Archives de catégorie : Mais que fait la police?

Une opération parce que j’suis bon en maths?

Ça y est, et autant arrêter là le suspens insoutenable, l’opération de N°1 s’est bien passée.

Enfin.. l’opération en elle même, parce que très sincèrement, tout ce qu’il se passe avant et après et que nous devons gérer, c’était pas franchement de la rigolade.

Non, on a beau être des parents exemplaires (mai si, c’est vrai), on a beau avoir déjà stressé des milliers de fois pour notre bout de nous sans défense, on ne s’y fait pas.

D’ailleurs, ça commence dès l’annonce du médecin:` »Il va falloir l’opérer ».

Ouverture automatique des vannes, sans passer par la case pudeur. La seule chose que je suis capable de faire d’intelligent à ce moment là, c’est de prendre N°1 sur mes genoux afin qu’il ne me voit pas pleurer, ça sera toujours ça d’angoisse en moins chez lui.

Ensuite, on se fait à l’idée, on se dit que notre enfant prend la chose avec un détachement exemplaire, du coup, on prend exemple, et les jours passent sans qu’on y repense de trop.

Mais la veille… Ahhh, la veille. Là, si par malchance, la veille est un mercredi, que tu ne bosses pas et que tu passes la journée entière avec la chair de ta chair, là, tu le regardes, et il te monte des bouffées d’angoisse que tu n’avais pas ressenti depuis ton accouchement. Je vous passe les films que je me suis produite en HD Dolby Surround dans ma tête, c’était encore pire qu’un mauvais drame de production AB.

Donc, à savoir, si la veille on se laisse le temps de cogiter, c’est mort, on ne fait RIEN de sa journée, on est juste ultra concentrée sur nos angoisses. Tellement qu’on ne se rend pas compte que notre fils, lui, il va bien. Tellement bien qu’il n’a pas spécialement de question. Mais on insiste tout de même pour bien lui ré-expliquer ce qu’il va se passer. Voilà, on lui bourre le mou, et tout à coup, on va trop loin parce qu’on a dit un truc de travers. Double drame, non seulement on a angoissé un N°1 qui allait tout à fait bien mais en plus, on rajoute à notre propre stress un bon nappage de culpabilité. Tiens, mange ça, tu dormiras mieux pour la nuit.

Le jour même, on sait qu’il ne va pas falloir craquer. On craquera quand les portes de l’ascenseur se refermeront sur mon N°1 et un brancardier qui lutte en faisant des blagues au p’tit, pas avant. Surtout pas.

D’ailleurs, on ne craque pas, même quand on dit avec un grand sourire à son fils que TOUT va bien aller mon chéri… Même quand on le répète une toute derniere fois avant que les portes ne se referment sur son visage en larmes silencieuses.

Là, on comprend pourquoi on nous a dit de faire gaffe, parce que des mamans tombent dans les pommes.

S’en suivent 3 cafés bien serrés au grand air frais (oui, à 8heure du matin, l’air est frais, un premier décembre), en tripotant nerveusement notre portable au cas où nous soyons rappelés en urgence dans la chambre (oui, en fait, on ne pense qu’au pire).

A peine le temps de remonter dans la chambre pour tenter de s’assoir qu’une infirmière vient me chercher. Il faut que je me rende en salle de réveil, N°1 a un réveil un peu difficile.

Le réveil des anesthesies générales, c’est toujours la grande panique pour moi. Avec le tas de légendes urbaines que j’avais entendu à ce propos, j’étais persuadée qu’en me reveillant, j’allais sortir des horreurs à l’infirnière, des trucs salaces, des gros mots… En fait, je l’avais juste envoyé bouler en lui disant de me laisser parce qu’il fallait que je retourne à la plage. Si MOI, je ne dis pas « putain » en me reveillant d’une AG, je ne vois pas comment je pouvais prévoir que mon fils allait hurler et être assez violent à son réveil. Avant de rentrer, on m’a demandé si j’étais sûre, si je ne voulais pas que ce soit Tony qui y aille. Je n’avais aps peur, je m’attendais à voir mon fils branché, je sais comment ça se passe, je me doutais qu’il n’allait pas me sauter au cou. C’était bien pire que ça, c’était effrayant de le voir hurler, puis dormir, puis me demander un câlin puis re-hurler et arracher la protection qu’il avait sous la tête. Il délirait complètement, et j’avais repris mon rôle de mère qui gère, lui affichant mon plus beau sourire, le carressant de ma main gauche, ma main droite serrant très fort le drap pour m’empêcher de trembler.

Quand il a réalisé que d’autres enfants étaient là, il m’a demandé s’il y avait des bébés. J’ai levé les yeux sur la maman en face de moi, qui veillait sa toute petite fille de quelques mois. Oui, il y en a.
N°1 m’a regardé avec un air paniqué, me disant que JAMAIS il ne voulait que Clapiotte se retrouve dans cet endroit.

Non, on ne s’attend pas à ça, je me croyais plus préparée, j’étais seulement paumée.

En le ramenant dans sa chambre, j’ai dû aller prendre l’air pour faire passer la nausée tant j’étais retournée.

Quelques heures plus tard, nous étions de retour à la maison. N°1 squatte le canapé depuis, avec un air hagard, il n’a pas mal, il est juste fatigué.

Je pensais que l’angoisse se dissiperait avec notre retour, puisque « tout va bien, Mme Cranemou, tout s’est bien passé ».
En vrai, je commencerai à lâcher un peu la pression quand j’aurai vu un beau sourire sur le visage de mon fils.

Ce n’était qu’une intervention bénigne, je ne sais pas comment font ces parents qui doivent gérer en plus d’autres types de stress… Vraiment, vu mon comportement, je ne sais pas si je serai capable d’encaisser plus que ça.

En tout cas, je vous remercie tous et toutes pour vos pensées, qui m’ont permis de temps en temps à penser à autre chose( vive la 3G), et bravo (et merci) aux équipes médicales qui sont d’une patience et d’une tolérance hors du commun.

 

 

Terrible Two Vs. Terrible Toux, Le Match.

Le Terrible Two dont tout le monde parle, je n’y croyais pas. Et puis je me rends à l’évidence, Clapiotte est en plein dedans, et Oh!Comme c’est bizarre, ça correspond bien à son âge.

Elle est caractérielle au point de me faire la misère parce que je ne l’ai pas laissée ramasser un truc par terre.

En ce moment, Clapiotte a aussi la bonne idée d’être malade (comme tous les quinze jours, en fait). C’est mieux, pour le côté caractériel, parce que Clapiotte malade, elle est odieuse, en plus. ENJOY ma vie!

Mouchage:

Version « temps normal »: Ici, c’est à la pipette de sérum physiologique, façon barbare, rapide, efficace. On a instauré le « bébé courage »  un poupon qui se prend sa dose de pipette dans les narines grâce à Clapiotte. Comme Clapiotte est aussi très courageuse, elle se laisse faire également. Elle trouve pas ça franchement agréable, mais elle se laisse faire.

Version « Terrible two »: On tente la même approche, mais visiblement, elle a oublié les 18 derniers mois où ça pouvait AUSSI, bien se passer. C’est donc en me prenant des coups de pieds dans la poitrine que ça se passe, saupoudrez le tout avec des hurlements et vous serez ravies de réitérer l’expérience environ 6 fois par jour. De quoi regretter les séance chez le kiné respi!

Les médicaments.

Version « temps normal »: Bah, c’est normal, quoi, la pipette dans le flacon, la pipette dans la bouche, la pipette dans l’évier et voilà.

Version « Terrible two »: Pareil, mais avec la main qui prend le flacon (ouvert) parce que « c’est à MOI ça! », avec l’autre main qui prend le bouchon et qui met ses petits doigts dedans là où ça colle bien parce que « c’est à MOI ça! », et une troisième main (oui oui) qui prend la pipette et s’en fout de partout parce que « NAN, c’est MOI ». Résultat des courses, faut tout re-nettoyer au karcher, ça colle, ça poisse et +1 pour la crise d’hystérie parce qu’on a fini par craquer en lui retirant la pipette coincée entre ses dents acérées, en étalant bien le reste du Doliprane gluant sur sa joue.. et ses cheveux, aussi.

Les repas.

Version « temps normal »: perte d’appétit, mais elle mange un peu de tout.

Version « Terrible two »: vole d’assiette dans la salle à manger. Réclamation auprès de la ligue des enfants en colère pour n’être servie EXCLUSIVEMENT qu’en vache qui rit. Et ne pas finir la troisième juste parce que c’était plus marrant de se faire un shampoing avec.

L’inhalateur:

Version « temps normal »: « Pschitt », 5 inspirations profondes, nickel, le rodage, ça s’appelle.

Version « Terrible two »: « Pschitt », hurlements; les voisins pensent que je tente de l’étouffer 4 fois par jour. Elle tente de se débattre, elle m’en colle une au passage. Pour faire passer le tout, au cas où je n’ai pas bien compris le message, elle me colle un bon spasme du sanglot en se faisant devenir bleue, histoire que moi aussi, j’ai ma dose d’adrénaline. Je finis par inhaler de la bécotide pour me calmer… (ça marche pas, pour info)

La nuit:

Version « temps normal »: Elle ne dort pas.

Version « Terrible two »: Elle ne dort pas.

Je ne suis pas sûre que le non changement sur ce dernier point soit réellement quelque chose de positif, en fait.

Un jour, elle aura 3 ans…

Special thanks à Vie de Mère pour le titre!

EDIT: ne vous inquiétez pas, hein! Le Lexomil, c’était pour un long trajet d’avion (pour moi et tony)(on est un peu des flippés), pas pour le reste du temps, en vrai, je vais bien (enfin, ca va quoi!)!!

Oh Paris, si tu savais…..

… Tout le mal, que tu m’as fait….

Ouais, bon, j’exagère, c’est simplement que je suis rentrée hier soir et que mes pieds ne me remercient pas.

Parce que Paris, sinon, c’était bien, c’était chouette (oui, je suis dans ma période chanson française).

Tout commence par une invitation.. qui tombe le lendemain des « fameux » GBA (Golden Blog Award.. le César du blog? je ne sais pas, mais une cérémonie de remises des prix par catégories, en tout cas).

Temps d’hésitation: 2secondes 12.

J’irai donc la veille du rendez-vous, parce que pour cette soirée, je sais qu’une grande partie de blogueurs que j’adule seront là, et je VEUX les voir! Il suffit d’être frustrée systématiquement avec mon badge qui dit « I’m Lyonnaise, Je rate everything ». Après une organisation de ministre du côté de l’intendance de la maisonnée et léchage de bottes en règle de la directrice de la crèche, j’ai casé mon petit monde, je peux partir sereine. (ceci est une fiction, je ne pars JAMAIS sereine, ça fait parti du package quand t’accouches!).

Le train, j’adore ça. Sauf quand je tombe dans un carré. Bon, là, ça pouvait encore aller, j’étais entourée de 3 mecs en costard-cravate. C’est toujours mieux qu’avec une maman et ses deux enfants excités d’aller dans le pays de MickeyLand! (Je n’ai rien contre les enfants, j’en ai. D’ailleurs, je reste toujours souriante. MAIS, avouez que c’est tout de même la loose de lâcher ses propres gniards 2 jours pour se coltiner ceux des autres dans une espace réduit!). L’échec, c’est surtout que j’étais contre la fenêtre, que le type d’à côté avait sorti tout son matos de Geek et son magazine de Tuning et que mon envie pipi, je pouvais me la carrer où je pense (oui, je suis super sympa, je ne dérange JAMAIS mes voisins). Ca aurait pu être pire, d’habitude, je tombe systématiquement sur le vieux qui se mange un casse-croûte pâté de campagne maison-œufs durs avec l’Opinel qui va bien et la baguette entière.

Quand le mec de Tuning-mag s’est mis à s’endormir sur mon épaule, je me suis quand même demandée si j’avais bien fait de partir à Paris. et pour la première fois, je trouvais ça chouette que le contrôleur arrive en beuglant (pour réveiller tout le monde-et surtout Tuning-man) « Vérification des titres de transport Messieurs Dames!

Ensuite, je me suis dépêchée de retrouver les copines, ah non, pardon, il y avait aussi UN homme dans un café près d’Hôtel de Ville où se déroulaient la soirée des GBA.

Ca me fera toujours un drôle d’effet de rencontrer « en vrai » des gens que j’apprécie virtuellement. Tellement bizarre que j’ai eu l’impression d’être atteinte de mutisme tant les voir là était fou.

Pour faire court, l’Hôtel de Ville c’est la classe (je comprends le prix du café parisien), les blogueurs sont fous, les blogueuses mode sont… étonnantes et les blogueuses mamans.. nous quoi, ont dignement (ou pas) représenté leur catégorie avec, en tête de liste, Marie et Mère Bordel. Nous avons applaudi sagement Marie quand elle a reçu son prix… Nan, je déconne, on a hurlé comme des gosses en hyperglycémie. les mauvaises langues diront que les « mamans blogueuses » ont pété un câble, rapport qu’elles ne sortent pas souvent, scotchées qu’elles sont à leurs nains. Moi, je dirai qu’on a justement fêté une belle personne qui méritait son prix, et que malgré la pollution que l’on retrouve par ci par là remplie de rancœur, de jalousie et d’affaire de cours d’école, il y a aussi un gros noyau rempli de femmes qui se respectent et qui se soutiennent.

Frustration, j’ai dû partir assez rapidement pour rejoindre mon hôte avec qui j’ai passé la fin de soirée. J’étais claquée. Et je n’avais pas mangé depuis le petit matin… Par contre, bizarrement, ça ne m’a pas coupé la soif… hum…

Merci les copains!

Le lendemain, à mon rendez-vous (vous saurez tout très vite, j’ai encore ramené un cadeau, je suis trop bonne), de nouveaux des rencontres, encore une fois, vraiment chouettes.

Et puis à 15heure, j’ai fait la touriste pour rejoindre Boulevard Haussmann et voir « enfin » ce qu’étaient les Galeries Lafayette de Paris. N’est pas touriste qui veut. Moi, j’ai fait la touriste de base qui n’a toujours pas compris que Paris, c’est grand, que Paris, avec le baise-en-ville qui pesait une demi tonne, on se démet une épaule, que Paris avec 8cm de talons…… on meurt.

J’ai rampé jusqu’à la gare. je pense même que je me suis trainée jusqu’à mon siège. Lessivée.

J’ai manqué de dégommer la vieille à côté qui lisait ce que j’écrivais (c’est à dire, pas grand chose vu mon état) par dessus mon épaule.

Et puis, j’avais plus de batterie aussi… alors je me suis incrustée en Première pour recharger un peu avant mon arrivée, et j’ai failli rater ma gare parce que… je ne retrouvais plus mon wagon. J’ai fait rire tout le monde (franchement, les gens ont un humour douteux).

Si tu as pris le TGV n°6615 en provenance de Paris et que tu as vu une fille perdue, avec un chargeur autour du cou et une démarche d’unijambiste.. c’était moi.

Mais sinon, Paris, je reviens quand?

Ah oui, aussi, j’ai été sélectionnée par ELLE (ouiiii, le magaziiiiine) pour le Grand Prix des Blogueuses, si jamais vous souhaitez me soutenir, c’est là:

MERCI :D

Lettre ouverte aux marchands de fringues… pour trolls.

Cher Monsieur et Madame qui faites des fringues pour gosses,

je vous écris aujourd’hui parce qu’après un manque vital de pantalons dans l’armoire de Clapiotte, j’ai dû vendre ma plèvre afin de renouveler sa garde robe, et qu’alors, plusieurs questions sont venues à moi.

Tout d’abord, il me faut vous remercier de l’excellent travail que vos stylistes fournissent. Surtout pour les petites filles en fait… aller, à la limite, pour les bébés garçons, parce que pour les gars de 6 ans et demi, là, y’a comme un néant abyssal niveau créatif. Mais bon, la Clapiotte avec ses tuniques colorés, les imprimés, ses coupes so modasse, c’est tellement choupi que sur ce coup là, je ne peux rien dire. Ou si: vous les cousez avec des fils d’or les fringues ou bien? Nan parce qu’à 20 euros le pantalon (et je ne parle pas des marques de la hype, là), quand on sait qu’il en faut bien 4 pour tenir la saison, je trouve que ça fait un peu cher, d’autant que j’aurai certainement besoin d’en remplacer deux en cours de route pour cause d’usure intense (oui, parce qu’au lieu des fils d’or, vous pourriez au moins faire des contre-forts en téflon).

Je dois donc saluer votre comptable qui excelle dans son domaine, étant donné le chiffre d’affaire que votre marge vous permet de faire. Y’a qu’à voir, pour une jeans chez H&M, je vais payer 39,95 pour un taille 38, longueur 32 (qu’en plus je vais découper parce qu’il sera trop long) et entre 14,95 et 24,95 pour un pantalon enfant. SI! Alors que j’aurai pu le coudre dans les chutes de mon ourlet. Sauf que je ne sais pas coudre, je vous l’accorde. Donc, visiblement, vous ne calculeZ pas à la quantité de tissu (y’a qu’à voir le prix du string chez Princesse tamTam, jsuis con aussi, je le savais déjà, en fait).

Bon, mais sans parler du prix, j’aimerai savoir si, parfois, voire très souvent, vous n’employez pas des stagiaires. Aveugles. Nullipares. Et manchots aussi.

Nan parce qu’au niveau des coupes, y’a comme un léger soucis. Voyez vous, ma fille avait l’air de partir à la pêche au moules avec ses futals en 18 mois. J’ai beau avoir fait dans le crac-nain niveau taille de fille, ça n’empêche qu’elle grandit quand même un peu. De temps en temps. Donc, là, c’était le cas, et me voilà avec un lot de pantalons trop courts, et quand bien même le pantacourt reviendrait-il à la mode, il n’en reste pas moins que 1/je n’en suis pas fan et que 2/je voyais bien qu’elle se caillait la miche de mollet, la Clapiotte.

Dans une logique imparable, je suis donc partie en quête du bénard taille 23 mois, ou 2ans, hein, ne jouons pas sur les mots (d’ailleurs, merci pour les nullipares qui se font bien avoir par ce genre de détails, vous ne vous refusez donc aucune subtilité pour tromper le chaland!).

Et bien NON! Aucun de ces nouveaux pantalons ne lui va correctement. D’abord, parce qu’entre le 18 mois trop court et le 23 mois, il y a environ 15cm de différence. C’est bien connu que le tibia grandit considérablement pendant ces 6 mois là, justement. C’est pas grave, me direz vous, je peux retrousser. Oui, mais. Déjà, c’est un peu l’échec, parce que pour le coup, le pantalon bootcut, on n’en voit plus bien l’intérêt. Et puis vient de toute façon un deuxième effet KissCool. Le truc dont ne se doutait pas trop, considérant qu’une Clapiotte qui mange correctement est une Clapiotte qui fait un 23 mois « normal » (longueur de jambes exclue), c’est que le tour de taille n’est pas adapté. Non plus. Enfin, si, je dis pas, si jamais je lui mets ses bouées de natation et que je coince le pantalon dedans, ça marche. Évidemment, pas question de mettre une ceinture, de toutes façons, il n’y a pas de passants.

Solution N°2: je retrousse AUSSI le haut du froc. Mais c’est du court terme, l’enfant étant, en général, bougeon.

Solution N°3: faire un point au niveau de l’élastique à la taille, pour réduire le diamètre. Ouais… mais même ça c’est trop compliqué pour moi.

Solution N°4: regarder AVANT qu’il y ai bien une taille réglable A L’INTERIEUR. Surtout quand on croit que ce genre de chose est un acquis dans les futs de trolls.

Ce petit courrier pour vous dire que donc, dorénavant, je ne manquerai pas de venir dans vos magasins AVEC ma fille, qui, sachez le, déteste ça et ne se prive pas de le faire remarquer. Elle déteste également qu’une personne étrangère l’approche, il faudra donc à vos vendeuses une patience sans borne et un réel self control de leur part. Je souhaiterai également que vous installiez pour la peine de grandes cabines où parquer ma poussette ainsi que des toilettes aménagés, avec poubelle odorantes pour masquer les odeurs chimiques des étrons de ma descendance qui ne fait uniquement ses besoins dans des endroits inadéquats.

En vous souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes sincères voeux de réorientation pour votre prochaine mutation, et ce, pour votre bien être mental.

Cranemou

 

Et on souhaite la bienvenue au petit nouveau…

Depuis quelques jours, je prends un soin tout particulier à tenter d’occulter ce qu’il nous arrive. Je n’en parle pas. Je refuse même d’y penser.

Depuis quelques jours, nous avons un nouvel arrivant à la maison. Il a pris possession des lieux avec un sans-gêne à tout épreuve et ferai se dégonder les portes de Dolto.

Depuis quelques jours, je commence à me dire que la vanité qui m’habitait et qui me permettait de dire « jamais » a volé en éclat.

Depuis quelques jour, c’est l’enfer, la guerre, le bagne. les hostilités ont commencé sans trop prévenir, bien qu’on aurait pu sentir qu’on n’y couperait pas, et chaque matin, nous ne levons pour mieux partir en croisade.

Depuis quelques jours et avec un bon mois d’avance (comme quoi, c’est n’importe quoi -la mauvaise foi m’habite), Clapiotte fait son Terrible Two.

On va se marrer.

Ou pas

Encore un matin

Sérieusement, c’est dur.

Il me reste encore une toute petite année à pouvoir ne pas trop me soucier d’horaires de boulot, et déjà, je commence à angoisser. Angoisser, d’abord, parce que reprendre le boulot que j’ai quitté ne m’enchante pas comme il le devrait. j’ai envie de neuf, j’ai envie d’être fière de moi, et là-bas, je n’osais à peine dire ce que je faisais tant je le vivais mal.

Mais ce n’est pas ça, pour le moment, qui me met le doute (enfin, un peu quand même). En ce moment, j’ai tellement de mal à émerger le matin que je me demande comment il sera possible  de faire les petits déjeuner, ma douche, le brushing, l’habillage et les trajets à l’école  puis de trottiner tranquille et sereine au taf.

Depuis la rentrée c’est: je me roule dans la couette pour tenter de faire disparaitre le matin. Je donne un coup de coude à Tony. Qui me le rend bien. Que je lui rends. Qui grogne que c’est mon tour (dingue, cette impression que c’est toujours mon tour). Me rendre compte que je viens de perdre 12 minutes. M’exploser le pieds dans le lit parce que je n’allume pas la lumière pour le chanceux qui reste au lit. Réveiller N°1. Qui s’enroule dans sa couette en râlant et en disant que c’est mon tour (c’est quoi ce bordel?).

Préparer le petit déj, sauter dans la douche, sauter dans une serviette, sauter dans des fringues propres cherchées à tâtons dans le placard de la chambre, éclairé à l’aide de mon portable-toujours pour pas réveiller celui qui dort.

Retourner le placard des enfants et en sortir des fringues adaptées à la météo qui change, je vous le rappelle, tous les deux jours… et comme hier c’était pas ton tour, faut suivre.

Lui dire de s’habiller. Mais d’abord d’aller faire sa toilette.

Lui redire de s’habiller. Lui crier doucement que maintenant i faut qu’il se magne.

Chercher le cartable parce que le mettre à la même place tous les jours serait trop facile.

Dire qu’on s’en va.

Redire qu’on s’en va.

Et tes chaussures bordel?

Rester calme.

8h22.

Mais dépêche toi bordel (c’est quoi ce trou spatio-temporel là, il était 7h35 il y a 2 secondes?)

Courir à l’école. Revenir.

Entendre Clapiotte qui se réveille. Recommencer, avec couche et assistance dans l’habillage en sus.

Partir à la crèche presque à l’heure.

Oublier le doudou.

Re-partir à la crèche 15 minutes après l’horaire auquel elle aurait dû arriver. Oui, parce qu’à 9h45, ils chantent, et donc, ca dérange d’arriver en plein milieu. Moi, j’aime pas déranger, alors je dis toujours que j’arriverais à 9h30, mais en vrai, j’y arrive pas. A y arriver, je veux dire.

Sérieusement, j’aurai déjà besoin de reprendre une deuxième douche. A 10h. Alors enchaîner avec un boulot… mais comment vous faites?

Dans ma prochaine vie, je veux bosser chez moi.

Ou être riche.

 

Et ta soeur?

Avec Clapiotte, tous les lundi et vendredi midi, on va chercher N°1 à l’école. Comme on a eu le droit à de trèèèès belles journées récemment, on a même, à deux reprises, tenté l’aventure A PIED. Oui, parce que sinon, c’est poussette, hein, mettre 20 minutes pour faire un trajet de 400 mètres, c’est pas non plus une passion chez moi!

C’est ainsi que je me suis retrouvée à trimballer ma naine qui trimballait SA naine dans sa mini poussette, magnifique reproduction de notre vie de super maman.

et vas-y que je prends la pose au feu rouge, et vas-y que je croise les bras en attendant N°1 devant l’école, et vas-y que je croise et que je décroise les jambes, et vas y que je m’occupe de mon bébé en plastique comme une petite mère… C’est vraiment hypnotisant de contempler sa petite fille se prendre pour… moi.

En repartant, on rigole avec N°1 de la voir avec ses mimiques de fille.

Quand il me lance, de son air de pré-ado de 6 ans:

« Nan mais regarde la, elle, elle se prend pour une fille de 20 ans là….« 

P’tite bonne femme qui grandit…. trop vite

Et toujours:

J’ai testé pour toi: la carte de presse.

(Avec du people dedans)

(Call me Voici aujourd’hui)

Clap de fin

L’an dernier, j’avais tellement adoré l’ouverture du festival Lumière et son ambiance agréable que je m’étais jurée d’y retourner cette année.

Belle Maman m’avait déjà réservé une place pour l’ouverture, comme l’an passé (merciiiii), mais j’avoue, j’en voulais un peu plus. C’est là que la chance s’est tournée vers moi et m’a demandé si je ne voulais pas par hasard, une accréditation presse pour toute la durée du Festival. Tu penses bien que oui, même si je ne me sens pas du tout légitime avec mon Graal autour du coup, j’en ai bien profité: les séances gratuites ou au tarif accrédité, déjà, c’est un peu comme si c’était Noël.

Et puis, à mon grand étonnement, cette carte m’a permis d’accéder au village de nuit du Festival, plus exactement à la Plateforme. Mieux encore, j’avais Open Bar. Les deux fois où j’y suis allée (je tiens à dire que faire deux soirées open bar la même semaine passé la trentaine, c’est pas une bonne idée).

J’ai donc guinché au milieu du staff du Festival mais aussi au milieu de certaines de nos stars françaises. Ainsi, j’ai pu saluer Thierry Frémaux, écouter Daroussin parler longuement bateau avec mon beau-père (oui, je fais profiter de mes entrées au peuple), me faire épousseter le nez par Hippolyte Girardot et avoir une discussion de 40 secondes avec Laurent Gerra (oui, je sais, lui, il fait moins rêver déjà).

On m’a crié « regarde, regarde, y’a Vincent Elbaz »… que je n’ai vu que de dos, et finalement, ça aurait pu être le voisin de pallier.

Alors, ça fait quoi de voir des gens connus « en vrai »? Parce que c’est ça, la vraie question. je suis tellement consciente que ces gens auront effacer notre micro échange de leur mémoire à peine 5 minutes après (et je suis large), que déjà, je suis moins stressée qu’avant. Je crois d’ailleurs que je suis plus stressée de rencontrer certaines blogueuses, par peur de les décevoir plutôt que les people, pour qui, finalement, il n’y a aucun enjeu émotionnel.

Alors… Se faire moucher par Girardot dans son propre foulard, c’est surtout assez incompréhensible, tout comme l’échange verbal qui a suivi. L’alcool, c’est mal (même si c’est marrant, là, pour le coup).

Voir Darroussin de si prêt que j’aurai pu lui enlever une crotte de nez: Cet homme a un visage tellement sympathique qu’on ne peut que l’aimer, même si, avec toute la sympathie dont il a fait preuve, je ne suis pas sûre de me marrer si je passais une soirée avec lui. Bon, voilà, sympa, interressant mais pas marrant.

Et Gerra? Je ne sais même pas si je dois m’attarder sur lui tellement je pensais que c’était un type sympa alors qu’il m’a plutôt prouvé le contraire. Mouais, je comprends, hen, mais voilà, c’est aussi son taf  de se coltiner les lourdingues (comme moi, oui oui).

Voilà, là, déjà, pour ceux à qui j’ai parlé.

Après, il y a certaines personnes qui m’ont fait trembler les mains, même 10 minutes après les avoir croiser, comme Depardieu, par exemple. Je me suis retrounée, et il était là, derrière moi, imposant, souriant, rassurant, impressionnant. Le temps de brandir l’appareil et de ne pas cadrer qu’un ours de la sécurité me demandait de bien vouloir me décaler.

Je n’arrive pas à déterminer le sentiment que j’ai eu à ce moment là. De la joie? de la gratitude? De l’admiration? De la peur, un peu? Se trouver face à face avec un tel monstre sacré, c’est tout de même bouleversant, malgré tout mon côté désabusé dont je me drappe dans de telles circonstances, là, c’était trop!

Bon et sinon, petit mot pour le monsieur de la sécurité qui m’a demandé de bouger: vous avez été très sympa, hein, mais vous auriez pu attendre juste 3 minutes de plus que je puisse rouler une pelle à Vincent Pérez … punaise, cet acte manqué, je t’en veux, Monsieur Sécurité, je t’en VEUXXXXX! Tssss

Alors, et vous, qui est ce qui serait capable de vous impressionner au point d’en trembler?

 

Des pleines bouches de mots (crus)… Tout à fait incongrus

 

Maman, à l’école, on apprend des chansons de Jean Brassens à la Chovale

Ah, super, mais il s’appelle Georges, et on dit choRale… Tu apprends quoi?

Le petit cheval blanc et la Cane de Jeanne.

Ah, chouette.

Et on va apprendre celle que tu m’avais fait écouter là, qui fait * »car bonhome des neige t’entends »(*).

Hein?

Mais oui « car bonhomeuh des neigeuh t’entends » (en chantant)

Tout content, il repart en chantant « chuis, l’ponographe, du ponographeuh, le folisson, de la chanson »

Culture, quand tu nous tiens…

Le temps ne fait rien l’affaire.
Quand on est con, on est con!
Qu’on ait 20 ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con!

Entre vous plus de controverses,
Cons caduques ou cons débutants.
Petits cons de la dernière averse
(*)Vieux cons des neiges d’antan

T’as saisi?


 

 

Moi, la vérité, c’que j’en dis, hein….

Le mercredi, on va au tennis. Ouais, terminé le judo, on a changé de sport. Enfin, surtout N°1.

Ce mercredi, N°1 a eu la joie de se prendre un coup de raquette dans les dents. Heureusement, c’est arrivé à la fin du cours, heureusement, ça reste des dents de laits. Malheureusement, j’ai hérité d’une vraie pleureuse en guise de fils.

Il a hurlé.

Hurlé pendant, hurlé en se nettoyant la bouche, hurlé après, hurlé quand je disais au prof de tennis que « non, non, vous inquiétez pas, c’est rien ». Un bon moment quoi.

Du coup, comme le papy d’une copine de N°1 était là et savait que j’allais rentrer en métro avec mon hurlant de fils, il me propose de me raccompagner, moi et ma bande de gniards.

Dès que je peux rendre service au peuple en lui évitant des décibels néfastes à la procréation, j’hésite peu, et je lui ai dit « banco ».

Dans la voiture, on charge le club des quatre à l’arrière (ouais, je sais, on n’est pas au norme): 2 x 6ans, 3 ans et 22 mois. La foire quoi.

N°1 s’est un peu calmé entre temps, trop la honte de pleurer devant trois filles quand même.. et puis Miss 3 ans lui tient la convers, faut qu’il entende quelque chose.

« C’est où que t’as mal, fais voir? »

« Là » (doigts dans la bouche, grimace de circonstance)

« Ah ouais tu saignes »

(glups)(en même temps, je crois qu’il le savait déjà)

« Tu sais, c’est pas moche »

« Tu sais ce qu’il font les gens moches? »

??

« Bah ils meurent »

« Et tu sais quoi? Bah Papy, il va bientôt mourir »

J’ai hâte que Clapiotte nous fasse de belles phrases, d’un coup!