Archives annuelles : 2012

Tu seras une femme, ma fille. Mais dans 15 ans. Aujourd’hui, t’as dînette.

C’est très confortable d’avoir un garçon. Enfin, pas très, mais plus confortable en tout cas que d’avoir une fille.

C’est vrai, un garçon, ça ne risque pas de nous ramener des mecs tout bizarres à la maison, ça a moins de chance de mettre des mini-jupes ou de se maquiller à la truelle dans le bus du collège. Normalement, ça devrait aussi moins avoir tendance au rire de hyène ou à lancer un cri hystérique à la vue d’un jeune capillairement attractif avec une voix de pré-pubaire.

Pas de règles, pas de soutifs, pas de grossesse non désirée à 14 ans et demi… C’est idiot sûrement de penser à ça. Mais maintenant que j’ai une fille, je me rends compte que ce n’est pas « maintenant » qui me fait peur mais bel et bien l’adolescence. Non, parce que pour l’instant, ma fille est une petite fille. Un bébé, même.
Elle a de grosses joues, un ventre tendu, elle aime les couettes, les barrettes, les bracelets en plastiques qui brillent et elle croit qu’une « Mincesse » c’est une robe. Je peux lui mettre une robe de Laura Ingalls qu’elle sera la plus ravie, parce que c’est très « Mincesse » Laura Ingalls. Surtout si y’a une doublure, là, c’est carrément l’extase de la « Mincesse »

Clapiotte a deux ans. Et en aucun cas elle n’a plus. J’ai toujours considéré mes enfants comme des enfants de leur âge (même si, évidemment, je trouve qu’ils sont supérieurement intelligents).

C’est un choix de les considérés comme tels.
C’est effectivement mon choix et j’ai beau essayer de me draper dans un voile de compréhension, certaines chose m’échappent concernant « les autres ».

Il y a de ça quelques semaines, j’ai assisté à un énorme débat sur la page facebook du BabyBlog que tout le monde devrait connaitre d’ailleurs. Un débat à base de maillots de bain, de pervers sexuels et de petites filles qui se prennent pour des ados.
J’ai lu avec attention les arguments plus ou moins censés de chacun. Et je ne peux pas m’empêcher de dire que mettre une culotte de maillot de bain à une petite fille qui n’a pas de sein, c’est la normalité. A la toute limite, si vraiment on veut cacher les micro-têtons de nos filles, on a l’option maillot une pièce.
Mais le soutif en taille 18 mois? On est bien sérieux? Vous les avez vu sur la plage les mini-miss qui se baladent avec ce genre de truc? Sans dire que c’est ridicule, après tout, je ne dois pas avoir la science infuse en matière de mode enfantine, mais ça les gêne!
Sans arrêt en train de remettre les bretelles ou de redescendre le bout de lycra en bonne place puisque évidemment, un soutien-gorge, à la base, ça a une fonctionnalité bien précise qui n’est pas de cacher mais de soutenir. Hors, là, ça soutient surtout un comportement que je trouve étrange.

Et qu’on ne me dise pas que c’est la p’tite qui demande, hein, parce que jusqu’à preuve du contraire, les enfants ne devraient avoir un choix que très limité en matière d’habillement, n’en déplaise à ceux qui ont craqué sur les T-Shirt de Super-Héros ou les baskets de Barbie (je lutte chaque jour, si vous saviez)

Bon, ok, j’ai dû me faire trois milliards d’ennemis en deux secondes (oui, j’ai beaucoup de visites). Pardon. c’est pas mes oignons après tout. Nan, mais en fait, je voulais en venir à ces fringues qu’on trouve maintenant pour les filles. Les BEBES filles (si tant est que je considérerai un jour ma fille comme autre chose qu’un bébé ).

C’est quoi ces strings en taille 6 ans? Les soutien-gorge ampliforme en 8 ans, on en parle? Et les mini tops trop courts? les pantalons taille-basse? Les bas-nylon? Et que vois-je? Des TALONS? Nan parce qu’il existe aussi des perruques pour bébés, au cas où on trouvait que les têtes chauves de nourrissons c’était so 2011.


Le confort, y’a que ça de vrai.


C’est vrai que c’est tout de même du meilleur goût.

Quand j’y pense et puisqu’on leur fait connaitre nos inventions de tortures pour adultes comme le strings ou les talons hauts, je vais peut être lancer des serviettes hygiéniques et des tampons en taille 7 ans aussi. C’est pour l’entrainement. Vous voyez le ridicule du concept ou pas?
WTF???

Arf, on se moque beaucoup de ces américains complètement bizarroïdes qui griment leurs fillettes en poupées gonflables. Mais punaise, j’ai vraiment la trouille que ça finisse par arriver ici…
Ah… on me dit que c’est trop tard. Je pense m’exiler dans un village Mormon.

Classe ET distinguée ma fille.
Je suis tellement fièèèère

Je vais vous dire le fond de ma pensée par rapport à tout ça. je trouve ça écœurant. Et hypocrite.

On planque nos enfants de peur qu’ils soient mater par le pervers du coin mais on nourrit les tendances pédophiles avec une hypersexualisation de la fillette. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est la faute des marques. Évidemment, elles profitent de cette tendance dégueulasse mais si cela continue, c’est bien qu’il y a une clientèle. Et je ne pense pas qu’une petite fille de 7 ans ait l’idée seule d’aller se faire souffrir avec un fil qui lui rentre dans la raie des fesses.
J’ai réellement peur de cette banalisation de la sexualisation des enfants.

Ce sont des ENFANTS. Pas des poupées. Pas NOS poupées.

Chère Clapiotte,

Même si depuis peu on m’oblige à cocher la case « Madame » pour te désigner, tu restes ma petite fille. Tu deviendras une demaoiselle quand il sera temps et une dame en temps voulu.
Je te promets de te donner une éducation la plus saine qu’il soit afin de te protéger des dérives malsaines de la société actuelle. Je ne pourrai pas t’en préserver complètement, mais je ferai tout mon possible pour que tu saisisses les enjeux de tels comportements afin que tu puisses te construire en tant que femme lorsqu’il sera l’heure.
Je te souhaite de beaux souvenirs d’enfance, sans bretelle à remettre, sans soucis de dos, sans hémorroïde précoce et sans mascara waterproof.

Ta maman.

PS: et c’est toujours « non » pour la robe Barbie.

 

Je vous invite à lire l’article d’Electromenagere qui aborde, autour d’un café, le même sujet chez elle, et avec talent.

 

 

Education: Règle N° 128: ne jamais rire quand il fait n’importe quoi. Easy.

Non, rien, j’ai rien écrit, j’ai vraiment pas beaucoup de temps, la faute aux enfants et aux vacances.
Non, aujourd’hui, je vais vous montrer un extrait de « mais pourquoi Cranemou a-t-elle toujours des trucs marrant à raconter sur ses enfants? »
Parce que je vis avec des clowns. Et Clapiotte ne fait pas exception. C’est même la pire de tous.
Voilà un cours extrait de ce qu’il se passe à table, ici, mardi soir, avec encore le maquillage du carnaval de la crèche sur la figure.
C’est comme ça TOUS les soirs. Même quand elle n’a pas le nez rouge. Et c’est usant. Parfois.

 

Voilà, voilà, voilà… Pas trop de manières, elle en fait aps des caisses… TOUT va bien, ça va bien se passer….

(Le « à papa » qu’elle demande à la fin est une mixture à base de fromage blanc et de crème de marron que son père a eu la super idée de lui faire gouter. Elle l’appelle donc « a papa » et en veut à peu près.. tout le temps)

Si ca bugue chez toi aussi tape dans tes mains (clap, clap)

Hier, j’étais super énervée.

Mon robot multifonction m’a lâché. Genre vraiment, comme ça, sans prévenir. Je me lançais avec N°1 dans la confection d’un magnifique Cheesecake pour la première fois de ma vie, j’ai mis tous les biscuits dedans pour les mettre en miettes et là: drame: rien n’a marché. J’ai enclenché, ré-enclenché, j’ai tenté avec d’autres accesoires, j’ai sué, j’ai même hurlé sur la machine.
300grammes de biscuits à piler moi-même, autant vous dire que j’en ai eu des crampes au poignée et que le cheesecake avait une drôle d’allure après plus d’une heure de préparation.

Donc, voilà. C’est ainsi. Mon robot s’est envolé dans le paradis des robots multi-tâches, après un AVC éléctroménager.
Evidemment, il n’etait plus sous garantie, sinon, ça aurait été trop facile. Non, depuis 6 mois, il ne l’etait plus. J’ai presque souri et puis je me suis dit que non, en fait, cette fois ci je ne pouvais plus rire de tout. Non, parce que ce robot, je l’avais acheté avec mes petits sous économisés pendant plusieurs mois. Il m’a coûté un bras. j’ai voulu le même que ma mère, rapport que je voudrais être au moins aussi bonne cuisinière. Ma mère, elle ne jure que par Kenwood, donc, j’y suis allée les yeux fermés. Et bah que dalle, il m’a lâché, me coûtant ainsi environ 150euros par an vu le temps qu’il a été en ma possession et encore, je fais pas le calcul au nombre réel de fois où il a servi sinon, je pleurerai (et Tony divorcerait).

En soi, on peut dire qu’il n’y a pas mort d’homme et seulement révérence de robot, mais je ne m’arrête pas là. Oh que non.

L’aspirateur, pareil, deux ans et demi de marche pour finir en lambeaux, avec un tuyau qui partait complétement en sucette et un moteur qui tentait d’imiter l’hélico de Drucker un soir d’été. Il chauffait tellement quand on le branchait que j’ai fini par le bazardé aussi. Bon, on est bien d’accord que l’utilisation de l’aspirateur chez moi est un peu hors norme (rha,,, mais arrêtez de penser à des trucs dégueulasses). Tony s’en sert AU MOINS une fois par jour. Mais en même temps, c’et pas comme si j’abattais un mur tous les jours et qu’il aspirait du plâtre avec, non, Tony, il aspire les 3 miettes sous la table et la poussière invisible de l’appartement (ceux qui sont déjà venus chez moi pourront témoigner).
Et c’était aussi une marque. Tout comme son prédécesseur.


Un jour, les robots me faisaient rêver.

Tout comme mes deux machines à laver précédentes aussi.

Donc, voyez vous, j’ai 31 ans et j’habite seule depuis 12 ans.

En 12 ans, j’ai eu 3 machines à laver, 4 aspirateurs, 2 robots (oui, je vais en racheter un, parce que je ne suis qu’une couillonne), 4 ou 5 téléphones fixe, 5 sèche cheveux, 3 télés, 2 lecteurs DVD, 3 grilles-pain, 2 cafetières, 3 fours micro-onde, 4 réveils matin (ceux qui font radio)…. Et encore, je ne repasse pas.

Je ne vais pas m’attarder sur le gaspillage de matières premières de tout ce fatras et je ne vais pas non plus tenter de calculer ce que ça m’a coûté au risque de devoir me pendre avec un câble électrique.


Bienvenue chez nous

Tous ces appareils (peut être pas les téléphone quand j’y pense) étaient des marques soit disant « reconnues ». Après avoir passé mes été d’étudiante à m’occuper du Service Après Vente d’une enseigne multimarques, j’ai appris comment ça fonctionnait et donc, j’ai toujours misé sur les marques. Doucement, je me rends compte que marque ou non, je dois avoir la poisse de l’appareil. Ou alors ce sont les marques qui se moquent de moi. Noooon? pas possible? Ils en voudraient à l’argent que je peine à économiser « au cas où autre chose tombe en panne »?

J’aurai peut être dû regarder des tests électroménager avant vous me direz, c’est pas faux.

Quand je vois le fameux robot de ma mère qui a 15 ans et son sèche linge qui en a 30, j’avoue que je ne comprends pas bien ce qu’il s’est passé. Ah, si, je comprends, un peu, hein, je en suis pas stupide, mais quand même, passer de 15 ans de durée de vie à 2,3 ou 4, ça fait vraiment une grosse différence, non?

J’ai le Murphy de la garantie.
La poisse quoi.

Bon, donc, concrètement, comment je fais pour m’insurger à part cet article qui ressemblera plus à un coup d’épée dans l’eau? (ouais, désolée, mais ça m’a fait du bien de le dire)

Et QUI pour m’offrir un CheeseCake pas raté?


R.I.P

le It-Choupi-jouet du moment: des Sonny Angels à gagner

Je suis pas cucul. Nan. vraiment, je m’insurge même contre l’idée d’être une personne qui pète des paillettes. Mais… comment dire… j’ai un passé de fille quand même.

Un passé où je collectionnais des tas de trucs trop mignons. Plus c’était petit, plus j’en fourrais dans des boites secrètes. Et je crois que c’est resté. Je craque souvent quand je vois des petites choses mignonnettes qui me rappelle mon enfance. Et c’est rare que je ne les achète pas d’ailleurs.

Aujourd’hui, je vois bien que N°1 a le même soucis que moi et qu’il cumule une multitude de choupi-truc qui ne servent à rien d’autre qu’à encombrer. Et Clapiotte avec son addiction à « KitKit » (comprenez Hello Kitty) ne sera certainement pas en reste.

Mais bon, on s’en fiche, parce que finalement, je vais plutôt parler de moi. 31 ans. Et toujours pas sevrée avec mon problème.

Normalement, je suis plutôt friandes de Art Toyz ou de figurines de lapins crétins, rapport qu’au fond de moi, je me dis que le côté décalé compense mon besoin de collectionner des figurines à mon âge.

Mais récemment, je suis allée chez une copine qui avait de nouvelles figurines chez elle. Des trucs trop mignons qui m’ont ramené 20 ans en arrière.

FLASH BACK

 

Vous vous souvenez? oui? Si non, pas grave, parce que je vais vous présenter ce qui m’a fait penser à toi.
Des petits anges à la figure kawaï et affublés de chapeau selon la famille à laquelle ils appartiennent.
Les Sonny Angels, ils s’appellent. Je pense que ce sont des garçons vu la taille de leur appendice génital. Mais qui sait…
Quand je les ai reçu, j’ai eu de nouveau 10 ans. Sauf que maintenant, je suis blogueuse, alors j’ai pris plein de photos.

C’est pas troooop joli? Bon, oui, je sais. Ca l’est. Et savoir que l’un d’entre vous va pouvoir en gagner une collection de 12, j’avoue l’avoir un peu mauvaise. Oui, j’ai bien dit 12!

Pour tenter votre chance, voilà ce que je vous propose:

Vous me mettez en commentaire lequel est votre préféré parmi tous ceux existants (moi, j’adore la tête de radis).
Vous pouvez likez la page fan de Sonny Angels France
Vous pouvez aussi liker ma propre page, ça mange pas de pain, tant qu’on y est héhé.
Vous pouvez relayer aussi, parce qu’on aime le partage ici, on est comme ça, on donne, on donne, on regarde pas.
Et puis si jamais vous trainez encore sur FB, je vous invite aussi à voter pour Cyl qui a gagné ici même le jeu Bugaboo et qui se retrouve finaliste pour la poussette Bugaboo. Je sais que vous auriez apprécié qu’on fasse pareil pour vous, donc voilà… C’est par ici.

Bon, seul le premier point est obligatoire, mais on sait pas, peut etre que je vous aimerai encore plus si vous faites le reste aussi hahaha! Je ne suis rien qu’une vilaine qui fait du chantage affectif. On dirait Clapiotte, je me fais peur!
Vous avez jusqu’au 27/02 15heures pour tenter votre chance.

Bonne chance à tous et merci à Sonny Angels pour mes figurines (on est d’accord pour la tête de radis)

Et oui, petit mot de la fin. Au cas où ils aiment manger tout ce qu’ils trouvent, pas avant 3 ans, parce que voilà la principale activité de Clapiotte quand elle les a à portée de main (pendant que N°1, lui est mort de rire à cause du micro-pénis)(les enfants, c’est pas facile, vraiment):


(Mon coup de coeur du lundi pour Zaza)

EDIT: on me signale en commentaire que j’ai une basse culture du Sonny Angels. j’abdique. Et je vous fais donc partager ce que je viens d’apprendre:  « les mignons Sonny Angels sont inspirés des Kwepies (diminutif de Cupidon en anglais, ce qui explique leur zizi de garçon et leurs petites ailes), personnages qui ont été créés … en 1909! Voilà qui nous ramène bien plus loin en arrière que les Babies… »
Merci à toi « Si Tu Veux »

Edit: tirage au sort effctué et c’est le N°47 Zaza qui gagne le lot de Sonny Angels.
Bravo!!!
Et merci à tous pour toutes ces participations!

le gagnant du sac à langer Bugaboo

Suite à l’article de samedi, j’ai un peu du mal à me remettre de vos émotions*, non pas de ce que J’AI écrit, de tous vos témoignages, vos mails, vos commentaires.
(*c’est un lapsus, mais je le laisse, ça veut bien tout dire)

Du coup, je ne savais pas quoi écrire pour relancer la machine. C’est tout vu, je dois vous annoncer le gagnant du jeu Bugaboo. Pour rappel, ce gagnant gagne le sac à langer en cuir de la marque et sera en lice dès cet après midi pour gagner peut être la poussette Bugaboo Donkey.

Tout d’abord, merci à tous pour vos belles participations, vos créations tellement drôles. Vous avez su me faire rire, vraiment. Et vous départager a été vraiment compliqué. J’aurai aimé vous donner à tous votre chance mais n’y arrivant pas (bon, en vrai, il fallait vraiment que je choisisse quelqu’un), j’ai demandé de l’aide à Tony. Qui lui même a eu du mal à choisir.

Il n’en restait que trois, puis deux. Et enfin, j’ai dû faire appel à quelques copines pour qu’elles vous départagent. Mais c’est vrai, vous méritiez toutes de gagner, je le pense sincèrement.

J’ai donc la lourde tâche d’annoncer la bonne nouvelle à une personne et la mauvaise à 10 autres. Pardon d’avance, c’est assez inconfortable pour moi, croyez le!

Voilà la participation qui nous a finalement fait rire, tant par son idée que par le côté provoc. L’idée originale l’a emporté, au final.

Bravo donc à Cyl et son tatouage

Merci à Papa3, Mathilde, Valérie, Laetitia, Steph, Karine, Natacha, Monica, Maria et Imed. Toutes vos participations étaient vraiment superbes autant dans l’humour que dans l’effort: MERCI.

A partir de 14h, vous retrouverez les 10 gagnants de chacun des blogs participants sur la page Facebook de Bugaboo. Il faudra alors soutenir votre préféré en cliquant sur le petit pouce levé… Si possible Cyl, tant qu’à faire, on va tenter de se rallier derrière elle, vous nous suivez?

N°1, la vie, et nous.

N°1, tu es grand maintenant.
je le vois quand tu me regardes, tu n’as plus les mêmes attentes ni même la même foi en ta maman, tu fais les choses sans que je te les demande, tu prends des responsabilités. Tu es devenu plus grand, plus fort.

L’assurance que je t’ai volé continue de regagner sa place, la joie de vivre de l’enfance t’enveloppe presque tout à fait maintenant. Ce fût long.

N°1, je voulais te présenter mes excuses. Je te les dois depuis longtemps mais en plus d’être ta mère, j’ai le renoncement difficile.

Tu es assez grand aujourd’hui pour que je puisse expliquer ce qui a cloché, ce qui nous a séparé alors que que notre rencontre devait être le plus beau souvenir du reste de nos vies. J’ai raté notre rendez-vous. je n’étais pas à l’heure. Alors que de tout mon cœur je t’espérais, nous avons cru te perdre. Souvent j’entends encore ton cri s’éteindre et le feu me brûler de l’intérieur. La rage m’a envahit, m’a rempli de ce sentiment d’injustice. Mon cœur te désirait et mon âme hurlait ta perte.

Pendant de longues minutes j’ai souhaité disparaitre. Le temps s’était suspendu mais ces longues minutes ont fait de nous des étrangers. L’espace d’un instant, je n’étais plus rien pour toi, allongée, attachée, je ne pouvais rien pour toi et je t’en ai voulu alors même que tu n’avais jamais eu le choix.

Lorsque la bonne nouvelle est tombée j’étais assommée. J’étais perdue et soulagée mais mon cœur ne se desserrait pas. Nos regards ne se croisaient pas, tu me rendais la monnaie de ma pièce. Dans ton petit coeur à toi, il devait y avoir déjà tant de rage et de doutes aussi. Nous étions passé au rouleau compresseur émotionnels et nous nous sommes perdus.

Excuse moi d’avoir mis autant de temps à m’en rendre compte. La peur a cristallisée mes sentiments, il a fallu que je comprenne que je n’étais pas seule à souffrir et au bout de plusieurs semaines, je t’ai regardé enfin comme mon fils.

Aujourd’hui nous avons bien grandit et nous avons su faire les bons choix pour nous retrouver. Le temps perdu n’a pas d’importance quand on voit la qualité de nos retrouvailles.

Nous aurons tous les deux appris alors qu’on ne nait pas mère, pas plus que les sentiments sont inaltérables. On peut aussi se tromper et mettre plus de temps à se rencontrer alors que nous pensions nos 9 mois communs un départ suffisant. Ils ne le sont pas. pas pour tout le monde. Il est des relations qu’il faut comprendre et reconstruire.
Nous l’avons fait brillamment, et je n’ai pas l’habitude de me féliciter, mais ce que nous avons fait là vaut tous les premiers regards, n’est-ce pas?

Je suis heureuse maintenant. Heureuse de te savoir enfant et heureuse de voir que l’insouciance qui t’était due est revenue. Heureuse de t’entendre dire que tu l’es encore plus, heureux.

Maintenant, N°1, nos émotions ont repris depuis longtemps le bon chemin et j’espère que toutes les mères et les fils et filles qui se sont perdus en début de parcours, comme nous, sauront suivre les petits cailloux qu’ils ont semé inconsciemment pour retrouver leur route, parce que les retrouvailles n’en sont que plus savoureuses.

Marathon de vacances

Après deux jours sportifs en altitude sous un froid de gueux, nous sommes tous rentrés avec une bonne crève, la gorge qui grattouille, le nez qui se prend pour une vieille tuyauterie et une fatigue non dissimulée.

Celui qui a dit que les microbes mourraient à partir d’une certaine altitude, j’irai bien lui éternuer dans la bouche, pour voir.

Du coup, en plus de cette rhino-catastrophe qui décime ma famille, on est en pleines vacances d’hiver. 2 enfants complètement hystériques croyant que c’est l’occasion de ressortir tous les jeux passionnants comme les petits chevaux, les Monsieur Patate ou les Origamis phase 4 (Sage des Collines).
Je suis donc très occupée. Et ravie.
Sans compter que j’ai un peu de boulot.

Donc, à mon grand regret, le blog passe un peu après. Sauf si un jour, mes enfants se décident à faire la sieste.
Ou si vous m’offrez plein de nouveaux DVD devant lesquels les caler le temps d’écrire.
Non? Aucune compassion? Ouais, je sais, si ils restaient devant un DVD pendant 1h30, je serai tentée d’aller faire une sieste!

Bon, toujours est-il que vous avez encore du boulot ici, donc, ce n’est pas comme si j’abandonnais totalement le navire.

Donc, en cours jusqu’au 19/02, le grand jeu Bugaboo pour gagner un magnifique sac à langer et peut être même la poussette Bugaboo Donkey (Cliquez pour voir comment ça se passe)

Comme je suis aussi un peu accro à raconter des bêtises tout le temps et que les parties trépidantes de jeu de l’oie ne m’empêchent pas mon pouce de scroller frénétiquement mon écran de smartphone, je suis souvent sur Facebook aussi: Facebook Cranemou

Et puis je dis ça, et si ça se trouve, ça va me prendre comme un pet de pondre un article… Je ne serai pas à une contradiction près.

J’espère que les vacances se présentent bien chez vous aussi… Hahaha…

Cupidon ce traitre…

Je devrais vous parler de cette St Valentin qui me met des papillons dans le ventre, mais en réalité, je ne sais même pas si j’aime cette fête. Par principe, j’aime bien faire un truc différent du quotidien, commander la bouffe,inviter des copains pour l’apéro… Bon, cette année, y’a match de foot, donc, de toute façon, c’est pas gagné pour faire original. Pizza-bière, ça peut aussi être bien.

D’autant qu’on rentre tout juste du ski et qu’en vrai, je suis tellement épuisée que je vais sûrement avoir envie de me coucher vers 20h30.

Nan parce que Cupidon, celui là même dont on parle à la Saint Valentin, celui qui nous a fait devenir chamallow face au père de nos enfants… il avait drogué ses flèches, c’est aussi sûr qu’on se gèle en ce moment. Il doit les gaver de GHB à diffusion lente, pour que de temps en temps, une fois que le nouveau couple s’est reproduit, il oublie certaines règles de base. Et là, il se cale tranquille dans son canap’, il se branche sur notre canal et il se marre, tranquille, sous un plaid en peau de coeur.

Ce weekend, il a dû zapper sur ma chaine, tellement il avait surdoser sa flèche pour février 2012.

D’abord, il a pu nous regarder nous battre pour les bagages.

2 jours à la montagne, à quatre, c’est la même galère que pour une semaine. Un peu plus en février quand on nous annonce du -17°c, on a beau se plaindre de nos enfants, on les préfère avec tous leurs membres.
Le sac est énorme, entre les combis, les gants, les bonnets, les chaussettes épaisses, les collants, les sous-pulls, les lunettes et/ou les masques, les couches et tout le reste, j’en peux déjà plus rien qu’en regardant l’amas de fringues qu’il va falloir faire rentrer dans la voiture. Une chance ou presque, les chaussures et skis de N°1 sont trop petits, on les louera sur place, avec une luge, c’est mieux.Pas économique, mais mieux pour mes bouffées de chaleur.

Avant de partir, une fois dans la voiture, on enlève tous les manteaux et on couvre les enfants avec des grands plaids, histoire d’attendre que le chauffage fasse son effet. Évidement, il ne reste plus de plaid pour moi, je me caille, donc, malgré mes grands gestes pour tenter de fixer le lecteur DVD sur ce fichu appui-tête.

La route se passe bien, il faut dire qu’on a cette chance de n’habiter ni loin de la montagne, ni loi de la mer, ça limite pas mal les « c’est quand qu’on arrive » qui ferait péter les plombs au Dalaïlama  himself.

Il a fallu chainer, en cours de route, histoire de nous prouver à quel point Tony était notre héros. Verdict: Tony est un héros impatient, ça se confirme.

Une fois sur place et N°1 envoyé à ses cours, on a fait tester la luge à Clapiotte, qui a bien évidemment adoré. Elle a moins aimé les rafales de vent par ces températures glaciales.
Du coup, ça l’a mise de mauvaise humeur et ça m’a vaguement rappelé pourquoi j’avais juré de ne jamais la ramener au ski avant ses 18ans.

Pendant ce temps là, Cupidon se bidonne en aiguisant ses flèches et en pariant sur ses prochaines victimes.

Le soir, on se fait une petite tartiflette qui ne sera jamais digérée ce qui me permet de passer une nuit blanche moins festive que dans mes souvenir.

Le pire, c’est le lendemain matin, où il faut rhabiller tout le monde et refaire la valise. On manque tous de tomber dans les pommes tellement nous sommes engoncés dans cette petite chambre surchauffée avec des vêtements étudiés pour survivre par -30°c.

Cupidon se remet un plaid sur le dos, y’a un courant d’air, et il se marre toujours.

Je ne parle même pas de faire enfiler des chaussures de ski à un enfant. C’est LE test pour savoir si tu as des tendances infanticides.

Bref, Tout ça pour dire que Cupidon, le jour où il nous a bazardé sa flèche, il aurait pu mettre un peu moins de drogue, je me serai rappelée de certaines bases comme ne pas aller au ski en février mais plutôt fin mars avec du soleil.

Ceci dit, le bonheur de voir N°1 revenir avec sa médaille n’a pas de prix, lui qui avait si peur, il s’en est sorti comme un pro…Et entendre Clapiotte s’extasier toutes les trois minutes sur la beauté de la neige et  hurler de plaisir pendant les descentes de luge, c’était tout aussi délectable.

Donc, non, Cupidon, ce soir, je ne fêterai pas les amoureux, j’irai me coucher tôt en pensant à ce que tu nous a fait, ce que ça implique. Parfois je t’en veux, mais souvent, la toute petite lueur qui brille dans ce qui a résulté de ton coup de flèche me fait tout oublié. T’as dû vraiment te gourer dans les doses de GHB…. Merci.


ok, ça valait le coup.

 

Quand les blogueuses deviennent auteurs. Ou l’inverse. (Giveaway)

Quand j’ai débarqué sur le blog, je ne connaissais même pas l’univers dans lequel je rentrais. La « Blogo ». Je voulais continuer à écrire, et je trouvais l’option « blog » plus interactive que mon calepin, qui ne faisait rien d’autre que de rester désespérément muet.
Au fil du temps, j’ai écrit, certes, mais deux choses ce sont passées, deux choses inattendues: j’ai été lue et j’ai lu. J’ai lu des blogs remplis de talents, des blogs humains, des blogs drôles, des blogs qui m’ont nourri, aussi. Je sautais de blogs en blogs comme insatiable et j’ai découvert des perles. J’ai eu mes favoris, j’ai été peiné de voir certains se refermer sans un mot.
En quelques mois, j’étais accro.
En quelques mois, je me suis rendue compte que j’avais besoin de ma dose. Moi aussi.

Parmi mes favoris rencontrés à force de rebondir de liens en liens, j’avais pu découvrir la tendresse de Marjoliemaman, le talent de Frederique, l’humour de Mere Bordel et les bons plans malheureusement parisiens de Stéphanie.
J’ai eu la chance de rencontrer trois de ces quatre personnes et je n’ai pas été déçue du voyage. Et j’ai une grande confiance en elle, que ce soit en leur amitié qu’en leur talent.
Et puis, un jour, comme leur rêve, elles ont été éditées.

Frédérique (auteur du cahier Jeune Maman et Paresseuse) n’en est pas à son premier coup, d’ailleurs, mais celui-ci, elle le signe en tant que traductrice, en gardant l’humour de l’auteur. Il s’agit du Guide Pratique de la Maman qui Assure de Kaz Cooke, aux Editions Leduc. Un livre rempli de conseils mais en prenant la distance nécessaire aussi pour ne pas trop assommer la lectrice. Résultat, c’est fluide, ça se lit vite et c’est anti-culpabilité. J’ai beaucoup aimé.. et regretté aussi de n’avoir aps ce genre de livre pour l’arrivée de N°1!

Stéphanie, elle avait déjà trouvé le filon. Sans le savoir, son blog même était créé pour être édité: un véritable guide de Paris où elle recense tous les endroits à visiter  avec son enfant. Et pour Stéphanie, avoir une poussette est loin d’être un frein à ses découvertes! C’est ainsi qu’est né « Ma Poussette à Paris » (mais en livre) chez Jacob-Duvernet.

Marjo (ouais, je l’appelle Marjo, c’est pour me la raconter), elle nous propose un livre plein de bon sens, un dico pour les parents un peu stressés, un peu débordés par les événements. Un petit livre à glisser dans les mains de toute primipare pour la rassurer sur les petits bobos de son nouveau greffon: « Le Dico des Petits et Gros Bobos« , chez First. Une mine de conseils et d’attitudes à adopter pour les divers maux courants de nos enfants… Un bouquin comme ça, ça m’aurait sûrement enlevé un peu de pression à mes début dans la vie de mère!

Et toute dernière arrivée dans la poignée d’élues: Mère Bordel, qui nous fait un beau coming out en même temps qu’elle accouche d’un bébé de papier: « Le Journal de moi…Enceinte ». Un journal, un guide? Les deux? Muriel nous fait avancer pas à pas dans sa grossesse avec humour et légèreté, sans oublié de distiller de petits conseils bien placés. On n’est loin du trash de son blog, ici, Muriel est plus posée que chez Mère Bordel, mais son écriture est fluide et sa plume glisse aussi bien comme cela aussi. Et un gros coup de coeur pour les illustrations qui font de ce livre un must have pour la femme enceinte!
Et vous savez quoi? Je vous en offre un. Ouais!
Alors, pour vous faire une idée par vous même sur le livre de Muriel, c’est très facile, vous me laissez un commentaire avec les mots « Muriel, Bordel, Menstruel, rondelle et sexuel. »
Vous avez jusqu’au 19/02 inclus. Je tirerai au sort l’heureuse (oui, je pense que ça sera une fille, mais je peux me tromper) gagnante.

Bonne chance et encore merci à ces quatre talentueuses personnes et à leur maisons d’éditions pour les découvertes en avant-premiere (oui, bon, maintenant, ils sont tous sortis, mais j’ai jamais dit que j’étais une flèche!)

EDIT du 22/02: la gagnante du livre est « La maman du p’tit Poulet ». tirée (au sort) par Tony himself.
je vous remercie tous pour vos participations tres… poetiques. Et un gros coup de coeur pour Seb158 qui m’a vraiment fait mourir de rire avec son insurrection!
Merci à tous et à tres vite pour un nouveau jeu

C’est le Rock’n Roll des Gallinacés, YEAH

Hier, alors que je menais ma petite vie tranquillement et que j’imaginais ce qu’allait être ma journée sans enfant, bien peinard, calée à côté du radiateur, il s’est passé un truc.

J’ai regardé Clapiotte, comme elle avait grandit, comme elle devenait une petite fille en perdant ses rondeurs de bébé.

J’ai été prise de nostalgie et j’ai eu envie de passer un peu plus de temps avec elle. La voir dans son autre élément, à savoir, la crèche. La découvrir plus de 5 minutes avec des greffons de son âge. La voir évoluer avec d’autres que moi.

C’est donc pleine de bonne volonté et habillée en tenue de combat (vieux souvenirs professionnels, ne pas mettre ses fringues préférées pour aller se faire postillonner dessus par des moins d’un mètre) que j’ai emmené Clapiotte dans sa section. Évidemment, les gentilles dames ont été d’accord pour que j’observe un moment, et Clapiootte, à son habitude, à eu vite fait d’oublier ma présence.

Donc, à 9h30, quand on arrive (enfin, une fois que je pars, normalement), les enfants se mettent tous assis sur les tapis, en rond, et la fête démarre.

Je les observe, tous excités à l’idée de cette fête qui s’annonce tellement géniale: aujourd’hui, on sort les marionnettes, on chante et on rigole. Punaise, tu penses que j’étais mieux là-bas que chez moi en train d’étendre une machine à laver.

Et vas y que l’auxiliaire commence:

« Dans la basse-cour il y a,
(Les enfants se lève en mettant leurs mains derrière leur dos, j’en vois un qui en profite pour tirer sur la jupe d’une copine)

Des poules, des dindons, des oies,
(Les enfants battent des ailes, je vois la petite à la jupe mettre une bonne mandale à un petit dont la morve atteint dangereusement la lèvre)

il y a même des canards,
(Les enfants font les becs de canard avec les mains, deux d’entre eux font une bataille de pinces)

qui barbotent dans la mare.
(là, j’ai pas bien saisi la chorégraphie, ils font des trucs avec leurs jambes, ce qui, visiblement donne envie à plusieurs de prendre les copains pour des ballons de foot)

et ça fait cot–cot-cot-codek, et ca fait cot–cot-cot-codek, ça fait cot–cot-cot-codek
(Tous les enfants sont debout et bougent dans tous les sens, se rentrent dedans… Ça ressemble vaguement à un pogo, les voix un peu plus aigües en prime)

c’est le Rock’n roll des gallinacés »
(Là, gros blanc, tout le monde s’arrête et ils crient tous en (presque) choeur: YEAHHHHH)

Splendide.

Malgré les 4 gosses en pleur dont un qui se tient l’oeil.

Malgré un tympan percé et la crainte que Clapiotte s’en prenne une (un peu aussi que ce soit elle qui mette sur la tronche des ses « popains »), j’ai presque une larmichette.

C’est ça, une Clapiotte qui grandit et qui a appris, sans moi, à interagir avec son groupe. Ca m’a aussi rappelé que c’était ça, un groupe, et j’avoue, j’ai eu envie de mettre ma fille sous cloche (et d’en mettre une aux tyrans)

Et j’avoue. Je suis fierté qu’elle fasse partie de la majorité calme et à l’écoute du groupe.
Bien qu’on m’ait sous entendu que pour l’activité mettant en scènes des grains de riz (les tarés), les contenants et les contenus, elle serait un peu plus dissipée.
J’avoue aussi, je ne suis pas restée plus longtemps, hahaha! j’ai passé l’âge!

Je comprends désormais mieux plusieurs choses:

Les grains de riz secs dans le body.
Les gestes désordonnés, l’allure de soularde en sortie de bar et le « Yeaaaah » qu’elle nous sortait de temps en temps, sans raison, en plein milieu d’un repas, associé à une pose de RockStar, les deux pouces levés en l’air.
L’assurance prise en cours d’année par Clapiotte: la crèche, c’est la jungle, alors le square de quartier, à côté, c’est le Club Med!

Tout s’éclaire!

Vivement la rentrée en Maternelle et les croches-pieds en cour de récré!


YEAHHHHHHH