Archives de catégorie : Mais que fait la police?

Lettre à toi, coiffeur.

Cher coiffeur, ou apprenti ou même aspirant à l’art du cheveu l’Oréal style,

Sache que la vie d’une mère n’est pas tous les jours facile. Loin de là.
Sache que quand on a des enfants, nous sommes rarement lumineuses, nous manquons cruellement de sommeil et de moments « à nous », nous sommes régulièrement à fleur de peau, un peu comme si nous étions en periode prémenstruelle H-24.

Sache que la patience d’une mère est toute relative, que le besoin qu’une mère a de limiter le nombre de décibels dans des endroits clos est un labeur de chaque instant, que parfois, la mère est à deux doigts du Burn-Out mais qu’elle garde son sourire social qui dit que « non non, tout va bien pourquoi? ».

As-tu bien intégré ces derniers points? Vraiment?

Donc, alors, j’ai plusieurs questions à te soumettre. Prends ça comme une validation de ton diplôme, un truc qui pourrait te faire passer de coiffeur-visagiste à grand manitou de la gouffe. Prêt?

Pourquoi ne prêtes tu pas attention à notre besoin de NE PAS te tenir la discussion?
    Autant parfois, ça peut être amusant, mais souvent, je viens chez toi pour m’aérer 30 minutes, me vider la tête pendant que tu me ratiboises les pointes et je n’ai pas forcément envie de débattre de la dernière tendance que tente d’infliger Kate Moss au commun des mortels. Non. Je veux rien. Je veux pas parler. D’ailleurs, si possible, je ne veux pas non plus que les autres parlent. Je veux un salon où on entendrait seulement le « tchick-tchick » des ciseaux et le souffle des sèches-cheveux.

Pourquoi tu ne vois pas que LA, j’ai besoin de parler?
    Je sais que t’as pas fait des études de psycho, mais je pense tout de même que ça fait parti de ton boulot. Et là, tout de suite, quand j’entends la voisine de fauteuil se plaindre de la couleur de son dernier vernis à ongle, moi, ça me donne envie de lui montrer ce que c’est que la vraie vie, en me plaignant de la couleur et de l’odeur acide des selles de Clapiotte.

Pourquoi tu ne vois pas que là, je suis rentrée avec les larmes aux yeux, sans rendez-vous, parce que j’en pouvais plus de me prendre des légos sous la plante des pieds et que toi, le seul truc sympa que tu trouves à me dire c’est que j’ai « une sale mine Mme Cranemou aujourd’hui, ça va vous faire du bien une p’tite coupe, vous savez que Mme Schmolle a acheté le dernier vernis qu’à lancé Kate et que la couleur c’est pas tout à fait ça? ». Ta gueule. Désolée mais là, juste tais toi. Merci.

Pourquoi quand je te parle de mes enfants tu trouves ça charmant et que le jour où j’ose te les présenter pour tailler la jungle qui pousse sur leurs têtes, tu les trouves vachement moins mignons?
    Oui, je comprends, tu demandes à N°1 de tenir sa tête bien penchée mais il ne peut pas s’empêcher de se regarder dans la glace au cas où tu lui coupes sa mèche fétiche (que je te supplie de couper, d’ailleurs). Je t’ai parlé de la patience d’une mère?

Pourquoi quand je te dis qu’avec Clapiotte, ça va être un peu compliqué vu son aversion pour les ciseaux, tu me réponds que « mais siii, j’ai l’habitude » alors que tu n’as même pas un siège pour les enfants? Ah oui? je dois la prendre sur mes genoux? Vous voulez dire… euh… comme ça là, genre vous lui coupez les cheveux SUR moi? Ah… bon… euh… Ah bah elle hurle quand même. Voilà voilà.

Voilà coiffeur, moi, je viens pour prendre du bon temps et on me saoule de trucs qui sont à Hawaï de ma situation actuelle. Je viens faire ratiboiser les mômes et je vois que ça te fait souffrir et que tu trouves que quand même, ils pourraient être un peu plus calmes, pendant que moi, je me prends des suées à tenter de les divertir pour qu’ils arrêtent de geindre.

Et puis j’en ai une dernière, de question coiffeur:

Pourquoi quand je viens avec une photo de Meg Ryan à la grande époque où Jennifer Aniston tu tentes quand même le coup au lieux de me dire que non, là, ça va pas etre possible, j’ai pas du tout le même visage, sur moi ça sera moche, en fait?

 

Bon, en vrai de vrai dans ma vie, j’ai rencontré récemment LE coiffeur, dans son petit salon et qui m’écoute et me fait LA coupe qui me va, et qui souffle pas sur mes enfants, et qui a réussi l’exploit de couper les cheveux de Clapiotte sans que je l’entende pleurer… Bon, il lui manque plus que le siège surélevé spécial gnomes et je lui remets la médaille du mérite.
Si t’es à Lyon, Il est dans le 3ème (et son salon s’appelle Benjamin Chanal)… j’dis ça….

Petit à petit… on devient moins petit

J’ai commencé ce blog hier alors que j’étais enceinte d’une Clapiotte et je me réveille aujourd’hui avec ma trognasse de fille me prouvant qu’hier, c’est déjà demain (ouais, aujourd’hui, c’est philosophie).

Elle a poussé comme du lychens sur un mur humide: trop vite et sans que je m’en aperçoive.

Bon, si, je m’en suis aperçu, tout ce temps passé auprès d’elle, je me rends bien compte qu’elle est loin ma petite légumineuse qui ne bougeait pas d’un poil dans son transat.
Aujourd’hui, elle se déplace en sautant et en chantant Mickey (ce foutu Mickey). Elle mange seule mais toujours salement. Elle marche, elle court, elle m’imite et c’est pas glorieux.
Elle joue, elle chante, elle rit.

Elle vit bien.

Et elle nous fait le show tous les jours, car en bonne petite fille qui se respecte, elle a besoin qu’on l’admire en tant que petite bonne femme et plus en tant que bébé.

Même si je continuerai de l’appeler « mon gros bébé » en lui proutant l’intérieur du cou.
Le temps joue en ma défaveur.

Hier, j’étendais le linge, et je l’entends derrière moi en train de s’extasier sur sa propre petite personne.
L’enfant est égocentrique.
La petite fille est pire.

« OOooooh, chuis beeeelle »
« OOOoooooh, è cholie Calepiotte »
« Ooooooh à Pincesse moi »

(Oui.
Je sais.)

Je me retourne et j’admire la scène de Clapiotte testant avec entrain mes soufis rembourrés !

 

What Else?

Et quand on est mort on revient quand?

N°1 est un angoissé. C’est sa nature, et sa naissance en catastrophe n’a rien aidé. Je l’ai porté en moi avec une multitude d’angoisses. Je l’ai hurlé quand on me l’a arraché. J’ai pensé le perdre. Je l’ai retrouvé. Nous avons tenté de renouer mais ça a été long, une chose c’était brisé à ce moment là.

Depuis ce jour, je vis avec le doute que tout ce bonheur peut m’être enlevé en un tintement de scalpel.

Et dans mon égoisme, j’ai transmis ces angoisses à mon fils.

Je crois.

Même si je pense aussi qu’il est à un âge où les questions se bousculent, entre rêve et réalité, je ne peux m’enlever de la tête qu’il est aussi comme ça à cause de moi.

Donc, depuis quelques semaines, dès qu’un truc le chiffonne, on y va de la bonne crise d’angoisse au moment de dormir.

Quand j’étais petite, je forcais ma mère à me dire « à demain ». Ca me tranquilisait, ma mère ne pouvait pas me dire à demain si elle pensait ne pas être là au petit matin. Pire, je me disais qu’au pire, si elle avait décidé de partir, ça la ferait culpabiliser.

N°1, dans un autre registre, m’appelle, pleure, tremble. Radical. On est obligé de se vautrer sur le canapé, et là, je lui fais cracher le morceau.

« Vous allez mourir? »
« Quand on meurt, on se réveille quand? »
« On meurt que vieux? »
« Les enfants peuvent mourir aussi? »

ARGH

Je ne peux pas lui mentir, c’est impossible de mentir à propos de la mort, cette fouine.

Pour l’instant, il ne fait ça que quand son papa sort et qu’on se retrouve tous les trois avec Clapiotte.

Je ne sais franchement pas comme lui répondre que par la vérité, et les livres qu’on trouve parlent en géléral du décès de Papy ou de Toto le vieux chien.

Je ne trouve rien qui soit adapté à mon sensible N°1 et qui parle de la mort, en soi, comme faisant partie de la vie quoi.

Si vous avez une expérience à ce sujet ou de bons livres illustrés, j’adorerai que vous veniez partager ici, pour m’aider un peu, mais surtout aider N°1 et peut etre plein d’autres petits angoissés…


Image

Banzaï

6 Janvier.

Jusque là, tout va bien, nous commençons à digérer entièrement le surplus de gras ingurgité ces quinze derniers jours et nous passons des nuits correctes afin de nous remettre petit à petit sur le chemin de la vraie vie, entamant la nouvelle année un peu timidement, mais de plus en plus activement (on y croit).

Cette nuit là, Clapiotte a émis quelques sons. Des sortes de mini-râles dans son sommeil. je me suis levée, ai rallumer la veilleuse, l’ai remise bien en place, lui ai calé ses doudous… et suis partie me recoucher. RAS.

7h30: Tony vient dans la chambre pour me dire que Clapiotte a un œil « un peu » bizarre. Effectivement, sa paupière inférieure est toute gonflée. J’entends un gros « BAM! » dans la pièce d’à côté.

« Put** regarde moi ça, je viens d’éclater… UN MOUSTIQUE! Dans la chambre de Clapiotte »

Un moustique?

Le 6 janvier, donc.

Tout va bien.

Ceci dit, c’est rassurant (tout est relatif) concernant l’œil de Clapiotte. Une cuillère d’antihistaminique, de la pommade anti-gratte et ça ira mieux ce soir, on va dire.

Je l’emmène à la crèche. Stupéfaction de l’assistance, foule en délire.

« Mais qu’est ce que c’est que ça? Mais c’est pas possible? Un moustique? Mais non, ça doit être une araignée! Mais emmenez là chez le pédiatre! »

Ouais, bon, on se calme, hein, c’est bien un moustique, et tout va bien se passer, faut arrêtez le délire quand même, elle va pas faire un œdème 10heures après! Et puis appelez moi si vraiment vous pensez que ça empire.

(Tous les moyens sont-ils bons pour se débarrasser de ma fille qui est légèrement turbulente à la crèche?)

Pas d’appel.

En fin d’après-midi, je vais la chercher. Je retrouve ma fille enflée comme un soufflé. Mouais, je vois que c’est pas la panique dans cette crèche tout de même. En sortant, par récaution (et parce qu’on est vendredi, veille de WEEK-END évidemment, je passe par la case pédiatre (j(aime pas avoir tord, si vous saviez) histoire de voir ce que je peux donner.

Pas de panique, on me dit. Ca ne peut pas être pire.
Soit.

Le lendemain matin, j’ai le sosie de Juanita Solis qui se lève. Elle n’a pas l’air de souffrir, ce qui est plutôt bien, mais je ne comprends pas bien comment elle fait pour voir quelque chose avec ses yeux mi-clos.

C’est horrible.

Ma fille est hideuse. Elle ressemble à Coluche dans Banzaï. En pire. Mais surtout parce que c’est ma fille.

Urgences.

« Mais pourquoi vous ne mettez pas de prises anti-moustiques chez vous? »
Genre.
Genre, je vais penser à mettre une prise anti-moustiques en plein mois de janvier, en France, alors qu’à priori, hein, les moustiques, à cette époque, ils pioncent.

Sauf un.

Un qui a dû se réveiller en se disant »J’ai une de ces dalles moi! » et en trouvant une Clapiotte bien juteuse.

Un qui avait la pêche de celui qui a dormi 3 mois d’affilé et qui a injecté 12 litres (au moins) de sa salive dégueu dans la peau de ma fille.

Fille qui a une peau réactive, mais bon, là, tout de même, c’était assez inattendu!

Bon, évidemment, tout est rentré dans l’ordre, à priori, nous avons tué le moustique-bionique et Clapiotte a dégonflé comme un ballon crevé.

Maintenant, elle est juste pleine de boutons et deux beaux coquards sous les yeux. Et NON! bordel, c’est pas la rougeole! Ni de la maltraitance! Et puis ce qui compte, de toute façon, c’est la beauté intérieure, on a dit!

(je vous jure qu’aujourd’hui ça va mieux!)

perdre son temps, leçon N°1: à la mairie

En cette rentrée 2012, je me suis longuement creusée la tête pour savoir ce que j’allais bien faire pour qu’elle ne soit pas totalement identique à 2011. Et là, éclair de génie, je me suis dit « tiens, je vais tenter de perdre du temps de vie en testant les façons les plus idiotes de le faire ».

Et donc, d’un pas léger, je me suis rendue à la mairie de mon arrondissement. Je ne pensais pas atteindre mon but de façon aussi éreintante, finalement, comme quoi, on arrive encore à avoir des surprises, même dans la fonction publique.

Me voici donc à 9h30 dans le café en face de la mairie, en pleine concentration pour bien remplir les petites cases des demandes de passeport et cartes d’identité  et faire des petits tas des bons papiers qui vont dans les bons dossiers. Trois passeports et une carte d’identité, j’aime le risque.

A la mairie, je suis confiante, j’ai tout, je ne vois pas comment je vais pouvoir me faire recaler.

« Il faut prendre un ticket »

Ok, je prends un ticket, je ne suis pas contrariante comme fille.

Je prends même place sur les petites chaise en rang d’oignon placées devant les bureaux. Bureaux qui sont vides pour les 2/3, en constatant qu’à 10h59, c’est la pause Rochers Suchard au niveau des archives, lettre F.

11h30, en trente minutes, j’ai eu le temps de presque comprendre que jamais je ne saisirai le système d’ordre des tickets. J’ai le numéro 607, je suis toujours assise sur ma chaise, pendant que les numéros 578, 124 et 608 sont déjà passés devant moi. A ce moment là, j’ai perdu toute foi en la logique, et je tente de m’informer si il y a une distribution de sandwichs ou éventuellement, si on ne voudrait pas me refiler un Rocher Suchard, histoire que mon ventre arrête de faire plus de bruit que Maryse et Pauline qui parle de l’agrafeuse et du préposé aux fournitures.

N°607 Bureau J.

Chouette, c’est moi!

« Bonjour! Je viens pour faire faire des passeports et un renouvellement de carte d’identité »

« Des passeports pour qui? »

« Des passeports pour moi et mes deux enfants »

« Ils sont où vos enfants? »

« Ok, donc, je la refais: Bonjour, je viens renouveler MON passeport, Ma carte d’identité et prendre rendez-vous pour faire les passeports de MES enfants, AVEC mes enfants, call me boulet »

Ça ne l’a pas fait rire. Même pas un petit rictus, rien. J’ai l’impression d’être Jean Roucas.

« Donc, vous voulez un nouveau passeport »

« Voilà ».
Il se saisit de mon dossier, regarde avec application tous les documents que j’y ai joint.

Je commence à publier des statuts facebook pour tuer le temps, me carrant bien profond mes principes de politesse.

A un moment, il prend mes photos d’identité, en cale une dans une sorte de grosse perforatrice et se concentre.

4 minutes. 4 foutues minutes pour couper une photos dans un truc déjà calibré. J’en ai spasme.

« Vous avez 86 euros de timbres fiscaux? »

(Voix Triomphante) « Les voici »

Évidement, au bureau de tabac, ils n’avait plus de timbres de cinq euros, donc, c’est deux fois 30, deux fois 10 et 6 timbres à un euros. Soit 10 timbres. Quand j’ai vu  le temps que mon super pote mettait à découper UN timbre, j’ai commencé à passer en revue toutes les techniques possibles pour faire passer son meurtre pour un accident. Quand il sorti son tube de colle Uhu taille XXL de sa trousse  d’écolier minuscule après bien 30 secondes de recherches poussées digne des fouilles d’une grotte préhistorique, j’ai longuement scruté mes mains en pensant y voir apparaitre des tâches de vieillesse. Je voudrais me taillader les veines avec ses ciseaux à bouts ronds. Aussi.

Après une attente interminable et des tentatives de plus en plus vaines de ne pas sombrer dans le coma, le Monsieur s’exclame:
« Et voilà! »

1h30 pour accomplir une tâche à laquelle il est confronté TOUS les jours, plusieurs fois par jour et sans m’adresser la parole (puisqu’en bonne fille, j’avais bien pris tous les documents… sauf mes enfants, oui, je sais).

J’ai hésité à lui demander pour la carte d’identité, et puis bon, comme j’étais là et que j’avais marqué la chaise à vie de la trace de mes fesses, je me sentais un peu comme chez moi.

Je n’ai VRAIMENT pas hâte d’y retourner avec les enfants.

Alors, de cette expérience, plusieurs choses: ces gens là sont-ils comme ça dans leur vraie vie, en dehors de leur travail? Est-ce seulement possible d’imaginer coller 10 timbres en 15 minutes? Est ce qu’ils deviennent comme ça à force de faire un boulot morne en présence de gens qui font passer Dukan pour un intellectuel(et pas que les collègues, j’ai croisé quelques spécimens de bons citoyens franchement gratinés)?

Punaise, moi qui me chercherait bien une planque niveau boulot, je ne pourrais même pas faire celui là, j’exploserai les quotas, ça serait pas possible….

 

Note: Je suis désolée si certains bossent en mairie ou peu importe l’administraion publique. Evidemment, je ne souhaite pas croire que TOUS les fonctionnaires sont comme ça. Peut-être que je suis tombée sur un cas, mais étant donné que plusieurs de ses collègues sont venus lui poser des questions auxquelles même moi je pouvais répondre, je me dis que quelque part, il y a un soucis, non?

Santa Vs. Jesus

Je m’étais jurée de ne jamais parler de religion sur le blog. Et puis là, je n’y résiste pas.

D’abord, parce que c’est d’actualité, je veux dire, bon, Noël, le Gros Barbu et son traineau, il est tellement large de la ceinture qu’on en oublierait presque l’histoire de la naissance d’un enfant miracle au milieu de trois chèvres, d’une vache et de deux fagots de foin. Des deux histoires, je me dis que vraiment, l’être humain est rempli d’imagination.

Là n’est pas la question, j’ai réussi à redoubler le catéchisme, ce n’est donc pas moi qui vais réussir à faire un cours sur l’histoire de Bethléem.

Ni mes enfants, visiblement.

N°1, dans la chambre de ma grand-mère, regarde au dessus du lit le petit crucifix.

« Wah! Maman! Je peux en avoir un pareil de bonhomme qui fait du surf? »

Je pense qu’on va en rester au Père Noël encore, hein.

(ouais, aucun lien, mais c’est plus fun qu’un crucifix)

Je vous souhaite de belles fêtes, je ne serais certainement pas trop là ces deux prochains jours, plein de belles choses en famille ou non, gavage en règle et crise de foie.
On se retrouve lundi pour compter nos cadeaux?

Et si jamais vous n’avez pas encore fait votre B.A de fin d’année pur moi, je veux bien votre aide avec un petit commentaire sous cet article là: https://www.cranemou.com/2011/12/etre-mere-vu-den-bas/ c’est pour gagner des chaussuuuuures!!! (plus de chaussures sous le sapin= plus de cadeaux? qui sait?) Merci beaucoup à tous ceux qui ont déjà poster et à tous ceux qui vont le faire,. Mille fois!

Belles fêtes!

A la guerre comme à la guerre!

Cette semaine, dernière ligne droite avant de refermer le porte-feuille et de pleurer sur notre boulimie d’achats compulsifs en faveur de nos bambins.

N°1 avait une liste assez raisonnable cette année. Mais évidemment, sur les 5-6 jouets qu’il avait choisi, il y en avait 2 introuvables si on n’avait pas anticipé l’achat 3 mois à l’avance (anti quoi?).

J’en ai trouvé un sur les deux, mais le deuxième, encore une histoire de Toupies Beyblade introuvables avec une arène à fond inter-changeable (ouais, je suis calée maintenant, je vais bientôt être embauchée comme représentante chez Hasbro), impossible. Même sur le net, ils affichent la bête à deux fois son prix, des fois qu’on aime tellement nos marmots qu’on serait capable de vendre notre plèvre pour lui offrir une bassine en plastique moulée (oui, car finalement, c’est de ça, dont on parle).

J’ai appelé les magasins de jouets, y suis allée, car il « en reste un peu Madame », mais à chaque fois, le néant, ils avaient été dévalisés.

J’ai même tenté de reléguer la tâche au parrain de N°1 qui habite dans la calvados (la région, pas le verre de tonton Michel), tellement je suis traitresse et que je voulais lâcher l’affaire.

Mais même au pays du crachin, il n’y avait plus rien.

On a donc tous renoncé. C’est pas comme si c’était vital, non plus.

Et hier, alors que je me balade dans le centre commercial (le verbe balader n’est là que pour vous faire rêver, en vrai, je cherchais désespérément le dernier cadeau du beau-père au milieu d’une foule de clients à cran qui commençaient tout juste leurs emplettes de Noël (les gens sont fous)). N°1 me désigne évidemment le magasin de jouet, pour lui faire plaisir et étouffer un peu, on y va. Là, deux énormes bacs remplis de toupies. N)1 plonge dedans d’un air extatique, pendant que je fais le vœu de mourir sur place.

Perdu dans mes rêves de pendaison par corde à sauter, une dame me dépose une boite entre les mains et s’en va. Super. On me prend pour une vendeuse.

Une cliente tente immédiatement de me retirer le paquet des mains : »je le veux ».

Sortant de ma torpeur, je regarde de quoi il retourne. Là, dans mes mains, LE Graal de Noël. Mes doigts se resserrent sur la boite alors que la cliente continue de tirer dessus.

« Mais madame, je prends cette boite, arrêtez de tirer dessus »

(les yeux révulsés) « Nonnn, je le veux! Vous l’avez trouvé où? »

Je n’ai pas su quoi répondre. Effectivement, il n’y en a nul part dans la boutique. Lui dire que le Dieu Beyblade m’avait souri en m’obligeant à délester la première cliente n’allait pas être crédible. Je suis juste partie avec mon paquet sous le bras, me disant que tout de même, les gens sont fous, pour un jouet, avec le sourire odieux d’avoir vaincu sur le visage.

Tout ça pour que mon fils ait un jour cette tronche de demeuré….

Ta mère en short sur le palier.

Moi, vois-tu, je suis trop une nana connectée.

Et depuis mi-novembre, je ne suis que joie tous les matins.

Ça a commencé quand un beau pompier est venu me vendre un calendrier tout moche et que je lui ai refilé 10 euros rien que parce qu’il avait de beaux abdos une bonne tête. J’avais pas regardé qui était derrière la porte quand ça a toqué, et j’ai ouvert alors que j’étais en tenue de combat.

Ma tenue de combat à 8h du matin, c’est mon pyjama, sous ses diverses formes.

Le caleçon de Tony avec un TShirt délavé, le bas de jogging détendu avec la robe de chambre de grossesse, les pantoufles dépareillées, les cheveux  brushés façon Samantha Fox, le reste de mascara mal démaquillé de la veille sous la paupière gauche… bref, un vrai plaisir pour les yeux, une Cranemou sur le palier à 8h.

Et pourtant, ça ne m’empêche pas, depuis un mois, d’ouvrir à mon facteur dans mon plus beau costume.

Quasi quotidiennement, depuis un mois, le facteur vient toquer à ma porte pour me livrer un cadeau. Pas de panique, hein, non, ce ne sont pas QUE des cadeaux du blog ou des concours! J’ai aussi et surtout fait mes courses de Noël sur le web mondial, capitale de la toupie Beyblade introuvable en magasin. Évidemment, les boutiques en lignes m’envoient les trucs un par un.

Je soupçonne le facteur d’aimer ça, en fait, et d’avoir fait un arrangement avec Amazon et consort pour pouvoir se moquer de moi chaque matin.

Je m’auto-proclame d’ailleurs « rayon de soleil du facteur de mon quartier ». Je suis sûre que grâce à moi, il a toujours une anecdote poilante (c’est le cas de le dire parfois) à raconter à la pause café avec les collègues (les facteurs ont ils une salle de pause?).

En fait, mon facteur est la seule personne vivante à avoir vu ma collection complète de pyjamas et à être témoin de mon manque de style et de ma négligence matinale.

Il va falloir qu’il disparaisse, je ne vois que ça.

Envoyer CV et L.M pour contrat sur tête.

Alors qu je pourrais faire un effort, je veux dire, 2 coups de ciseaux dans les rideaux de Tata Simone et voilà….

 

Gui Mauve et son bonheur en boite.

Aujourd’hui, pas de concours, tiens, ça vous fera les pieds un peu. D’ailleurs, je tenais à dire que je me suis légèrement laissée prendre dans le tourbillon, mais qu’on ne m’y reprendra plus, j’ai un peu perdu les renes alors que je suis chez moi, c’est tout de même fou!

En fait, si, tiens, aujourd’hui, c’est cadeau, c’est distribution de barres de bonheur.

Du bonheur parce qu’on n’en a jamais assez, parce que je lis trop de choses remplies d’amertumes et que je veux juste m’amuser et rire de la vie.

Du bonheur parce que je suis partie deux jours respirer ailleurs, loin des miens pour mieux les retrouver et apprécier une vie simple et légère.

Du bonheur parce que ça me va mieux au teint que l’angoisse.

Du bonheur parce que c’est bien après ça que tout le monde court.

Le soucis quand on parle du bonheur, c’est qu’on devient cul-cul. Et je suis pas cul-cul. Sauf quand je tente de parler de bonheur (cqfd).

Juste parce que je suis systématiquement dans l’opposition, je voulais un billet écœurant plein de barbapapa pour contrecarrer les polémiques vaseuses, les petites croisades futiles et les gérémiades sans fin sur lesquelles je tombe.

On respire un bon coup, on se regarde et on se dit que finalement, la vie est belle, forcément quelque part.

Et je prends le parti d’y croire coûte que coûte. Je vous en fais profiter, mais demain, je reviens pour dire à quel point mes enfants ont des gènes de Belzébuth.

Parce qu’il faut pas déconner non plus.

Ayons le courage d’être heureux, cultivons notre plaisir et laissons nous le temps d’apprécier.

Récemment, à Paris, ville réputée pour abriter un condensé de gens tirant la tronches, j’ai levé la tête dans le métro. Dans la cohue de têtes baissése et oreilles vissées à des casques, certains faisaient comme moi. Et nous nous sommes souris.

Oui, prenez moi pour une illuminée, mais je pense que nous avons tous besoin de ça en ce moment. Fin de l’ambiance morose. Serieusement, à quoi ça sert de se morfondre? Se faire plaindre par dautres gens qui se plaignent, personne ne s’écoute plus, c’est stérile et sans fin.

J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé.

(Voltaire)

Viens, je t’emmène!

 

Casse Toi Murphy!

J’ai stressée pendant 15 jours en pensant à l’opération de N°1.

Résultat: je tombe malade, histoire de faire un truc intelligent.

L’opération s’est bien passée.

Mais N°1 réagit plutôt mal à l’anesthésie générale.

Résultat, deux nuits assez agitées. Mes cernes commencent à se creuser.

L’ORL me prévient qu’une petite fièvre est possible en post-opératoire.

N°1 déclare un beau 40 le soir même.

Résultat: Tony se tape les urgences, qui le renvoient dans une maison de garde, qui le renvoient vers d’autres urgences, qui lui annoncent 4heures d’attente.

Résultats bis: une infirmière prend la température de N°1 qui a 38 et Tony décide de rentrer plutôt que d’attendre.

Le lendemain, N°1 a toujours 40. L’ORL préfère que j’aille voir la pédiatre qui peste contre l’ORL mais voit quand même N°1.

Résultat: streptocoque dans la gorge. Antibios façon gavage. J’ai 108 ans et des fosses sous les paupières inférieures.

Les antibios font effet rapidement, N°1 passe une nuit normale.

Résultat: Clapiotte décide que c’est le bon moment pour déclarer une pharyngite aigüe et tousse toute la nuit. Au petit matin, je vois trouble, je pense que mes yeux sont collés en fait.

Lundi, on s’en sort pas mal.

Une pause. C’est louche.

Ah non, je fais les courses à Carrefour et ces enflures annoncent des réductions sur des articles alors que ce ne sont pas les bons articles (je me comprends)(je m’en vais leur écrire un courrier à eux, ils tombent vraiment au mauvais moment pour me faire ce genre de coups, ils vont pas comprendre). Je demande à me faire livrer.

On me livre.

A 21heure.

Avec un sac rempli de jus d’orange: bouteille éclatée.

Résultat: du jus d’orange dans les pâtes, du jus d’orange sur le parquet, du jus d’orange sur mes fringues, du jus d’orange sur le pain de mie. Je pleure du jus d’orange. Je nettoie des yaourts. J’ai 127 ans.

Mardi, je trouve que quand même, je mérite un bon café.

Résultat: coup de fil de l’école. J’ai 142 ans. N°1 vient de rentrer de plein fouet dans la tête d’un copain, il faut venir. Il faut même l’emmener aux urgences « pour être sûrs ». N°1 en a un peu marre des hôpitaux de Lyon, même si il a dorénavant un Fast Pass V.I.P et une chambre à son nom à l’Hôpital Mère-Enfant. Mais ça va.

Aujourd’hui, on n’est pas sûr d’aller au tennis. On va peut être rester à la maison… tranquille… en attendant qu’un machine à laver inonde la salle de bain ou que je me fasse une entorse sur un Playmobil.

J’ai joué au Loto, aussi, on sait jamais!

Avec un peu de chance, je vais gagné et faire une crise cardiaque. Sinon, je me paierai un pace-maker.

 

EDIT: j’ai oublié de dire que deux colis avec les cadeaux de NOël sont indiqués livrés alors que je n’ai rien reçu. Sûrement un vol. Je n’ai plus eu trop de doute quand j’ai reçu la carte de ma grand-mère avec le chèque des enfants pour Noël… complètement éventrée et déchirée…

EDIT du 7/12: j’ai pas gagné au Loto bordel!