Archives de catégorie : Mauvaise mère

Un caca nommé désir

(et fais pas comme si t’avais as lu le titre avant de t’offusquer en commentaire)

Cher lecteur, à priori, tu es en majorité déjà parent d’un, de deux voire (si tu te drogues) d’encore plus de mini-toi. Ces mini-toi, tu les aime vraiment fort. Tellement que même quand tu les compares à des rouleaux de scotch, tu trouves ça affectueux. Si jamais tu me lis et que tu ne connais pas encore la joie d’avoir enfanter, je ne sais pas si il faut continuer ces lignes. Quoique, ça pourrait nous faire marrer, nous autres, ta réaction face à ce qui va suivre. Ma main à couper que tu vas dire que toi, JAMAIS ça t’arrivera. Comme tu es beau, futur parent, enveloppé dans ta naïveté.

Moi aussi, j’ai dit que je n’érigerai pas de statue à la gloire et à l’intelligence supérieure de mes enfants. Sauf que je me suis vite rendue à l’évidence que mes enfants étaient bel et bien les meilleurs. Dès que tu les vois, tu sais que tu peux te mettre pas mal de tes principes et de tes soi-disantes promesses (à toi même, j’espère que tu n’as pas fait la bêtise de le dire publiquement) dans ta poche après l’avoir mâcher 100 fois histoire que l’encre s’efface tout à fait.

Moi aussi, je croyais en ma force de résistance.

Et N°1 fît sa première selle.

Un caca noir fluo qui ressemblait à rien d’autre jamais connu auparavant.

Un caca que nous regardâmes longuement avec Tony. Un caca qui fît tourner la roue, nous basculant directement dans la parentalité pure et dure.

Un caca nommé désir.

Parce que la toute première selle, tu l’attends comme le messie. Tu crois qu’une fois que c’est fait, tu vas passer à autre chose mais rien du tout. Je m’en sors pas. j’ai un délire scatophile depuis le premier étron de l’héritier.

D’abord, j’ai commencé à compter, puis à comparer les couleurs, les textures. Je me suis inquiétée lorsqu’il y avait rétention de selle, j’ai alors appris à concocter des mixtures dingues afin de relancer la machine. A croire que ça me manquait vraiment d’aller plonger mes mains dedans quotidiennement, comme un hobby de chaque instant.

On te le dit pas, mais si tu listes les 150 denieres conversations que tu as eu, tout audimat confondu, tu vas vite te rendre compte qu’en fait tu parles de ton gosse 90% du temps et que sur ces 90%, tu en prends bien les 3/4 pour parler couleur et texture des fientes de scotch.

Je te fais rêver? je sais, c’est mon côté strass et paillettes.

Je ne sais PAS comment faire pour arrêter d’être obnubilée par l’évacuation naturelle de mes enfants.

Je suis encore derrière N°1 pour lui demander si aujourd’hui, il a posé Marcel dans la piscine. A 6 ans. Autant vous dire qu’il m’envoie chier (fallait bien que je la sorte celle ci). Paradoxalement, il m’a demandé la permission d’aller couler la statuette jusqu’à ses 6 ans révolus, comme si il croyait que j’exerçais une toute puissance dans le domaine des sanitaires familiaux.

Je me retiens de lui poser la question souvent, maintenant. Mais je ne suis pas en reste avec Clapiotte qui, malgré son jeune âge, ses couettes et ses manières de princesse est loin de sentir le N°5 à l’ouverture de la couche. Du coup, à la maison, les conversations tournent régulièrement autour des intestins abritant des yacks décédés de Clapiotte, nous ne voyons pas d’autres explications.

En ce moment, nous essayons de lui expliquer que son père et moi-même désirons plus que tout arrêter de mettre les mains dedans sans arrêt (elle a un excellent transit) et que l’idée d’utiliser le trône familial pourrit être une option tout à fait correcte pour la bonne humeur de chacun.

Secrètement, je rêve aussi que cette étape franchie, nous pourrons nous focaliser sur d’autres aspects moins odorants de nos vie.

Je travaille donc à lui faire entendre que son joli pot n’est pas simplement un fauteuil et que les commodités ne vont pas l’avaler à coup de lame de fond.

Ça ne rentre pas.

Et pendant ce temps là on continue à parler de caca.

Cranemou, mère désespérée à la conversation douteuse.
Je cherche à m’en sortir
Aidez moi.
Merci.

Apprends le moldave avec Clapiotte.

Donc, pendant nos vacances (qui sont finies héhéhé) nous sommes allés à la bibliothèque. Sur place, nous avons lu environ 314 livres et nous sommes repartis avec une bonne dizaine sous le bras, N°1 choisissant ses emprunts dans des domaines variés et Clapiotte choisissant les siens plutôt par rapport aux images qu’à l’histoire. Il faut dire que la littérature à 2 ans est assez limitée.

Clapiotte a surtout ramené UN livre qu’elle adore: « Petit Poisson Blanc » de Guido Van Genechten aux éditions Petit Train. Bien pratique car répétitif et je me suis dit qu’enfin, elle allait finir par apprendre les couleurs, aussi.

Et je ne me lasse toujours pas de lui lire, tant je ris à chaque fois. Je ne pouvais pas vous laisser passer à côté de ce cours improvisé de moldave.

Moi: « Petit Poisson blanc est triste, il a perdu sa maman. Il pleure »
Clapiotte: « ohhhh, a calin a passon » (en caressant le poisson avec la plus grande empathie jamais vue).

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Nooooooooon, c’est un came »
« De quelle couleur? »
« chaune »

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Noooooooon, c’est une toutoile »
« de quelle couleur? »
« chaune »

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Nooooooon, a coucoucinelle »
« Non, c’est un escargot »
« Oui, à coucoucinelle »
« De quelle couleur il est l’es-car-got? »
« à ouge la coucoucinnelle »

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Noooooooon. c’est à potue »
« de quelle couleur? »
« ààààà… chaune! »

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Noooooon. A badène. »
« de quelle couleur? »
« a chaune à badène »

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Nooooonnnnn »
« Et c’est quoi? »
« ….. à badène? »
« Non, une pieuvre »
« aaaahhhh, une keune »
« de quelle couleur? »
« à keune »

« Est ce que c’est la maman du petit poisson blanc? »
« Vouiiiiiiiiiiii, (en montrant la maman) à la maman des passon et ça (en montrant le petit poisson) à passon à calepiotte.

Je suis donc officiellement bilingue.
Clapiotte un peu moins.

N°1, la vie, et nous.

N°1, tu es grand maintenant.
je le vois quand tu me regardes, tu n’as plus les mêmes attentes ni même la même foi en ta maman, tu fais les choses sans que je te les demande, tu prends des responsabilités. Tu es devenu plus grand, plus fort.

L’assurance que je t’ai volé continue de regagner sa place, la joie de vivre de l’enfance t’enveloppe presque tout à fait maintenant. Ce fût long.

N°1, je voulais te présenter mes excuses. Je te les dois depuis longtemps mais en plus d’être ta mère, j’ai le renoncement difficile.

Tu es assez grand aujourd’hui pour que je puisse expliquer ce qui a cloché, ce qui nous a séparé alors que que notre rencontre devait être le plus beau souvenir du reste de nos vies. J’ai raté notre rendez-vous. je n’étais pas à l’heure. Alors que de tout mon cœur je t’espérais, nous avons cru te perdre. Souvent j’entends encore ton cri s’éteindre et le feu me brûler de l’intérieur. La rage m’a envahit, m’a rempli de ce sentiment d’injustice. Mon cœur te désirait et mon âme hurlait ta perte.

Pendant de longues minutes j’ai souhaité disparaitre. Le temps s’était suspendu mais ces longues minutes ont fait de nous des étrangers. L’espace d’un instant, je n’étais plus rien pour toi, allongée, attachée, je ne pouvais rien pour toi et je t’en ai voulu alors même que tu n’avais jamais eu le choix.

Lorsque la bonne nouvelle est tombée j’étais assommée. J’étais perdue et soulagée mais mon cœur ne se desserrait pas. Nos regards ne se croisaient pas, tu me rendais la monnaie de ma pièce. Dans ton petit coeur à toi, il devait y avoir déjà tant de rage et de doutes aussi. Nous étions passé au rouleau compresseur émotionnels et nous nous sommes perdus.

Excuse moi d’avoir mis autant de temps à m’en rendre compte. La peur a cristallisée mes sentiments, il a fallu que je comprenne que je n’étais pas seule à souffrir et au bout de plusieurs semaines, je t’ai regardé enfin comme mon fils.

Aujourd’hui nous avons bien grandit et nous avons su faire les bons choix pour nous retrouver. Le temps perdu n’a pas d’importance quand on voit la qualité de nos retrouvailles.

Nous aurons tous les deux appris alors qu’on ne nait pas mère, pas plus que les sentiments sont inaltérables. On peut aussi se tromper et mettre plus de temps à se rencontrer alors que nous pensions nos 9 mois communs un départ suffisant. Ils ne le sont pas. pas pour tout le monde. Il est des relations qu’il faut comprendre et reconstruire.
Nous l’avons fait brillamment, et je n’ai pas l’habitude de me féliciter, mais ce que nous avons fait là vaut tous les premiers regards, n’est-ce pas?

Je suis heureuse maintenant. Heureuse de te savoir enfant et heureuse de voir que l’insouciance qui t’était due est revenue. Heureuse de t’entendre dire que tu l’es encore plus, heureux.

Maintenant, N°1, nos émotions ont repris depuis longtemps le bon chemin et j’espère que toutes les mères et les fils et filles qui se sont perdus en début de parcours, comme nous, sauront suivre les petits cailloux qu’ils ont semé inconsciemment pour retrouver leur route, parce que les retrouvailles n’en sont que plus savoureuses.

Méthode anti-bébé congelé à l’insu de notre plein gré.

Il fait froid.

Très. Je ne compte pas te faire un point météo, t’as qu’a voir la carte d’Evelyne le soir, on se croirait à Minsk. Je suis tellement paralysée par le froid que j’ai l’impression d’attendre l’impact avec le Titanic sur un Iceberg. Et je chauffe ma maison pourtant, croyez moi!

Alors je me dis… comment ça se passe pour les ptits? N°1, lui, est bien capable de me dire si il se caille la moelle, mais Clapiotte, avec son accent Kurde, je comprends pas toujours.
Toujours est-il que j’ai trouvé une parade à mon questionnement permanent quant à la thermo-regulation de ma fille à couette. Je vous en fais part, ça peut servir.

Je déguise mon enfant en mille-feuilles.
D’abord, un body, sur lequel je rajoute un T-Shirt. Si possible, le sous-pull de ski acheté chez Décat. D’ailleurs, pour aller avec, je mets le collant assorti au sous-pull. Puis, un sweat zippé. Puis, une veste en polaire zippée avec capuche. Un pantalon, une paire de bottes, un manteau doublé en polaire. Un bonnet bien chaud sur lequel je rabat la capuche de la veste en polaire et la capuche du manteau. J’attache le tout avec une écharpe en polaire. Ça fait au moins 380 bouteilles en plastiques recyclées en laine polaire… Pensez à augmenter ma consommation en bouteilles plastiques.
Là, tout de suite, ma fille a les bras nettement moins mobiles. Ce qui est plutot un bon point. Les bras ainsi légèrement relevés, ils sont automatiquement en position pour lui tenir la main (gantée, la main, ca va de soi). C’est nettement moins pratique pour la rentrer dans la poussette, il faut que je tente de replier tout ce bazar de manière ergonomique, sinon, ça ne rentre pas.
Une fois presque confortablement installée (les bras le long du corps avec ce volume permettent un bon maintien dans la poussette, ce qui n’est pas négligeable pour ce qui va suivre), je rajoute une grosse couverture (en polaire) (+37 bouteilles)que je bloque dans les rares petits interstices que je trouve et que j’enroule autour de ses jambes.
Et comme il ne reste que son visage qui dépasse et qu’elle a la bonne idée d’avoir une peau très réactive -à tout- je lui étale un tube de coldcream en couche épaisse.
Rabattage de capote et dépliage d’habit pluie (+10 minutes si tu l’avais laissé dans le coffre, il est rigide comme… nan je dis rien)

Après 20 minutes et la sueur au front (et sous les aisselles)(je vais pas te faire croire le contraire), je me demande finalement si il fait si froid que ça.
Je demande à Clapiotte si ça va et n’obtiens qu’un vague regard plein de dédain.

Ma fille me hait.
Mais c’est pour son bien.
Et puis je suis nulle pour amputer des membres en plus.

Heureusement, la crèche n’est qu’à 5 minutes!


Mais non c’est pas « trop »…

 

Reconversions professionnelles

Après une scolarité qu’on pourra juger de « normale », j’ai entamé des études en sciences de la vie et de la Terre. Un truc qui parait passionnant, et qui l’est si on évite de parler de toutes les autres matières qui viennent largement gâcher la fête.
Du coup, je me retrouve avec un diplôme qui ne me sert à rien, parce que je n’ai pas poussé le vice à rester plus longtemps que deux ans.

Ne sachant que faire, j’ai commencé à enchaîner des petits boulots, et une fois que tu as goûté à la vie active, pas facile de se replonger dans les études.

Et me voici, quelques années après. Finalement, j’en suis au même point.

En fait, non, j’en qui QUASI au même point. Oui, parce que pendant ce temps là, je suis devenue maman. Et devenir mère et tenter de faire ses heures correctement, c’est encore mieux qu’une professionnalisation.

Oui parce que depuis que je suis une mère, une vraie (n’en déplaise à certaines), je sais:

– Ausculter mes enfants et reconnaitre la différence entre une toux de laryngite, laryngite aiguë et une simple rhino. Je sais aussi si j’ai besoin de dégainer le Babyhaller et je connais toutes les posologie des médicaments autorisés pour les moins de trois ans. La pédiatre, elle valide juste ce que je dis.
En fait, je pourrai faire payer mes gosses 40 euros à chaque fois que je devine de quoi ils souffrent. Je devrais être riche, en fait, en plus d’être docteur.

– Associer les bons gestes sur les bonnes paroles de comptines, aussi sottes soient-elles. Je sais aussi faire diversion quand l’enfant se met à chouiner en lui proposant une super activité qui lui fait oublier que là, tout de suite, il voulait juste déchirer mon permis de conduire. Je sais même construire des cabanes en rouleaux de PQ et faire semblant de boire des thés virtuels dans des tasses en plastiques.
En fait, je devrai avoir un diplôme d’animatrice.

-Décoder le moindre mot qui sort de la bouche de mes enfants depuis qu’ils tentent d’articuler. Évidemment, il y a des ratés, mais leur langage étant en constante évolution, ce n’est pas forcément une science exacte.
En fait, je devrais avoir un doctorat en langues étrangères, option Kurde.

-Décoder le moindre besoin, que ce soit au niveau du tortillage de cul au jettage-sur-le-sol-en-hurlant en passant par l’arrêt momentané de la respiration ou du cri de détresse qu’il lance en croisant un inconnu dans la rue: je sais. Je devine. J’anticipe, même.
En fait, j’aurais dû faire devin.

-Faire semblant de m’intéresser à des dessins animés de toupies ou à la grave maladie de ce chat en peluche à qui il faut une piqûre, là, tout de suite, « é pompiers maman pin-pon a mal é chat maou maou« . Rire et trouver ça formidable et même être capable d’en reparler plus tard dans la journée, pour prouver qu’on a suivi au moins le minimum.
En fait, j’aurais dû faire coiffeuse.

-Mentir comme un arracheur de dents. Parce que oui, le DVD est cassé, mais il sera sûrement réparé demain et que là, si tu mets pas ton manteau, on sera en retard et ils ne voudront jamais ré-ouvrir la porte de l’école, tu m’entends: JAMAIS! Et filez au bain avant que les microbes vous fassent des trous dans la peau des pieds et toi, petite si tu continues comme ça, je vais finir par me fâcher et te mettre au coin. Mais non mon chéri, ce ne sont pas des corps calcinés, c’est un film, tu sais, c’est pour de faux (penser à ne plus regarder les informations). A 22h tu dis? Des drôles de bruits? Aaahhh, non, je rigolai, Papa m’avait fait une bonne blague.
En fait, je devrais faire de la politique.

-garder mon calme pendant les devoirs, les bains ou les engueulades frère/soeur.
En fait, j’aurais dû être maîtresse, maitre nageur ou médiateur dans un centre social.

-Organiser un anniversaire en prévoyant de la déco aux animations en passant par les versions optionnelles pour le petit qui ne veut pas jouer à ça parce que c’est trop nul m’dame et aviser pour que chacun reparte vraiment content de sa journée.
En fait, j’aurais dû monter une boite d’événementiel.

-Répondre au téléphone, écrire un article et préparer le repas du soir. Tout en disant à N)1 de ne pas embêter sa soeur et à sa soeur de venir là pour qu’ele se mouche.
En fait, j’aurai dû faire Shiva.

-aimer au point d’avoir le cœur tout fissuré quand j’entends un de mes deux trognons se plaindre un peu trop fort que la viiiiiie c’est trop porriiiiible.
En fait j’aurais dû…  ah non, en fait, je le suis.

Pile le dessin qu’il fallait!

Petit à petit… on devient moins petit

J’ai commencé ce blog hier alors que j’étais enceinte d’une Clapiotte et je me réveille aujourd’hui avec ma trognasse de fille me prouvant qu’hier, c’est déjà demain (ouais, aujourd’hui, c’est philosophie).

Elle a poussé comme du lychens sur un mur humide: trop vite et sans que je m’en aperçoive.

Bon, si, je m’en suis aperçu, tout ce temps passé auprès d’elle, je me rends bien compte qu’elle est loin ma petite légumineuse qui ne bougeait pas d’un poil dans son transat.
Aujourd’hui, elle se déplace en sautant et en chantant Mickey (ce foutu Mickey). Elle mange seule mais toujours salement. Elle marche, elle court, elle m’imite et c’est pas glorieux.
Elle joue, elle chante, elle rit.

Elle vit bien.

Et elle nous fait le show tous les jours, car en bonne petite fille qui se respecte, elle a besoin qu’on l’admire en tant que petite bonne femme et plus en tant que bébé.

Même si je continuerai de l’appeler « mon gros bébé » en lui proutant l’intérieur du cou.
Le temps joue en ma défaveur.

Hier, j’étendais le linge, et je l’entends derrière moi en train de s’extasier sur sa propre petite personne.
L’enfant est égocentrique.
La petite fille est pire.

« OOooooh, chuis beeeelle »
« OOOoooooh, è cholie Calepiotte »
« Ooooooh à Pincesse moi »

(Oui.
Je sais.)

Je me retourne et j’admire la scène de Clapiotte testant avec entrain mes soufis rembourrés !

 

What Else?

Et quand on est mort on revient quand?

N°1 est un angoissé. C’est sa nature, et sa naissance en catastrophe n’a rien aidé. Je l’ai porté en moi avec une multitude d’angoisses. Je l’ai hurlé quand on me l’a arraché. J’ai pensé le perdre. Je l’ai retrouvé. Nous avons tenté de renouer mais ça a été long, une chose c’était brisé à ce moment là.

Depuis ce jour, je vis avec le doute que tout ce bonheur peut m’être enlevé en un tintement de scalpel.

Et dans mon égoisme, j’ai transmis ces angoisses à mon fils.

Je crois.

Même si je pense aussi qu’il est à un âge où les questions se bousculent, entre rêve et réalité, je ne peux m’enlever de la tête qu’il est aussi comme ça à cause de moi.

Donc, depuis quelques semaines, dès qu’un truc le chiffonne, on y va de la bonne crise d’angoisse au moment de dormir.

Quand j’étais petite, je forcais ma mère à me dire « à demain ». Ca me tranquilisait, ma mère ne pouvait pas me dire à demain si elle pensait ne pas être là au petit matin. Pire, je me disais qu’au pire, si elle avait décidé de partir, ça la ferait culpabiliser.

N°1, dans un autre registre, m’appelle, pleure, tremble. Radical. On est obligé de se vautrer sur le canapé, et là, je lui fais cracher le morceau.

« Vous allez mourir? »
« Quand on meurt, on se réveille quand? »
« On meurt que vieux? »
« Les enfants peuvent mourir aussi? »

ARGH

Je ne peux pas lui mentir, c’est impossible de mentir à propos de la mort, cette fouine.

Pour l’instant, il ne fait ça que quand son papa sort et qu’on se retrouve tous les trois avec Clapiotte.

Je ne sais franchement pas comme lui répondre que par la vérité, et les livres qu’on trouve parlent en géléral du décès de Papy ou de Toto le vieux chien.

Je ne trouve rien qui soit adapté à mon sensible N°1 et qui parle de la mort, en soi, comme faisant partie de la vie quoi.

Si vous avez une expérience à ce sujet ou de bons livres illustrés, j’adorerai que vous veniez partager ici, pour m’aider un peu, mais surtout aider N°1 et peut etre plein d’autres petits angoissés…


Image

C’est cadeau!

Aller, c’est samedi et demain matin (ce soir pour les plus impatients), ça sera profusion de cadeaux.

Au cas où il te manque quelque chose, je t’ai fait une sélection de dernière minute, mais c’est pas dit que tu en trouve encore en rayon.

Un chien qui fait caca, et toi, tu ramasses!

Tire la bonne crotte de nez, sinon, le cerveau explose!

Avec pénis électronique

Une vocation?

Un nouveau souffle?

Lui réapprendre l’hygiène.

Un moment de rêve?

Bon, et pour vous, je donne de ma personne, j’ai mis ma tenue de lumière et je vous fais une petite danse de Noël, c’est ici:

http://fuldans.se/?v=nynxtljrnd

Je vous souhaite un beau moment en famille, entre amis, entre vous!

Et n’oubliez pas le petit commentaire qui va bien sous l’article des chaussures pour mon cadeau de Noël (aller, demain, c’est fini, promis)

JOYEUX NOËL

Ta mère en short sur le palier.

Moi, vois-tu, je suis trop une nana connectée.

Et depuis mi-novembre, je ne suis que joie tous les matins.

Ça a commencé quand un beau pompier est venu me vendre un calendrier tout moche et que je lui ai refilé 10 euros rien que parce qu’il avait de beaux abdos une bonne tête. J’avais pas regardé qui était derrière la porte quand ça a toqué, et j’ai ouvert alors que j’étais en tenue de combat.

Ma tenue de combat à 8h du matin, c’est mon pyjama, sous ses diverses formes.

Le caleçon de Tony avec un TShirt délavé, le bas de jogging détendu avec la robe de chambre de grossesse, les pantoufles dépareillées, les cheveux  brushés façon Samantha Fox, le reste de mascara mal démaquillé de la veille sous la paupière gauche… bref, un vrai plaisir pour les yeux, une Cranemou sur le palier à 8h.

Et pourtant, ça ne m’empêche pas, depuis un mois, d’ouvrir à mon facteur dans mon plus beau costume.

Quasi quotidiennement, depuis un mois, le facteur vient toquer à ma porte pour me livrer un cadeau. Pas de panique, hein, non, ce ne sont pas QUE des cadeaux du blog ou des concours! J’ai aussi et surtout fait mes courses de Noël sur le web mondial, capitale de la toupie Beyblade introuvable en magasin. Évidemment, les boutiques en lignes m’envoient les trucs un par un.

Je soupçonne le facteur d’aimer ça, en fait, et d’avoir fait un arrangement avec Amazon et consort pour pouvoir se moquer de moi chaque matin.

Je m’auto-proclame d’ailleurs « rayon de soleil du facteur de mon quartier ». Je suis sûre que grâce à moi, il a toujours une anecdote poilante (c’est le cas de le dire parfois) à raconter à la pause café avec les collègues (les facteurs ont ils une salle de pause?).

En fait, mon facteur est la seule personne vivante à avoir vu ma collection complète de pyjamas et à être témoin de mon manque de style et de ma négligence matinale.

Il va falloir qu’il disparaisse, je ne vois que ça.

Envoyer CV et L.M pour contrat sur tête.

Alors qu je pourrais faire un effort, je veux dire, 2 coups de ciseaux dans les rideaux de Tata Simone et voilà….

 

Aller voir des poissons? Je m’en fish!

J’aime pas les aquariums. Peut être parce qu’au fond, tout au fond de moi, j’ai un chouille les miquettes des trucs à écailles… Ou peut être (version plus écolo in love des animaux, call me Bardot), parce que j’aime pas voir des animaux enfermés, y compris des concombres de mer.

Et puis j’aime pas non plus cette sensation d’être écrasée, je suis proche de la crise de claustrophobie à chaque fois.

Oui, parce que malgré tout, je fréquente les aquariums… C’est un peu comme els gens qui vont au cirque alors qu’ils ont peur des clowns, à un moment dans ta vie, il se peut que tu sois parent, et du coup, il se peut qu’un dimanche, tu n’ai tellement plus d’idée qu’il faut bien te rendre à l’évidence: ça sera aquarium (ou tout autre truc que tu échangerai bien avec un aller simple à Kaboul).

A Lyon, on a un aquarium. Pas bien vieux et plutôt pas trop mal par rapport à ce que je m’attendais. Surtout au niveau du prix. Au moment de payer, tu hésites quand même 3 minutes à demander si à ce prix là, il y a un tunnel pour aller voir le spectacle des Orques et des dauphins à Marineland!

L’astuce du jour pour l’aquarium de Lyon (à voir pour les aquariums de votre ville, ça vaut le coup de chercher), c’est qu’en prenant un pass famille, on a payé dans les 33euros à 4… au lieu de 14 euros par tête, je te fais grâce du calcul de l’économie. (le pass famille est aussi en vente à l’aquarium directement mais à 42 euros, donc, on garde l’option internet sous le coude quand même).

Et donc, on a vu des poissons, des mâchoires de poissons de l’ère préhistorique, encore des poissons, on n’a pas perdu d’enfant, on n’a pas crié comme les 3/4 des parents encore plus claustro et donc plus énervés que moi. On a aussi vu des poissons très moches comme une silure trouvée dans le Rhône (pas la même qu’il y a quelques années lors de ma première visite, beaucoup plus petite celle ci, mais toujours aussi vilaine), on a vu des requins (pas des gros requins, mais des requins du genre qu’on ferait pas les fiers non plus si on devait se faire une petite brasse à côté).

Après tout ça, je n’ai toujours pas compris pourquoi certains adoraient ça, les aquariums, parce que moi, en plus de toutes les raisons précédemment citées, je m’ennuie GRAVE.

Non, je m’ennuyais. Parce que maintenant, de un j’ai deux enfants et toujours que deux yeux et deux bras, donc, c’est beaucoup plus sportif qu’avant, et de deux, je suis blogueuse, ce qui me donne ce privilège de prendre des photos partout, tout le temps, si je veux, y compris du moindre petit chewing gum collé sous la Louboutin d’une modeuse. Et puis, aussi, un peu, parce que les enfants, is adorent ça, les aquariums…

Poisson dans un bocal ou plutôt dans l’assiette par chez vous?