni l’envie, ni le goût.
Machinalement, j’enchaîne les journées en les ponctuant de bâillements et de
râles : « J’suis fatiguééééée ». Oui, même au réveil.

En fait, dès que l’automne débarque, je suis fatiguée, et je
sais que j’en ai jusqu’à la fin de
l’hiver.

Il paraitrait que ça s’appelle la dépression saisonnière.
Moi ? Dépressive saisonnière ? Ouais, en même temps, je suis trop
grande maintenant pour nier et je dois me rendre à l’évidence, le blues
hivernal c’est chaque année pour ma pomme, comme une personne sur cinq. Pour
certaines personnes, ce trouble pousse le vice à les rendre carrément
dépressifs. Pas génial, sachant que la période concernée couvre plus de 6 mois de l’année…

Il y a un traitement pour ça. Un traitement qui a longtemps
été mis à l’écart et remis en doute mais qui aujourd’hui a largement fait ses
preuves :

La luminothérapie.

Basée sur des recherches médicales, il a été établi qu’il y
avait un lien intime entre ces troubles et le manque de lumière naturelle.

Attention, minute je me la pète parce que j’ai fait de la
bio et que je comprends ce qui va suivre : le manque de luminosité génère
de la mélatonine en grandes quantité. Trop grande même, et surtout, en journée.
Hors cette hormone produite par l’épiphyse provoque un besoin de sommeil.

Les lampes de luminothérapie
médicales agissent sur la sécrétion de cette hormone et resynchronisent
l’horloge biologique.

Comment fonctionne
concrètement la luminothérapie ?

Pour faire court (parce que je ne vais pas me la jouer prof
de physiologie animal), c’est l’alternance jour-nuit qui rythme notre horloge
biologique et l’hiver, cette alternance n’est pas assez fortement marquée. La
lampe de luminothérapie

produit une lumière suffisamment forte pour que sa clarté atteigne, via le nerf
optique, l’horloge interne de
notre cerveau. Celui-ci va utiliser les informations clair-sombre et va
commencer à transmettre ses messages. Comme dit ci dessus, la mélatonine d’une
part sera sécrétée pendant les périodes sombres et complètement stoppée pendant
les périodes claires, laissant place aux neurotransmetteurs comme la sérotonine
et la noradrénaline qui vont provoquer… tadaam : la bonne humeur !

lampe_lumino2

Il se passe un truc entre eux non? Dans l’regard là?


La magie de la
luminothérapie

Magie de la nature, une exposition sous luminothérapie
variant de 30 minutes à deux heures par jour selon l’intensité des lampes nous
aidera donc à sortir de notre torpeur hivernale !

J’ai vraiment très envie de tenter le coup, d’autant que le
traitement est assez simple, et j’en ferai profiter toute la famille :
j’ai comme idée de placer la lampe sur la table du petit déjeuner… et de
laisser faire le travail, pas besoin de la regarder dans le blanc de l’ampoule,
elle agit sur la rétine toute seule, on peut donc se « soigner » et
continuer notre vie.

La luminothérapie
au secours de tous

Outre le fait qu’elle va aider l’humain lambda à se sortir
de sa dépression hivernal, elle pourra aussi être utile pour les personnes
ayant des horaires décalés (les danseuses de limbos, par exemple), souffrant
d’insomnies (les parents, au hasard) ou même pour les jet-lagguer (quand on
trompe son mari avec Georges Clooney, c’est un très bon moyen de pas se faire
trahir par notre manque de réactivité dû au décalage).

lumino2

Toujours ce petit coup d’oeil…hmmm..j’crois que le courant passe

Merci Ginie!!! grâce à qui je me me suis beaucoup renseignée sur la luminothérapie et donc écrit ces deux billets pour pouvoir enfin atteindre mon saint Graal de la bonne humeur hivernal: un simulateur d’aube que j’espère aussi époustouflant que ses promesses!

Vos gueules, les mouettes!

Un matin, très tôt, alors que je m’apprêtais à rentré chez moi après un fatigant mais néanmoins super sympa périple germanique, mon hôte me balança, telle un poignard rincé à l’acide « Oui, mais toi, dis toi que tu ne bosses pas ».

C’est vrai. je ne bosse pas.

D’ailleurs, de là à dire que j’en glande pas une, il n’y a qu’un pas.

Comme l’acide était trop dilué, l’hôte rajouta: « pis c’est pas comme si tu avais des responsabilités ».

C’est vrai. Avec les enfants, c’est un peu comme avec des coquillettes, c’est pas bien grave si tu les laisses bouillir 5 minutes de plus.

C’est comme ça, je suis une mère au foyer, et en tant que telle, je me dois d’assumer ce genre de remarque. Je me dois de ravaler le peu de dignité qu’on me laisse avec les « Nan, mais moi, je ne pourrai pas faire ce que tu fais, hein! » dis sur le ton le plus condescendent que l’on a pu trouver dans notre réserve des tons les plus hypocrites et faire comme si j’étais encore quelqu’un d’honorable, voire d’intéressante.

Mais à quel moment ai-je perdu ma crédibilité?

Peut être qu’avoir changé plus de 2000 fois la couche de ma fille m’enlève quelques points dans le classement de la femme respectable.

Peut être que me coltiner 1200 repas fois deux sans compter les petits déj me renvoie à la case des bobonnes.
Peut être que faire 200 parties de croque Carottes, 100 de Qui-est-ce? 422 de jeu de l’oie et apprendre les 315 Pokémons me range dans la catégorie des feignasses de ce monde.

Peut-être que gueuler sur un bébé connerivore récidiviste plus de 10 fois par jour prouve que je ne suis qu’une vilaine femme mal embouchée.

Peut-être que passer une heure par jour à se geler les fesses/mourir de chaud au parc  en surveillant un enfant se prenant pour Spiderman fait de moi une fumiste de base.

Peut être que tenter de vaincre les démons qui hantent les fin-fonds de l’inconscient de mon fils jour et nuit me donne de moi une image de martyre sur le retour?

Peut être que choisir de voir grandir ses enfants plutôt que de laisser ce travail et ma paye à une nounou inconnue fait de moi une égoïste.

Peut être que faire 4 allers-retour maison-école à pied fait de moi une sportive à la cervelle aussi creuse qu’une guitare.

Peut être qu’habiller et déshabiller mes enfants 20000 fois par jour (ouais, l’hiver, on n’a plus la même manière de compter) fait de moi une fashionista écervelée.

Peut être que trouver qu’avoir passer 10 minutes dans ma salle de bain TRANQUILLE fait de moi une personne sans réel objectif.

Peut être que de savoir porter sa fille d’un bras, plieer une poussette de l’autre et claquer la porte du pied droit n’est pas une discipline olympique comme on pourrait le croire.

Ce que je sais, c’est que ça fait 2 semaines que j’ai pas fait caca avec ces conneries, alors qu’on vienne pas me sortir que ma vie c’est trop d’la balle parce que je peux glander devant la télé en comptant mes doigts!

Et toi? on te fait des réflexions qui te mettent en colère?

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Le risque du métier

C’est quoi, pour vous, le risque du métier de mère?

Ici, j’ai trouvé. J’ai perdu toute crédibilité en société. Même ma réputation de fille cool y est passée. Il ne me reste rien… que la toux pour pleurer.

Ça a commencé dès la maternité, où je suis devenue, dès pondaison, « la maman de N°1 » (et parfois, juste un numéro de chambre). Évidemment, je n’étais déjà plus que l’ombre de mon enfant, à la crèche, à l’école, chez la pédiatre. Même mes proches, mes amis, ne me considéraient plus comme un être à part entière. Je n’existais qu’à travers ce petit morveux collé dans mes bras.

« comment va N°1? »: pour ce que j’en sais, il en est à sa troisième laryngite, mais moi? t’as vu mes cernes? Comment ça tu t’en fous?

« T’as besoin de quoi pour N°1? », Rien, c’est l’été, je le laisserai en couche, en revanche, j’aurai besoin d’une tunique pour cacher ce gros bide! Comment ça tu t’en bats les couettes?

« Il veut quoi pour Noël N°1? », comme d’hab, des voitures, mais évite celles qui font un bruit monstrueux s’te plait! Comment ça, tant que c’est pas chez toi?

« et le p’tit? t’as de quoi le faire manger? » Oui, c’est bon, et nous on se pose où? Comment ça, on va pas l’emmener dans un endroit bonder ce pauvre enfant?

Voilà une liste d’exemples prouvant que les personnes qui prenaient soin de nous auparavant renient tout lien d’amitié juste parce que quand même il est trop craquounet ce petit bébé là mais t’es sure que tu t’en occupes bien?

Avant, j’étais Cranemou. Maintenant, je suis maman.

En même temps, je les comprends.

C’est vrai que le pull estampillé lait caillé au niveau de l’épaule alors qu’on jurait qu’on resterait branchée, c’est moins seyant.

C’est vrai aussi qu’ouvrir la bouche à chaque fois qu’on donne une bouchée de courgette-veau à notre troll nous donne un air complètement demeuré.

C’est vrai que se faire prendre en flagrant délit de gouzi-gouzi alors qu’on ne jurait que par notre image de marque ne risque pas d’arranger notre réputation.

C’est vrai que la trace de morve séchée en bas de notre mâchoire suite à un câlin bien senti tire un trait définitif sur nos charmes restant (déjà qu’il en restait pas des masses).

C’est vrai que sortir une tétine, 4 mouchoirs sales, une roue de petite voiture, un gormiti, une couche et un reste de Playmobils avant de retrouver sa carte bleue dans son sac fout un coup à notre regard charmeur au vendeur de chez Darel.

Nan j’déconne pour la phrase du dessus, je parlais du caissier de Carrefour.

C’est vrai que le « ARRRGHHH! C’est quoi cette tête? » crié intérieurement (chut, peut être que l’Homme n’a encore rien remarqué) devant notre miroir le matin devrait m’obliger à me pomponner, mais deux fois sur trois, je n’ai même pas le temps ni l’idée de repasser dans ma salle de bain.

Et je ne parle pas de ma démarche chalouper aux alentours de 18h parce que je n’ai pas pris le temps d’aller aux toilettes.

Est-ce bien raisonnable de préciser que je n’ouvre même plus à mon facteur quand il m’amène des colis tellement j’assume pas le gilet en polaire sur jogging mou (tenue de combat quoi)?

Bon, bref, tout métiers comportent un risque, me direz vous!

Et vous? c’est quoi le risque de votre métier?

risque_du_metier

Y’en a qu’on des métiers moins drôles que d’autres!

Bébé en solde

En ce jour béni par les dingos de la fringue au rabais, je vais rester chez moi.
Ah non, y’a judo. (Vous avez pas l’impression que c’est TOUS les jours, le judo?)
Nan, mais sinon, après, je vais rester planquée. Bien au chaud et au sec, à penser à mes collègues qui vont se taper des sueurs à force d’expliquer aux clientes comment il faudrait se tenir comme des personnes civilisées… un minimum quoi!

Nan, moi, aujourd’hui, je créerai bien un nouveau site de vente où je proposerai mes enfants en solde. Bon, non, aller, juste en location. Surtout en ce moment.

Rho, ça va, n’allez pas appeler la DASS, me dites pas que vous n’y avez jamais pensé, à vous en débarrasser. Juste un ou deux jours, là, tac, oubliés à la station service d’autoroute. Sans faire exprès.
Ne serait-ce que pour dormir. Ou alors écouter le silence.

Un silence qui ne tousse pas. Qui ne fait pas de cauchemar.
Un silence qui ne demande pas la permission de faire pipi et qui n’a pas de jeux bruyants avec des musiques qui restent dans la tête pendant une semaine, tellement qu’on prend rendez-vous chez L’ORL pour être sûre que ce ne sont pas des acouphènes (on ne sait plus, on est trop fatiguée pour se souvenir d’où ça vient, ce bruit).
Un silence qui ne fait pas de caprice parce que je refuse qu’on me mette une cuillère de courgettes-bœuf dans les narines.
Un silence qui me laisserait penser un peu.

Et puis du calme.
Du calme qui ne se pète pas les gencives sur le parquet, qui ne fait pas tourner des toupies toutes la journée (ils en veulent au parquet, je confirme, donc).
Pas de doigt dans les portes, ni dans les tiroirs.

Et du temps. Enfin, non, pas de temps. Rien, pas d’horaire. Deux jours sans horaire, sans regarder la montre, sans compter le temps qu’il nous reste avant qu’ils soient couchés, ni combien de temps il nous reste à dormir, ni combien de temps il nous reste pour faire pipi avant de retourner à l’école.

Ahhhhh… ouais, deux jours, déjà, ça serait bien.

Mais non, pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, y’a judo.

Et soldes pour le reste du monde!

Et vous? vous avez rêvé de quoi cette nuit???

DO NOT FORGET (ouais, je lis Harry Potter en anglais, alors faut un peu que je vous montre ma polyglotattitoude):

Un concours là:                                          

chanc
et un clic ou alors tu partages sur ton facebook ou même ton blog (ca se sent que je suis désespérée?)
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Gavage en règle.

C’est le Halloween On veut des bonbons!!!!

j’avais acheté des sachets de bonbons, histoire de pas être prise au dépourvue si mes nouveaux voisins fêtaient Haloween.
Bon, bah, j’ai tout boulotté. Il ne reste rien que des trucs dégueu à la sève de pin.
De toute façon, m’en fiche, je passe la journée loin de chez moi, z’auront qu’à sonner ailleurs!

Tant pis.

Vous fêtez Halloween vous ou votre quartier/immeuble?

Je m’en lasse pas, chaque année j’vais vous la remettre…

Les chiennes peuvent faire des chats

« Mamannnnn, on joue au Uno? »

« Vas y prépare les cartes j’arrive » (je regarde mes mails, je regarde mon blog, je regarde deux ou trois blogs de copines, je passe voir si facebook va bien et j’arrive)

« mamaaannnn, c’est près »

« oui une minute, je suis là » (juste je clique làààà, voilà, c’est bon, ah…non…ah… si, c’est bon)

« Arf mouarffff mouhahaha mouarf mouarrrfff » (rire complètement idiot que N°1 lâche quand il est a moitié hystérique, ça ressemble à un psychopathe mêlé à une moitié de débile profond)

« Bah qu’est-ce qu’il y a N°1? »

« Mouhahaha, regarde l’élastique du jeu de carte, pffff!!! »

« … »


« On dirait un A majuscule!!! »

Évidemment!