Archives de catégorie : Mais que fait la police?

Une vocation ratée

Dimanche, nous avions organisé l’anniversaire de N°1 avec 7 de ses petits copains. C’était bien, c’était chouette, c’était bruyant et il faisait 34°c.

Sachez que le week end qui suit le 24 juin, il fait TOUJOURS 34°c, c’est la tradition. Avis aux futurs mariés… parce que nous, on a tenté le 7 juin, et le 7 juin, il fait toujours 12°c avec de la pluie.

Bref, après mon samedi aux urgences pour Clapiotte, autant avouer que j’étais pas super motivée pour me transformer en animatrice de centre aéré- en moins aéré parce que dès qu’il y a des gosses, je cloisonne les fenêtres- mais pour N°1, j’ai rassemblé ce qu’il me restait de courage pour accueillir toute la marmaille.

L’enfant abandonné:

Le rendez-vous est à 14h30. A 13h24, coup de fil:

« bonjour, c’est la maman de Maïkeul, ça vous dérange pas si je vous amène Maïkeul en avance? »

« C’est à dire? »

« Vers 13h30 »

… Là, tu sais que si tu dis non, le pauvre Maïkeul ne pourra pas venir parce que ses parents avaient plutôt prévu de faire sieste, à 14h30, alors tu dis oui, tu ravales ta salive en te rappelant que ça fait juste 2 semaines qu’ils connaissent la date et l’heure mais c’est pas grave. 2 minutes plus tard, l’enfant est déposé par son père qui nous lance un « oui, 17h30, c’est un peu tôt, on viendra le récupérer plutôt vers 18h »… Même pas le temps de lui dire qu’on est capable de foutre Maïkeul dans une consigne de la gare que le père s’est barré.

L’enfant pas de bol:

Quand j’ouvre la porte, je manque de tourner de l’œil tellement il est méconnaissable. La veille, il s’est vautré sur des gravier, tête la première, il a dû glisser sur quelques mètres pour se retrouver avec les lèvres de Loana, gratos.

Il a gagné au concours de grimaces.

Il s’est pris le ballon au moins 5 fois dans la tête au ballon prisonnier.

L’enfant pas de bol (bis)

Il est 17h17, tout s’est bien passé, aucun enfant n’est déshydraté, ni perdu, ni cassé/ Plus que 13 minutes avant que les parents débarquent. Le foot bat son plein, il court après le ballon, tente de faire une feinte que Tony lui a montré et là… c’est le drame. Vautrage. Genou râpé. On pose l’enfant dans l’herbe, à l’ombre. Il hurle out ce qu’il peut quand je rince le genou à l’eau. Tout à coup, il se rend compte qu’il a un peu mal au coude aussi. Oui, donc, le coude, il pisse le sang, c’est vachement impressionnant, et finalement, il ne criait pas si fort, pour le genou. Je rince comme je peux en en mettant de partout parce que je tremble, parce que dans une autre vie, je voudrais emballer les enfants dans du papier bulle et les faire jouer dans des pièces capitonnées. Le coude aurait mérité un petit strip, mais il est courageux, avec ses compresses et ses pansements, même si maintenant, il ne veut plus être militaire.

L’enfant conneries:

L’enfant connerie a des alliés, il faut le savoir.

Il arrive sous des airs angéliques, il joue tranquillement jusqu’à ce qu’une idée fantastique lui traverse l’esprit: il va lancer les toupies sur la table. Si, parce que c’est plus drôle.

On renvoie l’enfant dans la chambre en lui faisant remarqué qu’on le pensait plus futé que ça. Il nous prouve qu’il l’est quand N°1 vient me prévenir que… eus… y’a un soucis. L’enfant connerie fait tourner les toupies contre le mur blanc. Les toupies Beyblade, ça les occupe bien, mais les traces noires, on aime moins. Je ne crie pas, je demande que les responsables se désignent (j’aime bien foutre la honte), je leur ramène une éponge imbibé au Mr Propre et je les fais nettoyer. Bah ils n’ont plus bronché, après ça!

L’enfant fantôme

Nan, bah il est pas venu, pas de nouvelle…

L’enfant qui veut pas

Dès son arrivée, il s’assoit avec nous plutôt que de jouer avec les autres. je l’envoie bouler à chaque fois, hein, j’aime bien boire mon café sans moins d ‘1mètre 20.

Au parc, même combat. Il fait plutôt ramasseur de balles, redresseur de quilles ou rêveur dans l’herbe, bref, j’ai l’impression qu’il s’ennuie à mourir mais quand ses parents le récupèrent, il dit qu’il a passé une merveilleuse après midi…

Et sinon, je m’auto proclame mère de l’année, avec ces petites remarques qui font du bien:

« Tu vois! Ma mère elle sait faire les gâteaux toupie Beyblade! »

« Wahouuuuu, elle est trop forte ta mère »

« Hé, N°1, ta mère, elle est pas maitresse? » (je prends ça comme un compliment, même si, concrètement, je faisais un peu psychorigide…hum…)

Oui, c’est un gâteau Toupie Beyblade

Oui, prosterne toi!

Vendeuse prêt à porter: les règles de l’art.

Aujourd’hui, les soldes commencent. Je n’avais pas spécialement prévu un article sur ce sujet étant donné qu’il va certainement être récurent sur pas mal de blog, mais j’ai lu un article chez Yahoo qui m’a donné l’idée d’en parler, de mon côté.

Moi qui, à la base, avant d’être blogueuse, avant d’être mère, suis vendeuse. Pas par vocation, par nécessité. Par facilité aussi. Bref, là n’est pas la question.

Pour info, je bossais dans une enseigne dite « de luxe », avec une clientèle qui, logiquement, devait suivre… A méditer…

 

FEUuuuuuuuu

 

Tu garderas le sourire: oui, même si tu as laissé ton fils malade ce matin, même si on vient de t’annoncer qu’il fallait que tu restes une heure de plus, même si tu entends un mère dire à sa fille « tu vois, chérie, il faut que tu travailles bien à l’école, sinon, tu finiras comme elle » en te pointant du doigt. Tu seras toujours aussi souriante quand une énième fois, une cliente demandera son 38 et qu’une énième fois, tu lui auras répondu qu’il n’y en a plus, même si elle pense que t’es une grosse menteuse qui veut se garder le dernier pour elle.

Tu ressembleras à une veuve au 8ème jour de deuil: Cheveux attachés, maquillage léger, tenue noire exigée. Pas la peine de tenter une rébellion sans se voir être obligée d’acheter un TShirt noir de toute urgence. De toute façon, comme tu souris tout le temps, tu es une veuve heureuse, de quoi te plains tu?

Tu accepteras la critique publique: « non mais vous êtes bête? », « nan mais vous comprenez ce que je dis?« , « ahahah, on sait à quoi servent les études quand on vous voit » oui, oui, j’ai bien compris, je me concentre juste pour ne pas t’empaller avec le cintre que je tiens dans ma main.

Tu accepteras l’impolitesse et la mauvaise éducation: passer le seuil d’une boutique, les mots « bonjour, « merci », au revoir », « s’il vous plait » « excusez moi » ne font plus partis du vocabulaire. En revanche, on note une montée en puissance de l’impératif.

Tu accepteras que tes supérieurs te sous estiment et ne t’adressent pas directement la parole: non, ils suivent la règle de la hiérarchie. Donc, si ils ont quelque chose à te dire (ça marche encore mieux quand c’est quelque chose de négatif), ils le diront à celle qui est « juste » au dessus de toi pour qu’elle fasse le sale boulot. Oui, même si eux sont à 3 mètres et regardent la scène du coin de l’œil.

Tu accepteras qu’on te prenne pour la femme de ménage: « elle est là pour ça« . Donc, oui, tu va replier pour la 50ème fois ce pull impliable que cette cliente a chiffonné pour le plaisir, sans même le regarder, tu vas aussi refaire cette pile que les jumeaux de ce couple ont défoncé dans la joie et allégresse, pour la plus grande tranquillité de leurs parents. Mais en plus de ça, tu ramasseras les serviettes hygiéniques, les rasoirs et la bouffe laisser dans les cabines parce que on, faut les comprendre, hein, en période de soldes, on n’a pas le temps de tout faire! Mention spéciale à celle qui avait fait pipi dans deux gobelets en plastique et au gros caca déposé dans du sopalin sous la chaise. Nan, vraiment, merci!

Tu apprendras par coeur des choses inutiles: la composition de chaque article ainsi que les techniques et l’histoire de chaque matière: oui, parce que ça t’intéresse grave, au cas où une cliente te demande un jour de quel couleur est le lama dont on a utilisé la laine dans les 3% de ce pull.

Tu apprendras à souffrir en silence quand tu t’enfonceras les clous des antivols sous les ongles. Nan, c’est tout, t’as pas le droit de crier.

Tu tâcheras d’insulter les gens dans ta tête: et je jure que c’est pas facile.

Tu accepteras que tes supérieurs te prennent pour une sous cultivée: oui, parce que ça fait 3 feuilles de paye de suite qu’on ne te paye pas tes heures supplémentaires, que tu les réclames, qu’on te dit « oui, oui » mais qu’en fait, il ne se passe rien. Mais comme tu es d’une stupidité sans nom, ils attendent que tu oublies qu’on te doit, depuis le début de l’année, 43 heures sup et qu’on t’as retiré 2 jours de congés que tu n’as PAS pris puisque tu étais obligée d’être là pour remplacer une collègue.

Tu apprendras à travailler dans le stress: le listing de soldes? Ah bah on l’a reçu l’avant veille des soldes. Etiquetter 10000 pièces en une journée de boulot, tout en laissant ouvert, c’est preuve de self contrôle (quand on y arrive)/ Sur mon CV, je pense que j’insisterai sur ce point!

Tu prendras sur toi quand on ne te laissera pas le choix. Et la seule fois où tu ne le feras pas, tu seras fichée comme la chieuse de service et on fera de ta vie un enfer. Oui, parce que  ce que j’ai écrit plus haut, c’est assez banal, finalement.

Patience et self contrôle seront tes maitres mots: ne pas s’énerver, même si cette cliente n’a vraiment pas l’air de comprendre qu’elle ne peut PAS  rentrer dans un 36 avec son 42 bien tassé…

Tu ne supporteras pas certaines vendeuses mais sauras apprécier la gentillesse d’autres. Oui, parce qu’il faut pas se leurrer, des vendeuses super connasses, y’en a aussi beaucoup (mais siiii, celle qui vous tourne le dos quand vous êtes sur le point de leur demander un renseignement!)

 

Bonne chance à toutes mes anciennes collègues… et toutes les autres qui vont supporter les humeurs des clientes, les remarques, les insultes et qui rentreront chez elles sur les rotules, bien plus tard que d’habitude… pour recommencer demain, encore et encore!

 

Et vous? vous vous comportez comment dans les boutiques? Et pendant les soldes?

 


Ouaiiiis, j’ai écrasé la vieille, hiiiiiiiii

 

Fête de l’école #1

« Au fait, N°1, vous faites quoi pour la fête de l’école? »

« On fait des trucs qu’on n’a pas le droit de faire! »

« Ah… Euh… comment ça? »

« Bah par exemple, les cacahouètes, le bain, les fenêtres, les médicaments. »

« Sur les dangers domestiques c’est ça? »

« Oui, oui. »

« Et tu dis quoi, toi? »

« Je dis rien, je suis un produit ménager!! »

 

J’ai hâte d’y être

J-1

Etre mère, trentenaire et avoir une vie sociale et nocturne, c’est possible.

Voilà un titre qui devrait faire venir la femme au foyer cernée et quasi dépressive de n’avoir des conversations digne de ce nom qu’à la sortie de l’école, chez le pédiatre ou au téléphone quand elle a la chance de trouver une copine qui ne bosse pas (oh… on dirait moi).

J’ai toujours été intimement persuadée que mes enfants n’allaient pas bouleverser ma façon de vivre. Genre, je mangerai à n’importe quelle heure, je pourrai sortir, je continuerai ma vie, sauf qu’il allait falloir l’organiser de façon optimisée.

Je suis une fêtarde, je ne l’ai jamais caché ici, alors vous pensez bien que le point « je continuerai à sortir » était LE point sur lequel je n’avais aucunement envie de faire la moindre concession. Et en y regardant de plus prêt, j’y suis quand même pas trop mal arrivée jusque là. J’emmenais N°1 partout où nous étions invités et de temps en temps, je le laissais à garder.
Il faut dire que quand tu as un enfant avant tous les copains, ils t’invitent nettement moins souvent qu’avant, au cas où « ils dérangent »…
Ils dérangent? C’est sérieux ça? Ils dérangent quoi? A tout casser ils risquent de me réveiller s’il appellent après 21h30, mais j’ai une fierté, je ne vais pas leur avouer!

Bref, au bout d’un temps, quand on leur a expliqué (en pleurant) qu’il ne fallait pas qu’ils renoncent à nous inviter sous prétexte qu’au dernier anniversaire, on a dû partir précipitamment parce que le p’tit hurlait à la mort avec la nounou ou qu’on n’a pas pu être là (ni l’un ni l’autre) à la crémaillère de Miche-Linne pour cause de fièvre et râles inexpliqués (« nan mais tu rigoles, tu restes avec moi, tu vas pas me laisser avec le gosse qui va pas bien non? »), au bout d’un temps, donc, ils ont recommencé à nous téléphoner. Pour les grandes occasions en gros.

Ce week end par exemple, c’était la grande folie de notre vie sociale. 2 soirées coup sur coup. Même pas chez les mêmes (on a plus que 2 amis! On a plus que 2 amis!).


Vendredi soir: soirée dite « pépère » chez des amis. On prend les nains avec nous et on décide que tout le monde dormira sur place, bien plus simple que de réveiller les enfants pour prendre la voiture et risquer d’avoir trop bu pour faire tout ça correctement.

On trinque, on parle, on rigole, on trinque, on mange, on boit, on trinque, on se marre, on prend le dessert, on re-boit, on trinque, on est bien joyeux de se retrouver ce soir, on se dit qu’on est un peu fatigué, on se rend compte qu’il est 3h30, on tente de boire de l’eau avec un efferalgan et on s’échoue dans le lit où ronfle N°1.

Samedi matin: A 7h30 on a du mal à se dire qu’on a passé une bonne soirée car un gars a décidé de faire péter le marteau piqueur en frontal et on s’entend plus penser. Mais c’était bien. Mais là, tout de suite, donner un biberon n’a jamais été si compliqué. J’aurai dû allaiter, au moins je boirai pas (huhu).

Samedi, je ne suis que zombie. je ne sais même plus comment la journée a pu se dérouler. Il parait que j’ai quand même fait à manger et que j’ai tenu l’intendance des couches… Parfois, je me dis que j’aurai pu être Lara Croft, en fait. Parfois.

Samedi en fin de journée, alors que je me prends une radée en allant chercher N°1 à un anniversaire, j’apprends que Tony est rentré plus tôt du boulot et que franchement, j’aurai pu au moins débarrasser la table: ah mais c’était çaaaa? Je me disais bien que javais oublié un truc! Bon, j’ai un peu honte, mais j’ai pas vraiment le temps de me morfondre en excuses du genre que « nan mais toi t’as fait des siestes alors que pas moi nanana jsuis pas de mauvaise fois, nan jsuis pas feignasse, j’ai plus l’habitude et de toute façon c’est tout de ta faute si on a des enfants et qu’on peut pas dormir un lendemain de fête ». Je ne dis rien, je fais vite fait le sac de Clapiotte qui ira dormir chez des amis (les mêmes que la veille, tiens, ils avaient qu’à pas proposer alors qu’on avait trop bu) et nous, on embarque N°1 pour fêter les 30 ans du meilleur copain de Tony.


Samedi soir: N°1 est l’excuse général de tous les mecs présents pour jouer au foot dans le jardin. C’est mon excuse suprême pour rester à moitié morte dans le canapé en lui faisant des crapouillis dans les cheveux: « il est fatigué »: tu parles!
Boire relève du défi, quoi que dans mes souvenirs d’étudiantes, traiter le mal par le mal marchait relativement bien. Je tente le coup, mais je sens bien que je n’ai plus le même entrain que la veille.
Je tiens tout de même quelques conversations pour ne pas qu’on croit qu’avoir des enfants c’est aussi désespérant que le suppose mes traits. On offre des cadeaux, on mange du gâteau, on boit du champagne et la, misère, on danse.
J’aime danser. J’adore danser. J’adore faire la con en sautant partout sans craindre le ridicule. Et là, c’est le drame, mes fesses restent scotchées aux coussins, pas moyen de m’imaginer en train de bouger quoi que ce soit. Intérieurement, c’est le grand questionnement, qu’ai-je fait pour mériter ça? ne plus pouvoir enchaîner deux soirée de suite, est-ce donc là la fin de ma vie? Suis-je donc devenue ce que j’abhorrai en soirée; celle qui s’assoie en début de soirée et qui ne se relève que pour dire au revoir? Mon corps se met alors à bouger, je me dirige sur « la piste ». je bouge, je saute.
Pas très en rythme, mais je fais acte de présence. Et j’avoue, j’ai passé une bonne soirée. Une seconde fois de suite.

Epilogue:

Je me suis réveillée avec des courbatures: bien joué mamie!

On a récupéré Clapiotte avec un joli 39°. Elle tousse en non-stop depuis (bon, j’avoue, on le sentait arriver celui là). La 3ème nuit ressemblait donc vaguement aux deux précédentes, sans alcool, certes, mais la musique était assurée par Clapiotte et N°1 qui nous ont offert un magnifique concerto de toux en La mineur pendant 1 heure au couher, puis, en alternance, histoire qu’on n’ai que peu de répis, faut pas déconner.

Vers 1heure, le mec au marteau piqueur était revenu. Ah, non, c’est Clapiotte qui hurle.

Vers 3 heure, alors qu’une accalmie s’abattait sur la maisonnée, nous étions debout avec Tony, toute lumière éclairée, à chasser le moustique.
A 6heure, Clapiotte affichait un nouveau 40° d’accueil.
A 8heure elle faisait un débordement de couche sur le canapé.

Il n’est que 9 heure!

A 30 ans, parents, on peut quand même avoir une vie sociale.

Mais tout se paye.


Et vous? Vous sortez? Et vous payez cher le lendemain?

tiens, voilà, prends ça et vraiment: tais toi!

News en vrac

Je suis toujours absente, toujours en bord de mer, dans le sud. Genre dans une station balnéaire réputée pour son camp de naturistes. Sauf qu’on n’est pas naturiste, hein, je vous vois avec votre petit rictus. Nan… nous, on est dans un petite résidence charmante et familiale. Enfin, familiale, surtout en saison, hein, parce que là, mis à part le club de bridge et des hollandais, y’a pas foule au portillon.

Et tant mieux, ça permet de mieux en profiter.
Enfin, en profiter, faudrait qu’il arrête de faire 12°c aussi, parce que ça meule sévère aujourd’hui, j’ai dû aller acheter une parka à Clapiotte, pour tout dire.

Clapiotte… ahhhh… Clapiotte à la plage. Grand moment. Bon, bah, voilà, hein, elle hurle. Pas moyen de mettre les pieds dans le sable. Elle qui sait marcher de manière tout à fait aléatoire réussi à nous grimper dessus aussitôt qu’on tente de la poser par terre, comme si elle était repoussée du sol par une force invisible.
Heureusement que son frère est là pour clamer les hurlements en faisant diversion.

Comment?
En se jetant littéralement dans le sable et en se roulant dedans comme on pourrait rouler des beignets dans la farine (ouais, je sais pas si c’est comme ça qu’on fait les beignets, mais c’est l’image que j’avais en tête). Après la douche du soir, j’en suis encore à lui gratter du sable de son crâne ou d’en voir sortir de ses oreilles… à croire qu’il tente de faire des réserves en sachant qu’on ne verra pas la mer cet été!
N°1 se plaind tous les soirs depuis que nous sommes arrivés parce qu’il est fatigué et qu’il voudrait rentrer. La faute à nos activités trépidentes. Et il se plaind le salopiot.
Rhaaa ces gosses!

et sinon quoi d’autres?

Bah j’ai vu un couple qui croyait certainement être sur un tournage porno en plein milieu de la plage, heureusement pour leur hygiène, ils se sont arrêtés avant que j’arrive avec ma poignée de sable et ma colère.

J’ai fait du trammpoline et même que c’était chouette. J’ai aussi tenté de revivre ma naissance, photo à l’appui, mais évidemment, j’ai pas le câble pour transférer les photos.

Etbpour finir, je vais être obligée de m’acheter un sac vu dans mon magasin préféré… Je ne les remercie pas de ne aps avoir fait faillite!

Voilà… Sinon, ça va, je rentre jeudi et je réponds à vos coms, vos mails et je finis de m’occuper des gagnants des concours parce que…oui, j’ai du retard, mais j’arriiiiive!

Et vous? Ca va la vie?

 

La fin d’une époque

J’ai appris ma première grossesse surprise lorsque mes parents s’installaient dans la même ville que moi.

L’annonce a été difficile étant donné ma situation et la digestion un peu longue, mais ils sont aujourd’hui les heureux grand-parents de mes deux nains, pour le meilleur et pour le pire. 6 ans que ça dure.

6 ans à les voir régulièrement profiter de leurs petits enfants. 6 ans a pouvoir assister à leur progrès. 6 ans à construire une belle relation.

Et aujourd’hui, ils partent. Ils partent loin, dans un pays que je n’aime pas particulièrement, dans un pays trop chaud, trop riche, trop tout. Trop loin.

Je sais bien qu’il y a de nombreux enfants qui grandissent loin de leur grand parents, ils construisent simplement une autre relation.

Sauf que moi, aujourd’hui, je réalise simplement que tout sera à reconstruire via un écran. Je réalise enfin qu’ils vont vraiment me manquer. Je réalise à quel point c’est plus simple quand les gens qu’on aime sont proches de nous.

Alors, aujourd’hui, je suis un peu triste.

 

Pardon, Mr. Pivot.

Et dire que Bernard est Lyonnais. Je dois lui fendre le cœur. D’ailleurs, Bernard, ça fait bien longtemps qu’il a arrêté de me lire.

Oui, car j’avoue, je suis une vraie buse de l’orthographe. Pour vous donner un exemple concret, j’ai toujours été première de la classe jusqu’à la fin du CM2, mais j’avais systématiquement 2/10 en dictée (oui, j’étais exceptionnellement intelligente en ce qui concerne les autres matières, mais on notera l’emploi de l’imparfait dans cette phrase). Mon niveau orthographique a atteint son apothéose au brevet blanc où j’ai tout de même réussi à ramasser un beau 3 (certainement les points de présentation).

Si je vous parle de mon souci, c’est par simple respect pour vous, lecteurs. C’est vrai, ça doit être fatigant de voir un amas de fautes dans si peu de mots. D’autant que souvent, je publie sans me relire et qu’en plus, je suis très légèrement dyslexique des touches de clavier.

Oui, je vous comprends, vous qui avez la rétine qui saigne à chaque fois que j’oublie un « s », que je conjugue le futur comme un enfant de 7 ans (et encore, je suis optimiste) ou que j’inonde mes phrases de mots façon « boggle », toutes lettres mélangées. Sans parler des participes passé. Pourtant je joue beaucoup du « mordre » et mordu » mais on peut être sûr que si je l’oublie, je me plante. De toute façon je perds toujours à pile ou face.

Pourtant, il y a des gens pires que moi. Oui, ils existent. Et ils prolifèrent. On peut commencer directement par le petit frère qui a cru que j’étais sa pote en m’envoyant ses premiers sms façon dialecte de djeun. Je suis nulle en orthographe, mais pas bilingue de langage kikoolol. Oui, car ce n’est pas parce que je suis moi même quiche que les autres ont le droit de m’envoyer de petites gouttelettes d’acide dans ma cornée à chaque fois qu’ils tentent de s’exprimer à l’écrit.

Ce genre de comportement orthographique des nouvelles générations me donne envie de planter des fourchettes dans leurs yeux de pubères en mue.

C’est l’hôpital qui se fout de la charité, allez-vous me dire? Oui, peut être. N’empêche.

Du coup, comme j’suis pas à une contradiction près, jai eu envie de m’inscrire à des groupes facebook dans le thème. Je ne l’ai pas fait, mais j’ai bien ri, grâce à des groupes du genre:

Pour que facebook ajoute l’option signaler : orthographe.

Facebook provoque le cancer…de l’ orthographe !

Si toi aussi tu tes une brelle en orthographe

Les illettrés sans orthographe m’inspirent un mépris sans borne

Prendre une batte, écrire ORTHOGRAPHE dessus et tabasser des « Wesh Wesh »

Grâce à Facebook, je me cultive et je perfectionne mon orthographe.

Serieux, ton vocabulaire, ta grammaire, ton orthographe, tu les sors d’où ?

Je ne suis pas nul en orthographe, je fais de l’empathie orthographique

Certains mots ont changé ta vie quand tu a appris leur orthographe.

Ton orthographe provoque en moi l’envie soudaine de t’exploser la gueule.

Dis moi,ton orthographe, tu l’as trouvée dans un Kinder Surprise ou.. ?

Soyons solidaire avec les I.A. (Illettrés Anonymes)

 

 

Et vous, l’orthographe, c’est votre trip? Ça vous énerve?

Vous êtes plutôt du côté des bons ou des quiches?

80’s fever

Ce matin, je me suis réveillée avec « Ice Ice baby » dans la tête. Comme si ce n’était pas suffisant, j’ai eu aussi envie de reproduire la chorégraphie qui allait avec au saut du lit.

Je jure que ce n’est pas facile d’être née en 1980 et d’avoir grandi. Presque, parfois, je me demande comment j’ai pu m’en sortir.

 

Quand on a grandi avec ça, on n’est jamais à l’abri de commettre l’irréparable par la suite.

Je me demande souvent si mes enfants penseront pareil de Lady gaga ou autre Rihanna. C’est sûr que pour le coup, elles ont des looks plus que particuliers. Tout ce que j’espère, c’est qu’ils ne se retrouvent pas avec des photos de ce genre, 20 ans plus tard…

 

Colorblock à mort

 

 

 

Ceci explique cela…

Peut être….

 

Et par chez vous? Vous avez des reflux de vos années folles qui ressurgissent sans prévenir ou c’est que moi?

 

EDIT: j’attends qu’ils sortent la choré sur Kinect!

EDIT2: j’aurai presque envie de vous faire une petite danse!

Les enfants presque parfaits

Lorsque nous devenons parents, et plus particulièrement mère, il y a une hormone qui est sécrétée et qui nous rempli d’un amour maternel sans limite.

C’est grâce à cet amour là que nous trouvons nos petits aliens fripés très beaux (oui, même avec son œil de boxer). J’ai des doutes quand même sur les quantité d’hormones libérées, parce qu’à la naissance de Clapiotte, bah je ne l’ai pas trouvé gégé, elle était complètement boursouflée du visage, des yeux tellement gonflés qu’ils étaient toujours à moitié clôts. Elle avait du duvet qui lui prenait tout le front: des sourcils à la base des cheveux, impossible de savoir où l’implantation commençait et s’arrêtait, j’étais dans la planète des singes!

C’est peut être la césarienne, peut être qu’on en a moins de ces hormones, quoi que j’en avais aussi eu une pour N°1 (Call me Ribery de la touffe, copyright @Zaza) et que je l’avais trouvé merveilleusement parfait. C’est en regardant les photos quelques années après qu’on se demande où se cachait l’hypnotiseur!

Je m’égare. Cette hormone, donc, nous fait devenir mère, avec tout ce qui va avec.

Par exemple, quand ton enfant se réveille la nuit et pousse un petit cri, tu as le coeur qui monte direct à 140, une sensation de déchirement. J’ai souvent envie d’insulter le papa qui ne se lève pas, mais en fait, chaque petit couinement me fait l’effet d’un coup de poignard, si bien qu’en fait, je suis réveillée à chaque fois. Je me soigne, maintenant, je ne me lève plus à tous les coups, il m’arrive même de me rendormir. Tout arrive.

Devenir maman, ça m’a aussi permis de connaître un tas de maladies bien horribles. Si le bébé tousse, il a forcément la coqueluche ou une pneumopathie. Il a une rougeur, c’est un zona. Il a mal à la tête, je visualise une tumeur. Être mère m’a rendue complètement parano.

Mais surtout, surtout, on croit que nos enfants sont parfaits. Par rapport aux autres, évidemment. On n’a d’ailleurs jamais croisé un autre enfant pour lequel on se serait dit « si seulement le mien pouvait être comme ça ». C’est comme ça, ça nous évite de vouloir les échanger juste parce qu’on aurait voulu un blond.

Mais on apprend la leçon.

N°1 a été l’enfant parfait jusqu’à ses 3 ans. Gentil, calme, drôle, beau. Rien ne pouvait me faire penser que ça pouvait changer. Mon fils, c’était l’plus fort et pis c’est tout.

Et puis, il y a eu cette visite médicale à l’école, et ce petit papillon sur lequel il m’était demandé de prendre rendez-vous avec un ophtalmo. Vite. Soi-disant que N°1 avait une très mauvaise vue.

Pfff… les médecins de toutes les PMI de la Terre s’en sont pris plein la tête ce jour là. En tant que mère, je ne pouvais être passée à côté de ça. Impossible. Il y avait erreur.

Verdict de l’ophtalmo: la PMI avait raison. Ce jour là, j’ai pleuré comme si on m’avait annoncé la pire des nouvelles. N°1 allait avoir des lunettes. Et je n’avais jamais décelé quoi que ce soit quant à sa vision défaillante.


J’ai un vrai problème avec tout ce qui concerne les yeux. Rajoutez à ça un gros sentiment de culpabilité et d’échec, je pense que les gens de la salle d’attente ont cru qu’on m’avait annoncé une mort imminente.

Ca va mieux, je m’en suis remise. Je sais juste, maintenant, que mes enfants ne sont pas parfaits et qu’il faudra en assumer toutes les conséquences.

Je ne suis jamais retourné chez l’ophtalmo depuis, c’est Tony qui s’en charge. Jusqu’à hier.

Hier, c’était visite général. Même pour Clapiotte.

La vue de N°1 n’a pas bougé. Et pour le moment, Clapiotte voit très bien. Pas de lunettes en vue.

Faut dire qu’elle a déjà son problème capillaire elle!

Et vous? En devenant mère, vous avez changé votre vision des choses? Suis-je seule à être complètement hystérique?

zen? jamaaaaiiiiiiiis!!!!!

Toujours l’homme idéal à gagner ici

Prends ton manteau on s’en va!

Billet écrit sur mon ancien blog à propos de mon déménagement imminent….

Aujourd’hui, c’est mon dernier billet.
Oui, aujourd’hui, c’est la dernière fois que vous venez ici.
La dernière fois que nous échangerons là.
La dernière fois que je vous promets que je vais répondre aux commentaires des trois derniers jours
Oui, car on s’en va!
Ce week end, je dois faire les cartons, tout bien vérifier que je n’ai rien oublié. Je vais devoir faire une checking-list pour être sûre que tout est bien terminé.
ET puis je vais fermer les volets, couper le chauffage et claquer la porte.
Terminer.
Y’en a marre des problèmes que j’ai rencontré ces derniers temps, marre de ne pas vraiment pouvoir faire ce que j’avais en tête, marre qu’on me dise que tout bug tout le temps.
J’me casse de là.
Mais j’ai peur. J’ai toujours peur de ne pas m’adapter à la nouveauté…
J’ai peur que vous ne me suiviez pas.
Parce qu’en fait, j’aimerai vous emmenez dans mes valises et que vous m’aidiez à transporter les cartons parce que tout ne rentre pas dans l’ascenseur.

Pas de billet ce week end, donc.

Un ultime lundi. Parce que je ne vais pas partir sans laisser d’adresse.

J’espère juste que vous viendrez boire l’apéro lundi :D

Bon week end!

Et A LUNDI!

Rendez-vous sur Hellocoton !