Archives de catégorie : Mais que fait la police?

Je suis parent accompagnateur, ou comment j’ai ripé en disant « oui »

Tous les lundi matin, les deux classes de CP vont à la piscine.
Tous les lundi matin, il y a chorale.
Tous les lundi matin, N°1 est dispensé de piscine à cause de ses diabolos.
Et tous les lundi matin, à cause de la chorale, on ne fait pas de grasse matinée, on l’emmène à l’école pour 3/4 d’heure et je le récupère quand tout ce joli petit monde joyeux et enjoué part pour un bain commun de 1h30.
Sans nous.
Et à vrai dire, c’est chouette d’avoir quelques heures de plus avec N°1 le jour de congé de Tony.

Et puis quand même, N°1 était triste d’entendre ses copains parler de comment ils avaient sauté, nagé, plongé et comment Louis-Gérard avait failli se noyer.
Il avait ce sentiment de rater quelque chose.
Pauvre enfant.

Par mon incroyable bonté et générosité hors du commun, j’ai eu une idée lumineuse, comme tant d’autres, d’ailleurs, qui ponctuent ma vie de mère: « on va les accompagner, comme ça, tu verras ce qu’ils font, tu seras avec eux ».

A ce moment là, j’étais élue meilleure mère du monde (dans un monde de Pokémons). Quand j’en ai parlé à la maitresse, elle a immédiatement construit un lieu de culte en mon nom dans la cours de récré.

Me voilà donc de retour le lundi devant l’école, après avoir attendu 45 minutes en me posant une seule question « pourquoi? ».

FEU!

Tous les participants sont en rang d’oignon, deux par deux, plus ou moins la main dans la main.
Tout le monde me regarde avec cette insistance qui met tellement à l’aise parce que « mais t’es qui TOI? »

Nous sommes 5 adultes pour un peu moins d’une soixantaine d’enfants. On me dit que c’est beaucoup par rapport à d’habitude, je trouve qu’on n’est jamais trop. On sait jamais, des fois qu’un de nous craque en route.

Le chemin me parait long.
Je ne sais pas où me mettre quand on traverse une rue (et on en traverse, des rues), je ne sais pas si j’ai le droit de frapper celui qui me marche sur mon talon tous les 11 pas en ricanant bêtement (je m’abstiens, donc), je ne sais pas si la ficelle qui est dans mon sac pourrait servir éventuellement à les ligoter les uns avec les autres pour être certaine qu’on n’en perde pas en cours de route (mais je pense qu’elle est malheureusement trop courte). Quoique, peut être que ça arrangerait certains parents. Sait-on jamais, on n’a pas regardé si certains avaient laissé des suppliques dans le cahier de liaison.

Arrivés à la piscine, je sens que faire parent accompagnant plus d’un mois et demi après le début de l’activité, c’est vraiment intelligent. Tout le monde est rôdé. Les filles d’un côté, les garçons de l’autre, on m’envoie chez les garçons.

Le vestiaire sent un mélange de pieds d’enfants et de chlore.
Le vestiaire résonne comme une baffle à un concert de Hard Metal.
Le vestiaire me fait grésiller les yeux tant ça bouge comme dans une fourmilière. Une vague impression qu’ils se sont démultipliés alors qu’ils n’ont même pas touché l’eau encore…. Des Gremlins en pire.

Action-réaction, mon rôle étant d’aider un peu, je me reprends.

On sent qu’on en n’est pas tous au même point niveau autonomie et motricité fine, hein.

Je me concentre sur ceux qui regarde le plafond, une goutte de salive commençant à faire son chemin sur le menton du rêveur de la lune.

« Aller, les gars on y va Go Go Goooo »
Tu vois le coach de Rocky? je suis pire.

« Enlève tes chaussettes c’est mieux! », « tu te baignes avec tes lunettes? » « mais pourquoi t’as gardé ton slip sous le maillot? » « Attends, viens là, je vais déjà commencer par t’enlever ton manteau ».

Les habits volent dans tous les sens dans un joyeux bordel. Ça crie, ça joue, je me prends une chaussette en boule (de la veille, vu l’odeur)(nan parce qu’il n’est pas 10h quand même) dans le nez.

Je mets environ 143 bonnets de bain sur des têtes en tâchant de ne pas crever d’yeux, ni d’arracher des cheveux, ni de plier des oreilles en deux dedans.

30 petits cotons tiges trottinent en dehors du vestiaire derrière l’instit, me laissant là, avec une impression d’être passée dans une centrifugeuse.


Quel que soit ton choix, tu seras ridicule, cherche pas.

Le spectacle est désolant, à aucun moment je n’ai pensé à gérer les habits, privilégiant la préparation des enfants. Des chaussettes de toutes les couleurs, des slips dans des chaussures et des chaussures dans des poches de manteaux.
Je tente un début d’organisation, me préparant au pire pour l’étape inverse.

Nous ne pouvons pas regarder les enfants de trop près. Le maitre nageur veille, des fois qu’on fasse des photos compromettantes d’enfants paniqués au milieu du bassin ou de batailles de frites géantes, sans parler de ceux mimant un sexe géant avec les mêmes frites (ils ont 6 ans et demi, en même temps) (qui a dit « Tony aurait fait pareil? »).


©Gregor Collienne

Je taille une bavette avec les deux autres accompagnateurs, le temps passe et l’heure de la fin approche.

Je prends ma respiration, je regarde l’instit partageant mon vestiaire qui me sourit en me disant « abnégation, sinon, on est cuit » dans un sourire de compassion.

Je cherche les chaussettes, les slips, je remets 120 TShirts dans le bon sens, je fais un Mémory géant avec des chaussures, je sauve une paire de lunette d’une fin atroce sous une basket lumineuse.
Je ferme 128 fermetures éclairs et le double de boutons. Je bénis les parents qui laissent leurs enfants se débrouiller tout seuls. Je fais mine d’avoir de l’humour quand l’un d’entre eux lâche un pet énormissime.

En sortant, je me retourne sur le vestiaire. Vide. Semblant lui aussi souffler après tant de maltraitance.

Sur le chemin du retour, l’entrain du matin s’est évanoui, les enfants trainent la patte, l’œil cerné, le cheveu gouttant encore.
Je ne sais même pas si je ne les préfère pas plus vivants, finalement.

On y retourne la semaine prochaine maman? c’était trop bien!
Je vais réfléchir, je reviens.

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Un petit clic de soutien si vous voulez bien c’est toujours là:  Vote Cranemou (jusqu’au 15/04)
(Je laisse dans la colonne de droite les deux liens, j’oublie souvent d’en reparler en fin d’article. Merci d’avance!)

 

Faire avec ou se battre contre, mes kilos, j’en fais quoi?

2 ans et des brouettes que Clapiotte a déboulé chez nous. Presque 3 ans qu’elle avait commencé le ravalement de façade de mon corps.
Ce corps qui était redevenu mien suite à des efforts après l’arrivée de N°1. Bien deux ans après son arrivé, 3 ans même, puisque le mariage a amplifié la motivation à ce moment là.
Finalement, je en devrais pas me plaindre, je n’ai pas fini ma « peine » à priori…

Je ne sais pas vous (les mamans, parce que les mecs et ceux qui n’ont pas la joie d’avoir tenter l’expérience de la dilatation à 10, pour l’instant, vous ne pouvez pas vraiment en vouloir à votre Sécotine de vous avoir foutu votre corps en vrac), mais j’ai vraiment du mal avec ces kilos en trop.

Je en suis pas non plus au bout du rouleau, mais je ne supporte pas ce corps que je me traine. Je ne l’aime aps. Il n’est pas mien et j’ai beau me dire qu’il ne sera plus le même, je ne peux y renoncer. Paradoxalement, je ne fais pas spécialement de régime et je me suis fâchée avec le sport depuis mes dernières courbatures en mai 2002.

Mais de quoi se plaint-elle alors, si en plus elle ne fait pas l’effort?

Je me plains que quand on signe pour un bébé, on ne se rend pas compte qu’après, la fatigue, la lassitude, la flemme, seront nos nouveaux meilleurs amis. Et qu’avec ça comme potes, on risque pas d’avoir envie de danser la Zumba sur le canapé.
Je me plains que ces kilos en trop, ils font que je suis mal à l’aise avec mon corps, que je me cache comme je peux ou quand je ne le fais pas, je fais un effort surhumain pour oublié à quel point je me déplais.

Certains se moqueront en me faisant remarquer que je n’ai pas grand chose à perdre et donc, pas de quoi me plaindre. Mais je pars du principe que j’ai autant le droit d’être mal à l’aise qu’une autre, quel que soit la différence de tour de taille, parce que le complexe reste le même et les problèmes psychologiques qui y sont liés aussi, malgré tout.

MAIS, voilà, je ne perds rien, je fais des efforts et je remange un BigMac derrière, je ne me raisonne que par spasmes et pour la moindre contrariété, je fais n’importe quoi, mettant en l’air mes bonnes résolutions pour les reprendre dix jours plus tard.

Est-ce que je ne devrais pas me faire une raison et me dire que la cuisse fuselée, je la laisse volontiers aux filles des magazines? Ou est ce que je me fais claquer un élastique sur le bout des doigts dès que mon estomac (mais non c’est aps dans ma tête) a une subite envie de chocolat cuit dans la graisse d’oie? Comment retrouver une vraie motivation ou comment accepter une bonne fois pour toute de changer la taille de mes maillots de bain? Chez vous, ça c’est passé comment? (ou pas passé)


Donc, pour Dubaï, ça va faire juste pour ressembler à ça….
(faudrait d’ailleurs que je m’achète des nichons aussi)
(à quel moment on s’avoue que ça va pas/plus être possible?)

Merci d’avance!

Bas les pattes!

Ca faisait longtemps que j’avais oublié  cette petite chose capable de m’agacer au plus haut point.
Un truc que je n’ai jamais compris. Un truc qui a dû arriver à toutes les mamans de ce monde, au moins une fois, même aux plus antipathiques d’entre nous.

Le « touche moi c’gosse comme il est beau ».

Ce jeu est un sport national. Très pratiqué par la gente féminine de plus de 55 ans, elle se démocratise chaque jour un peu plus pour atteindre les hommes et les plus jeunes.

Normalement, il se pratique beaucoup sur la femme enceinte et sur le nourrisson et les concurrents s’essoufflent quand l’enfant grandit (et se met à grogner). Mais depuis quelques jours, j’ai remarqué que certains reprenaient du poil de la bête et accouraient vers Clapiotte pour leur mettre leurs grosses paluches sur le visage ou lui ébouriffer les cheveux… Mais que leur arrivent-ils?

J’ai déjà supporter 2×9 mois de mains inconnues sur mon ventre, malgré mes grimaces, mes tentatives d’esquives et mes pas chassés. Rien n’y a fait, les mains souvent frippées venaient agripper ma peau tendue, me disant que c’était l’ miracle de la vie. pour moi, c’était surtout le miracle du sans-gêne. je n’aime pas qu’on me touche physiquement, alors encore moins quand ce sont des inconnu(e)s qui se sont passés les mots.

J’ai supporter, mais beaucoup moins sereinement, quand les inconnus venaient mettre leur tête dans la nacelle de la poussette, sous la capote, pour bien le voir de très près, ce bébé tout neuf et lui postillonner dessus avec de la salive inconnue et son sourire plein de dents à moitié déchaussés. La vie d’un nourrisson, c’est pire que Koh Lanta.

Du coup, j’ai beaucoup porté Clapiotte, surtout l’hiver, bien emmitouflée dans mon écharpe, contre moi. Et bien non! Même caché, les participants sont très forts, ils te repèrent à dix kilomètres et viennent te retirer le pans qui recouvrait la tête du Scotch parce que « faites moi voir cette jolie frimousse là, que c’est mignon, hein, et c’est quoi ce sac dans lequel vous le mettez dites moi mais il est bien confortable le bébé? Oh mais regardez moi ça comme il est tout beau hein! »

MAIS VA T’EN!

Je ne te connais pas et non seulement tu viens t’introduire dans mon espace vital mais en plus, sans même demander la permission, tu te permet une invasion intrusive dans la vie de mon enfant qui n’a pas encore ni assez de dents ni assez de vivacité d’esprit pour te choper la main pour la décharner un peu plus.

Alors, alors, on y gagne quoi à ce jeu là, j’aimerai bien comprendre? POurquoi ce besoin de toucher, de pénétrer la tranquillité de cet enfant? Et pourquoi venir ébouriffer la touffe de cheveux, certes splendides, de Clapiotte alors qu’elle joue tranquillement à ramasser des cailloux? Non seulement ça me déplait qu’un inconnu touche mes enfants mais en plus, ça leur fait peur. Vraiment. Et je ne suis pas si méchante, hein, si encore la personne avait engagé la conversation avec moi avant, puis un petit trifouilli de cheveux, comme pour dire au revoir, je ne dis pas (pour les nouveaux nés, ça reste niet, quoi qu’il arrive, je ne comprendrais jamais), mais non, c’est toujours fait en traitre, comme une irrépressible envie de carresser leur tête encore innocente.

Mais MINCE, alors, ce ne sont pas des objets.

Qui es-tu, toucheur d’enfant? Dénonce toi!


Oui, la vielle du 2ème a encore pincé les joues de Junior.
J’en peux plus chéri, je pense que je vais craqué et la faire trébucher malencontreusement dans les escaliers

« Comment je suis arrivée là, maman? »

Bonjour, je m’appelle Cranemou, et mon fils est curieux.

Bonjour Cranemou.

On sait TOUS qu’on va y passer un jour, à la moulinette de la question fatale. Et on va devoir y répondre. Et même que si on est bons, on va même faire en sorte que ca soit compréhensible selon l’âge du petit curieux incapable de faire une recherche Google (feignasse).

Moi, j’ai été surtout très lâche.

Dans un élan de nostalgie une après midi d’hiver, je suis tombée sur l’intégrale des épisodes de « Il Était Une Fois La Vie ». Cette série, elle me passionnait. J’avais acheté tous les bouquins chez mon marchand de journaux, semaines après semaine. Du coup, j’ai acheté ce boitier de je-ne-sais-pas-combien-de-DVD pour N°1.

Bon, ça a un peu vieilli, j’avoue, mais c’est rigolo.

Et puis, ça tombait bien, l’autre jour, N°1 a eu la bonne idée de me demander d’où on venait, comment on naissait tout ça…
Pas que je voulais éluder la question, mais j’étais moyennement inspirée pour rentrer dans les détails, du coup, « Tadaaaam », je lui ai ressorti le DVD et l’épisode correspondant.

Il a regardé cet épisode plus 2-3 autres qui avaient l’air de le passionner. Il est passé à autre chose, ensuite, comme un gosse, en somme.

Et le lendemain matin, pendant qu’on s’attroupait dans l’entrée pour mettre nos chaussures, il me regarde très sérieusement:

« maman, tu sais, je suis vraiment le plus rapide! »

« Heu… oui… »

« Bah oui, tu sais, quand j’ai fait la course avec tous les autres bébés dans ton ventre, j’ai été le plus rapide, je les ai tous doublé, et j’ai été malin aussi pour pas me faire attraper par les pièges »

« C’est pas faux, vu comme ça.. »

Là, il prend un air grave, avec presque les larmes aux yeux.

« Mais… Maman… après, tu sais, quand j’ai réussi à rentrer et que « couic » j’ai perdu ma queue, tous les autres… ils sont devenus quoi? »

« Euh… bah… euh… ils ont attendu la fois d’après » (oui, bah si je lui disais qu’ils étaient tous morts, il l’aurait mal vécu, sensible comme il est, il aurait cru être responsable d’un génocide).

Il regarde sa soeur:

« Ahhh! Clapiotte, dooonc, toi, t’es la deuxieme plus rapide. MAIS, je reste le plus fort, hein, puisque c’est moi le premier, toi, t’es deuxieme, mais c’est bien hein… »

Il l’a regarde encore et se met à rire:

« Hahaha, en fait, non, Clapiotte, elle a réussi à arriver deuxième mais parce qu’elle fait tellement des blagues qu’elle a indiqué aux autres un mauvais chemin, elle s’est mis devant la bonne route et a dit « aller, les gars, c’est par làààà » et quand tout le monde est parti dans la mauvaise route, elle a bien rigolé et elle a pu trouver l’œuf tranquillement.
Heureusement, j’étais passé avant elle, moi, elle m’a pas eu. Hahahaha, Clapiotte c’était pas la plus rapide mais c’était la plus maligne »

Vivement que je lui explique pour Darwin!

La déco n’est pas une affaire de famille, il faut croire.

Tous les mercredi, j’essaie de vous faire une petite sélection d’idées pour meubler la chambre des enfants intelligemment ET esthétiquement.
J’aimerai croire que nous pouvons tous ne se fier qu’à l’esthétique, mais vu les cagibi dans lesquels dorment nos enfants parfois, il vaut mieux tenter d’allier la praticité du mobilier aussi.

Aujourd’hui, parce que j’ai passé la moitié de la nuit recroquevillée sur le tapis de Clapiotte qui nous déclarait une bonne petite laryngite des familles, je n’avais pas trop le goût de faire une sélection autre qu’un truc à base de volets roulants fermés et de sieste. L’idée ne venant pas, j’ai juste eu à tourner la tête pour savoir ce dont on allait traiter aujourd’hui.

Oui, parce que je vous montre des trucs chouettes, en général, parce que j’aime ça, la déco. J’ai décoré de mes mains les murs de mes enfants, je prends garde à ne pas trop faire de fautes de goûts niveau couleur, je choisis des meubles et des agencements ultra-ergonomiques pour leur laisser le maximum d’espace pour jouer.

Sauf qu’hier (en particulier hier, mais c’est assez récurrent en fait), en éventrant un colis de vente par correspondance, je découvre qu’ils y ont fourré un cadeau. Un truc méga bien ciblé alors que je n’ai commandé que du 8 ans pour N°1: un kit Princesse.

Un kit Princesses, c’est le genre de chose qui te fait supplier la fin du monde de commencer par toi.
Un kit Princesse, c’est le truc qui fait hurler d’hystérie une Clapiotte dont le cerveau ne doit être rempli que de strass et de paillettes.

Un kit princesse, c’est ça:

Et comme je suis conne bonne, je l’ai gonflé, son fauteuil moche. j’ai même mis les magnifiques casiers roses qui vont avec RIEN dans sa chambre. Clapiotte, elle me regardait avec des yeux qui disaient que j’étais bien la meilleure des mamans du monde et que les autres pouvaient bien pourrir en enfer, tout ça en rajoutant de petits cris d’admiration face à autant de goût, vous comprenez, elle a pas l’habitude.

Et puis, j’ai perdu le fil, je me suis déconnectée un instant, imaginant ce que pourrait devenir ma vie si je laissais faire mes enfants niveau déco.

Je souhaite qu’on fasse gravé sur mon urne « elle aura essayé »

Aller, sur ce, vous avez intérêt à m’avouer l’inavouable en commentaire, sinon, je fais une dépression en attendant que ce pauuuuvre fauteuil crève malencontreusement….

Faut-il être égoiste pour être une bonne mère?

A défaut d’être une mère parfaite, celle qu’idéalise la petite fille avec ses poupées et plus tard, celle qu’idéalisent les publicitaires complètement à côté de la plaque, je ne pense pas non plus faire partie de la catégorie des marâtres mal embouchées.

Je crois, hein, il faudrait que l’un d’entre vous se dévoue pour poser la question directement à mes enfants, ils ont bien trop peur de moi pour me dire la vérité quant à ma capacité à être mère! Huhuhu.

Plus le temps passe et plus je cumule des observations affligeantes sur les parents, et sur les mères en général.

Y’a qu’à voir à la sortie de l’école, lorsqu’on attend nos triffouillons en faisant les 100 pas.
Et vas-y qu’on se mate les uns les autres.

Et celle-là, t’as vu, elle fume alors qu’elle a un bébé dans sa poussette!
Et elle, là, je rêve? Elle allaite en attendant son fils!
Mais? Attends, elle fait quoi celle-ci? Elle téléphone… mouais, bon, elle pourrait s’abstenir de parler aussi fort, je suis pas obligée de savoir qu’elle hésite à se faire poser un stérilet!
Rho pis celle-ci avec ses gâteaux à l’épeautre franchement, pauv’gosses.
Ah, tiens, vl’à miss camping qui vient chercher son Scotch en talons aiguilles, bah voyons!
Ah! je vais allée dire bonjour au papa de Kevin, le pauvre, c’est lui qui se tape toutes les sorties d’école, sa femme est bien trop carriériste pour une mère.

Jetez moi la première pierre, je suis une moqueuse de première et oui, j’ai la langue qui fourche souvent.
Ceci dit, je suis aussi consciente que d’autres s’en donne à cœur joie en me voyant.Ce qui n’excuse rien, certes.

Mais, pour ma défense, je travaille à ne pas juger ces gens en tant que « maman ».

Je suis pas la pire, mais je ne fais pas tout pour mes enfants, et en cela, je suis bien consciente que je m’éloigne des critères de la bonne mère parfaite.

Pour tout vous dire, mes enfants, je tente de les protéger, je tente de leur inculquer certaines valeurs, je les nourris, je les soigne et surtout, surtout, je les aime. Ca, c’est mon rôle de mère. Celui auquel je ne dérogerai jamais.
Ensuite, non, j’avoue, je ne les emmène pas partout avec moi sous prétexte que l’expo sur le fauvisme pourrait leur permettre une ouverture d’esprit plus grande. Je ne les embarque pas non plus dans des restos pour leur faire goûter « à tout » et leur apprendre à bien se tenir. Je leur explique qu’on ne va pas rester au parc longtemps parce que ça a beau être leur kiffe, c’est loin d’être le mien et que je ne vois pas pourquoi je souffrirai plus que les 30-45 minutes que je leur laisse pour s’éclater dans cet enclos à mômes.
Je ne mens pas quand je trouve que le dessin de N°1 est incompréhensible et je en fais pas semblant d’y voir des missiles à têtes chercheuses quand je ne vois que des traits.
J’oublie souvent le langage châtié et je les laisse me reprendre et m’engueuler quand je dis des gros mots.
Je leur en veux de grandir si vite.
Je les mets devant la télé pendant 1h30 de DVD pour que je puisse être tranquille à surfer sur l’ordi, me faire un masque ou même faire une sieste (bon, là, j’avoue, ils me grillent souvent, je vais pas faire semblant d’y arriver).
Je leur fais des blagues qu’ils ne comprennent pas et qui les vexent, et après, je les engueule parce qu’ils n’ont pas d’humour.
Je ne fais pas de milliards de décorations et je n’organise pas des jeux à n’en plus finir pour leurs anniversaires.
Je n’ai pas allaité mais j’ai filé des tas de petits pots…. La liste est looongue et bien fournie pour donner matière à me lapider en place publique avec une pancarte « bouhhh, la honte, mauvaise mère! »


« Comment te dire? ça va pas être possible, j’ai ni le temps, ni l’envie, là! »

Et SURTOUT, je ne culpabilise plus.
J’apprends à ne pas m’en vouloir de ne pas faire tout bien comme « la norme » et « la société » l’attend de moi.

J’ai toujours su que j’étais imparfaite, c’est pas maintenant que je vais tenter l’hypnose pour changer mon idée.

Qu’est ce qu’on s’ennuierait si je faisais tout bien.

Qu’est ce que la vie sera morne si nous n’avions pas toutes et tous ses petits épis dans notre personnalité qui nous empêche d’être ce qu’on attend de nous.

Parfois, souvent, même, je pense à moi et je laisse mes enfants de côté.
Sincèrement, je ne sais pas si c’est bien ou mal.

Je sais juste que ce petit égoïsme me fait du bien. Peut être même qu’il me rend meilleure pour le reste.
En l’assumant et en m’asseyant sur la culpabilité que je devrais me trainer, je suis quand même bien heureuse… et à voir mes enfants, je trouve qu’ils se défendent pas mal aussi….

On a tous des travers (même si j’essaie de vous faire croire souvent que je suis la perfection incarnée haha), mais culpabiliser pour ça n’est-il pas une simple perte de temps? Ne se pose t-on pas trop de questions par rapport à nos enfants et à ce qu’on veut leur renvoyer comme image? N’est-ce pas préférable qu’ils soient conscients de nos failles?
N’en tentons nous pas simplement d’en faire trop pour eux?

J’ai fait TopChef. Ou presque.

Vendredi dernier, je suis partie comme une grande pour une journée de blogueuse à Lyon.

J’avais rendez-vous à 12h45 puis un peu plus tard dans la journée. Deux rendez-vous complètement différents mais qui me faisaient bien plaisir l’un comme l’autre. Je reviendrai sur le deuxième plus en détail très très vite.

Mon premier rendez-vous, c’était une mission qui m’avait été confiée suite à un appel sur Facebook. On avait une invitation pour aller tester un atelier cuisine à l’Atelier des Chefs de Lyon 2ème (rue St Nizier), et comme de par hasard, j’ai levé le doigt.

Ca peut paraitre d’ailleurs complètement absurde de vouloir tenter ce genre d’expérience (un cours de cuisine, mais qu’est ce qu’il m’arrive?) quand on en rame pas une en cuisine et qu’on ne fait pas la différence entre un chinois et une passoire, mais, j’ai l’amour du risque (ne me remerciez pas pour le petit générique qui va trotter dans votre tête tout le weekend).

Me voilà donc ultra en avance devant l’Atelier. Je fais nettement moins la maligne quand il faut entrer alors que je me voyait déjà courir en cuisine et émerveiller tout le monde. Dans mes rêves, je devenais instinctivement ultra douée, on me décorait d’une étoile et j’avais open bar chez Bocuse à vie.

En vrai, j’ai fait la nana timide qui tente de se fondre dans le fauteuil en feuilletant les futurs programmes que propose l’atelier au mois de Mars.
En les lisant, je me jure d’emmener N°1, lui, au moins, je sais qu’il appréciera à sa juste valeur ce genre d’activité. Pas que je n’apprécie pas, mais je suis une éternelle blasée de la cuisine, et accessoirement, quand je ne connais personne, je me sens pas super à l’aise pour faire « genre » je le suis (à l’aise)(tu suis?).

Petit à petit, des gens-qui ont l’air normaux- rentrent aussi et on leur demande également de patienter.
Je scrute les accessoires de cuisines en vente dans la boutique accolée aux cuisines et découvre que je suis bien mal équipée, tout de même, en constatant tout ce qui peut exister…

C’est à nous.

Le Chef nous accueille avec humour et décontraction. Je me sens nettement mieux. Je vais au moins pouvoir rire en me ridiculisant, c’est une bonne chose pour me détendre un peu le genou.
On se place à 4 par plan de travail.
Je me retrouve avec 3 charmantes personnes dont un jeune homme qui, visiblement, est bien plus à l’aise en cuisine que moi.
Je prends le parti d’éplucher les patates. Ça, je gère. Les couper en petits cubes? pas de soucis. Bon, faut les faire de la même taille que ceux coupés par ma nouvelle copine qui a sensiblement la même passion pour l’art de la sculpture sur pomme de terre que moi. Mais nous nous en sortons très bien. c’est pas ce que dit le Chef, lui, il se marre, mais je n’ai pas mis de doigt dans la casserole à ce moment précis, je me sens assez fière de moi.
Mon coéquipier tranche des échalotes si finement que je me fais le pari dans ma tête qu’il va y laisser un ongle. Pari perdu, évidemment, tout le monde n’a pas les gènes de Pierre Richard.

Le menu (oui, je ne vous présente pas l’aventure dans l’ordre, mais j’étais un peu déboussolée, je vous le rappelle, j’étais dans UNE CUISINE!): Onglet à l’échalote et pomme de terre rissolée en persillade.
Je t’entends rire, toi, au fond, mais moi, perso, mes patates sautées, systématiquement, c’est de la charpie, alors je mets tous les espoirs dans ce cours de cuisine!

ALORS. J’apprends qu’on met toutes les patates dans une sauteuse, qu’on couvre d’eau, on pose un couvercle et sur le feu une dizaine de minutes. PREMIÈRE nouvelle! Je me sens conne, mais je ne dis rien. Je savais pas. C’est tout. d’ailleurs, à partir de ce moment là, je laisse faire mon nouveau Dieu vivant (mon coéquipier) qui sent bien que si je me charge du truc, on va pas bouffer grand chose à midi, çà serait dommage.
Donc, pendant que les pommes de terre précuisent, on saisit les onglet. Poêle ultra chaude, filet d’huile d’olive « pchhhhhhhhh » quand on le pose dedans et… ON NE TOUCHE PAS, on ne remue pas. Punaise, j’ai l’impression que le Chef m’a espionné chez moi tellement il cite tout les trucs que je fais et qu’il ne faut pas faire.

1 minutes de chaque côté pour faire « la croute » (et on sale la viande de chaque côté AVANT de la cuire, merci)(faut vraiment que je chope les caméras planquées dans ma cuisine). Puis, au four (oui! dingue! j’ai l’impression qu’il existe un monde parallèle à ce moment précis) à 210.
Dans une autre poêle , on fait revenir les échalotes et on les couvre de vin rouge (plein, ouais, j’ai vu une dame grimacer à ce moment du cours, mais moi, même pas peur, je pourrai mettre ma vie entre les mains de ce Chef tellement j’ai appris de trucs qui peuvent paraitre idiots pour certains mais que je ne savais pas du tout.)
On sale, on poivre, on sort les onglets du four, on dresse l’assiette, on s’extasie et… à taaable.



(j’ai pas pu m’empêcher pour le dessin ridicule)

La préparation a été ultra rapide puisque concrètement, c’est un plat simple (pas pour tout le monde, je vous l’accorde).
On nous sert du bon vin, on mange, on discute, l’ambiance est super conviviale.
On nous propose un dessert concocté par le chef qui me fait l’effet d’un mini orgasme gustatif. j’aurai pu dire que c’etait moi qui l’avait préparé pour els photos, mais je sais que vous auriez trouvé ça louche, tout de même.

En bref, j’ai réellement aimé, même si j’avoue, je me suis laissée un peu porter, laissant les autres bosser pendant que je jouais à la blogueuse qui prenait des photos.
L’ambiance est top, le Chef aussi, le résultat était excellent.

C’est décidé, j’irai y refaire un tour un de ces quatre et j’y emmènerai N°1 avec plaisir aussi.

Pour plus d’info sur ce que propose l’Atelier des chefs et les programmes, c’est ici: atelier des chefs

Encore merci à Nadine P. pour ce chouette moment!
Et merci à mes coéquipiers et au Chef  qui ont grave assuré.. contrairement à certains… hum…

Nos évidences relatives

Il y a des jours plus futiles que d’autres. il y a des jours où nous vivons dans l’insouciance d’une vie simple et d’autres où les questions nous écrasent par leur poids.

Et il y a le jour où en devenant conscient que nos évidences ne sont pas celles de tous, on grandit un peu, petit à petit, où la lucidité nous tapote le dos en nous chuchotant que devenir responsable pourrait déjà être un début.

Dans mon rôle de maman, j’essaie comme je peux de prouver à mes enfants qu’ils font parti de privilégiés, même si à leur âge, il n’est pas facile de bien saisir qu’il existe un autre monde, ailleurs. Un jour, j’espère qu’il seront conscient complètement. Quoique l’être complètement n’est pas si évident, et j’en suis l’exemple type.

Mes journées passent, mes habitudes se figent, mes gestes se font automatiques et mon esprit ne relève plus vraiment ce qui est normal de ce qui est une chance.

J’aurai pu naitre ailleurs.

J’aurais pu voir mes enfants ne pas accéder à une hygiène basique, j’aurais pu passer des heures à leur chercher une eau douteuse pour les hydrater.

Je suis née en France, et mes enfants et moi consommons l’eau aussi inconsciemment que nous respirons, la faute à son accessibilité facile.

Évidemment, je tente d’économiser notre consommation d’eau du robinet, je fais partie d’une génération matraquée par les enjeux des comportements responsables pendant l’école primaire. Ça a relativement bien fonctionné sur moi, je trouve.

Ça ne m’empêche pas d’avoir été surprise en visitant le site du Centre d’information sur l’eau , je me suis rendue compte que justement, je ne me rendais plus jamais compte. J’ai aussi appris que le prochain Forum mondial de l’eau se déroulera à Marseille avec comme titre « Ca robine à Marseille » (ouais, ça m’a fait rire, ça m’a fait pensé au copain de Batman). Ce 6ème forum a pour but de partager les solutions et les engagements qui permettront que l’eau soit source de vie, de paix et de développement pour tous, puisque malgré beaucoup de travail et d’efforts ayant permis une quasi généralisation de l’eau courante et accessible, elle ne l’est pas encore dans le monde entier.

Le Forum aura lieu du 12 au 17 mars, et nous pourrons suivre son déroulement et les travaux présentés sur le site du C.I.Eau.

Ainsi, nous pourrons y voir les thèmes abordés pour assurer le bien-être pour tous, contribuer au développement économique des pays qui manque d’eau, améliorer l’hygiène et la santé pour tous, préserver la planète….. et tant d’autres solutions qu’il faut rendre opérationnel. Une opération à suivre de près pour mieux s’informer sur ce sujet si important.

Et chez vous, niveau « eau », vous avez des principes et des évidences?

 

 

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Cupidon ce traitre…

Je devrais vous parler de cette St Valentin qui me met des papillons dans le ventre, mais en réalité, je ne sais même pas si j’aime cette fête. Par principe, j’aime bien faire un truc différent du quotidien, commander la bouffe,inviter des copains pour l’apéro… Bon, cette année, y’a match de foot, donc, de toute façon, c’est pas gagné pour faire original. Pizza-bière, ça peut aussi être bien.

D’autant qu’on rentre tout juste du ski et qu’en vrai, je suis tellement épuisée que je vais sûrement avoir envie de me coucher vers 20h30.

Nan parce que Cupidon, celui là même dont on parle à la Saint Valentin, celui qui nous a fait devenir chamallow face au père de nos enfants… il avait drogué ses flèches, c’est aussi sûr qu’on se gèle en ce moment. Il doit les gaver de GHB à diffusion lente, pour que de temps en temps, une fois que le nouveau couple s’est reproduit, il oublie certaines règles de base. Et là, il se cale tranquille dans son canap’, il se branche sur notre canal et il se marre, tranquille, sous un plaid en peau de coeur.

Ce weekend, il a dû zapper sur ma chaine, tellement il avait surdoser sa flèche pour février 2012.

D’abord, il a pu nous regarder nous battre pour les bagages.

2 jours à la montagne, à quatre, c’est la même galère que pour une semaine. Un peu plus en février quand on nous annonce du -17°c, on a beau se plaindre de nos enfants, on les préfère avec tous leurs membres.
Le sac est énorme, entre les combis, les gants, les bonnets, les chaussettes épaisses, les collants, les sous-pulls, les lunettes et/ou les masques, les couches et tout le reste, j’en peux déjà plus rien qu’en regardant l’amas de fringues qu’il va falloir faire rentrer dans la voiture. Une chance ou presque, les chaussures et skis de N°1 sont trop petits, on les louera sur place, avec une luge, c’est mieux.Pas économique, mais mieux pour mes bouffées de chaleur.

Avant de partir, une fois dans la voiture, on enlève tous les manteaux et on couvre les enfants avec des grands plaids, histoire d’attendre que le chauffage fasse son effet. Évidement, il ne reste plus de plaid pour moi, je me caille, donc, malgré mes grands gestes pour tenter de fixer le lecteur DVD sur ce fichu appui-tête.

La route se passe bien, il faut dire qu’on a cette chance de n’habiter ni loin de la montagne, ni loi de la mer, ça limite pas mal les « c’est quand qu’on arrive » qui ferait péter les plombs au Dalaïlama  himself.

Il a fallu chainer, en cours de route, histoire de nous prouver à quel point Tony était notre héros. Verdict: Tony est un héros impatient, ça se confirme.

Une fois sur place et N°1 envoyé à ses cours, on a fait tester la luge à Clapiotte, qui a bien évidemment adoré. Elle a moins aimé les rafales de vent par ces températures glaciales.
Du coup, ça l’a mise de mauvaise humeur et ça m’a vaguement rappelé pourquoi j’avais juré de ne jamais la ramener au ski avant ses 18ans.

Pendant ce temps là, Cupidon se bidonne en aiguisant ses flèches et en pariant sur ses prochaines victimes.

Le soir, on se fait une petite tartiflette qui ne sera jamais digérée ce qui me permet de passer une nuit blanche moins festive que dans mes souvenir.

Le pire, c’est le lendemain matin, où il faut rhabiller tout le monde et refaire la valise. On manque tous de tomber dans les pommes tellement nous sommes engoncés dans cette petite chambre surchauffée avec des vêtements étudiés pour survivre par -30°c.

Cupidon se remet un plaid sur le dos, y’a un courant d’air, et il se marre toujours.

Je ne parle même pas de faire enfiler des chaussures de ski à un enfant. C’est LE test pour savoir si tu as des tendances infanticides.

Bref, Tout ça pour dire que Cupidon, le jour où il nous a bazardé sa flèche, il aurait pu mettre un peu moins de drogue, je me serai rappelée de certaines bases comme ne pas aller au ski en février mais plutôt fin mars avec du soleil.

Ceci dit, le bonheur de voir N°1 revenir avec sa médaille n’a pas de prix, lui qui avait si peur, il s’en est sorti comme un pro…Et entendre Clapiotte s’extasier toutes les trois minutes sur la beauté de la neige et  hurler de plaisir pendant les descentes de luge, c’était tout aussi délectable.

Donc, non, Cupidon, ce soir, je ne fêterai pas les amoureux, j’irai me coucher tôt en pensant à ce que tu nous a fait, ce que ça implique. Parfois je t’en veux, mais souvent, la toute petite lueur qui brille dans ce qui a résulté de ton coup de flèche me fait tout oublié. T’as dû vraiment te gourer dans les doses de GHB…. Merci.


ok, ça valait le coup.

 

Lui apprendre les concessions.

Clapiotte aurait un tout petit peu hérité de mon caractère de cochon que je serai gentille dans mes propos. Clapiotte a hérité de mon caractère de cochon, d’un manque complet de self contrôle et d’un talent hors du commun pour la dramaturgie. Et je pourrai compéter en citant  l’absence totale de patience dans son attitude.

Ceci étant dit, je suis sa mère, et donc, dans  l’immense mission qui m’a été confiée, je me dois de lui apprendre certaines règles pour que la vie en société ne soit pas trop compliquée. Surtout pour le bien-être des personnes qui la croiseront, en fait.

Dans la liste des tares de ma fille chérie, je cite: l’écoute relative, associée à l’obéissance aléatoire.

Par exemple, si elle a décidé que ce que je lui disais n’était pas suffisamment intéressant pour elle, elle ne daigne même pas lever la tête et feint une ignorance parfaite. Autant vous dire que ce n’est pas DU TOUT énervant.

Mais il y a aussi les fois où je lui demande quelque chose, où elle me répond « oui maman » avec un large sourire, où je me dis que je fais quand même du bon boulot et que je vais finir par la mater.

Pour le bain, tout à l’heure, par exemple, je l’appelle:

« Clapiooootte, on va faire le bain! »

« Voui, j’a’iiive »

« Tu prends un jouet »

« Ah oui, a chouet, oui, a’iiiive »

« Voilà, très bien, tu le mets dans la baignoire »

(je lui enlève le pantalon, T-Shirt, j’entame une chaussette quand elle me pousse)

« A enco’ chouet »

« … »

(elle revient avec autre chose)
« Très bien (j’enlève la chaussette et demi qui reste), ça suffit maintenant« 

« Voui fa fouffit, accord »

(et elle retourne dans sa chambre)

« Reviens ici Clapiotte, tout de suite, ca suffit on a dit »

(elle revient avec une pille d’assiettes en plastique et veut les mettre dans l’eau)

« NON! il y a déjà trop de choses, ça suffit on a dit »

« Accord » (et elle fait mine de tout balancer dans le bain).

« NON! Bon, on en met une et c’est tout »

« Accord, un seul » (elle jette une assiette dans l’eau)

« Très bien Clapiotte »

Je me tourne pour mettre les habits sales au lave-linge et j’entends:

*plouf* « Un seuuul »
*Plouf* « Un seuuuul »
*Plouf* « Un seuuul »
*Plouf* « Et un seuuul. Et ‘Oilàààà ». Et de s’applaudir des deux mains.

ESCROC