Depuis que Clapiotte est arrivée dans la famille, je découvre la mode enfantine avec un réel plaisir.
Y’a pas à dire, les fringues de garçon sont tout de même nettement moins sympathiques à associer, quoique je note tout de même une évolution depuis 7 ans, mais c’est encore assez classique pour ne pas avoir un orgasme à la vue d’un pantalon en velours côtelé beige.
Il y a un an, j’avais déjà parlé de mon soucis avec les stylistes enfants qui ont un réel soucis avec la réalité de la vie. (vous pouvez cliquer, j’aime bien cet ancien article, et pour une fois que je le dis, peut être que c’est vrai…).
Aujourd’hui encore, je me retrouve face à ce problème journalier qu’est l’habillage de nain en zone de stress, c’est à dire, entre 8h et 8h15, heure maximale de départ pour l’école.
De manière générale, N°1 s’habille seul. On note tout de même que la fermeture éclair à cet âge n’est pas franchement utile étant donné que la remonté ne fait absolument pas parti de ses priorités.
Pour Clapiotte c’est devenu bien plus compliqué.
Vous comprenez, Clapiotte, dorénavant propre (hiiihaaaa)(quoi qu’on m’a donné une culotte sale hier, mais passons) trouve de bon ton de se déshabiller seule afin de vaquer à des occupations naturelles obligatoires. Sauf que.
Défaire un bouton de jeans à deux ans et demi, c’est ultra compliqué. Du coup elle ne le défait pas, ce qui lui vaut une séance de contorsionniste hors du commun pour la plus grande joie de mon humour moqueur.
Comme il lui semble important de se dépoiler entièrement quand elle est sur son pot -je n’explique ce comportement que par un ennui mortel en attendant que ça se passe- nous avons régulièrement droit à un drame national. Parce qu’à partir du 3 ans, les encolures sont nettement moins larges qu’avant. Ou la tête plus grosse, mais comme je n’ai pas l’impression d’avoir mis au monde une hydrocéphale, je me dis que c’est tout de même de la faute du T-Shirt. Du coup, je me dois d’intervenir dans la seconde, retrouvant Clapiotte rouge de frustration et de hurlements, la narine droite encore coincée dans son collet, l’œil droit s’étirant jusqu’à l’arrière de la boite crânienne et la bouche façon Béart. Vison plutôt comique où je me dois de contenir un fou rire sans quoi elle ne voudra plus jamais se déshabiller seule avant ses 26 ans.
Sincèrement, depuis le temps que les marques créent de magnifiques petits ensembles pour nos marmots, je ne comprends pas qu’elles ne se soient pas encore penchées activement sur la question d’adapter les habits aux morphologies enfantines. C’est bien mignon de vouloir en faire des petits fashionistas mais si vous regardez des enfants de 4 ans monter sur un toboggan avec un jeans slim, je pense que vous serez d’accord avec moi si je vous dis que mon coeur s’arrête de battre en attendant que tout ce beau monde au Bieber style se vautre au niveau du troisième barreau.
A croire qu’en 2012, à l’ère de l’association des imprimés improbables et des matières bioniques, on n’est pas encore capable de s’adapter aux ventres rebondis, aux cous inexistants et aux bras qui ne passent pas par dessus les têtes.
A moins que le jogging ne soit l’accessoire indispensable de toutes les saisons, je crois vraiment que la mode n’aime pas l’enfant…. ou l’inverse.
Aller, viens, on va faire du tourniquet!
MERCI!











