Archives de catégorie : Mauvaise mère

Avoir une fille qui aime les jouets de filles (concours Polly Pocket)

J’ai toujours été un peu garçon manqué quand j’étais petite. Tellement qu’un jour, alors que ma mère me ramenait fièrement un jogging Le Coq Sportif ROSE, j’ai vomi dessus. Direct.

Maintenant, j’ai un peu changé, j’aime bien le rose, finalement, les sacs à main, les talons hauts et même que parfois, je ne rate pas mon trait d’eye liner (les soirs de pleine lune). Tout vient à point…

Mais bon, du coup, les trucs de princesse, les machins à paillettes ou encore les jouets ciblés fillasse, ça ne m’a jamais tellement branché. J’étais trop rebelle pour assumer, même si quand les Polly Pocket sont arrivées dans ma campagne, j’avais quand même un peu les boules d’être juste un chouille trop vieille pour en demander à Noël.

Bref, tout ça pour dire que le comportement face aux jouets, ça ne doit pas être inscrit au plus profond de nos gènes, parce que Clapiotte, si je l’avais laissé faire, elle m’aurait éventré dès la naissance avec les escarpins de Cendrillon.

Depuis toute petite, elle voue un culte au rose, au brillant, aux poupées, aux princesses et à tout, absolument TOUT ce qui s’en rapproche de près ou de loin.

Jusque là, elle a surtout eu de la récup de la chambre de son frere, donc, globalement, des duplos et des puzzles. Mais bon, elle grandit et quand je la vois frétiller comme une crevette devant un jouet de « fille », je dois me rendre à l’évidence: elle aime ça.

Comme je suis assez mauvaise perdante, j’ai commencé doucement à faire les brocantes pour lui trouver deux trois Polly Pocket de MON époque. Pas de raison que je ne connaisse pas la joie de jouer moi aussi à ces mondes miniatures au moins une fois. On passera aux nouveaux modèles pour son anniversaire, en attendant, ça la rend plus dégourdie de jouer avec des poupées microscopiques. Oui, parce que Polly et ses amies ont bien grandi, et même si elles sont encore petites pour des poupées, elles font quand même plus de 1,5cm comme en 88.

 

Aujourd’hui, Polly et les Polly pocket font partis de ces jouets incontournables, pratique, pas trop cher, peu encombrant, pour els anniversaires, pour une petite occasion c’est parfait, et comme tout jeu d’imagination, ils laissent place à des heures de jeu. Clapiotte est déjà addict et je rigole bien des histoires qu’elle invente avec ces petits personnages.

Si vous avez une petite fille qui aime bien cet univers aussi, sachez qu’il y a en ce moment un super concours sur le site de Polly pocket avec pour la grande gagnante, une journée de rêve type journée avec les dauphin, journée dans les arbres ou même un gouter d’anniversaire avec 10 copines, tout compris… rendez vous cite sur le site: http://www.jeupollypocket.fr/ et plein de petits cadeaux Polly aussi… Ça vaut le coup de tenter sa chance (Noel, vous vous rappelez? voilà…).

Vous avez jusqu’au 23 octobre, profitez en (et puis ca va, c’est pas trop dur, suffit de s’inscrire au tirage au sort), et pour des bons de réductions, il suffit de répondre aux questions qui correspondent à quelques videos sur la chaine Polly Pocket… Saviez vous que Polly mangeait 9 Goulash à l’ail dans une journée??? J’dis ça j’dis rien…

Liens sponsorisés

 


 

Tu pues le chat? bah je sais pas (cadeau)

J’ai un soucis d’odorat.

En soi, on s’habitue très bien à ne rien sentir puis, tout à coup, à être ultra sensible aux odeurs. Il y a seulement une chose que je regrette, par dessus tout, et ce n’est pas les odeurs de relan de lait, ni des couches au contenu atomique. Je n’ai pas de souvenir olfactif de mes enfants. Pas assez pour enfouir mon nez dans leurs cous et me souvenir de leurs petits poings fermés, leurs gencives édentées ou leurs cheveux si fins…

Pour ruser (parce que je suis trop maligne parfois), j’utilisais souvent des petits parfums spéciaux pour bébé, parce que ces odeurs là, je pourrai les retrouver, si un jour mon odorat se mettait à fonctionner correctement, ou quand il se met à re-fonctionner pour une raison inconnue pendant quelques heures…

Quand on a ce genre de soucis, ça nous dérange vraiment de re-sentir certaines odeurs. La moindre odeur de transpiration ou de mauvaise haleine nous donne la nausée, une poubelle qui traine a être ramassée dans la rue et pof, on ne supporte même pas d’ouvrir la fenêtre.

Mais les bonnes odeurs, on s’en shooterait, parce que ce sont celles-ci qui nous manquent. Les bonnes odeurs de cuisine, le parfum de maman… et le cou des enfants.

C’est avec un peu de cette addiction artificielle que j’ai accepté de recevoir le nouveau coffret Bébisol, et je suis ravie que mes enfants me rappelle chaque matin de leur en pschitter un coup dans les cheveux, le cou ou le T-Shirt (j’ai des enfants un peu bizarres), même s’ils sont un peu grand, j’ai le droit: j’ai du retard dans le snif de cou de greffon à rattraper!

Pour la peine, vous pouvez vous aussi essayer ce coffret composé d’un flacon de l’eau de toilette Arthur et Lola et de la peluche associée, avec en cadeau bonus une peluche géante Arthur et Lola (dimensions : 70x40x32 cm)

Pour cela, je vous laisse me dire en commentaire que vous participez.

Le gagnant sera tiré au sort. Vous avez jusqu’au 2 octobre pour jouer.

A votre bon cœur, vous pouvez partager ce petit concours autour de vous, vous pouvez toujours aimez la page facebook de Cranemou si ce n’est pas encore fait, vous pouvez dire à vos amis Lyonnais de venir découvrir Onlygones et aimer la page Facebook associée au passage (enfin, bref, me soutenir à bout de bras quoi ;) ).

Mais évidemment, je sais que vous n’oublierez pas de voter de toute façon… hein? (mais si, j’explique ici pourquoi faut voter… ou pas, pour ce blog tellement fantastique…huhuhu)

 

EDIT du 7/10/12 (pardon, je suis en retard):
La gagnante est Touwity
Bravo et merci à tous.
TRès vite un nouveau cadeau spécial Noël et un autre spécial femme (parce que zut à la fin, les mioches ca va hein!)

Ca s’passe comme ça chez Cranemou (l’éducation, tu l’as dans l’…)

Extérieur jour, sortie d’école.

« On va au parc, on va au parc? On va au paaaarc dis maman s’te plaiiiit »

« Non, on ne peut pas aller au parc ce soir, il faut que j’aille faire des courses, on a des copains qui viennent à la maison. »

Clapiotte et N°1: « Mais euuuuh »

« Non, je suis désolée, mais j’ai rien fait, rien de prévu alors là, faut qu’on fasse les courses et qu’on rentre »

N°1: « pfff, d’accoooord. Et tu vas faire quoi à manger alors? Un apéro comme d’habitude? »

« Je sais pas trop. je vais peut-être faire quelque chsoe de plus rapide. genre une quiche »

Clapiotte: « C’EST TOI LA QUIIIIICHE MAMAAAAN »

Trop d’humour tue l’éducation

Pour me soutenir face à ma dégringolade parentale, n’oubliez pas de taper 1:

 

Les clés de l’échec: les points clés à appliquer pour rater l’apprentissage de la propreté

Suite de : « Toi aussi rate la propreté de ton enfant »
Vous l’avez compris, je n’ai pas de conseil à prodiguer afin d’aider à la propreté de l’enfant. Clapiotte en est la preuve.

En revanche, je peux lister les points clé pour rater l’épreuve avec brio:

Sérénité de la mère, réalisé AVEC trucage

1/ L’ultimatum:

« Tu vas rentrer à l’école, il faut enlever la couche maintenant »
Effet: stress de l’enfant ET du parent, rejet de l’école.
Bilan: on gagne sur tous les plans: non seulement l’enfant n’est toujours pas propre, mais en plus, il a déjà peur de mettre un pied à l’école.
Génial.
Chance d’échec: 75%

2/ Le chantage affectif:
« si tu fais pipi dans le pot,maman sera vraiment très contente et très fière de toi »
Effet: parfait pour rajouter un peu d’angoisse de séparation à l’enfant. ce qu’il comprend: « si tu fais encore pipi dans ta couche, ou par terre, maman ne t’aimera plus »
Bilan:on aura même le droit à des cauchemars, elle et pas belle la vie?
Chance d’échec: 95%

3/ Le chantage à la carotte
« On n’ira pas faire du manège si tu as une couche »
Effet: aucun. L’enfant s’en tape le coquillard de ne pas allé faire du manège. En tout cas, c’est ce qu’il veut nous faire croire.
Bilan: si on a un ainé, de toute facon, on va quand même y aller, au manège, donc bon…
Chance d’échec: 98%

4/ La menace
« Si tu refais pipi dans ta culotte tu iras au coin »
Effets: aléatoires: soit l’enfant refera pipi dans le coin (dans la mesure où on pousse jusqu’à l’application de la punition), soit il associera la propreté à une torture.
Bilan: Meilleur plan anti-propreté. Ever.
Chance d’échec: 100%

5/ le coup de la maturation
« Tu es grand(e) maintenant, il faut enlever la couche »
Effet: pour peu que ce soit le petit dernier, il comprendra instantanément que son statut de petit privilégié dépend de sa volonté à viser dans un pot. Vous me suivez j’imagine?
Bilan: Tout dépend à quel point vous considérez vous-même l’enfant, en fait.
Chance d’échec: 50%

6/ le cul à l’air
Nos mères nous l’ont dit: « les fesses à l’air pendant tout l’été et c’est bon, ça va se faire tout seul »
Effet: Étrangement, ça ne marche pas si bien. Il lui suffit d’écarter les jambes pour le pas s’en mettre de partout, pas bien compliqué finalement.
Bilan: Danger qu’il préfère se soulager comme un chiot plutot que dans une couche. risque éventuel de se faire greffer une serpillère à la place de la main.
Chance d’échec: 70%

7/le pantalon moulant ou le jeans
Nos mères sont formelles: « tu lui mets un pantalon bien épais et/ou moulant et ca va le déranger bien comme il faut une fois mouillé »
Effet: effectivement, ca le dérange. il hurle, donc.
Bilan: maintenant, il sait se déshabiller seul. C’est déjà ça.
Chance d’échec: 55%

8/ La dépression
Se mettre à pleurer quand il refait pipi sur le canapé.
Effet: angoisse de l’enfant, situation de stress et découverte d’une nouvelle force: le sadisme. Il nous tient par les émotions, il a TOUT gagné. L’empathie, c’est pas son fort de toute façon.
Bilan: Plus qu’à espérer qu’il ne sache pas qu’on pleure en cachette quand il est malade, quand il tombe, quand il pleure, quand il ne mange pas, quand il ne dort pas etc…
Chance d’échec: 99%%

9/ Le mensonge
« Ooooh, dommage, y’a plus de couche, va falloir faire sans »
Effet: Le prendre pour un abruti ne fera jamais de lui un enfant bien dans sa peau. Surtout si on a annoncé la nouvelle devant le placard contenant 2 jumbo Pack en taille 5+. Ouvert, le placard.
Bilan: non seulement il va se moquer de nous mais aura désormais une confiance toute relative en notre bonne foi.
Chance d’échec: 60% (ca a marché pour N°1, ceci dit)

10/ Le renoncement
« Je m’en fous, de toute façon, il sera propre un jour, il portera pas de couche à ses 18ans »
C’est vrai.
Effet: fin du stress pour tout le monde
Bilan: Ca l’aidera pas forcément à être propre, mais ça aura au moins le mérite de nous enlever ce poids de la poitrine.
Chance d’échec: 45%


Au pire…..

Bonne rentrée à tous nos sans culottes et bon courage aux instits et Atsem qui vont se coltiner le résultat…
Et pardon.

 

Toi aussi rate la propreté de ton enfant.

J-6.

Dans 6 minuscules jours, N°1 reprendra le chemin de l’école pour rentrer en CE1 et Clapiotte fera ses premiers pas dans la sphère des écoliers.

Clapiotte, ma petit moldave du sud qui n’utilise pas encore tous les bons mots pour s’exprimer, qui ne sait rien faire d’autre que de courir pour se déplacer (alors qu’elle ne marchait pas encore il y a un an, je vous le rappelle).
Clapiotte qui renie le pot comme on tournerait le dos à son ennemi juré.

Et qui, donc, n’est toujours pas propre.

De cette propreté que l’on attend de son enfant qui rentre en maternelle, comme un Graal suprême de sa capacité à réguler ses sphincter et à le faire passer du stade ultime de bébé à enfant.

Clapiotte, c’est le Peter Pan de la couche culotte. Elle s’y agrippe comme une arapète à son rocher et l’idée même de poser son royal fessier sur autre chose qu’un moelleux et douillet canapé la fait frémir de… terreur.

Comme si le pot en question allait l’aspirer dans ses bas fond tout de PVC recouvert.

Je n’ai pas besoin de préciser que les toilettes, c’est même pas en rêve?

faut dire que je lui ai biiiien mis la pression au mois de juillet à Clapiotte. Et qu’elle est doté d’une fonction d’opposition automatique. Aussi.

En gros, j’ai fait absolument n’importe quoi, n’importe comment et je me retrouve à 6jours du jour fatidique avec la boule au ventre de récupérer chaque soir un petit sac à pipi accroché au poignée dodu de ma fille jusqu’à ses 17 ans.

Pas d’inquiétude, elle, elle s’en tape le cul par terre. d’ailleurs, elle a elle-même dit à la maitresse, en juin, alors que cette dernière lui expliquait que la couche… compliqué…trop d’enfants…grandir etc….:

« Moi garde la couche à Calepiotte et pas aux toilettes le pipi. Non non non »

Ambiance.

J’ai lâché l’affaire, je lui ai enlevé la couche et tant pis si elle se fait dessus. Ca rentrera, elle fera comme les autres et pendant ce temps, j’allumerai des cierges et j’apporterai des cadeaux aux Atsem pour qu’elles ne me détestent pas de trop.

je compte sur le mois de septembre où elle ira à l’école que le matin pour faire office de sas de décompression.

En attendant, étrangement, je suis nettement moins stressée pour cette histoire de culotte mouillée qu’il y a 2 mois.

De là à dire que je crois inconsciemment aux miracles, il n’y a qu’un pas.

craneur

 

le jour où j’ai oublié le lecteur DVD portable en partant en vacances

Partir dans la maison familiale à la mer est devenu tellement une routine annuelle que je pourrais faire les valises les yeux fermés.

On a besoin de tongs, de 2 débardeurs chacun, d’un pantalon bien confortable, de 2 maillots et d’un pyjama. Quelques sous vêtements (2 slips chacun, je brule mes soutifs et mes chaussettes pour l’occasion). Quand on lave, ca sèche dans l’heure, pas la peine de s’encombrer.
Ainsi, je suis partie avec une valise cabine pour 3. Oui, seulement.
Ce qui prend le plus de temps est sans doute le vanity-trousse de toilette qui en plus de contenir les crèmes solaires et brosses à dents contient l’équivalent de l’armoire à pharmacie d’Argan.

Le soucis avec les habitudes, c’est qu’on y intègre moyennement les nouveautés.

Pourtant, c’est pas comme si c’était une nouveauté finalement, mais je ne sais pas, dans la précipitation, j’ai cru que mes enfants étaient peut être des enfants des années 90 et pas 2012.

Donc, je suis partie sans le lecteur DVD portable.

Et sans le support pour mettre l’ipad scotché à l’appui tête.

Oui, on peut dire que je suis partie sans mes alliés sérénité, en freestyle, complétement inconsciente du danger qui me guettait, vouée à une crise de nerf certaine.
Et je ne peux me rabattre sur mes amis DS, livres ou jouets, si mes enfants baissent la tête 10 minutes dans un moyen de transport, ils repeignent l’intérieur cuir et mettent à néant les efforts de n’importe quel sapin odorant pour les 10 prochaines années.

Je m’en suis rendu compte la veille (je dormais chez ma mère, donc). Le matin du jour J, j’ai donc pris les choses en main: le départ étant prévu seulement vers les 10h30, j’ai donné un ballon à Clapiotte et N°1 et leur ai donné carte blanche pour s’ébrouer dans le jardin. Si possible en faisant le plus de roules boulés possible, en courant très très vite et en sautant à pieds joints dans les cages sorties pour l’occasion. But secret: les crever jusqu’à ce que sieste s’en suive.

Pendant ce temps, on chargeait la voiture sans avoir besoin de jouer à Tetris, ma mère ayant aussi compris le principe du « on emmène rien, pas la peine, de toute façon on est toute la journée en maillot ».

Donc en gros, pendant ce temps, on faisait pas grand chose. Mais comme on avait dit qu’on partirait que vers les dix heures et demi, on allait quand même pas prendre de l’avance.

10h15, on s’ennuyait quand même un peu, j’appelle les enfants, les attache dans leurs sièges respectifs et les regarde d’un œil bienveillant, une goutte de sueur perlant sur mon front: 3h30 à gérer la marmaille SANS assistance DVD.

EASY.

Phase 1: se rappeler se qu’on faisant « avant ». Je me rappelle pas. je comptais les voitures rouges, je boulottais des bonbecs, je regardais la serviette coincée dans la vitre en guise de pare-soleil frapper la portière, je faisais des phrases avec les lettres des plaques d’immatriculations et je voulais pas jouer aux N° de départements, étant vraiment nulle à ce petit jeu.

Aujourd’hui, y’a que des voitures grises, les enfants n’ont pas le droit de manger dans la voiture, on a des pare-soleil de la honte ventousés aux vitres, les enfants sont trop petits pour le jeux des phrases et y’a plus les départements sur les plaques. De toute façons, comme on roule à 124 Km/h on est toujours cul à cul avec les 10 mêmes bagnoles pendants 350Km, donc, bon, l’intérêt est minime.

A peine mes pensées enfouis dans ma poche, je me retourne et constate que Clapiotte pionce du sommeil du juste. j’allonge le siège auto en récitant 12 Je vous Salue Marie en bénissant ce siège auto magique.

Je regarde discrètement N°1, excessivement calme pour l’occasion, qui a l’air de s’auto hypnotiser la tâte collée à la vitre en regardant défiler la bande d’arrêt d’urgence.

Je ne dis rien.

Je ne bouge plus.

Je voudrais égorger trois poulets sur une table de sacrifice pour que cet instant de flottement dure 3 heures trente.

Mais c’est pas pratique en voiture.

Alors je retiens mon souffle pour éviter de faire trop de bruit. Je ne réponds à ma mère qu’à demi mot pour ne pas provoquer l’irréparable.

Je parle aussi à ma vessie (et envoie des signaux subliminaux à celle de ma mère pour qu’elles ne nous trahissent pas.

Et c’est 50 minutes après notre départ que Clapiotte se réveille d’un « J’ai faim moi, é veux des pâtes et du chambon ».

L’arrêt pipi est alors autorisé, les estomac remplis, nous repartons. 50 minutes, c’est RIEN.

3 minutes plus tard, l’enfant revigoré s’alternera avec son frère lui aussi bien plus alerte: « est quand qu’on a’ive? » « On est bientôt a’ivé à ta mer é sable? » « Y’a des boggans à ta mer? ch’adore les boggans moi, y bien les boggans à ta mer. y choli lé sabe. Oui. Et toi maman y aime é sabe? Et boggan est bien, ch’adore ».

En boucle.

Avec son frère mort de rire qui la relançait sur ses sujets favoris.

Un peu avant l’arrivée on a eu le droit à la Cane de Jeanne (j’ai parlé de Sète, j’aurai plutôt dû me jeter par la fenêtre au lieu d’ouvrir ma grande bouche). 5 fois. Avec un mix de Auprès de mon arbre et les Copains d’abord.

J’ai bien essayé de refourguer l’Iphone en dernier recours pour que ma tête n’explose pas et en foute de partout sur le pare brise mais N°1, au lieu de se coller devant ses jeux a préféré aller chercher l’intégrale de Brassens préalablement téléchargée par mes soins un soir d’insouciance et de totale déroute.

50 minutes.

La prochaine fois que j’oublie les lecteurs vidéos, on part de nuit ou je les emmène nager 3 heures juste avant le départ.
Ou j’investis dans du Toplexil.

Et donc, tout à l’heure, je serai de nouveau en route pour le retour, toujours sans écrans mais avec Tony en plus dans la voiture, et donc, moi, encastrée entre les deux sièges auto à l’arrière.

Je pense que les poulets égorgés ne suffiront pas.

Plaie ouverte

Selon une croyance ancestrale, » être parent, tu vas voir, c’est que du bonheur ».

J’aimerai que cette phrase soit passible d’un emprisonnent à vie avec petites tortures quotidiennes en sus.

Sans rire, faire miroiter ne serait-ce qu’un instant à des futurs parents qu’ils vont prendre leur pied chaque jour de leur existence en compagnie de leur descendance, c’est l’équivalent du Père-Noël: une grosse déception à la clé. Vous me direz qu’on a tous cru au Père-Noël et qu’on n’est pas tous devenus tueur en série. Certes.

Depuis qu’on est parent, et plus précisément, depuis que je suis mère, j’ai vécu des moments géniaux, doux, drôles, tendres, émouvants, joyeux, remplis de bonheur.

Plein.

vraiment.

Et puis il y a eu ces jours où j’ai eu envie de tout plaquer tant les cris inconsolables me faisait perdre la raison, des envies de défenestration aussi, parfois.

Le manque de sommeil m’a fait devenir exécrable, je n’aime pas vraiment donné le bain et les sorties au parc pour faire la mère sympa c’est vraiment pas mon truc. Non, tout n’est pas rose.

Mais par dessus tout, il y a la maladie infantile. Cette vicieuse, perfide et sournoise catin.

Les premières fois, ca nous tortille l’estomac, on a le poil qui se hérisse en entendant geindre notre petit bout de nous, on se sent vide et inutile quand même les câlins ne suffisent plus. Les nuits sont courtes, les yeux sont cernés, la tension est palpable.

Et puis certains s’y font.

Moi non. Il faut dire que mes enfants font des trucs rarement communs, parce que voyez vous, sans ça, on aurait une vie un peu trop pépère.

Depuis vendredi dernier, Clapiotte a eu 4 jours de fièvre, 2 jours de plaques-boutons de partout, 5 jours d’angine, un appétit d’anorexique. Et puis un truc à ne pas uriner pendant 24h aussi.
Elle a peu dormi, elle a râlé sans interruption.

J’ai eu mal pour elle, j’ai été inquiète et je l’avoue, oui, de temps en temps, j’avais juste envie de lui dire de la fermer tellement j’étais épuisée. Mais une bonne mère ne fait pas ça. Une bonne mère prend sur elle et encaisse sans sourciller. Je ne peux plus faire ça. je ne peux plus parce que quand l’angoisse se fait trop forte, je suis tétanisée et j’ai envie de respirer, de tout lâcher, d’envoyer tout le monde balader, de ne plus faire comme si ça me glissait dessus. Ça ne glisse plus. Et mes enfants sont tellement forts pour faire des trucs pas communs que j’en suis toujours à me demander comment ça va évoluer.

Bref, aujourd’hui, ça va mieux, je l’ai même mise à la crèche pour tout dire, mais même si les maladies infantiles s’espacent de plus en plus avec le temps, je sors vraiment épuisée moralement de ces étapes.

D’ailleurs, cette semaine, à ma visite annuelle chez la gynéco, avec Clapiotte qui me tenait la main, vu qu’elle n’a pas été à la crèche, mon docteur m’a demandé en jetant un regard attendri sur Clapiotte: « Vous pensez faire un troisième bientôt? »

J’ai ri. Nerveusement, mais j’ai bien ri.

Un troisième tour pour tenter encore des expériences médicales passionnantes. NO WAY!

Rappelez moi d’adopter un hamster si l’envie d’un troisième me titille!


La pharmacie du quartier où ils vont bientot me demander de participer au loyer tellement j’y passe du temps
Et sinon, je confirme qu’internet quand on s’inquiète, c’est de la merde (oui, à ce point là!).

 

 

 

 

 

Je m’appelle Cranemou et je suis blogueuse

Assemblée; « Bonjouuuur Cranemouuuu« 

Depuis les 3 ou 4 mois de ma deuxième grossesse, alors même que je ne savais pas qu’une Clapiotte allait déboulonner notre vie bien orchestrée et que N°1 avait encore espoir de l’appeler CacaBoudin si c’était une fille (et donc, c’est une fille qui ne s’appelle finalement pas cacaBoudin), ce blog « est ».

Bref, petit à petit (et encore je me suis calmée), ce blog est devenu l’équivalent d’un travail à presque temps plein. Pas en terme d’argent, mon banquier vous le dira, mais en terme de temps et d’énergie, certainement, même si je ne peux quantifier finalement les heures passées derrière l’ordinateur.

Et plus ça va, plus je me rends compte de ce que c’est que de « travailler à la maison ».

Travailler à la maison présente des avantages non négligeables quand on a des enfants en bas âge. Ainsi, chaque jour, je suis disponible pour aller chercher N°1 à l’école à 16h30 voire même à 11h30 puis pour le ramener à 13h30. C’est parfait comme timing. Surtout pour lui en fait, parce que pour bosser, ça me laisse des créneaux plutôt serrés. Du coup, je bosse le soir, une fois que tout le monde est couché.

Évidemment, fonctionner de la sorte me permet aussi de garder Clapiotte toute la journée, exceptés les mardi et vendredi que la crèche m’a gentiment accordé en voyant mes tics obsessionnels et ma rigidité cadavérique au niveau des cervicales au moment de l’inscription. Et il est évident que bosser avec une Clapiotte dans les pattes 2 jours par semaines (oui, parce que le mercredi, samedi et dimanche, je préfère vous dire que je bosse pas direct, c’est juste impossible) c’est TRES facile. Rendre un article dans la journée en retrouvant des pièces de puzzle sous le canapé et en rhabillant une princesse tout en  chargeant un DVD et en changeant une couche? FA-CILE.Donc, je bosse le soir. Bis.

Passés ces avantages liés à la parentalité, je dirai aussi, que travailler chez soi, c’est avoir des horaires flexibles (oui, si je veux, j’écris des articles à 1h du matin), ne pas avoir de réveil à 7h (bon, quand t’es parent, tu oublies vite cet avantage là), tu ne te tapes plus un chef ingrat ou des collègues avides de potins dont tu te contre-carre comme de la trace de pneu en fond de culotte avec laquelle est parti N°1 ce matin. Tu n’as plus de ticket resto mais tu n’as plus à choisir dans quelle sandwicherie le dépenser, et donc, en mangeant à la maison, tu dépenses bien moins de sou quand même.

Surtout que tu finis par manger des pâtes tous les midi en laissant des traces de sauce tomate sur le clavier.

Oui, parce que si les enfants ne sont pas là, tu rentabilises le temps qu’il te reste donc tu fais tout en même temps. Même si dans la loi du boulot à la maison, tu dois t’octroyer une pause. Que dalle, tu t’octroies le droit de rentabiliser les précieuses minutes qui te séparent de l’heure de la cloche.

Comme ton temps est flexible (il parait), tu te permets parfois de faire un truc un peu fou comme les courses ou encore un accompagnement en sortie scolaire. Mais rien qu’avec ça, tu as l’impression d’avoir vécu une aventure tellement tes 1,5m2 de bureau te sortent par les yeux parfois.

Oui, parce que c’est ça aussi, travailler à la maison derrière un ordinateur. Un tas de petits inconvénients.

Par exemple, il n’est pas rare que mes « amis » me fassent remarquer à quel point j’ai de la chance de ne rien faire de mes journées. Parce que c’est bien connu que quand tu bosses chez toi, tu as investi dans un package d’enfants chinois qui bossent pour toi à la cave pendant que tu mates Roland Garros avec une bière fraiche sur ton canapé (en criant à celui qui fait la salle de bain de bien vouloir faire moins de bruit en récurant la douche, on n’entend plus bien les cris de Sharapova).

Aussi, comme je ne sors plus que pour aller au square public avec les enfants, mes principales sources de distractions sont des vidéos de chats qui tombent et des sites complètements idiots comme Is it Friday yet? ou pointer et si jamais je veux vraiment m’informer, je lis les pages putes de Brain Magazines. Et sinon? je squatte Facebook aussi. J’ai une vie sociale quoi. (Merci Papa Cube, mon fournisseur officiel de sites chronophages et inutiles…mais drôles)

J’ai de la chance, je continue à m’habiller le matin (la faute aux enfants) mais parfois, il me prend des idées étranges comme l’envie d’avoir des toilettes directement à côté de ma chaise de bureau… ainsi qu’un distributeur de canettes à gauche de mon écran.

Depuis que je suis assise là, j’ai même plus les yeux qui clignotent passé 23h, même avec la luminosité au maximum. Par contre, j’ai la fesse aplatie et le cuissot engourdi de capitons à force de ne plus bouger.

Je commence également à parler seule aussi, et quand je publie des statuts facebook marrants ou que j’en lis des encore plus drôle, je glousse comme si la personne en face m’entendait.

Et puis aussi, j’ai peur de bientôt parler klingon.

Je bosse de chez moi quoi.

 

 

Maman, en faisant cette chanson…..

Même si je pense que la maitresse avait abusé de substance illicites en donnant les couleurs pour le dessin de la fête des mères de cette année (je montre pas l’intérieur de la carte, vaut mieux en rester à la sublime écriture de N°1 je pense), elle mérite aussi, comme toutes les mamans que nous sommes (mais pas que) cette petite journée. (D’autant qu’elle a largement soufflé la bonne idée de me préparer mon déjeuner)

Ce matin, N°1 est vite retourné dans sa chambre et à caché son dessin-poème sous la brioche, qu’il avait sorti pour l’occasion, avec le reste de mon petit déjeuner fétiche.

Finalement, quand les enfants grandissent, c’est bien aussi…

Bonne fête!


Oui, des fleurs, non, pas de la part de Tony, de la part de Club Med (epouse moi)(hahaha)

4, 5? Bienvenue M. Peillon.

Il l’a fait. Il déboule et BIM, un jour férié, ils nous sort qu’il va rien faire que tout changer l’organisation du rythme scolaire de nos enfants.

M. Peillon, fraichement nommé au ministère de l’éducation devait avoir envie de connaitre l’adrénaline dès le départ pour se lancer direct dans la fosses aux ours.

Depuis cette annonce, j’entends ceux qui sont pour, ceux qui sont contre et ceux qui débarquent parce que quand même, c’est le week end de l’ascension, c’est quoi ce bordel, qu’est ce qu’il se passe?

Il se passe qu’on nous annonce que la semaine de 5 jours à l’école primaire serait de retour dès la rentrée 2013.

Évidemment, ça se félicite d’un côté et ça rechigne de l’autre. Tradition oblige.


Et enlève ton coude de la table, feignasse!

Pour ce qu’il vaut, je vais donner mon avis.

J’ai connu toute ma scolarité la semaine de 5 jours (4 jours et demi, en fait). Le seul souvenir horrible que j’en garde c’est ma mère qui pestait de temps en temps parce que se lever le samedi matin alors qu’on ne bosse pas, c’est naze (je rejoins ma mère; me rajouter 1 journée de lever à l’aubre, c’est mettre mon couple en danger, ça, et vraiment, ça craind, on va pas arrêter de s’engueuler pour savoir qui s’y colle). Sans ça, je faisais 6 h de gym par semaine, j’étais première de la classe (ça n’a pas duré, pas d’inquiétude), je voyais mon père un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires et ma mère avait su se créer un bon réseau pour ne pas avoir à payer une garde plus d’une fois par semaine avec son salaire de prof de tennis qui volait pas haut et ses horaires aléatoires.
De ma primaire je n’ai que de bons souvenirs, que j’ai collectionné assidument tout ce temps.

Au collège, j’ai vécu en Allemagne. J’ai connu le rythme allemand, les activités extra-scolaires, l’école qui finissait tôt et les pauses gouter de 10h à base de saucisse sèche et de cheddar. L’organisation était telle que tout roulait, personne n’avait ni l’impression de faire la navette, ni l’impression d’être laisser pour compte.

L’organisation, c’est surtout de ça qu’il faudrait parler.

Pour jouer régulièrement à la maman accompagnatrice (je ne suis que don de moi), je vois bien que certains (ce n’est pas le cas de N°1 et je ne vais pas m’en plaindre) enfants  sont plus pêchus le lundi matin pour la piscine que le vendredi 13h30 pour la sortie au spectacle/musée ou jardin botanique. La faute à un couchage trop tardif ou à ce fichu programme qu’il faut absolument finir en temps et en heure? Aucune idée, mais certains trainent la patte, en plus d’avoir l’oeil un peu terne.

Revenir en arrière pour réintégrer une demi journée de cours, en soi, je ne suis pas contre, mais seulement si cela est fait intelligemment (je vous entends rire).
Oui, je suis prête à me lever une fois de plus par semaine à 7h, été comme hiver pour accompagner N°1 à l’école, mais à ces conditions:

-Que les enfants dont les parents travaillent et qui, en temps « normal » (maintenant quoi) restaient en garderie se voient proposés une activité autre qu’une étude ou des jeux libres dans la cours de récré. C’est déjà le cas dans mon école, mais les intervenants n’étant pas assez nombreux, tous les enfants ne peuvent pas y avoir accès, c’est au petit bonheur la chance.

-Qu’on soit bien d’accord que les associations de quartiers organisant des activités extra-scolaires revoient leur programmes, parce que finir plus tôt et retourner au sport à 18h30-19h, je ne vois pas l’intérêt niveau fatigue.

– Que les heures de soutien soient intégrées à ces horaires scolaires et arrêter de bourrer le mous des enfants en difficultés en les épuisant et les dégoutant de l’apprentissage en général.

-Qu’on voit évidemment ce qu’il est possible de faire pour les financements de ces activités.

Car oui, aussi, j’espère que cette réforme permettra au plus grand nombre d’avoir accès à un sport, un art, peu importe, mais au delà de l’école, l’apprentissage artistique est tout aussi important et j’espere que cette volonté de réformer la semaine de 4 jours sera aussi faite pour ça (essentiellement, en fait, je suis pleine d’espoir). Parce que le sport ne fatigue pas comme l’école, parce que cela permettrait à nos enfants de pratiquer leurs activités sans finir à 21 voire 22h en semaine quand on se bat pour qu’ils soient au lit à 20h15 en temps normal.

Bref, oui, je suis prête à revoir mon organisation si c’est réellement pour le bien et l’interêt des enfants que cette réforme aura lieu.
Je comprends que ce soit difficile à envisager, ce retour en arrière, ne serait-ce que pour revoir notre façon de fonctionner, mais si on me promet que TOUS les enfants y trouveront leur compte, je suis prête à y croire.

N°1 est partagé: il aime l’école mais il trouve que 4 jours, c’est déjà suffisant. Mias je me dis que les enfants ont une capacité d’adaptation bien plus accrue que nous, adultes bornés et qu’en peu de temps, il oubliera déjà ce que signifiait ne pas travailler le mercredi matin (ou le samedi. Pitié, non, pas le samedi)(ceci était un message sponsorisé par mon moi-feignasse)

De toute façon, d’ici là, on a encore le temps d’entendre tout et son contraire. J’espère que ce sera le meilleur en tout cas, tant pis, je mettrais mon réveil 1 fois de plus par semaine un peu plus tôt (je prends sur moi en disant ça, sachez le)

hamac vacances
On parle de la réduction du nombre de jours de vacances ou pas? Hum….