Archives de catégorie : Mauvaise mère

Les lois de la relativité.

Il y a des jours où tout va bien, où on se dit que quand même cette vie est belle.

Il y a des jours où on a le cafard dès le premier pied au sol, sans trop savoir pourquoi, il nous habite, ce jour là.

Il y a des jours où on oublie la misère du monde pour se focaliser sur notre bonheur, égoïstement, on savoure ces moments d’allégresse, on voit des hallos de paillettes entourant nos scènes de vie dégoulinantes d’amour.

Il y a des jours où on n’oublie rien du tout et où on se demande pourquoi nous avons été si égoistes pour abandonner nos enfants dans un monde qui déraille.

Il y a des jours, où on vit, simplement.

Et il y a des jours où on pense que tout va s’écrouler, où toutes nos angoisses de mères remonte en surface au point de s’effondrer en plein milieu d’une rue, toute pudeur envolée, les larmes coulent en un flot continue, en silence, parce qu’on essaye de ne pas affoler son enfant.

On voudrait se donner des gifles de ne savoir réagir dignement. On voudrait trouver ce recul qui nous habite tous les autres jours de notre vie.

On voudrait se dire comme ces autres qui nous disent qu’il y a pire, bien pire.

On voudrait se dire qu’on le sait.

Mais ce jour là, je n’étais qu’une maman qui pensait que le sort s’était suffisamment acharné sur son petit garçon depuis son premier jour de vie dans ce monde. Je ne voulais rien entendre d’autre que ma douleur, alors même que j’étais la seule à la ressentir.

Lui, il est heureux comme tout, il va pouvoir rater l’école deux jours, il va pouvoir raconter à ses camarades qu’il a de nouvelles oreilles bioniques, qu’on lui a posé des diabolos de PollyPocket dans les tympans.

Moi, je me ronge de l’intérieur en attendant que la date passe. Je ne supporte pas de ne pouvoir lui être d’aucune utilité. A chaque étape de sa vie, je me fendille un peu plus, et pourtant, à le voir ainsi, je devrais me sentir sereine vu la joie de vivre qu’il dégage.

Tout est relatif, y compris la gravité d’une intervention. Mais je ne sais pas relativiser quand il s’agit de mes enfants.

Et je m’octroie le droit d’avoir la trouille au ventre jusqu’à ce qu’on rentre tous chez nous, et qu’on nous ait dit que tout irait bien, maintenant… Pendant ce temps là, vous allez subir mes humeurs… bien désolée!

Il m’a fait promettre un « vrai » comme cadeau de convalescence… Il perd pas la boule au moins, lui!

 

Les lames de l’enfer.

Couic, couic, couic.
Voilà le bruit qui fait hautement paniquer Clapiotte.

Hier, alors que mon coiffeur me faisait remarquer à quel point je n’étais pas entretenue, comme fille (« votre mari vous à choisi nature depuis le début, il est pas surpris comme ça »… le pire, c’est que j’étais épilée, hein!), je lui faisais remarquer de mon côté qu’il lui serait bon d’investir dans une chaise spécial enfant. Oui, parce que mon coiffeur n’a pas beaucoup de tact, mais je l’aime quand même d’amour, parce que justement, il te dit tes quatre vérités et ne te fera jamais ressortir de chez lui avec la coupe de Farah Fawcett.

Si je souhaite tant qu’il investisse dans son salon, c’est purement égoïste. Je suis pourvue d’enfants à toufs crâniennes volumineuses.

J’ai dépenser des smics entiers dans un salon « spécial enfants » qui avait le bon goût d’être ultra équipé. Faute d’être talentueuse en maniement des ciseaux à crans, je suis bien obligée, à raison d’une fois tous les deux mois, d’emmener la petite compagnie se faire ratiboiser dans un endroit où je ne me ferai pas virer pour cause de cris stridents. Oui, car, N°1 a la chance d’avoir mûri, mais Clapiotte, elle, a en horreur le bruit du couic-couic, et sait le faire sentir à l’Edouard aux mains d’argents de service.

Sauf qu’il y a quelques mois, en prenant le chemin pour aller chez le tailleur de tignasses de nains, quelle ne fût pas notre surprise de tomber sur un magasin de déco. Ouais, en deux mois, tout avait changer… notamment la fonction premiere du local.

J’étais bien embêtée tiens. Du coup, Clapiotte a joué les Raiponce en se laissant pousser les cheveux au point de ressembler au cousin Machin… voire à Justin Bieber version méché.

J’ai attendu, attendu. J’en ai parlé à mon coiffeur, qui me certifiait qu’il n’y aurait AUCUN problème… C’est mal connaître le caractère d’une Clapiotte en transe.

Du coup, le trouillomètre à zéro, je n’y suis jamais allée avec elle.

A ma décharge, il faut quand même savoir que Clapiotte hurle littéralement à la vue d’une paire de ciseaux. Elle doit associer ça au scalpel qui lui a dit bonjour le premier jour du reste de sa vie, je n’ai aps trouver d’autres explications.

Pour tout avouer, même lui couper les ongles est une épreuve. Les mains, passent encore, elle pleure, mais ça va, on arrive à maintriser le problème. Au bout de deux ans quoi.

Les orteils? Le coupage d’ongles d’orteil lui fait l’effet d’une vivisection. Je pense même savoir pourquoi mes voisins directs ne me regardent plus dans les yeux, ils doivent me prendre pour Dexter. L’autre jour, pour un pauvre ongle qui allait bientôt entamé le deuxième tour de son troisième orteil, elle m’a fait un bon spasme du sanglot, à devenir toute bleue. Autant vous dire que je lui coupe un seul ongle de pied par mois avec un stress pareil.

Voilà, donc, pourquoi je n’ai pas encore oser infliger ça à mon gentil coiffeur.

Moralité, je suis faible, mais Clapiotte est grave à la mode avec sa coupe de Beatles.

Ca me fera faire des économies en bonnet cet hiver.

Ces petites manies…

Hier soir, en allant me coucher, comme d’habitude je suis allée voir N°1 et Clapiotte dans leur lit.

Et c’est toute pleine d’une émotion digne d’une mère que j’en suis ressortie.

Parce que là, enroulés dans leurs couettes, je les ai vu « mes » enfants. Mes enfants qui ne me ressemblent pas physiquement, qui sont tellement des clones de leur père que seules nos cicatrices prouvent qu’ils sont bien sortis de mon ventre.

Mon fils, qui dort enroulé dans sa couverture en se coinçant une jambe par dessus. Ma fille, qui caressait du dos de son pied le drap frais et tout doux, dans un mouvement machinal digne du tic.

Ce sont mes manies. Ils en ont hérité. Ca et tout un tas de petites choses qui me prouvent chaque jour à quel point nous ne sommes pas obligés de nous ressembler physiquement pour démontrer que quelque part, mes gènes sont ancrés en eux.

C’est un peu idiot de vouloir à tout prix une preuve de notre lien. Le lien affectif devrait certainement me suffire. Mais les voir comme ça, inconscient de leur acte, me voler un peu de mes tics, j’ai trouver ça attendrissant.

Je ne suis qu’une mère.

Bon, ils ont un peu de mon grain aussi… ça m’a vite rassuré..Ou pas!

Mais lâchez nous un peu, aussi….(juste un peu)

Enceinte de N°1; j’ai passé un concours pour être Auxiliaire de puériculture. Pour rentrer en formation, plus précisément.

Sans prétention, je sais que je suis faite pour m’occuper d’enfants, j’ai beau me plaindre des miens (mais n’est-ce pas le propre d’une mère?), je n’en reste pas moins passionnée par leur univers et j’ai l’intime conviction que je suis faite pour m’occuper d’eux, des miens, évidemment et des enfants « des autres ».

L’écrit c’était admirablement bien passé, forcément, quand on sort d’une fac de bio, faire des produits en croix et remplir un schéma de squelette, c’était fingers in the nose.

L’oral et moi, on est moins pote. Mais enceinte de 7 mois 1/2, je n’avais pas trop de pression autre que celle qui occupait ma vessie. J’y suis donc allée à la cool.

Le jury s’est acharné, comme prévu, sur mon mode de garde futur si j’étais prise mais j’avais préparé le coup. Après avoir plutôt bien présenté le sujet proposé et répondu aux questions sur ma future organisation avec le bébé, une des puéricultrice me lance:

« Et si un jour vous êtes en retard, le matin, est ce que vous seriez capable de mettre votre enfant devant la télé pour le faire déjeuner et ainsi être tranquille pour prendre votre douche et vous préparer? »

J’ai surtout répondu que j’avais un mari et que quoi qu’il arrive, il m’aiderait à l’organisation des matinées speedées. Pour ce qui est de la télé, j’ai répondu ce qu’elles voulaient entendre, que la télé n’est pas une nounou et que je n’étais pas de ceux qui s’en serviraient comme telle.

Ça ne m’a pas empêcher d’avoir 17/20, pas assez pour un concours. La preuve en est que je ne suis pas auxiliaire puer.

Toujours est-il que je suis une grosse menteuse.

Je suis loin d’être contre la télé.

Je suis contre le fait que mes enfants regardent les informations et soient mis face à face avec un monde violent qui les dépasse encore. Et je suis contre caler un bébé dans son transat devant la télé alors qu’il ne l’aura pas décidé ni ne pourra en échapper. J’ai du mal à comprendre, aussi, qu’on mette à un enfant de moins de deux ans (+ ou -, question de maturité) devant la télé et qu’il y reste plus de 15 minutes.

Je ne juge pas, chacun ses gosses et c’est déjà suffisamment compliqué comme ça.

Ceci dit, mes enfants regardent la télé. N°1 regarde des DVD et des dessins animés, Clapiotte adore les petites dessins animés courts comme Mickey, Barbapapa ou  Ni-Hao Kai-Lan (Clapiotte qui parle à la télé en chinois, je trouve ça très marrant, en vrai), plus récemment, elle a regardé « Monstres&Compagnie ». En entier, en riant pendant les passages drôles (et aussi quand Bob se fait mal, c’est son côté petite sadique).

Et je reste toujours disponible pour expliquer ce qu’ils regardent (j’ai mis beaucoup de temps à faire comprendre le but de la publicité, et les techniques utilisées pour créer l’envie par exemple)(oui, je donne des cours de marketing à des enfants de moins de 6ans, finalement, je en sais pas si c’est pas pire)

Alors, oui, mes enfants regardent la télé, ni plus, ni moins que ce que je juge « normal » et cela me permet aussi de les occuper quand j’ai besoin de faire autre chose et qu’ils ne souhaitent pas rester dans leur chambre à jouer bien sagement. Je n’ai pas l’impression qu’ils ne savent pas jouer seuls, que cela les empêchent de s’épanouir ailleurs que passivement assis sur un canapé. Le vocabulaire de mes deux enfants est parfois étonnant, et ce n’est pas qu’à cause de mon langage châtié rempli de « putain » et « merde ».

Quand je lis alors une énième étude américaine disant que mes enfants devraient être surexcités, angoissés, isolés, que leur cerveau n’aurait pas dû se développer correctement et que leur langage devrait être approximatif, j’en reste muette.

Dans le réel, mes enfants sont juste un peu chiants.

Alors, bon, utiliser la télé intelligemment, je veux bien (ÉVIDEMMENT), mais nous sortir, encore, une étude culpabilisante sur notre façon de faire, ça commence vraiment à me courir.

En vrai, les enfants devraient manger des produits de notre potager, façon bio-addict, ils devraient jouer toute la journée avec des origamis en papier recyclé, des jouets en bois (recyclé aussi) non peints (on sait jamais), et ils liraient des livres qui aborderaient de grands sujets philosophiques sans paraben.Le fun!

Je vous laisse, je suis en train de tresser les pagnes d’hiver avec le bambou du jardin.

 

 

 

Dans la famille timbrée, je voudrais…

Je suis un peu fofolle avec mes enfants. C’est vrai. Parfois, je fais des trucs complètement absurdes rien que pour les faire rire. Faire le pitre et les voir se bidonner, y’a que ça de vrai.

Ces derniers temps, nous sommes tous malades les uns après les autres. Alors que je sors d’une gastro, Tony plonge dans une laryngite, suivi de près par N°1 et là, Clapiotte nous fait encore un truc bizarroïde dont elle a le secret… bref, pas trop le temps de nous poser, ni de nous marrer en nous roulant par terre, à se faire des grimaces et à mimer les lamantins du Sénégal.

En ce moment, c’est plutôt sieste-télé-bouquins… mais surtout, du calme. Je me demande quand même s’ il n’y a pas eu un peu d’abus au niveau de la télé…Ou des pitreries

 

J’ai eu ma séance fou-rire sans rien demander!

 

(Désolée pour ceux qui avaient vu ça sur Facebook, mais je voulais le garder sur le blog aussi)

SOS mère en détresse

Pourtant, je m’étais réveillée de plutôt bonne humeur.

J’avais posé N°1 à l’école et c’était jour de crèche, ce qui signifie pour moi, jour de liberté où je peux bosser/faire les courses/glander tout comme je veux.

En rentrant à 10h après dépôts de trolls, j’ai bien senti qu’il y avait un truc bizarre. Une maison calme? Non… autre chose… Un mal  de ventre. Sûrement le café, je m’allonge pour que ça passe, après tout, je suis seule, autant en profiter.

Je me réveille ensuquée à 14h. j’ai froid. Non, plutôt, j’ai chaud. Et c’est l’heure d’aller chercher Clapiotte.

Le trajet jusqu’à la crèche, c’est Koh Lanta, j’ai l’impression que je dois allée chercher ce fichu totem d’immunité. 500 mètres et j’y serai, pourvu que je ne croise personne, je ne serai capable de parler à personne. Je n’ai plus que trois ou quatre rues à traverser et je manque de m’arrêter tous les 5 mètres pour vomir mon petit déj. En personne civilisée, je m’abstiens.

Arrivée à la crèche, on me fait la relève: supplice ultime, pourtant, ça s’est bien passé aujourd’hui, mais rester debout avec mes 11Kg de Clapiotte sous le bras me donne des suées, on m’enfoncerait des aiguilles sous les ongles que je supporterai mieux.

« Merci, pardon, au revoir, j’ai envie de vomir, je pars là, hein, pardon, peux pas parler »

Re 500 mètres, pliage de tank, portage de Clapiotte sur deux étages hauts comme la Tour Eiffel.

Je claque la porte, jette Clapiotte et rampe jusqu’aux toilettes.

Clapiotte, en bon petit soldat, me suit, et me tapote sur le dos:

« a caca a maman a bouchhh a caca hihihi »

« Oui ma ché… oui, vas jouer, voil… file… vas prendre un j… »

Je re-rampe dans la salle de bain faire une toilette anti miasme.

« A miam miam maman, a gateau, a boire, a miam miam, maman »

arf… l’idée même de manger me retourne, mais je me rappelle que je suis sa mère.

Je lui envoie son goûter au lance pierre histoire de tenter de ne pas lui refiler mes spores.

« Y est où Numéwo 1? »

Mince, j’ai un deuxième enfant. Il est où? Ah oui, école.

« Allo? Tu peux… prendre N°1 à la sortie, je peux pas là… fièvre, vomi, blurp… supplie… reconnaissance éternelle… merciiiii…biiiiiip »

Il est 15h30.

Il est 15h30? Sérieusement? le temps s’est arrêté ou quoi? Encore 3h30 avant que Tony rentre, misère.

DVD.

Re DVD

Re-Re DVD.

Je frôle l’overdose de Mickey, ma fille à les yeux injectés de sang et fait d’étranges danses en chantant « tou,tou, ahiiiiiique » et « tirquetttt, tiiirquetttt ». J’en peux plus, Mickey en Stéréo doublé en patois Hongrois, c’est trop.

Après, je ne me souviens plus trop bien, Tony est rentré un peu plus tôt et a ramené N°1, j’ai lancé un « je ne veux pas entendre parler de bouffe » et j’ai sombré dans le coma de la mère malade.

« Mère malade », voilà un exemple d’oxymore que je donnerai à N°1 quand il apprendra les figures de style.

Alors plusieurs questions…

Pourquoi les enfants sont capables de vomir-dancer Shakira-vomir-construire un châteaux en légo-vomir-manger ou encore faire 39°5c de fièvre et faire des roulers-boulers dans le couloir alors que moi, pauvre adulte, j’ai simplement eu envie de décéder dans l’heure?

Et pourquoi, pourquoi il n’y a pas des jours « parent malade » comme il existe des jours « enfant malade »?

Le renoncement du parent ou la tragique réalité du mot « enfanter »

Alors que je couvais tant bien que mal mon premier fœtus, mes hormones -ces traitresses- me laissaient divaguer dans des pensées joyeuses remplies de sourire, de mots doux, de visages rayonnants et de bonheur ambiant. Cette euphorie quasi permanente m’octroyait le droit de croire que j’étais la plus jolie et la plus prête des mamans.

Loin de moi l’idée de vous faire avaler que j’étais super zen, non, un tas de choses me stressaient, mais bizarrement, je voyais ma vie avec ce futur bébé comme dans les pages d’un Elle famille: photoshopée.

Dans mon appartement tout blanc avec mes meubles design et ma déco minimaliste, je voyais déjà ramper cet enfant parfait dans une combinaison crème, un petit bonnet perché sur sa tête et un sourire scotché à ses lèvres.

Genre ça quoi.

Et puis, le bébé arrive.

Et tout s’effondre. Mêmes les hormones se font la malle pour nous laisser seules avec un vieux souvenirs d’une vie parfaite.

Dès le départ, on comprend qu’il va falloir avancer en faisant le deuil de nos idéaux parentaux:

Et puis au fils des jours, ça empire, le beau tapis moelleux du salon s’engorge de miettes, le canapé design sent le lait caillé. On a dû virer la belle commode pour y mettre le transat (moche) et le tapis d’éveil (moche) qui nous ruine la rétine à chaque coup d’oeil.

Bientôt, la belle chambre cosy préparée avec amour accueillera des personnages de dessins animés en plastique mou, les tons pastels seront anéantis par un amalgame de couleurs criardes, la lampe en papier aura été déchiquetée avec la minutie d’un chirurgien et on aura finalement enlevé le mobile en origami pour le remplacer par celui de tata Miche, plus aux goûts (de chiotte) de notre chérubin et qui ressasse une musique de biniou imitant les mouettes qui chantent la javanaise (publicité mensongère).

Dans la cuisine, un égouttoir à biberon qui trône là comme un furoncle. On l’avait pris pas trop cher en se disant qu’on le rangerait, mais non, en vrai, ça reste là pendant des années, parce qu’il y a toujours un biberon à égoutter. Je parle de la porte du frigo? Véritable fascination pour les anthropologues du XXIIIème siècle, métamorphosé par les vestiges de nos repas, fractions de la régions françaises, dinosaures bleus ou souvenir de nos dernières vacances à Pétaouschnock.

La chaise haute façon fauteuil de tétraplégique était tellement hideuse qu’on a fini par la dégager pour tenter le rehausseur pensant que ce serait plus discret. Raté. (et toujours moche).

Sérieusement? Ils ont des designers ces marques là?

On parle des super héros sur les fringues? On a lutté, même quand tata Miche ramenait un TShirt Spiderman, on disait: « pour la nuit » et puis on le mettait dans un coin du placard. Et un jour, on s’est entendu dire « un slip, c’est pas grave » et voilà comment chaussettes et slips à l’effigie d’un mec en collant luttent contre le crime tous les matins sur les fesses de mes enfants.

Je te parle des pare soleil Hello Kitty sur la belle berline de papa? (qu’il a enlever avant d’aller au boulot pendant trois semaines… puis… « s’y est fait »)

Peu importe le héros, ça reste vilain.


En devenant parent, vous avez regressez sur quoi, chez vous?

Si vous en êtes là, envoyez un SMS au 0911 et tapez Help:

 

Un jour, je serai un bon parent d’élève, mais aujourd’hui, j’avais poney

La rentrée de N°1 se passe à merveille.

Ca a été un peu bizarre (surtout pour moi) de le voir s’assoir sur ces tables de deux, de le voir accrocher son cartable au petit crochet, de le voir si fier d’être là, assis au milieu de cette grande classe, devant ce grand tableau.

Il faut dire que je me suis battue durant 4 mois l’an passé pour qu’il y reste dans cette école, la faute à cette satannée carte scolaire qui soi-disant n’existe plus! Et aussi à cette satanée nana de la mairie qui avait omis de me dire qu’etant donné que je n’avais pas fait mon changement d’adresse aupres de la mairie, N°1 etait toujours inscrit dans son école… non, la grognasse me l’a dit UNE FOIS qu’elle avait validé le changement d’adresse. Et vous savez l’énergie que ça pompe de faire une demande de dérogation? L’équivalent de la consommation électrique de toute la Creuse! Au moins!

Bon, sinon, maintenant, il y est, dans SON école, avec SES copains et SA nouvelle maîtresse. Il y est au CP!

A moi les fournitures à acheter (check) livres à couvrir (check), les papiers à remplis (check) et les habitudes à prendre: ne pas accompagner son fils dans sa classe, ne pas pleurer, communiquer par cahier de liaison interposé.

D’ailleurs, dès le premier jour, j’ai écrit mon petit mot dans le cahier de liaison: « merci de bien vouloir changer le jour de cantine de N°1: il ira le vendredi au lieu du jeudi. Merci beaucoup, cordialement, bisous »

Manquait plus qu’à N°1 de le montrer, ce fichu mot.

Et non, lui, il n’a pas pris encore le pli, donc, il a oublié, du coup, bichette, je lui ai mis une chasse. Et ce matin, j’ai biiiiien insisté:

« tu ne vas PAS à la cantine aujourd’hui, tu y vas DE-MAIN »

« oui maman »

A 11h30, la maitresse me ramène N°1, tout penaud et m’explique que de toute façon, mon mot, même mardi, c’était trop tard, il faut prévenir 48 heures AVANT (les jours ouvrés) (t’as qu’à lire le règlement grognasse). Donc, vendredi, pas de cantine, en revanche, aujourd’hui, il y a son repas qui l’attend.

OK.

Donc, j’ai engueulé N°1 alors que c’était de ma faute. La maitresse n’a rien compris quand N°1 lui a expliqué, du coup, N°1 était déconfis, lui qui n’aime pas « mal faire », il a tout pris pour lui. Alors que c’est moi. Et que j’en ai rajouter une couche.

Nan, mais sinon, la rentrée, ça s’était bien passée…. :(

AU COIN Cranemou!

 

Guimauve forever

Apres deux jours loin de la maison, je suis toujours plus apte à me rendre compte de certaines choses concernant mes enfants.
D’abord, que je les aime d’autant plus quand je prends le temps de m’en éloigner.

Et puis surtout, je vois réellement leur progès.

Rester 24h/24 avec eux me rend totalement hermétique à leur évolution. Triste réalité.

Hier matin, j’ai entendu Clapiotte dire « doudou » distinctement. Avec sa petite voix de Clapiotte. Avec ses petits yeux qui cherchaient désespérément la peluche. Avec sa main posée sous son menton, façon Penseur de Rodin.

Elle a enchaîné avec un dialecte serbo-thaï saupoudré d’un peu de swahili oriental, essayant sans doute de me prévenir des dangers de l’éloignement d’un doudou et de son propriétaire. Elle était animée de l’intime conviction de se faire comprendre. J’ai hoché la tête, comme quand on n’a pas écouté une conversation mais qu’on ne veut pas demander de répéter. Elle a eu l’air satisfaite.

Clapiotte, depuis ses tous premiers pas, n’a pas vraiment réitéré l’expérience. Ou plutôt, si. Clapiotte sait clairement marcher, mais sur le canapé et nulle part ailleurs. Etrange comportement, elle refuse de marcher sur le sol. Uniquement sur le canapé bien mou. Preuve qu’elle a un excellent sens de l’équilibre!

Pour aller au collège, ça sera classe le trotteur!

 

Bref, elle grandit sans que je me rende compte de rien… Et je ne parle pas de N°1 qui tout a coup ressemble à un pré ado alors qu’il était encore mon petit sumo dodu plein de lait il y a si peu de temps.

 

« Maman? Il y a plus d’enfants ou de grands? »

« de grands j’imagine »

« Et les grands, y’en a plus qui ont des enfants ou qui ‘nont pas d’enfant? »

« qui n’ont pas d’enfant je pense, j’en sais rien en fait »

« Bah, les gens qui n’ont pas d’enfant, leur vie doit être bien triste »

 

 

Voilà.

 

 

Note: ce billet a été écrit avec le CD de « oui oui » en fond sonore, donc oui, la vie des gens sans enfant doit être bien triste et oui, ce billet aurait pu être mieux écrit, mais l, franchement, niveau concentration, je n’y étais pas!

Note 2: j’ai fait un nouveau sondage dans la colonne de droite (je sais, ma vie te passionne!), si vous voulez bien répondre :)


Et n’oubliez pas, si jamais vous étiez dans une grotte la semaine dernière, on fête encore les 2 ans du blog jusqu’au 22 mai!

 

 

1 Marcel Les Babioles de Max

1 Tableau OléOhlala

1 vêtement anti-UV de chez Lilikim

1 veilleuse nomade Pabobo

3  Scanny Interactive de Leapfrog

3 albums photos chez foto.com

1 Biberon isotherme en inox OrganicKidz

2 portes-bébé Babybjörn vintage

1 baignoire ou 1 babyphone Babymoov

6 Kidiminiz de chez VTech