Archives de catégorie : Mauvaise mère

Craquage

Je vous remercie d’abord de vos gentils petits messages, ça fait plaisir d’être soutenue, enfin…surtout « comprise » car tout le monde ne sait pas ce que c’est que de rester avec un bébé malade TOUTE la journée.
Nan, c’est sûr, certains ne savent pas… ne comprennent pas…. enfin bref.

Aujourd’hui jeudi, Clapiotte devait faire son 3ème jour d’adaptation à la crèche.

Ce matin, en me réveilant à 2h 3h 5h 5h45 6h50 7h15, quand j’ai croisé son regard brillant, j’ai tout de suite compris que ma journée serait rythmée une fois de plus par des pschitts de sérum phy et de pyvalone, que j’allais devoir enchaîner les dosages de câlins et de doliprane. Encore.

Et puis le repas c’est mieux passé que les jours d’avant. Alors une lueur d’espoir s’est éclairée.

La sieste était calme, sans toux aucune.

Mais trop courte à mon goût. Réveillée à 13h30, je connais trop bien Clapiotte pour savoir qu’elle allait claironner toute l’après midi puisque pas assez reposée, donc fatiguée, donc chiante (cqfd).

C’est là que je suis devenue Le Mal.

Tout en chantonnant, j’ai empaqueté les petites affaires, les couches taille 4, une sucette, un doudou, j’ai mis le tout dans la poussette et je suis partie, l’humeur joyeuse.

Je suis partie laisser Clapiotte à la crèche pour son heure d’adaptation.
MON heure de solitude, de tranquilité, de calme et d’insouciance.

Je suis une mère indigne et j’aime ça.

bon, faut déjà que je retourne la chercher, mouise.

A usage unique

Je croyais que tout irait comme pour le premier dont tout le monde enviait le calme et l’obéissance.
Je croyais pouvoir gérer mon éducation de la même manière qu’il y a 5 ans, ferme mais tendre (sisi, c’est possible)
Je croyais que mes principes étaient inébranlables.
Je croyais que j’allais pouvoir vivre ma vie comme avant l’arrivée de N°2.

 

Et puis…

 

Elle a une bille de clown que rien qu’en la voyant tu souris.
Elle a le bonheur affiché au visage, y compris quand elle inonde la salle de bain à renfort de grandes brassées dans le bain.
Elle râle souvent par principe, ce qui a tendance à m’énerver, et elle fini toujours avec son sourire tueur.
Elle a une coupe de cheveu improbable qui nous permet d’entamer la conversation avec tous les lyonnais alentours.
Elle ne fait que ce qu’elle veut et arrive à ses fins à tous les coups.
Elle fait craquer tout le monde, c’est bien ce que je craignais en ayant une fille, vu que je savais très bien manipuler mon petit monde…

 

Bref, l’éducation de N°1 est à usage unique, va falloir que je m’adapte pour Clapiotte, et vu sa tronche, j’ai pas fini de rire sous cape en la grondant!

 

Aller, ma Clapiotte, maintenant que tu es restée plus longtemps dehors que dedans, Maman va prendre sur elle et va commencer à sérieusement te mettre des limites! Sale gosse va!

Le premier et le deuxième, ma différence, à moi.

Je ne sais pas vous, mais ici, depuis le premier jour des vacances scolaires, on n’arrête pas.
Quoi? Qu’entend-je? J’exagère? pas du tout mon genre ça pourtant…
Bon, oui, d’accord, j’ai pas eu N°1 jusqu’à hier. D’ailleurs, re-goûter à l’enfant unique, c’est vraiment bien.

Non, parce qu’au bout de 7 mois, on m’enlève N°1 pendant 8jours plein, je sais qu’il est bien (lui, au moins, il a la mer pour se rafraichir) et je me retrouve seule en tête à tête avec une Clapiotte complètement calme puisque son frère ne fait pas le satellite autour de sa chaise-haute/lit/tapis de jeu/elle tout court.

Plusieurs choses me sautent à la figure:

1/ je culpabilise à peu pres 30secondes de laisser mon grand, j’ai pas que ça à faire, faut que je transpire aussi!
2/ Je regrette amèrement de ne pas avoir suivi ma mère dans le Sud, rapport à la dernière fois que je suis partie avec elle et les enfants (mais là, j’aurai au moins eu l’air marin et pas 30°c dans l’appart)
3/On devrait avoir 2 enfants avant d’en avoir 1.

Comment ça ma phrase n’est pas compréhensible? Les mamans de 2 enfants et plus me comprennent, je suis sûre. Quand on s’habitue à élever 2 veaux enfants, au bout de quelques mois, on s’imagine mal comment c’était « avant », là, on s’est organisé, on est au taquet au niveau des horaires etc…
Et tout à coup, on se retrouve avec la plus petite, ici, Clapiotte, alias Boulettos (oui, pas 8mois, 8,1Kg, c’est une boule, à ce stade). Tout est calme. Au bout de 2 jours, elle se réveille à 9h après une bonne nuit sans réveil. j’ai le droit à des câlins, des genre de pelles sur la joue. Elle apprend à kiffer sa mère plutôt que son frère, et je suis toute à elle, même pour chanter 143 fois « les marionnettes ». Et là, tout à coup, je réalise que je n’ai pas stressé une minutes, que Clapiotte a manger tous ses repas sans que je m’en rende vraiment compte et que ça soit une corvée, que je sortais quand je voulais, faire ce que je voulais.

Punaise… mais pourquoi j’étais pas aussi zen du genou quand j’ai eu N°1 avec mes principes de l’heure c’est l’heure et que s’il ne fini pas son biberon il va mourir déshydraté dans d’atroces souffrances sans avoir su qui était Joe Dassin et Paul le Poulpe. Qu’est ce qu’on est con quand on a notre premier enfant!
Le stress me bouffait je crois.
Là, j’ai su profiter de chaque instant (bon, sauf quand j’ai sérieusement pensé la défenestrer après 2jours de cris non-stop…qui cachaient une laryngite, mais je pouvais pas deviner non plus!).

Bref, chere future maman pour la première fois ou fraichement éventrée, sache que si je t’entend te plaindre une seule seconde que « pfiouuuu, c’est dur quand même », je te latte à coup de bib sans BPA et je t’encastre la tête dans le guidon de ta poussette… on me l’a fait plus celle ci!

N°1 le p’tit con, est revenu tout bronzé, je suis jalouse comme un poux… Et Clapiotte a de nouveau oublié que j’étais sa mère… et ma vie recommence!!! :D

Et toi tu y vas?

Ca y est, nous y sommes. La rentrée est un lointain souvenir, tout comme les fêtes de Noël.

Marie Thérèse se révèle être une plutôt bonne maîtresse, bien qu’on ai dû omettre de lui mettre l’option « sociabilité entre adultes » dans son petit corps. Lui décrocher un sourire relève chaque matin du défi, le « bonjour » s’éteignant avant même que sa bouche se soit ouverte. Pourtant, N°1 l’adore. Vas savoir, tous les enfants ont l’air de l’adoré! Il paraît qu’elle est « super cool », que c’est « vraiment trop bien de travailler ».

N°1 fredonne d’ailleurs souvent une petite chanson qui dit en gros « j’adore aller à l’école, je me promène toujours avec mes livres et mes cahiers, apprendre c’est trop de la balle, je connais mon alphabet, je sais faire des équation du 10ème degré et j’ai résolu la théorie mathématique du Rubik’s Cube »… quand les gosses chantent ça en cœur en sortant de la classe, on dirait des petits soldats de la Grande Secte de l’apprentissage… ça fait presque peur! Nan, en fait, ça fait peur tout court!
Où est passé mon fils fan de Gormiti et de Catch? Voilà qu’il me parle d’algorithme de couleurs et lance le débat sur la situation actuelle de la chine… Dans 2 ans je suis foutue, je ne pourrais plus répondre à ses questions existentielles à ce rythme là!

(Ah…attendez, voilà N°1 qui déboule avec 4 épée dans le slip, un pistolet à la main et qu’il beugle « Gormiti maître de la nature en avant je suis un Power Rangers de l’espace intersidéral »…c’est bon, la télé à fait son taf de détournement d’attention sur les choses vraiment importantes de sa vie: je pourrai dormir tranquille ce soir)

Toujours est-il que vendredi qui s’amène, l’école organise une rencontre parents-profs avec repas et Banga à volonté à la cantine de nos chérubins. Bien sûr, Marie-Thérèse sera là. Je pourrai éventuellement lui demandé si elle n’est aps en train de créer sa petite secte en moyenne section de maternelle, je pourrai essayer aussi de me faire des copines parmi la foultitude de bonnes mamans qui seront là, bien que je me vois plus siroter de la bière avec les papas (ce qui est un excellent moyen de surtout ne jamais me faire de copines mamans). Je pourrai amener une quiche de mon cru afin de prouver que mon fils mange autre chose que des pâtes (Non, la quiche au pâtes, c’est pas pareil!).

Je pourrai repartir de cette soirée avec la certitude que je suis une bonne mère qui éduque fort bien sa progéniture.

Je pourrai, oui.

Sauf que je suis atteinte du syndrome de la petite fille, que j’ai tellement peur que les autres me jugent que j’en deviens ridicule, je ne trouve plus mes mots, je fais des blagues que les gens ne comprennent pas, je me sens horriblement seule et surtout, surtout, je ne veux pas parler aux maîtresse de peur qu’elles me prennent pour une demeurée et qu’elles fichent le fiston dans les mêmes cases.
Je suis pas idiote, je sais bien que la plupart des mamans font semblant de se la raconter « je suis trop à l’aise dans ce genre de situation »…sauf que moi, j’y arrive pas. Je sais d’avance que je vais passer la soirée à attendre de croiser un regard aussi perdu que le mien pour y trouver un peu de compassion!

Bref, tout ça pour dire que je me tâte, je sais pas si j’y vais.. j’avais réussi à esquiver l’an passé, mais je me dis qu’au fond « ça serait bien » que je m’investisse un peu dans cette école de N°1…
Évidemment, Tony ne me soutient pas une seconde et est absolument ravi que les enfants ne soient pas conviés à l’événement, ça lui donne une excuse béton pour ne pas y aller!

Et vous? Ca vous rend fiévreux les réunions parents-parents et parents-profs???

Vous avez dit Biberon?

Juju me demande ce que m’inspire le mot « biberon ».

C’est tout à fait d’actualité non, cette question?

Moi, si on me dit « biberon », je dis débat, je dis culpabilité, je dis exaspération, je dis mise à l’écart.
Mais je dis aussi partage, place du père, je dis choix, je dis nécessité, et puis je dis MERDE!

Parce que j’en ai raz la casquette que les gens se montent le bourrichon pour si peu. Parce qu’il y a bien plus grave pour nos enfants que notre choix d’allaitement. (par exemple, j’ai fait le choix aussi de ne pas congeler mes enfants)
Parce que si moi j’aime que ma fille soit aussi heureuse quand elle me voit que quand elle voit son père quand c’est l’heure de grailler, si je ne trouve pas le besoin, l’envie qu’elle me prenne pour son garde-mangé personnel, alors qui a le droit de me dire que je suis mauvaise?

Sous des prétextes de retour au naturel, je devrais sortir le téton et arroser la marmaille. Ben oui, sauf que non. Pas envie. c’est comme ça. Et c’est pas avec tout l’amour que je leur donne qu’ils m’en voudront.

Et puis je pense à celle qui n’ont pas eu le choix, parce que pas de lait, parce que mauvaise récupération ou suites de couche difficiles. J’espère que personne ne vient leur dire à quel point elles n’aiment pas leur enfant à elles!!!

Je vais clore le débat de suite sur le thème du choix, parce que rien que d’en parler, j’ai les poils qui se hérissent!

Maintenant, si tu me dis biberon, je te dis aussi BPA, sans BPA, anti-colique- à col large- en silicone, tétine à vitesse- lait anti-régurgitation-anti-diarrhéique-comptage des cuillères-ratage de comptage de cuillère… bref, je te dis que c’est le bordel et que à peine ton choix fait, voilà ton troll qui décide qu’il voulait une tétine en caoutchouc, plutôt, hein, parce que sinon, ça lui va pas.

Quand je vois avec toutes ces nouveautés ultra techniques que Clapiotte a pourri 2 tétines à coup de gencives, mes seins le remercient, le biberon!

Et vous? ça vous inspire quoi le biberon???

Et n’oubliez pas de tenter de me faire gagner la FLIP chez Manu en disant « je vote Cranemou » en commentaire… Ma gratitude à gagner si je remporte le cadeau!!!!

SOS Maman perdue

Je ne sais pas vous, mais personnellement, j’ai un petit soucis avec les petits précis d’éducation dont nous assomment, entre autre, nos mères, belle-mères, pédiatres, pharmacienne, maîtresse ou voisine de palier. A partir du moment où j’ai eu le malheur la joie d’annoncer la mise en abîme de mes abdominaux, j’ai aussi eu la joie de voir que ma vie intéressait vraiment tout le monde.
« Tu verras.. », « ah oui, tu sais… », « faudra que tu penses… », »à ta place… », « tu devrais… » voire « tu dois… ».

Sûrement que toutes ces interventions partaient d’un bon sentiment, mais au final, ce n’était que des façons détournées de parasiter l’existence de la toute jeune fécondée afin de bien la déprimer et de lui faire sentir que ce n’est que le début de sa désorientation mentale .

Je ne critique pas trop, je suis pareille que tous ces gens, je ne sais pas, j’aime cette idée « d’avoir vécu » alors que l’autre ne sait pas encore. Ça doit être un truc de bonne femme, j’ai jamais vu Tony se vanter des nuits blanches passées pour cause de perçage de dents nocturnes devant ses amis futurs papas.

Bref, je ne vaux certainement pas mieux que toutes ces autres, mais pour en rajouter à leur conseils parfois déstabilisants, il y a aussi la MODE.

La mode de l’année si vous voulez, ou de la décennie, suivant de quoi on parle.

Pour exemple, mon frère est né en 1976, on devait le coucher sur le côté: IMPÉRATIVEMENT. Pour moi en 80, sur le ventre. Le dernier en 94 sur le dos. A priori, la mode est coriace pour ce côté ci, j’ai donc couché mes 2 trolls sur le dos tout de suite. (bon, visiblement, on a aussi trouvé pour ce cas très précis une façon de réduire de façon significative la mort subite du nourrisson, donc, je vais pas trop rigoler avec ça au risque qu’on me lapide).

Sans parler du couchage donc, il y a les types de lait et puis la diversification, les céréales dans le bib du soir et les produits bio, les orthophonistes et les appareils dentaires, les cours de langues en maternelle et le sport à tout prix… j’en oublie des tonnes je suis sûre.

Mais moi, en tant que maman X, je suis paumée.

N°1 a eu le droit à des céréales à partir de 3 ou 4 mois alors qu’on me les interdits pour Clapiotte, N°1 a eu sa premiere cuillere de compote à 4mois alors qu’on me somme d’attendre les 6 mois révolus de Clapiotte. Lait de croissance « obligatoire » pour N°1 alors qu’il est remis en cause chez ma pédiatre (qui est la même, soit dit en passant). Pour N°1 qui a eu une sucette assez longtemps pour que ‘il sache parler avec a eu quelques problèmes de prononciations au début de l’acquisition de la parole. A 2 ans, on me dirigeait chez un orthophoniste (chez lequel je n’ai jamais mis les pieds). N°1 parle très bien maintenant, et quand je parle d’orthophoniste à un médecin, il me dit que « maintenant », on n’envoie plus les enfants là bas avant leur 5ans, que ça sert à rien avant…

Bref, je fais comme je veux ou bien? non parce que je suis sûre que dans 3 ans on aura l’obligation de diversifier les reas en commençant par les œufs de lompes et on fera boire de la téquila à la place du lait de croissance.

Non mais sans rire, on se moque de qui? Et pendant ce temps, on fait quoi???? Ca m’énèèèèèrve!!!!

edit: un chouette concours chez Virginie B sur le thème des livres…et je participe mais au nom de N°1.

Aujourd’hui: qu’est ce qu’on lit?

Des beaux livres trop grands mais que papa ou maman me lisent dans les bras, des livres avec de beaux dessins parce que maman y tient, des livres « tout doux » pour quand j’ai besoin de câlins, des livres drôles mais éducatifs que maman adore découvrir aussi, et des livres de p’tits gars parce que quand même, je suis un vrai mec qu’a pas peur des monstres!

100 Jours

Clapiotte à 100 jours.
Cela fait 100 jours que nous sommes 4.
100jours que je me dégonfle, lentement, comme un pneumatique crevé.
100 jours que j’entretiens mes cernes à coup d’effaceur pour faire bonne figure devant la société qui me félicite d’être aussi « pimpante »
100 jours que N°1 me regarde de temps en temps avec un etit air qui en dit long sur les sévices que lui inflige l’arrivée de cette petite soeur.
100 jours que N°1 imite sa mère en ne laissant rien paraître et en clamant à quel point il est HEUREUX d’avoir sa Clapiotte rien qu’à lui.
100 jours que je me dis que le temps passe vite.
100 jours que je trouve que le temps est long.
100 jours de contradictions qui s’ajoutent au reste de ma vie.

Bref, voilà; je ne sais pas si c’est une étape dans la vie d’un bébé, mais le fait est qu’elle a 100jours.

Comme prévu, ma vie est devenue tout à fait passionnante depuis l’arrivée de N°2. Je gagatise à fond pour décrocher des « arheu », je connais ses mimiques par coeur à force de passer tout mon temps avec elle.
Je sais même quel caca je vais trouver dans sa couche rien qu’à voir sa tête. C’est dire si ma vie est exaltante.

En fait, je pense que cela est dû au temps. Les bébés d’hiver, c’est pas drôle, on sort peu, on se caille, on les emmitouffle comme des Inuits et au final, on se désocialise un peu. Autant dire que j’attendais le mois de mars avec la réouverture de terrasses avec le plus grand intérêt!

Soleil: c’est quand tu veux.
Chaleur: même demande.
Bien à vous, merci!!!

Pour vous parler un peu des progrès de ma progéniture, parce que tout de même, vous avez suivi son développement in utéro, y’a pas de raison que je ne vous fasse pas profiter de mes joies de femmes au foyer.

Donc, en 100 jours:
elle a appris à se servir de ses mains, surtout pour se griffer, se crever les yeux , s’arracher les narines et faire sauter sa sucettes le plus loin possible.
Elle n’a bien entendu pas encore compris que ses mains pouvaient servir à se curer les crottes de nez, à rattraper la sucette ni à se coiffer les sourcils.

Elle ne jure que par moi, ce qui est une plaie puisque je suis devenue la presque seule à pouvoir lui décrocher son éclat de rire (et en privé en plus, même Tony n’y a pas eu le droit encore), la seule à pouvoir lui donner un biberon dans le calme et la sérénité et un tas d’autres choses qui, du coup, sont insupportables pour d’autres puisqu’elle est odieuse avec eux.

Elle a décrété qu’elle hurlerait pour sa sieste de fin de journée. Elle en a besoin, elle est crevée vers 18h, mais elle hurle, par principe, jusqu’à 19h. Les bras n’y font rien, il faut juste supporter les cris. Le pire? elle se marre dès qu’on s’approche du lit. Elle est possédée cette gosse!

Elle a plus de cheveux que cousin machin, ce à quoi il va falloir remedier rapidement puisque ça s’est usé au niveau de l’arrière et qu’elle ressemble mainteant à une Allemande de l’Est…en brune.

On lui compte 4cuisses et 2genoux sur chaque jambe…au niveau des plis, on se bat pour ne pas la changer tellement ça nous prend du temps à tout vérifier!

Elle ne dort pas en poussette, ni en voiture, elle écarquille ses grands yeux noirs de peur de rater le plus important… du coup elle est crevée, du coup elle pleure CQFD.

On l’aime quand même, malgré son caractère qu’elle m’aurait soi disant volé… mouais, fallait bien que je lui transmette quelque chose (en plus de ma tendance à la constipation).

Et pendant ce temps, mon N°1 a pris un peu de bouteille, il est un peu plus sûr de lui, ce qui nous vaut quelques altercations, mais qui me rassure puisqu’il était vraiment très réservé avant. Il est aussi plus autonome puisqu’il  a bien saisi que fallait pas trop me titiller quand j’avais les yeux de Cher.

Oui, on s’amuse beaucoup sinon!!!!!!

Rectif du jeudi matin

En lisant tous vos commentaires concernant le billet d’hier, je me dois de vous dire une chose.

D’abord, c’est très agréable d’avoir lu toutes vos réactions, j’apprécie énormément vos commentaires, puisque j’aime ce côté interactif qu’ont les blogs.

Ensuite, je me sens gênée, très gênée qu’on me trouve du courage à raconter ces petites péripéties avec humour. Mon fils est en bonne santé (en général), il est heureux, plein de vie, comme tous les enfants de 4ans et demi. Toutes ses « aventures » bizarres qui lui arrivent se sont toujours soldées par un dénouement heureux, alors certes, sur le coup, c’était toujours le stress, les larmes, l’angoisse… mais j’ai la même angoisse que toutes les mères au fond de moi, je ne suis pas un héro (faut pas croire ce que disent les journaux).
C’est donc sans courage aucun que j’arrive à relativiser et à rire de tout ça. J’en ris parce que c’est du passé. J’en ris aussi parce que je relativise…. beaucoup même.

Loin de moi l’idée de vouloir apitoyez mes copines de blogs sur nos sorts… vraiment!

Maintenant que j’ai dit tout ça, je peux vous expliquer pourquoi je relativise mes petites aventures, pourquoi je peux tant en rigoler.(c’est là que vous pouvez sortir vos mouchoirs).
Quand je suis tombée enceinte de N°1, le jour où nous avons voulu l’annoncer à ma belle mère, je l’ai trouvé en pleur. Elle pleurait car le petit garçon de 6 ans qu’elle avait gardé les 5 dernieres années venait de devenir aveugle, suite à une tumeur non détéctée qui se développait sur ses nerfs optiques. Ce garçon a tout affronter, sans sourciller, jamais. La tumeur est partie, il l’a vaincu. reste sa cessité, avec laquelle il a refait sa vie. Là, j’ai vu des parents courageux, des frères et des soeurs plein d’espoir et un enfant toujours souriant.*

bien plus récemment, un couple d’amis s’apprêtaient après de longues années d’attente, à partir à Haïti pour chercher leur petite fille de 3 ans qui les attend dans un orphelinat. Sans nouvelles depuis la catastrophe, ils continuent à vivre, dignement.

Je raconte ça parce que dans ces cas là, je serais la première à m’effondrer, à vouloir que ma vie s’arrête.

Je suis la dernière des courageuses.

*Vous pouvez voir ce petit garçon dans le téléfilm « entre deux ombres » qui est passé sur France3 récemment.

Opération Wannagain

Ce titre n’a rien à voir avec la choucroute...


   Loin d’être d’une vivacité d’esprit hors du commun ces dernières semaines, je commence tout de même(ou alors je m’y habitue) à sortir de ma torpeur, et à redevenir sociable… Le Champagne et les fêtes m’y ont de toutes façons obligé!

Il faut donc que je revienne ici pour raconter un peu ce qu’est devenue ma vie depuis tout ce temps au pays des cernes et des biberons.

   Les biberons, pour commencer, parlons en.
On a acheté, comme il se doit, des biberons sans bisphénol, et si possible, je les ai choisis les moins laids possibles. Allez savoir pourquoi, les designers de biberons sans bisphénol se sont ligués pour que tous les biberons soient simplement moches. Voire carrément kitsch. J’aurais pu choisir des biberons à l’ancienne en verre, mais vous comprendrez que ça pèse bien trop lourd à 4h du matin!
Bref, le choix étant fait, Clapiotte n’a pas aimé les tétines. Vous y croyez à ça? A peine 1semaine et demi, et on a dû réinvestir la totalité de la biberonnerie parce que Mademoiselle ne souhaitait pas téter des tétines en forme de tétons.
Le second choix c’est porté sur des biberons trouvés en pharmacie, super cool, ils allaient réduire les coliques que Clapiotte n’a pas. Seul HIC, c’est que le fond se dévisse. Il faut donc les laver en 5 parties, c’est très chiant. D’autant que je dois être suffisamment nulle pour ne jamais bien revisser le fond. Et vous devinez ce qui arrive quand le fond n’est pas bien vissé hein! Ben ouais, je m’en fous de partout. c’est magique les nouvelles technologies!

   Nous avons redécouvert également les joies du lait en poudre. D’abord, son prix: 1 rein la boîte. Ensuite le stress de bien doser le biberon. En soi, c’est fingers in the nose: 1dose pour 30ml d’eau. Trop fastoche. Le problème n’est pas là. Le problème c’est qu’arrivé à 5 doses, en pleine nuit, t’es obligée de recommencer 2 fois parce que tu sais plus trop si t’en avais mis 3, 4 ou si t’avais fini. bref, comme on t’a bien expliqué que si tu te trompais, ton bébé allait s’auto détruire, tu recommences. Et en pleine nuit, les yeux fermés, c’est un vrai challenge!

   Nous avons aussi testé quelque chose de nouveau avec cette N°2: dormir dans la même chambre qu’un nouveau né c’est super chiant.
Avec N°1, je n’avais pas osé le laisser seul dans sa grande chambre la première nuit à la maison, mais au bout de 30 minutes de bruits d’E.T. à côté de moi et d’arrêts respiratoire momentanés, il a fini dans son lit, dans sa chambre, et rien n’a jamais changé à partir de ce moment.
Pour N°2, étant donné mon tête à tête prolongé avec elle à la maternité, je m’étais habituée à ses bruits, à son rythme… J’ai eu du mal à la laisser dans l’alcôve du salon où son « espace » l’attendait (ils partageront la chambre de N°1 plus tard). Elle a donc fini dans notre chambre. Et d’autant plus qu’elle a chopé un rhume au bout de 3 semaines. L’horreur. Non seulement, je n’ai pas fermé l’oeil pendant tout ce temps, mais en plus, j’avais N°1 qui jalousait cette proximité avec cette petite Clapiotte et qui débarquait en pleine nuit vérifier si elle n’avait pas atterri dans notre lit. Le calvaire.
Mais aujourd’hui, c’est terminé. d’abord, parce que N°1 a rangé sa jalousie, en tout cas pour le moment. Mais aussi parce que N°1 fait ses nuits depuis presque 1 semaine maintenant, et est donc passé dans l’alcôve. Ça ne veut pas dire que je dors mieux, mais je me dis que c’est un vrai pas en avant!

   Je suis sûre que certains d’entre vous maudissent ce qu’ils viennent de lire. Oui, Clapiotte a fait ses premières nuits à tout juste 5 semaines. La chance qu’on a hein!
Mais j’avoue, j’ai triché. En fait, j’ai voulu tester une drogue un truc.
Un truc qui transforme nos nuits en même temps qu’elle transforme N°2 en luciole Playskool:



Vous avez saisi? Ouais, je l’ai emmailloté comme un nem. Je trouve ça horrible, mais d’une elle a l’air trop bien, mais surtout on dort tous 8 heures d’affilé! J’hésite encore à la rouler dans l’après midi pour une longue sieste (et pour me laisser 2 vraies heures à moi), mais bon, finalement, je ne suis pas si mauvaise que ça, je vais essayer de l’habituer à dormir d’une façon « normale » le reste de la journée!!!

Bon, aller, je vais détacher ma fille, et je vous dis à la prochaine!!!!

Finalement, j’suis pas à la mode de chez nous…

Voilà une révélation qu’elle est primordiale pour qu’on apprenne mieux à me connaitre!!!

 

Si vous avez un peu suivi, j’ai bossé dans la mode. « Conseillère en mode » ça s’appelle. En gros, ça veut dire que c’est moi la nana que tu ne crois pas quand tu rentre pas dans cette robe fourreau mais que je déclenche mon sourire ultra bright en te disant qu’elle a été COUSUPOURVOUS-MAICËDINGUEEEEEEEUUUUU ».

 

Sauf que, comme je ne supporte pas les gens mal habillés qui mettent des carreaux avec des rayures et qui portent des coupes que même Kate Moss elle porterait plainte contre le créateur parce que ça ne lui va pas…à elle, en général (sauf si ma prime en dépendait, mais vous n’avez qu’à pas faire les magasins en fin de mois, c’est tout), je suis de bons et honnêtes conseils.

 

Ces conseils, je me les applique. Tant qu’à faire.

 

Attention, hein! je suis pas une Paris Hilton sur Stilletos, loin, très loin de là! De toute façon, j’ai pas les moyens!

Et puis de toute façon, aussi, je suis une maman, et qui plus est enceinte, ce qui empêche pas mal de raccords mode.

Du coup, je me suis branchée sur la mode des « mamans ». Et là, c’est le drame.

A la mode de chez nous (les mamans, donc), il nous faut impérativement, dans notre garde robe:

-une écharpe de portage (voire 2, parce qu’il en existe une dizaine de différentes, alors faut bien tester, même à 100 euros l’écharpe), tant pis si tu mesures 1m20 et que la-dite écharpe traine par terre tout le temps et que tu manque d’échapper ton bébé à chaque manipulation. Tant pis si tu ne sors plus de chez toi!

-Des légumes bio à cuisiner, et TOUS LES JOURS! Tant pis si cette tomate ressemble plus à Elephant Man qu’à « Super Tomate » et si tu ne sais plus si ces trucs là sont des topinambours ou des crosnes.

-une couverture pour l’emmailloté (et qu’il finisse par se taire ce castra en culotte courte), tant pis si tu as l’impresssion de retourner à l’âge de pierre, du moment qu’il se taise.

-des couches lavables ainsi que tout le bordel qui va avec, tant pis si tu n’avais déjà pas le temps pour tes lessives. Et tant pis si ton petit tient assis qu’à 20 mois à cause de cette énorme 3ème fesse.

-des seins gorgés de lait, tant pis si tu adorais tes petits seins fermes et hauts ainsi que tes fringes pas tâchés.

-Des bases en massages de nouveaux-nés, pour que la zen attitude soit en lui, tant pis si après ta journée de travail, c’est ton chéri qui devrait s’occuper de ton dos et du dos de cette petite chose encore élastique.

-des fringues en chanvre et en bambous, qui vont se biodégrader directement sur nous… Tant pis pour la matière qui gratte, pour la couleur « neutre » ou pour le prix, tu le fais à fond ou tu le fais pas!

-des plastiques sans Bisphénol (parce qu’on sait pas), tant pis si t’es pas sûre, vaut mieux prévenir. Et tant pis si ton N°1 a fait les frais de cet éventuelle toxicité, tu peux pas tout savoir!

-des crèmes sans paraben (parce qu’on sait pas non plus), tant pis si tu passes 3 heures à la pharmacie pour les trouver et que t’y claque la moitié de ton salaire. Tant pis aussi pour la bonne odeur de ta crème de jour habituelle ou la texture de ton shampoing…

-des noix de lavage, tant pis si tu trouve que ça sent pas la soupline, et qu’en plus si tu les oublie dans le sachet, ça sent surtout le moisi.

-des jouets en bois, provenant exclusivement d’exploitations durables éco-label tsoin-tsoin et tant pis si t’as pas d’amis dans la cours de récré.

Bref, je n’ai que des mauvais points sur ce coup là….

Je suis Has Been comme maman, une maman Deschiens. Je crains grave en fait!

Ne me jetez pas de pierres, Siouplait!!!!!!