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le jour où j’ai oublié le lecteur DVD portable en partant en vacances

Partir dans la maison familiale à la mer est devenu tellement une routine annuelle que je pourrais faire les valises les yeux fermés.

On a besoin de tongs, de 2 débardeurs chacun, d’un pantalon bien confortable, de 2 maillots et d’un pyjama. Quelques sous vêtements (2 slips chacun, je brule mes soutifs et mes chaussettes pour l’occasion). Quand on lave, ca sèche dans l’heure, pas la peine de s’encombrer.
Ainsi, je suis partie avec une valise cabine pour 3. Oui, seulement.
Ce qui prend le plus de temps est sans doute le vanity-trousse de toilette qui en plus de contenir les crèmes solaires et brosses à dents contient l’équivalent de l’armoire à pharmacie d’Argan.

Le soucis avec les habitudes, c’est qu’on y intègre moyennement les nouveautés.

Pourtant, c’est pas comme si c’était une nouveauté finalement, mais je ne sais pas, dans la précipitation, j’ai cru que mes enfants étaient peut être des enfants des années 90 et pas 2012.

Donc, je suis partie sans le lecteur DVD portable.

Et sans le support pour mettre l’ipad scotché à l’appui tête.

Oui, on peut dire que je suis partie sans mes alliés sérénité, en freestyle, complétement inconsciente du danger qui me guettait, vouée à une crise de nerf certaine.
Et je ne peux me rabattre sur mes amis DS, livres ou jouets, si mes enfants baissent la tête 10 minutes dans un moyen de transport, ils repeignent l’intérieur cuir et mettent à néant les efforts de n’importe quel sapin odorant pour les 10 prochaines années.

Je m’en suis rendu compte la veille (je dormais chez ma mère, donc). Le matin du jour J, j’ai donc pris les choses en main: le départ étant prévu seulement vers les 10h30, j’ai donné un ballon à Clapiotte et N°1 et leur ai donné carte blanche pour s’ébrouer dans le jardin. Si possible en faisant le plus de roules boulés possible, en courant très très vite et en sautant à pieds joints dans les cages sorties pour l’occasion. But secret: les crever jusqu’à ce que sieste s’en suive.

Pendant ce temps, on chargeait la voiture sans avoir besoin de jouer à Tetris, ma mère ayant aussi compris le principe du « on emmène rien, pas la peine, de toute façon on est toute la journée en maillot ».

Donc en gros, pendant ce temps, on faisait pas grand chose. Mais comme on avait dit qu’on partirait que vers les dix heures et demi, on allait quand même pas prendre de l’avance.

10h15, on s’ennuyait quand même un peu, j’appelle les enfants, les attache dans leurs sièges respectifs et les regarde d’un œil bienveillant, une goutte de sueur perlant sur mon front: 3h30 à gérer la marmaille SANS assistance DVD.

EASY.

Phase 1: se rappeler se qu’on faisant « avant ». Je me rappelle pas. je comptais les voitures rouges, je boulottais des bonbecs, je regardais la serviette coincée dans la vitre en guise de pare-soleil frapper la portière, je faisais des phrases avec les lettres des plaques d’immatriculations et je voulais pas jouer aux N° de départements, étant vraiment nulle à ce petit jeu.

Aujourd’hui, y’a que des voitures grises, les enfants n’ont pas le droit de manger dans la voiture, on a des pare-soleil de la honte ventousés aux vitres, les enfants sont trop petits pour le jeux des phrases et y’a plus les départements sur les plaques. De toute façons, comme on roule à 124 Km/h on est toujours cul à cul avec les 10 mêmes bagnoles pendants 350Km, donc, bon, l’intérêt est minime.

A peine mes pensées enfouis dans ma poche, je me retourne et constate que Clapiotte pionce du sommeil du juste. j’allonge le siège auto en récitant 12 Je vous Salue Marie en bénissant ce siège auto magique.

Je regarde discrètement N°1, excessivement calme pour l’occasion, qui a l’air de s’auto hypnotiser la tâte collée à la vitre en regardant défiler la bande d’arrêt d’urgence.

Je ne dis rien.

Je ne bouge plus.

Je voudrais égorger trois poulets sur une table de sacrifice pour que cet instant de flottement dure 3 heures trente.

Mais c’est pas pratique en voiture.

Alors je retiens mon souffle pour éviter de faire trop de bruit. Je ne réponds à ma mère qu’à demi mot pour ne pas provoquer l’irréparable.

Je parle aussi à ma vessie (et envoie des signaux subliminaux à celle de ma mère pour qu’elles ne nous trahissent pas.

Et c’est 50 minutes après notre départ que Clapiotte se réveille d’un « J’ai faim moi, é veux des pâtes et du chambon ».

L’arrêt pipi est alors autorisé, les estomac remplis, nous repartons. 50 minutes, c’est RIEN.

3 minutes plus tard, l’enfant revigoré s’alternera avec son frère lui aussi bien plus alerte: « est quand qu’on a’ive? » « On est bientôt a’ivé à ta mer é sable? » « Y’a des boggans à ta mer? ch’adore les boggans moi, y bien les boggans à ta mer. y choli lé sabe. Oui. Et toi maman y aime é sabe? Et boggan est bien, ch’adore ».

En boucle.

Avec son frère mort de rire qui la relançait sur ses sujets favoris.

Un peu avant l’arrivée on a eu le droit à la Cane de Jeanne (j’ai parlé de Sète, j’aurai plutôt dû me jeter par la fenêtre au lieu d’ouvrir ma grande bouche). 5 fois. Avec un mix de Auprès de mon arbre et les Copains d’abord.

J’ai bien essayé de refourguer l’Iphone en dernier recours pour que ma tête n’explose pas et en foute de partout sur le pare brise mais N°1, au lieu de se coller devant ses jeux a préféré aller chercher l’intégrale de Brassens préalablement téléchargée par mes soins un soir d’insouciance et de totale déroute.

50 minutes.

La prochaine fois que j’oublie les lecteurs vidéos, on part de nuit ou je les emmène nager 3 heures juste avant le départ.
Ou j’investis dans du Toplexil.

Et donc, tout à l’heure, je serai de nouveau en route pour le retour, toujours sans écrans mais avec Tony en plus dans la voiture, et donc, moi, encastrée entre les deux sièges auto à l’arrière.

Je pense que les poulets égorgés ne suffiront pas.

Sable, je t’aime moi non plus

J’aurai envie de vous raconter l’arrivée du Tour de France au Cap d’Agde, vous dire qu’on a chopé des mains géantes, des casquettes à pois et des fanions Carrefour, mais en fait, on avait atelier des Chefs à la plage en même temps.

Bon, en vrai, Tony nous a rejoint hier et n’a pas pu résister à l’appel des danseuses du Mont Saint Clair de ce 14 juillet. Mais sans moi, ni Clapiotte. On préférait manger des recettes au sable préparées avec amour par cette dernière.

Le sable, cette nouvelle passion qui nous anime depuis quelques jours.

Le sable et les châteaux qui font de moi la star éphémère du club Mickey.


Call me Kheops

Le sable et ces grains fourbes qui s’incrustent dans la moindre volute d’oreille.

Le sable que Clapiotte enlève de ses micro mains en les frottant dans l’eau, puis qui se recolle aussitôt au même endroit lorsqu’elle se vautre avec l’élégance d’un cachalot en tombant dans un trou de 3 cm creusé par ses soins dix minutes avant.

Ce sable qui empêche Clapiotte de réfléchir, qui est toujours sur ses doigts quand elle se frotte els yeux et qui, donc, la fait hurler.

Ce sable qui pique, donc.

Et qui gratte. Et qui nous brule la plante des pieds.

Et ce sable qui, grâce au vent d’Ouest, nous fouette les mollets et croustille sous nos dents et que Clapiotte devance en s’en fourrant une poignée dans la bouche de temps en temps, cette poule.

Mais ce sable chaud dans lequel j’enfouis mes pieds pour trouver le frais, je l’aime trop pour m’en passer, alors j’y retourne encore demain avant de finir cette semaine de vacances qui, malgré tout, aura été bien sympathique.

 

Juste pour pas que vous vous endormiez, je vous rappelle qu’il y a un siège auto BébéConfort à gagner ICI, et que c’est facile de jouer!

Et demai matin 8h20, RDV sur France 2 pour voir ma trombine!

Est ce que tu craques pour les vacances?

Les jours passent et se ressemblent beaucoup.
Sauf aujourd’hui qui a un petit goût de liberté mêlé à de la nostalgie saupoudré de cette bruine qui n’en finit plus.

Dernier jour de CP pour N°1. Une année facile, une année faites de rencontres et de beaux projets éducatifs.

L’an prochain, CE1 et une rentrée en petite section pour Clapiotte… que j’ai lamentablement oublié d’emmener à la demi journée de visite la semaine derniere, rapport qu’elle sortait de sa maladie et que bon, voilà, hein, j’avais le neurone légèrement en jachère.

Je m’en vais donc un peu plus tôt aujourd’hui pour lui présenter ses futurs locaux/

Là où je la déposerai un 4 septembre la larme à l’œil, me rappelant la première fois que nous sommes allées chercher N°1 dans sa classe il y a 2 ans et demi sous un froid de gueux.
Et puis les semaines vont passées vite.

Et puis je vais finir par apprécier cette toute nouvelle semi-liberté qui s’offrira à moi.

En attendant, j’ai encore deux longs mois à meubler avec eux.

Définitivement, je ne nous comprendrais jamais, nous, parents: on est triste de les laisser nous échapper et on pleure devant l’immensité des vacances scolaires et de ce que ça implique pour nous pendant 60 jours.

Sur ce, je vais acheter de l’euphytose.

En vous souhaitant bon courage!

(Note: le blog sera alimenté de façon aléatoire ces prochains 60 jours, donc.)

Aller: cadeau, toi aussi sois un goéland en exil de sentiments

Plaie ouverte

Selon une croyance ancestrale, » être parent, tu vas voir, c’est que du bonheur ».

J’aimerai que cette phrase soit passible d’un emprisonnent à vie avec petites tortures quotidiennes en sus.

Sans rire, faire miroiter ne serait-ce qu’un instant à des futurs parents qu’ils vont prendre leur pied chaque jour de leur existence en compagnie de leur descendance, c’est l’équivalent du Père-Noël: une grosse déception à la clé. Vous me direz qu’on a tous cru au Père-Noël et qu’on n’est pas tous devenus tueur en série. Certes.

Depuis qu’on est parent, et plus précisément, depuis que je suis mère, j’ai vécu des moments géniaux, doux, drôles, tendres, émouvants, joyeux, remplis de bonheur.

Plein.

vraiment.

Et puis il y a eu ces jours où j’ai eu envie de tout plaquer tant les cris inconsolables me faisait perdre la raison, des envies de défenestration aussi, parfois.

Le manque de sommeil m’a fait devenir exécrable, je n’aime pas vraiment donné le bain et les sorties au parc pour faire la mère sympa c’est vraiment pas mon truc. Non, tout n’est pas rose.

Mais par dessus tout, il y a la maladie infantile. Cette vicieuse, perfide et sournoise catin.

Les premières fois, ca nous tortille l’estomac, on a le poil qui se hérisse en entendant geindre notre petit bout de nous, on se sent vide et inutile quand même les câlins ne suffisent plus. Les nuits sont courtes, les yeux sont cernés, la tension est palpable.

Et puis certains s’y font.

Moi non. Il faut dire que mes enfants font des trucs rarement communs, parce que voyez vous, sans ça, on aurait une vie un peu trop pépère.

Depuis vendredi dernier, Clapiotte a eu 4 jours de fièvre, 2 jours de plaques-boutons de partout, 5 jours d’angine, un appétit d’anorexique. Et puis un truc à ne pas uriner pendant 24h aussi.
Elle a peu dormi, elle a râlé sans interruption.

J’ai eu mal pour elle, j’ai été inquiète et je l’avoue, oui, de temps en temps, j’avais juste envie de lui dire de la fermer tellement j’étais épuisée. Mais une bonne mère ne fait pas ça. Une bonne mère prend sur elle et encaisse sans sourciller. Je ne peux plus faire ça. je ne peux plus parce que quand l’angoisse se fait trop forte, je suis tétanisée et j’ai envie de respirer, de tout lâcher, d’envoyer tout le monde balader, de ne plus faire comme si ça me glissait dessus. Ça ne glisse plus. Et mes enfants sont tellement forts pour faire des trucs pas communs que j’en suis toujours à me demander comment ça va évoluer.

Bref, aujourd’hui, ça va mieux, je l’ai même mise à la crèche pour tout dire, mais même si les maladies infantiles s’espacent de plus en plus avec le temps, je sors vraiment épuisée moralement de ces étapes.

D’ailleurs, cette semaine, à ma visite annuelle chez la gynéco, avec Clapiotte qui me tenait la main, vu qu’elle n’a pas été à la crèche, mon docteur m’a demandé en jetant un regard attendri sur Clapiotte: « Vous pensez faire un troisième bientôt? »

J’ai ri. Nerveusement, mais j’ai bien ri.

Un troisième tour pour tenter encore des expériences médicales passionnantes. NO WAY!

Rappelez moi d’adopter un hamster si l’envie d’un troisième me titille!


La pharmacie du quartier où ils vont bientot me demander de participer au loyer tellement j’y passe du temps
Et sinon, je confirme qu’internet quand on s’inquiète, c’est de la merde (oui, à ce point là!).

 

 

 

 

 

L’âge de raison par N°1

Ca y est, nous y sommes passés.

N°1 a fêté dignement ses 7 ans dimanche.

7 ans que 3,470 Kg venait changer notre vie, malgré tout ce que nous avions pu nous jurer.
7 ans que je le regarde grandir s’en m’apercevoir qu’il a dépassé depuis longtemps le stade de bébé à sa maman.

N°1 s’épanouit sans avoir besoin de moi chaque minute parce qu’il a 7 ans, et qu’à 7 ans, on fait ses trucs et ses machins seuls, qu’on devient pudique (ou pas), qu’on a un jardin secret qu’on entretient en tenant éloigné les grands.

Et donc, avant de tomber délibérément dans le pathos de la mère qui regrette le temps des couches-culottes, je vais plutôt m’attarder sur la journée de dimanche.

Un anniversaire de 7 ans, finalement, pour un 7 ans, ça ne change pas vraiment par rapport aux anniversaires précédents: « je veux un super gâteaux et aussi qu’on s’amuse et aussi que mes copains repartent avec des cadeaux ».

Ouais, il est comme ça N°1, il aime bien faire plaisir.

A tout le monde sauf à moi, parce que me coltiner un gâteau « joli », c’est carrément un challenge pour moi. L’an passé, j’avais été subitement atteinte de folie passagère en lui aisant un gâteau Beyblade.

cette année, que nenni, je comptais pas y passer ma journée à faire de la découpe artistique de gâteau. Je lui ai dit, d’ailleurs. Il m’a répondu: « oui, mais là j’ai 7 ans » avec ce petit regard qui sait déjà qu’il a gagné d’avance.

J’ai fait un train que j’ai meublé de Légo Star Wars. Et finalement, c’était facile. La déco a tout fait, les enfants se sont prosternés devant ma Force.

Le seul soucis, c’est que cette fois ci, j’ai vite été écrasée par la supériorité de Tony qui avait passé la journée à confectionné une chasse au trésor de malade. tellement bien pensée que j’avais envie de jouer, même sous 35°c.

Pendant une heure, les enfants se sont éclatés à résoudre des énigmes, à faire des gages, pour finalement trouver un vrai coffre fort dont il fallait découvrir le code (un carton savamment attaché à une chaine, bouclée par un cadenas à code) (la chaine a eu son petit effet sur l’assemblée, je conseille vivement). Dans le coffre (et là j’interviens à nouveau), des merdouille trouvées dans un magasin* qui revend plein de jouets pas chers type fête foraine ET surtout, des pistolet à eau (merci pour l’idée aux copines de Facebook!). Et c’était parti pour une grande bataille d’eau.

Un petit arrêt pour s’extasier sur le gâteau, mais finalement, il faudra quand même que je retienne qu’il peut être beau, mais être bon, on s’en fiche, les gosses préfèrent jouer et boulotter des bonbons.

Après ravitaillement des troupes et avant que les parents ne les retrouvent asséchés comme le Sahara, Tony lance un grand foot.

A priori, facile de faire faire du foot à des enfants de 7 ans. En période d’Euro, c’est carrément l’apothéose du jeu d’anniversaire. Ils s’en sont donnés à cœur joie, on a failli récupérer quelques chevilles au passage, mais je pense que nous pouvons nous vantez d’avoir accompli notre mission: rendre les enfants à leur parents dans en état proche de l’Ohio, cuit confit, prêt à coucher.

On est comme ça, avec Tony, on aime donner un petit coup de main.

D’ailleurs, à propos de coup de main, si vous avez dans l’idée d’organiser un anniversaire de mômes ou juste d’en inviter chez vous, je vous conseille d’avoir une cage de foot à porter de main, ça fait toujours son petit effet.

Quoi? Comment ça vous n’avez pas de cage de foot?

Bon, alors si c’est comme ça, Varta et moi-même vous en offrons une de ce genre pour célébrer l’Euro (bon, moi, je célèbre surtout l’Euro en profitant des soirées que ça me laisse à vrai dire):

1 cage à gagner en me laissant un commentaire digne d’un supporter (supporter de quoi? A vous de voir)

Fin des participations dimanche, comme l’Euro.
Je tirerai au sort le gagnant.

 Et sinon, l’âge de raison?

Bah N°1 a dit « putain » trois fois sans même sourciller et ose des « c’est dégueulasse, j’m’en fous etc… ». Il a dû confondre raison et lâchage complet!Mais c’est bien, il tente sa chance! Il perd mais il tente sa chance.

*Le magasin de merdouilles s’appelle « La porte Bleue », rue Deruelle, Lyon 3eme.

EDIT: FisherE gagne la cage de foot!
Merci à tous!

Lecteur, tiens toi prêt, je suis une STAR en devenir!

Mes chers lecteurs, mes amis, mes chouchous (ça commence bien tiens),

Depuis des mois et des mois vous me suivez, ici ou ailleurs et parfois même chez d’autres.

J’ai pas toujours le temps de vous répondre un à un mais j’essaie, j’essaie d’être divertissante pour les pénibles journées de bureau (oui, hein, je vois bien que le week en arrivé, vous avez tôt fait de zapper la case blog, bande d’ingrats qui préférez passer vos week end en famille, nan mais dites donc!), j’essaie d’apprendre à vous connaitre même si j’ai une mémoire de poisson lune.

Mais bientôt, tout ça va changer. Tout ça ne sera plus qu’un lointain souvenir. Bientôt, je vous snoberais de très haut et vous, vous serez encore fiers d’avoir eu la chance de pouvoir communiquer avec moi aussi facilement. OUI, parce que prochainement, je vais devenir une star mondial et CA, vous l’aviez pas vu venir.

Dans quelques jours maintenant, vous allez allumer votre télé pour regarder Jean Luc Reichmann (tu as des gouts simples, lecteur, c’est bien de savoir rester simple) et là, comme une révélation, entre la poire et le fromage, la tronche de Cranemou dans ta télé. BIM. PIRE: pendant une looongue semaine, vous allez voir ma trombine sur plein de chaines (même celles qu’on regarde jamais).

Cranemou, votre serviteuse (j’ai le droit d’inventer des mots, je suis une star) s’auto-proclame reine du papier toilette triple épaisseur (et parle d’elle à la 3ème personne, star-attitude on a dit).

Je sais que vous trépignez, les milliards de mails que je reçois chaque jour anticipent ma gloire prochaine en me demandant des photos dédicacées. Bientôt, je mettrai même sur Ebay le rouleau de PQ qui m’a rendu célèbre au profit d’une association pour la recherche contre l’hémorroïde. Oui, je saurai rester généreuse.

Et comme mon heure de gloire est proche, je me permets de vous raconter un peu comment s’est passé cette journée qui, sans vous, public, n’aurait pas eu lieu d’être.

D’abord, je me suis levée tôt. Très tôt. Sous le soleil parisien, je savais qu’il n’était pas nécessaire de me mettre de l’anti-cerne mais par respect pour le chauffeur de taxi, il a quand même fallu que je passe mon visage, meurtri par des oreillers trop mous, à la truelle.
J’attends patiemment mes futurs collègues (oui, nous sommes trois futures stars, mais on parle de moi là non?) et nous voilà partis tous les trois pour Chatenay Mallabry, charmante petite bourgade non desservie par la RATP (en tout cas, pas celle connu du provincial de base, à savoir, moi).

Arrivés sur place, je sens que je suis tout à fait à l’aise… envie de me terrer environ à la profondeur d’une strate du paléozoïque supérieur.
On me propose un café, ce qui est fort perspicace pour me laisser le temps de m’adapter à tout ça: des gens (inconnus), un lieu (inconnu), du materiel de télé (inconnu) et des gens ‘inconnus) (oui, deux fois, mais des gens quoi!!!).

Oh, et puis finalement, le producteur a dû penser que j’avais l’air bien assez à l’aise comme ça, tiens, hop, qu’il me dit, tu finiras ton café quand tu seras décédée de timidité prête, plutôt. On m’envoie directement à l’habillage-maquillage.

Il est 9h et j’ai déjà sué comme après une séance de Pilates (GENRE, je fais du Pilates), pas honte du tout non, jamais. De toute façon il est trop tard.

Marie la j’espère gentille maquilleuse m’en veut légèrement de m’être déjà mal maquillée. Je le savais, mais je bredouille une excuse à base d’oreiller, de taxi, de GENS!

Autour de moi s’affaire la douce et gentille habilleuse qui ne m’en veut pas de ne pas assumer une veste de tailleur rose fushia et opte plutôt pour quelque chose de plus simple. Je ne me vois pas, mais après le fushia, j’ai entière confiance.

De retour auprès de Marie, Make Up Artist de renom (si, c’est moi qui le dit, tu verras comme elle m’a fait jolie!) me rachete un visage humain. les maquilleurs sont des génies. Je ne me vois toujours pas, mais bizarrement, on me sourit plus que quand je suis arrivée, ça doit avoir un lien.

Pendant que la magie du ravalement de façade opère, mon « coach » Jean Marie, vrai comédien, lui, tente de me mettre à l’aise avec mon texte (une phrase, donc). je pense que je lui fais un peu peur, la faut à mon Alazheimer précoce qui m’empêche de retenir une phrase de 12 mots.

Et puis aller, hein, c’est pas comme si on avait un planning à tenir mais on me jette dans l’arène.

J’ai de la chance. Beaucoup. Parce que parfois, j’ai tort, et moi qui prenait cet univers de la télé comme un milieu où les gens se snobaient les uns les autres, je me retrouve avec des personnes charmantes, de bonne humeur et toujours là pour encourager, motiver et sourire.

Même l’ingénieur du son à l’affût du moindre souffle mal placé me faisait des blagounettes.

Et on sait comme le sourire a son importance pour moi. Tout à coup (après 10 000 prises à peu près), je me détends un peu et je comprends que si je me lâchais un peu, l’Oscar ne serait pas loin.
Je rigole bien. Je ne sais absolument pas si ce que je fais est digne d’une production AB mais je m’éclate, parce que l’expérience est vraiment bonne, parce que l’équipe est chouette et parce que… bah quand même quoi, c’est pas comme si j’allais recommencer demain, donc autant en profiter!
(Nan mais si vous insistez, je dois avoir un créneau pour une pub pour du saucisson ou des retours gastriques) (nan, sans blaguer, je dois avouer que je retenterai bien… pour voir si je suis capable de me détendre un peu plus vite).

Je n’ai rien vu de ce que j’ai fait. J’espère ne pas trop vous faire honte quand même. J’espère que ma famille ne me reniera pas sur 8 générations non plus.

Et j’espère que vous allez bien rire en tombant dessus. Vraiment, parce que c’était super!

MERCI!

(Et merci à toute l’équipe de tournage, sans exception ainsi qu’à l’Agence Acapulco, à Lotus et au soleil qui a permis de passer une journée un peu hors du commun ce jour là)

Je m’appelle Cranemou et je suis blogueuse

Assemblée; « Bonjouuuur Cranemouuuu« 

Depuis les 3 ou 4 mois de ma deuxième grossesse, alors même que je ne savais pas qu’une Clapiotte allait déboulonner notre vie bien orchestrée et que N°1 avait encore espoir de l’appeler CacaBoudin si c’était une fille (et donc, c’est une fille qui ne s’appelle finalement pas cacaBoudin), ce blog « est ».

Bref, petit à petit (et encore je me suis calmée), ce blog est devenu l’équivalent d’un travail à presque temps plein. Pas en terme d’argent, mon banquier vous le dira, mais en terme de temps et d’énergie, certainement, même si je ne peux quantifier finalement les heures passées derrière l’ordinateur.

Et plus ça va, plus je me rends compte de ce que c’est que de « travailler à la maison ».

Travailler à la maison présente des avantages non négligeables quand on a des enfants en bas âge. Ainsi, chaque jour, je suis disponible pour aller chercher N°1 à l’école à 16h30 voire même à 11h30 puis pour le ramener à 13h30. C’est parfait comme timing. Surtout pour lui en fait, parce que pour bosser, ça me laisse des créneaux plutôt serrés. Du coup, je bosse le soir, une fois que tout le monde est couché.

Évidemment, fonctionner de la sorte me permet aussi de garder Clapiotte toute la journée, exceptés les mardi et vendredi que la crèche m’a gentiment accordé en voyant mes tics obsessionnels et ma rigidité cadavérique au niveau des cervicales au moment de l’inscription. Et il est évident que bosser avec une Clapiotte dans les pattes 2 jours par semaines (oui, parce que le mercredi, samedi et dimanche, je préfère vous dire que je bosse pas direct, c’est juste impossible) c’est TRES facile. Rendre un article dans la journée en retrouvant des pièces de puzzle sous le canapé et en rhabillant une princesse tout en  chargeant un DVD et en changeant une couche? FA-CILE.Donc, je bosse le soir. Bis.

Passés ces avantages liés à la parentalité, je dirai aussi, que travailler chez soi, c’est avoir des horaires flexibles (oui, si je veux, j’écris des articles à 1h du matin), ne pas avoir de réveil à 7h (bon, quand t’es parent, tu oublies vite cet avantage là), tu ne te tapes plus un chef ingrat ou des collègues avides de potins dont tu te contre-carre comme de la trace de pneu en fond de culotte avec laquelle est parti N°1 ce matin. Tu n’as plus de ticket resto mais tu n’as plus à choisir dans quelle sandwicherie le dépenser, et donc, en mangeant à la maison, tu dépenses bien moins de sou quand même.

Surtout que tu finis par manger des pâtes tous les midi en laissant des traces de sauce tomate sur le clavier.

Oui, parce que si les enfants ne sont pas là, tu rentabilises le temps qu’il te reste donc tu fais tout en même temps. Même si dans la loi du boulot à la maison, tu dois t’octroyer une pause. Que dalle, tu t’octroies le droit de rentabiliser les précieuses minutes qui te séparent de l’heure de la cloche.

Comme ton temps est flexible (il parait), tu te permets parfois de faire un truc un peu fou comme les courses ou encore un accompagnement en sortie scolaire. Mais rien qu’avec ça, tu as l’impression d’avoir vécu une aventure tellement tes 1,5m2 de bureau te sortent par les yeux parfois.

Oui, parce que c’est ça aussi, travailler à la maison derrière un ordinateur. Un tas de petits inconvénients.

Par exemple, il n’est pas rare que mes « amis » me fassent remarquer à quel point j’ai de la chance de ne rien faire de mes journées. Parce que c’est bien connu que quand tu bosses chez toi, tu as investi dans un package d’enfants chinois qui bossent pour toi à la cave pendant que tu mates Roland Garros avec une bière fraiche sur ton canapé (en criant à celui qui fait la salle de bain de bien vouloir faire moins de bruit en récurant la douche, on n’entend plus bien les cris de Sharapova).

Aussi, comme je ne sors plus que pour aller au square public avec les enfants, mes principales sources de distractions sont des vidéos de chats qui tombent et des sites complètements idiots comme Is it Friday yet? ou pointer et si jamais je veux vraiment m’informer, je lis les pages putes de Brain Magazines. Et sinon? je squatte Facebook aussi. J’ai une vie sociale quoi. (Merci Papa Cube, mon fournisseur officiel de sites chronophages et inutiles…mais drôles)

J’ai de la chance, je continue à m’habiller le matin (la faute aux enfants) mais parfois, il me prend des idées étranges comme l’envie d’avoir des toilettes directement à côté de ma chaise de bureau… ainsi qu’un distributeur de canettes à gauche de mon écran.

Depuis que je suis assise là, j’ai même plus les yeux qui clignotent passé 23h, même avec la luminosité au maximum. Par contre, j’ai la fesse aplatie et le cuissot engourdi de capitons à force de ne plus bouger.

Je commence également à parler seule aussi, et quand je publie des statuts facebook marrants ou que j’en lis des encore plus drôle, je glousse comme si la personne en face m’entendait.

Et puis aussi, j’ai peur de bientôt parler klingon.

Je bosse de chez moi quoi.

 

 

Ta mère la poute

Mais non c’est pas vulgaire. Un poux, une poute? Un peu comme les patates pourrites en fait.

Je serai d’ailleurs assez pour un remaniement totale de la langue française afin qu’elle s’adapte à la conception des féminins par mon fils (et si possible, au moldave de ma fille et à ma grammaire approximative tant qu’à faire)

Enfin bref. Je suis phobique du poux. Je hais cette bestiole. Paraitrait que dans une autre vie, j’en ai eu, ce qui m’a valu une coupe de cheveux home-made à à peine deux ans. De quoi te flinguer l’estime de soi en trois minutes. Ma mère devait me détester pour m’avoir infligé la coupe de Mc Gyver, sans prévenir ni rien.


La faute aux poutes.
(j’aime beaucoup cette blague)

Bon, donc, pourquoi je vous parle de ça, à part pour partager avec vous ce bonheur d’avoir l’impression d’en avoir plein le crâne rien qu’en en parlant (ca gratte?)?

Parce que je suis rien qu’une mère horrible qui inculque à ses enfants des valeurs de respects, de tolérance et de gentillesse SAUF en cas d’invasion de poux dans l’école.

Et y’en a, des poux, dans les écoles, dans les crèches, PARTOUT, les poutes pondent aussi vite que ne court Flash (pas Gordon, l’autre qui court vite, donc). On sent bien qu’elles ont pas besoin de péridurale, les poutes: pas le temps, elles déposent leurs œufs comme Hansel et Grettel et leurs cailloux.

Donc, je disais, les poutes qui en mettent partout dans les cheveux, je les fuis. Sauf que souvent, elles sont malignes, elles infestent D’ABORD la tête des enfants avant celle des adultes.
Du coup, je préviens mes enfants. Non, en vrai, je les harcèle littéralement.

QUI est ce qui a des poux? Dans ta classe? Ah oui. Myriam? Bah tu sais quoi, pendant 10 jours, tu parles pas à Myriam. D’ailleurs tu l’approches pas à moins de 2 mètres. Comment ça c’est quoi 2 mètres? Bah imagine qu’entre elle et toi, allongé par terre, y’a papa. Plus une trousse. Voila, tu visualises. Nan mais pour faire plus simple, tu restes loin.

Je sais, c’est moche. C’est pour cette raison là que sur le panneau de la porte de l’école, y’a pas écrit « Myriam de la classe de CP1 a des poux ». Ça serait méchant et diffamatoire.
Je me charge de travailler N°1 au corps pour savoir qui est le fautif de cette fameuse et redoutable déclaration « Les poux sont de retours ». Genre, ils étaient au Club Med tranquillou et ils reviennent bien en forme après avoir copuler sous les cocotiers?

Je hais les poux. Et leur vie sexuelle débridée.

Je hais les poux, et leur domination du monde chevelu. Et oui, pardon si je dis à mes enfants de fuir les pouteux, mais je ne pourrais pas gérer une décontamination. C’est au dessus de mes forces. Les faire partir c’est un peu comme un mauvais remake de mission impossible, à t’oindre de substances odorantes et à te bousiller le cheveu avec un peigne de lapin.
Si mes enfants attrapent des poux, je serai dans l’obligation de m’exiler à l’hôtel.
Pour vous prouver que ce sentiment haineux envers ces vilaines bêtes date depuis très longtemps, je pourrais vous montrer ma photo de classe de 1984 où je laisse bien 1 mètre entre moi et la petite fille d’à côté (vraiment, c’est flagrant) parce que justement, elle en avait (et elle avait les cheveux détachés, la fourbe), mais je ne vasi pas le faire parce que 1/ j’ai un peu honte, 2/faut que je la retrouve et 3/je dois pas avoir le droit vis à vis de tous les élèves présents sur la photos.

Les poux c’est la pouasse. Je déclare la guerre aux poutes et propose le stérilet pour ces nymphomanes.
Que ma voix soit entendu


Le poute prend ton cheveu pour une barre de Pole Dance. Sache le.


PS: je suis désolée pour les enfants infestés, je sais que c’ets pas de leurs fautes hein, je suis même triste pour eux… mais je ne sais pas me contrôler, c’est plus fort que moi, gniiiii, rien qu’en en parlant je me gratte de partout. Les Pioutes!

 

4, 5? Bienvenue M. Peillon.

Il l’a fait. Il déboule et BIM, un jour férié, ils nous sort qu’il va rien faire que tout changer l’organisation du rythme scolaire de nos enfants.

M. Peillon, fraichement nommé au ministère de l’éducation devait avoir envie de connaitre l’adrénaline dès le départ pour se lancer direct dans la fosses aux ours.

Depuis cette annonce, j’entends ceux qui sont pour, ceux qui sont contre et ceux qui débarquent parce que quand même, c’est le week end de l’ascension, c’est quoi ce bordel, qu’est ce qu’il se passe?

Il se passe qu’on nous annonce que la semaine de 5 jours à l’école primaire serait de retour dès la rentrée 2013.

Évidemment, ça se félicite d’un côté et ça rechigne de l’autre. Tradition oblige.


Et enlève ton coude de la table, feignasse!

Pour ce qu’il vaut, je vais donner mon avis.

J’ai connu toute ma scolarité la semaine de 5 jours (4 jours et demi, en fait). Le seul souvenir horrible que j’en garde c’est ma mère qui pestait de temps en temps parce que se lever le samedi matin alors qu’on ne bosse pas, c’est naze (je rejoins ma mère; me rajouter 1 journée de lever à l’aubre, c’est mettre mon couple en danger, ça, et vraiment, ça craind, on va pas arrêter de s’engueuler pour savoir qui s’y colle). Sans ça, je faisais 6 h de gym par semaine, j’étais première de la classe (ça n’a pas duré, pas d’inquiétude), je voyais mon père un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires et ma mère avait su se créer un bon réseau pour ne pas avoir à payer une garde plus d’une fois par semaine avec son salaire de prof de tennis qui volait pas haut et ses horaires aléatoires.
De ma primaire je n’ai que de bons souvenirs, que j’ai collectionné assidument tout ce temps.

Au collège, j’ai vécu en Allemagne. J’ai connu le rythme allemand, les activités extra-scolaires, l’école qui finissait tôt et les pauses gouter de 10h à base de saucisse sèche et de cheddar. L’organisation était telle que tout roulait, personne n’avait ni l’impression de faire la navette, ni l’impression d’être laisser pour compte.

L’organisation, c’est surtout de ça qu’il faudrait parler.

Pour jouer régulièrement à la maman accompagnatrice (je ne suis que don de moi), je vois bien que certains (ce n’est pas le cas de N°1 et je ne vais pas m’en plaindre) enfants  sont plus pêchus le lundi matin pour la piscine que le vendredi 13h30 pour la sortie au spectacle/musée ou jardin botanique. La faute à un couchage trop tardif ou à ce fichu programme qu’il faut absolument finir en temps et en heure? Aucune idée, mais certains trainent la patte, en plus d’avoir l’oeil un peu terne.

Revenir en arrière pour réintégrer une demi journée de cours, en soi, je ne suis pas contre, mais seulement si cela est fait intelligemment (je vous entends rire).
Oui, je suis prête à me lever une fois de plus par semaine à 7h, été comme hiver pour accompagner N°1 à l’école, mais à ces conditions:

-Que les enfants dont les parents travaillent et qui, en temps « normal » (maintenant quoi) restaient en garderie se voient proposés une activité autre qu’une étude ou des jeux libres dans la cours de récré. C’est déjà le cas dans mon école, mais les intervenants n’étant pas assez nombreux, tous les enfants ne peuvent pas y avoir accès, c’est au petit bonheur la chance.

-Qu’on soit bien d’accord que les associations de quartiers organisant des activités extra-scolaires revoient leur programmes, parce que finir plus tôt et retourner au sport à 18h30-19h, je ne vois pas l’intérêt niveau fatigue.

– Que les heures de soutien soient intégrées à ces horaires scolaires et arrêter de bourrer le mous des enfants en difficultés en les épuisant et les dégoutant de l’apprentissage en général.

-Qu’on voit évidemment ce qu’il est possible de faire pour les financements de ces activités.

Car oui, aussi, j’espère que cette réforme permettra au plus grand nombre d’avoir accès à un sport, un art, peu importe, mais au delà de l’école, l’apprentissage artistique est tout aussi important et j’espere que cette volonté de réformer la semaine de 4 jours sera aussi faite pour ça (essentiellement, en fait, je suis pleine d’espoir). Parce que le sport ne fatigue pas comme l’école, parce que cela permettrait à nos enfants de pratiquer leurs activités sans finir à 21 voire 22h en semaine quand on se bat pour qu’ils soient au lit à 20h15 en temps normal.

Bref, oui, je suis prête à revoir mon organisation si c’est réellement pour le bien et l’interêt des enfants que cette réforme aura lieu.
Je comprends que ce soit difficile à envisager, ce retour en arrière, ne serait-ce que pour revoir notre façon de fonctionner, mais si on me promet que TOUS les enfants y trouveront leur compte, je suis prête à y croire.

N°1 est partagé: il aime l’école mais il trouve que 4 jours, c’est déjà suffisant. Mias je me dis que les enfants ont une capacité d’adaptation bien plus accrue que nous, adultes bornés et qu’en peu de temps, il oubliera déjà ce que signifiait ne pas travailler le mercredi matin (ou le samedi. Pitié, non, pas le samedi)(ceci était un message sponsorisé par mon moi-feignasse)

De toute façon, d’ici là, on a encore le temps d’entendre tout et son contraire. J’espère que ce sera le meilleur en tout cas, tant pis, je mettrais mon réveil 1 fois de plus par semaine un peu plus tôt (je prends sur moi en disant ça, sachez le)

hamac vacances
On parle de la réduction du nombre de jours de vacances ou pas? Hum….

Un mode de garde parmi tant d’autres: la crèche collective

Concrètement, je pourrai garder Clapiotte tous les jours de la semaine à la maison.
Ça, c’est dans le cas où je serai suicidaire.

Et je ne le suis pas.

Donc, Clapiotte, depuis ses 9 mois, va à la crèche deux fois par semaine. l’an dernier, elle y allait deux après midi par semaine et cette année, deux vraies journées entières.
Je ne vous dis pas comme j’ai dansé la samba quand on m’a dit que les deux jours complets étaient possibles.

Ne croyez pas que je fais ça pour me débarrasser d’elle, hein. Un peu, quand même. C’est surtout que je ne sais PAS comment les mamans qui gardent les enfants TOUT le temps gèrent leur temps en fait. Je ne peux pas, moi. Je fais des tas de trucs avec ma fille (qui s’octroie rarement plus de 10 minutes pour jouer SEULE), et le seul moment de répit que j’ai, ce sont les 2 heures de sieste. Ça fait pas lourd dans une journée pour faire tout ce qu’on a à faire.
Donc Clapiotte va à la crèche.

Mais pas QUE pour mon plaisir de solitude et de liberté. Aussi parce que je juge ce type de mode de garde parfait pour mes enfants.
Comme je suis un peu « ours », les randonnées au parc pour que mes enfants mangent les mêmes graviers que les enfants du quartier, j’y arrive pas. Pas à cause des graviers, ni des enfants des autres (on pourra reparler des enfants des autres? Ça me parait un vaste sujet ça aussi), mais à cause du parc dans son ensemble: bruyant, agaçant, meilleur moyen pour faire des bouffées d’angoisse parce que TOUS les enfants ont le même TShirt (pourtant orange fluo, le pire, c’est qu’on y avait réfléchi) et qu’on ne retrouve plus les nôtres… Bref, pour faire court, le parc, c’est la plaie et l’ennui intersidéral, du coup, je distille les sorties là-bas et dans une logique imparable, ce n’est donc pas à cet endroit précis que mes enfants pourront apprendre la vie en communauté.

C’est là que la crèche intervient.

Ce n’est pas partout qu’on peut se vanter de faire garder la prunelle de ses yeux dans un parc à miasmes digne d’une jungle.

Là, je sais que Clapiotte (et N°1 à l’époque) apprend la vie, dans toute sa générosité et sa réalité.

Clapiotte, elle aimait pas bien la crèche. Faut dire qu’une princesse, ça ne se roule que rarement dans la morve de la plèbe.
Je l’y ai obligé, mère sadique que je suis.

C’est vrai que c’est crevant pour le enfants, et Clapiotte, comme N°1 ont eu la chance de ne pas y passer des semaines entières de 7h30 à 18h30.

Du bruit, du monde et surtout (SURTOUT) l’appréhension de cet autre qui ne nous veut pas forcément que du bien.

L’an dernier, Clapiotte est revenue une quinzaine de fois avec la marque du dentier de jean-Mini-Much tatouée sur, au choix, l’avant bras, la joue et même une fois, le front. Les enfants ne manquent jamais d’originalité.

La semaine dernière, Clapiotte est revenue avec une marque sur le bras. Sa première cette année. Il y a de l’évolution.

Oui, parce que vous voyez, chez moi, mes enfants sont hyper cadrés, protégés. Vu qu’en plus, N°1 et Clapiotte s’adorent, on n’a pas encore eu la joie de goûter aux bagarres entre eux. Dire qu’ils vivent sur le nuage du Bisounours bleu ne serait pas loin de la vérité.
En les envoyant au Goulag deux petites journées par semaine, ils ont appris, petit à petit à défendre leurs intérêts (et ne pas chopper la rage me parait un intérêt digne d’être défendu) ET à partager et vivre en communauté, chose qu’ils ne risquaient pas d’intégrer à la maison, croyez moi.
Tony a parfois du mal avec cette formule: trop de maladies qui trainent, de nez morveux qui s’essuient sur les robes de Clapiotte, trop de dangers potentiels… trop… d’enfants, en fait!

Il ne manque plus qu’à trouver une nounou en qui j’aurai une totale confiance pour prendre le relai de temps en temps pour aussi leur apprendre à donner leur confiance à une personne extérieure à la famille et on serait pressenti pour le prix Nobel de l’éducation parfaite (d’après mes propres valeurs… je vais créer le Prix Nobel Cranemou tiens)

Je ne sais pas si il existe un mode de garde parfait. Le mix moi-crèche convient bien à notre mode de vie actuel, maintenant, n’ayant jamais testé la nounou, je ne sais pas trop. Le fait de donner toute ma confiance à quelqu’un, je ne suis pas sure de savoir faire (j’ai pas dû avoir beaucoup de nounous sympas dans mes vies antérieures).

Vous avez des préférences ou vous avez choisi votre mode de garde par « obligation » chez vous?
(sinon, je cherche une nounou pour les sorties de classe bientôt)




Nan mais c’est pas le paradis ca pour un gosse?
(si on exclu les terreurs-vampires et qu’on les met sous bulle)

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(Jusqu’au 15/04)
MERCI!