Archives annuelles : 2012

Coup de froid (cadeau!)

On se meule bien comme il faut en ce moment, je ne vous apprends rien. Je suis même passée aux baskets fourrées tellement je me caille les miches à chacune de mes sorties (qui se font de plus en plus rares, c’est un fait).

Et encore, moi, je bouge… enfin, je marche quoi, j’en suis pas encore à faire de l’aérobic, mais je tente de gigoter un peu pour ne pas geler sur place (qui a dit « frileuse »?). C’est pour Clapiotte que je m’inquiète un peu. Dans la poussette, elle est assise et… concrètement, elle en rame pas une. Bon, nos trajets ne sont pas bien longs l’hiver, et je l’habille comme si on allait faire une expédition chez les Inuits, mais sur 5 minutes de trajets, je lui demande bien 10 fois « t’as pas trop froid »… et elle me répond « non è bien ». Invariablement.

Mais elle a deux ans, qu’est ce que j’en sais, moi, si elle connait réellement la sensation de froid, c’est pas comme si elle passait des nuits dans un congel, on a rarement trop froid ou trop chaud, de nos jours (on en reparle pendant la prochaine canicule).
Quand je la portais, je sentais la chaleur de nos deux corps, c’était bien rassurant, mais en poussette, c’était souvent le stress… du coup, elle était habillée+ une couverture polaire (babynomade)+un nid d’ange bien chaud+ le tablier du cosy. Et un bonnet. Aussi. Et même j’ai dû être capable de rajouter une couverture polaire par dessus. C’était Hawaï dans la coque!

Aujourd’hui, je lui empile des couches, et je me dis que ca va aller.

Mais en fait, il existe une marque qui a pensé aux grands stressés de la température. SI. C’est My Senses.
Alors, pour faire court, c’est une marque qui propose des gammes de vêtements suivant ce qu’on cherche à contrôler: le froid, la température corporelle, la température du bain, les rayons UV. Chaque vêtement possède une petite pastille indicatrice. Pour la température, par exemple, sur le body, la pastille va changer de couleur si l’enfant a plus de 38°c. Pour le froid, c’est pareil, plus la pastille devient bleue (voire noire, même), plus ça caille et mieux vaut rentrer près du radiateur. De la même manière, les rayons UV rendent la pastille de plus en plus rouge pour nous alerter de la trop forte exposition… Des vêtements intelligents, en somme.

Certes, ça n’empêchera pas une vérification manuelle pour la fièvre et évidemment, on a bien conscience que laisser un bébé rôtir au soleil ou au contraire immobile devant un congel ouvert, c’est pas franchement recommandé, pastille magique ou pas.

Et parce qu’on n’est pas comme ça, l’un d’entre vous va pouvoir tester un peu pour voir de quoi il retourne. Un ensemble d’accessoires de la gamme « Cold » (froid, donc) est à gagner, et c’est plus que trognon (et douillet comme on aime):

Pour jouer, c’est simple comme un bon rhube:

Vous visitez un peu le site et revenez me dire en commentaire le nom des 4 gammes que propose MySenses ainsi que votre avis (honnête et sincère) sur les vêtements proposés (couleurs, tailles, design etc…)
Vous pouvez aussi liker la page fan, ça ne mange pas de pain, et c’est mieux.
Et si vous relayez sur facebook, c’est une chance supplémentaire (me donner le lien si possible).

Vous avez jusqu’au 24/01/2012 inclus pour tenter votre chance.
Le gagnant sera désigné par tirage au sort parmi toutes les participations valides. Le lot sera envoyé en France Métropolitaine seulement.

Bonne chance!

Edit du 29/01 (à la bourre, oui, je sais)
La gagnante est Etincelle. Bravo à toi, je t’envoie un mail pour avoir tes coordonnées!

Merci à tous!

No cruche No more

J’ai du mal avec certaines décos pour les chambres d’enfants.

Vous allez me dire que c’est mon goût, et ça sera vrai. On peut même rajouter que je ne détiens pas la vérité absolue concernant le bon goût en décoration, et ce sera entièrement exact.

Toujours est-il que j’ai très envie de vous montrer ce que j’aime, moi, en matière de déco pour chambres d’enfants.

D’autant que ça me touche particulièrement vu que j’ai voulu en faire mon métier un jour mais que j’ai renoncé par manque de cojones dans le string, et parce qu' »artiste », c’était trop bancal pour moi comme situation (ouais, blogueuse à la maison, c’est vrai que c’est vachement mieux, je vous l’accorde).

bref, mon crédo, c’était qu’on n’était pas obligé d’être gnan-gnans dès qu’on avait des enfants.
Et je dois avoué qu’en à peine 7 ans, heureusement, le choix est nettement plus vaste…

Si je devais redécorrer la chambre de bébé demain, j’irai piocher cette lampe chez Trousselier, par exemple.

J’agrémenterai la piece avec quelques Art Toyz triés sur le volet

J’accrocherai quelques cornettes colorées (tsé-tsé)

Je créerai un coin plus doux avec des coussins un peu fous

Poule Dessine moi une maison
Poisson Mimi’Lou
Saperlipopette chez Mandellia

Je me lâcherai bien encore un peu sur un ou deux berceaux un peu dingues

Creme Anglaise

Kids Gallery


Bozzolo

Arf… j’aurai presque envie d’en faire un troisième pour aller me faire mal au compte en banque!

Ça vous plait la déco par chez vous ou c’est complétement abstrait? je peux continuer à en parler de temps en temps vous penser (nan mais je demande parce que c’est bien beau de baver, là, mais concrètement, je sais très bien qu’on ne peut pas se payer ce lit suspendu… quoi que si vous vous cotisez tous et que je fais un troisième, ça peut faire un super cadeau de naissance… j’dis ça j’dis rien!!!)

(en même temps, faire un troisième… bon…)

Mange tes doigts

J’ai un soucis gastrique.

Non, ne pars pas, je ne vais pas rentrer dans les détails.

Le seul truc que je peux te dire c’est que nos enfants sont loin d’être des chochottes quand on leur diagnostique un reflux gastro-oesophagien. J’irai même jusqu’à dire qu’ils devraient avoir le droit de crier encore plus fort.

Perso, j’ai un dérivé de ce reflux. Un truc pas bien grave, juste très chiant, mais je comprends mieux certaines choses, maintenant que le verdict est tombé.

Hier soir, à table, N°1 me demande si je vais me resservir des pâtes, parce que lui, oui, mais qu’il aime pas manger quand on a tous fini.

Je lui explique que pendant quelques temps, je vais m’abstenir de trop manger le soir. S’en suit une discussion en rapport avec mon petit soucis (c’est toujours bien de parler reflux gastrique ou occlusion intestinale, à table).

Non, je ne pourrai plus manger de chocolat. Ni des « trucs qui piquent ». Ni boire de l’alcool d’ailleurs. Ni du coca, non plus. Pendant 3 mois entiers (et après, on verra), je dois m’abstenir de toutes ces petites choses qui faisaient parties de mon quotidien.

Je fais mine d’être absolument au bord du gouffre. Un peu de compassion ne me ferait pas de mal, à défaut de plonger dans le bac à papillotes.

« Ah mais c’est chouette, Maman, comme ça, tu vas enfin maigrir »

Je pense que cet enfant a été adopté.

Ou alors j’espère que c’est génétique, tiens!

ADIEU

Quand j’serai grande, j’ferai Dictateur

A l’instar de son frère qui serait plutôt du genre timide et réservé (et un brin angoissé de temps en temps), je suis également dotée d’une seconde excroissance, nommée Clapiotte, qui, elle, ne connait que la joie, le rire et la dictature.

A la maison, effectivement, le Terrible Two continue, et bien qu’un visiteur lambda pourrait croire que ma fille est tout à fait charmante si on fait abstraction de sa coupe de cheveux, la teigne connait tout à fait les limites de son champs d’action et en fait bon usage en temps voulu.

Clapiotte à la maison. Seule.

Là, pas vraiment de problème, elle joue tranquillou, souvent seule, elle pille les jouets de son frère en sachant très bien que je vais repasser derrière, elle sort 3000 DVD pour finalement vouloir l’Iphone. Rien de très original, donc, pour une deux ans.

Clapiotte à la maison, avec N°1 (et seulement moi):

Le sketch. Et vas y que je te cours après en hurlant, hystérique, des sons incompréhensibles. Et pousse-toi de là que je m’y mette. Ah oui? Tu voulais jouer à ta DS? Faire tes devoirs? Faire un dessin pour ta mère adorée? Laisse tomber: j’arrive, je vais détruire ta vie, ton œuvre. Plus rien ne sera jamais plus comme avant. De là à voir sa tête tournée à 360° sur sa base, il n’y a qu’un pas.

Clapiotte à la maison avec N°1, Tony et moi:

Le grand show. C’est Saturday Night Fever. Elle en fait des caisses pour que tout son petit monde soit en admiration. Le pire? C’est qu’on est en admiration. Echec et mat.

Clapiotte dans sa poussette:

En général, ca ne se passe pas toujours comme j’en rêverais. Elle se tortille, tente de se coincer les bras dans les sangles en tentant des contorsions que même chez Pinder, ils n’ont jamais vu ça. Si possible, elle lâche un grand râle quand on croise quelqu’un, histoire de bien montrer à la face du monde à quel point on la retient contre son gré et que ses conditions de vie, c’est plus possible. Si elle savait écrire, elle lancerait des petits messages de SOS sur son chemin, pour qu’on vienne enfin la libérer.

Clapiotte chez les gens.

Black-Out total. On la perd. Dilatation des pupilles? RAS. Pouls? Stable. Non, elle a juste décidé de se déconnecter. Avant de se débrancher, elle a pris soin de bien s’accrocher à ma jambe droite, en guise de garrot. Pour danser, c’est moins pratique, mais pour sauver les œufs Fabergé de mon hôte, c’est peut-être une bonne idée. En revanche, on repassera pour la politesse. Bonjour-Au revoir-Merci… Niet, tu n’auras droit qu’à un regard noir rempli d’une haine de Clapiotte.

Clapiotte chez des proches:

« Mamie Chéhiiiie », « oh a taiiiiinnnne » « è choli papiiii » « un bissou »

Lèche botte power.

Et après ça? Bah on me dit que ma fille, elle est telleeeeeement gentille, mignonne, polie, qu’on en rêve d’une petite fille aussi charmante.

Elle se foutrait pas un peu de ma gueule non?

Ouais, elle aussi, elle avait l’air bien charmante… On connait la suite!

Et quand on est mort on revient quand?

N°1 est un angoissé. C’est sa nature, et sa naissance en catastrophe n’a rien aidé. Je l’ai porté en moi avec une multitude d’angoisses. Je l’ai hurlé quand on me l’a arraché. J’ai pensé le perdre. Je l’ai retrouvé. Nous avons tenté de renouer mais ça a été long, une chose c’était brisé à ce moment là.

Depuis ce jour, je vis avec le doute que tout ce bonheur peut m’être enlevé en un tintement de scalpel.

Et dans mon égoisme, j’ai transmis ces angoisses à mon fils.

Je crois.

Même si je pense aussi qu’il est à un âge où les questions se bousculent, entre rêve et réalité, je ne peux m’enlever de la tête qu’il est aussi comme ça à cause de moi.

Donc, depuis quelques semaines, dès qu’un truc le chiffonne, on y va de la bonne crise d’angoisse au moment de dormir.

Quand j’étais petite, je forcais ma mère à me dire « à demain ». Ca me tranquilisait, ma mère ne pouvait pas me dire à demain si elle pensait ne pas être là au petit matin. Pire, je me disais qu’au pire, si elle avait décidé de partir, ça la ferait culpabiliser.

N°1, dans un autre registre, m’appelle, pleure, tremble. Radical. On est obligé de se vautrer sur le canapé, et là, je lui fais cracher le morceau.

« Vous allez mourir? »
« Quand on meurt, on se réveille quand? »
« On meurt que vieux? »
« Les enfants peuvent mourir aussi? »

ARGH

Je ne peux pas lui mentir, c’est impossible de mentir à propos de la mort, cette fouine.

Pour l’instant, il ne fait ça que quand son papa sort et qu’on se retrouve tous les trois avec Clapiotte.

Je ne sais franchement pas comme lui répondre que par la vérité, et les livres qu’on trouve parlent en géléral du décès de Papy ou de Toto le vieux chien.

Je ne trouve rien qui soit adapté à mon sensible N°1 et qui parle de la mort, en soi, comme faisant partie de la vie quoi.

Si vous avez une expérience à ce sujet ou de bons livres illustrés, j’adorerai que vous veniez partager ici, pour m’aider un peu, mais surtout aider N°1 et peut etre plein d’autres petits angoissés…


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Mes soldes de feignasse

A tous les coups, vous y avez le droit: OUI, je parle de soldes. A chaque fois. Je ne peux pas m’en empêcher. c’est mon côté vendeuse de nippes qui fait ça. C’est plus fort que moi.

Mais cette année, je vais avouer un truc, c’est que je vais faire les soldes vissées à ma chaise de bureau. Rapport que je ne supporte plus l’ambiance électrique où flotte un sorte d’hystérie dans l’air.

Sans parler des ayatollahs du pourcentage qui se glissent sous les barrières à peine levées, je n’aime pas voir toutes les vendeuses courir de partout, complètement stressées, tendues et crevées. Ça me désespère. la course au chiffre me désespère et tant pis si je ne les aide pas en restant chez moi, mais rien que de penser me jeter dans cette foule et ses amas de fringues, ça me donne des frissons.

Donc, je vais tranquillement rester derrière mon écran, à attendre que les sites ne soient plus saturés pour faire mon shopping.

De toute façon maintenant que je vais avoir toutes ces chaussures, je vais seulement me prendre quelques fringues pour l’hiver prochain et me lâcher un peu pour les enfants… Ça faisait longtemps non? Après tout, Noël, c’était il y a une éternité dans une vie de troll!

Le tout étant de faire dans l’efficacité, parce que bon, ca va 5 minutes de courir la réduc, mais il faut quand même pas pousser!

Donc, autant vous dire que ça va être vite vu. Niveau jouets, il faut absolument que je trouve des figurines de « la maison de Mickey » (ma vie te passionne, je le sens) pour Clapiotte. J’espère que les soldes  sauront me rendre ce service. Vraiment, j’espère. Parce que Mickey et ses amis, ils doivent être conçus en plaqué-or tellement la figurine explose le budget!

 

Bien évidemment que MON fils sait faire ce genre de pliages!

 

Oui, parce que je suis de celles qui achètent les habits d’une saison sur l’autre, pendant les soldes. Et c’est toujours le gros stress, parce que c’est un pari sur la croissance de ses enfants… et j’ai connu quelques flops.

Mais globalement, je m’en tire bien, et j’économise des fortunes sur les manteaux, les pyjamas en pilou (y’a pas de raison, puisque moi aussi, j’en ai eu!) et les pantalons bien épais!

Éventuellement, je vais m’offrir un nouveau manteau (j’espère que Tony va lire ce billet, j’espère que Tony va lire ce billet, j’espère que Tony va lire ce billet).

Chic, discret et raffiné, comme j’aime.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que je ne passerai pas derrière les effluves de transpiration en cabine d’essayage!

 

Banzaï

6 Janvier.

Jusque là, tout va bien, nous commençons à digérer entièrement le surplus de gras ingurgité ces quinze derniers jours et nous passons des nuits correctes afin de nous remettre petit à petit sur le chemin de la vraie vie, entamant la nouvelle année un peu timidement, mais de plus en plus activement (on y croit).

Cette nuit là, Clapiotte a émis quelques sons. Des sortes de mini-râles dans son sommeil. je me suis levée, ai rallumer la veilleuse, l’ai remise bien en place, lui ai calé ses doudous… et suis partie me recoucher. RAS.

7h30: Tony vient dans la chambre pour me dire que Clapiotte a un œil « un peu » bizarre. Effectivement, sa paupière inférieure est toute gonflée. J’entends un gros « BAM! » dans la pièce d’à côté.

« Put** regarde moi ça, je viens d’éclater… UN MOUSTIQUE! Dans la chambre de Clapiotte »

Un moustique?

Le 6 janvier, donc.

Tout va bien.

Ceci dit, c’est rassurant (tout est relatif) concernant l’œil de Clapiotte. Une cuillère d’antihistaminique, de la pommade anti-gratte et ça ira mieux ce soir, on va dire.

Je l’emmène à la crèche. Stupéfaction de l’assistance, foule en délire.

« Mais qu’est ce que c’est que ça? Mais c’est pas possible? Un moustique? Mais non, ça doit être une araignée! Mais emmenez là chez le pédiatre! »

Ouais, bon, on se calme, hein, c’est bien un moustique, et tout va bien se passer, faut arrêtez le délire quand même, elle va pas faire un œdème 10heures après! Et puis appelez moi si vraiment vous pensez que ça empire.

(Tous les moyens sont-ils bons pour se débarrasser de ma fille qui est légèrement turbulente à la crèche?)

Pas d’appel.

En fin d’après-midi, je vais la chercher. Je retrouve ma fille enflée comme un soufflé. Mouais, je vois que c’est pas la panique dans cette crèche tout de même. En sortant, par récaution (et parce qu’on est vendredi, veille de WEEK-END évidemment, je passe par la case pédiatre (j(aime pas avoir tord, si vous saviez) histoire de voir ce que je peux donner.

Pas de panique, on me dit. Ca ne peut pas être pire.
Soit.

Le lendemain matin, j’ai le sosie de Juanita Solis qui se lève. Elle n’a pas l’air de souffrir, ce qui est plutôt bien, mais je ne comprends pas bien comment elle fait pour voir quelque chose avec ses yeux mi-clos.

C’est horrible.

Ma fille est hideuse. Elle ressemble à Coluche dans Banzaï. En pire. Mais surtout parce que c’est ma fille.

Urgences.

« Mais pourquoi vous ne mettez pas de prises anti-moustiques chez vous? »
Genre.
Genre, je vais penser à mettre une prise anti-moustiques en plein mois de janvier, en France, alors qu’à priori, hein, les moustiques, à cette époque, ils pioncent.

Sauf un.

Un qui a dû se réveiller en se disant »J’ai une de ces dalles moi! » et en trouvant une Clapiotte bien juteuse.

Un qui avait la pêche de celui qui a dormi 3 mois d’affilé et qui a injecté 12 litres (au moins) de sa salive dégueu dans la peau de ma fille.

Fille qui a une peau réactive, mais bon, là, tout de même, c’était assez inattendu!

Bon, évidemment, tout est rentré dans l’ordre, à priori, nous avons tué le moustique-bionique et Clapiotte a dégonflé comme un ballon crevé.

Maintenant, elle est juste pleine de boutons et deux beaux coquards sous les yeux. Et NON! bordel, c’est pas la rougeole! Ni de la maltraitance! Et puis ce qui compte, de toute façon, c’est la beauté intérieure, on a dit!

(je vous jure qu’aujourd’hui ça va mieux!)

Au lit on dort! (avec des cadeaux, pour la peine!)

Je vais vous donner une énième occasion de me haïr (je veux dire, en plus de mon intelligence, de ma fraicheur et de ma beauté suprême): mes enfants DORMENT.

C’est un fait, j’ai des enfants toujours malades MAIS, ils sont plutôt cools niveau sommeil.

Les siestes durent entre 2 et 3 heures, les nuits 12 et au moment de se coucher, c’est un peu comme une fête. En fait, mes enfants sont accros à la couette douillette, du coup, c’est « bonne nuit, bisous » et zou, ils dorment.

Ouais, je sais ce que vous pensez.

Et je goûte ma chance.

Comme du coup, on est plutôt peinards de ce côté là, on a tendance à en profiter en les embarquant avec nous quand l’option baby-sitter est compromise.

Habituellement, nous avons un lit de voyage « basique ». Le truc qu’on trouve partout, qui pèse 20 Kg et qu’on n’arrive jamais à déplier du premier coup à cause du machin du milieu qui reste bloqué ou d’un des côtés qui ne veut pas s’enclencher, sans parler du matelas qui imite très bien les paillasses spartes.

C’est là que Phil&Teds entre dans ma vie, autrement que par le biais du catalogue Oxybul: je vais tester le lit de voyage « Traveller ». J’aime bien quand mes enfants sont cobayes, surtout quand le test peut effectivement changer pas mal de chose. Et j’ai toujours la foi, quand je regarde les descriptions sur internet avant de recevoir mon Graal.

Sauf que quand je le reçois, je me dis que je suis mal barrée. Je réussis à monter une étagère Billy à l’envers, et là, le lit, il faut le CONSTRUIRE. Genre, comme une tente. La construction de tente, mis à part dans « Mickey et ses amis font du Camping », je connais pas. Et encore, eux, ils arrivent à faire un truc au top du confort avec deux bâtons et un drap (les enfants: ON VOUS MENT, ON VOUS SPOLIE)

Autant vous prévenir tout de suite: le premier montage nécessite un calme ABSOLUE. SANS enfant, donc. Oui, parce qu’en soit, c’est pas compliqué, mais avec des enfants hystériques qui prennent les barres latérales, les brandissent en se courant après et en hurlant « attaaaaque », ça devient nettement moins fluide niveau compréhension.

 Bon, sans blaguer, seule, avec deux enfants dans les pattes, j’ai mis bien 15 minutes à venir à bout du montage. La deuxième fois, vraiment seule, plus que 5. Et aujourd’hui, c’est une affaire qui roule. Il suffit donc de se faire un peu la main et finalement, on monte le lit aussi rapidement qu’un lit de voyage « classique ».

Mais ce lit là n’a rien de basique. Il ne prend pas de place une fois plié (on peut facilement le caler sous la poussette, pour dire!) et ne pèse qu’un peu plus de 3 Kg. Moins que votre bébé, donc.

Niveau montage, j’en ai parlé, c’est un coup à prendre, mais ça reste tout de même abordable et rapide… même pour moi.

Niveau solidité, j’y ai enfermé les deux enfants , ils se sont éclatés à sauter, se cacher, ouvrir, fermer les fermetures… quoi de mieux comme test in-vivo? RIEN n’a cédé. Je n’ai pas de meilleure preuve!

Niveau confort: c’est là où j’ai eu le plus peur. « Pauvre enfant, il va dormir à même le sol ». Sauf que le matelas (auto-gonflable) est réellement confortable (et isolant thermique, au passage). Quand on voit le lit comme ça aussi, on peut croire que l’enfant va finir claustro… mais pour l’avoir tester sur Clapiotte et un autre petit cobaye, ça n’a pas l’air d’être aussi traumatisant qu’un adulte peut le penser, et effectivement, en passant la tête dans le lit, on voit très bien à travers les filet ce qui évite le sentiment d’être enfermé.

Si je devais résumer, donc:

Les +: Encombrement minimum, poids léger, confortable et robuste.

Les –: petit coup à prendre pour le montage

Bonus Track: la moustiquaire qui se zippe sur le dessus pour vraiment enfermer son enfant et passer une soirée tranquille éviter d’assommer avec des pommes de pain le troll endormi pendant le pique-nique champêtre ou qu’un énorme taon décide de siester à ses côtés.
Un des pans sur le côté se dézippe complètement, le lit se transforme ainsi en parc, et vu la qualité et la robustesse du tissu, je peux vous assurer que c’est vraiment parfait pour les après midi d’été ou les soirées dans le jardin des beaux-parents.

Et comme j’ai vraiment aimé (oui, parce que je ne vous ferai pas gagner des trucs que j’aime pas, soyons honnête, ça serait ridicule), Phil&Teds met en jeu DEUX lits Traveller sur le blog!
Et c’est pas du petit cadal de rien, on parle d’un super lit pliant de compèt, (valeur unitaire 170€).

Donc, il va falloir bosser. Et oui, un peu quand même!

Je vous demande de me raconter votre pire nuit. La vôtre, celle de vos enfants, peu importe.
Vous pouvez la raconter avec des mots, des photos, des dessins, je suis curieuse de tout!
Vous pouvez participer en commentaire, par mail (indiqué en haut de la colonne de droite) ou sur votre blog.
Vous multipliez vos chances de gagner en relayant cet article: une chance de plus par relai (si vous avez écrit sur votre blog avec un lien vers l’article, évidemment, la chance supplémentaire est automatiquement enregistrée).
Je vous demanderai juste de venir en commentaire me donner le lien de votre article et/ou relai ou la confirmation que vous avez participez par mail, poyr que ce soit plus facile pour moi niveau logistique, je ne comptabiliserai que les participations « déclarées » en commentaires.

Vous avez jusqu’au 18/01/2012 à 21h00 pour participer. LE CONCOURS EST TERMINE

Le premier gagnant sera désigné par Tony et moi-même (et une troisième personne si jamais on n’arrive pas à se mettre d’accord). Nous prendrons en compte l’effort fourni, l’originalité, et l’humour (oui, parce qu’on ne jure que par l’humour, désolée).

Le second sera tiré au sort parmi les participations et relais.

Aller, au boulot!

 

RESULTATS:

Alors, j’ai compté 57 participations valides. J’ai ri de pas mal d’histoires et j’ai franchement été angoissée par certaines… brrr, y’en a qui rigole pas quand ils passent des sales nuits!

Je tiens à vous remercier tous, parce que vraiment, toutes ces anecdotes réunies, ca fait relativiser! Et puis les souvenirs de jeunesse, c’est bons aussi de s’y replonger, ça m’a permis de me souvenir de pas mal de nuits ratées pendant mes jeunes années…

Bref, merci encore à tous, et également pour tous les relais, c’est gentil!

Venons en aux choses serieuses.

La premiere gagnante a été désignée par Tony et moi-même. Comme conveniu, nous avons prit en compte l’originalité, l’effort et surtout, surtout, Tony a vraiment ri, ca a fait pas mal de point dans le chapeau. c’est donc Maman Bavarde qui gagne avec sa video (et laisse ton fils tranquille maintenant, ça suffit ou j’appelle la DASS! ;) )
Bravo à elle!

Le second gagnant a été tiré au sort par random et c’est Cyl qui est sortie du chapeau.

Bravo à vous deux et encore merci aux autres. Je sais que vous êtes peut être un peu déçus, mais j’espere revenir tres vite avec d’autres beaux cadeaux comme celui ci!

perdre son temps, leçon N°1: à la mairie

En cette rentrée 2012, je me suis longuement creusée la tête pour savoir ce que j’allais bien faire pour qu’elle ne soit pas totalement identique à 2011. Et là, éclair de génie, je me suis dit « tiens, je vais tenter de perdre du temps de vie en testant les façons les plus idiotes de le faire ».

Et donc, d’un pas léger, je me suis rendue à la mairie de mon arrondissement. Je ne pensais pas atteindre mon but de façon aussi éreintante, finalement, comme quoi, on arrive encore à avoir des surprises, même dans la fonction publique.

Me voici donc à 9h30 dans le café en face de la mairie, en pleine concentration pour bien remplir les petites cases des demandes de passeport et cartes d’identité  et faire des petits tas des bons papiers qui vont dans les bons dossiers. Trois passeports et une carte d’identité, j’aime le risque.

A la mairie, je suis confiante, j’ai tout, je ne vois pas comment je vais pouvoir me faire recaler.

« Il faut prendre un ticket »

Ok, je prends un ticket, je ne suis pas contrariante comme fille.

Je prends même place sur les petites chaise en rang d’oignon placées devant les bureaux. Bureaux qui sont vides pour les 2/3, en constatant qu’à 10h59, c’est la pause Rochers Suchard au niveau des archives, lettre F.

11h30, en trente minutes, j’ai eu le temps de presque comprendre que jamais je ne saisirai le système d’ordre des tickets. J’ai le numéro 607, je suis toujours assise sur ma chaise, pendant que les numéros 578, 124 et 608 sont déjà passés devant moi. A ce moment là, j’ai perdu toute foi en la logique, et je tente de m’informer si il y a une distribution de sandwichs ou éventuellement, si on ne voudrait pas me refiler un Rocher Suchard, histoire que mon ventre arrête de faire plus de bruit que Maryse et Pauline qui parle de l’agrafeuse et du préposé aux fournitures.

N°607 Bureau J.

Chouette, c’est moi!

« Bonjour! Je viens pour faire faire des passeports et un renouvellement de carte d’identité »

« Des passeports pour qui? »

« Des passeports pour moi et mes deux enfants »

« Ils sont où vos enfants? »

« Ok, donc, je la refais: Bonjour, je viens renouveler MON passeport, Ma carte d’identité et prendre rendez-vous pour faire les passeports de MES enfants, AVEC mes enfants, call me boulet »

Ça ne l’a pas fait rire. Même pas un petit rictus, rien. J’ai l’impression d’être Jean Roucas.

« Donc, vous voulez un nouveau passeport »

« Voilà ».
Il se saisit de mon dossier, regarde avec application tous les documents que j’y ai joint.

Je commence à publier des statuts facebook pour tuer le temps, me carrant bien profond mes principes de politesse.

A un moment, il prend mes photos d’identité, en cale une dans une sorte de grosse perforatrice et se concentre.

4 minutes. 4 foutues minutes pour couper une photos dans un truc déjà calibré. J’en ai spasme.

« Vous avez 86 euros de timbres fiscaux? »

(Voix Triomphante) « Les voici »

Évidement, au bureau de tabac, ils n’avait plus de timbres de cinq euros, donc, c’est deux fois 30, deux fois 10 et 6 timbres à un euros. Soit 10 timbres. Quand j’ai vu  le temps que mon super pote mettait à découper UN timbre, j’ai commencé à passer en revue toutes les techniques possibles pour faire passer son meurtre pour un accident. Quand il sorti son tube de colle Uhu taille XXL de sa trousse  d’écolier minuscule après bien 30 secondes de recherches poussées digne des fouilles d’une grotte préhistorique, j’ai longuement scruté mes mains en pensant y voir apparaitre des tâches de vieillesse. Je voudrais me taillader les veines avec ses ciseaux à bouts ronds. Aussi.

Après une attente interminable et des tentatives de plus en plus vaines de ne pas sombrer dans le coma, le Monsieur s’exclame:
« Et voilà! »

1h30 pour accomplir une tâche à laquelle il est confronté TOUS les jours, plusieurs fois par jour et sans m’adresser la parole (puisqu’en bonne fille, j’avais bien pris tous les documents… sauf mes enfants, oui, je sais).

J’ai hésité à lui demander pour la carte d’identité, et puis bon, comme j’étais là et que j’avais marqué la chaise à vie de la trace de mes fesses, je me sentais un peu comme chez moi.

Je n’ai VRAIMENT pas hâte d’y retourner avec les enfants.

Alors, de cette expérience, plusieurs choses: ces gens là sont-ils comme ça dans leur vraie vie, en dehors de leur travail? Est-ce seulement possible d’imaginer coller 10 timbres en 15 minutes? Est ce qu’ils deviennent comme ça à force de faire un boulot morne en présence de gens qui font passer Dukan pour un intellectuel(et pas que les collègues, j’ai croisé quelques spécimens de bons citoyens franchement gratinés)?

Punaise, moi qui me chercherait bien une planque niveau boulot, je ne pourrais même pas faire celui là, j’exploserai les quotas, ça serait pas possible….

 

Note: Je suis désolée si certains bossent en mairie ou peu importe l’administraion publique. Evidemment, je ne souhaite pas croire que TOUS les fonctionnaires sont comme ça. Peut-être que je suis tombée sur un cas, mais étant donné que plusieurs de ses collègues sont venus lui poser des questions auxquelles même moi je pouvais répondre, je me dis que quelque part, il y a un soucis, non?

Table rase

On a rangé les décorations de Noël dans leur gros carton, on a tenté de faire rentrer les nouveaux jouets dans le peu d’espace qu’il restait et on tente tant bien que mal de digérer tous ces repas festifs et arrosés.

Il est l’heure maintenant de sortir de mon hibernation, mais je dois avouer que j’ai bien du mal, ces petites retrouvailles en famille m’ont fait du bien, mais je me sens toute vide aujourd’hui, maintenant que la vie reprend son cours habituel.

S’il fallait faire des résolutions, je vous dirai bien que je vais me mettre au régime, que je vais arrêter de passer mon temps sur facebook, que je vais faire du sport, que je vais écrire un livre, trouver un nouveau boulot mais on sait tous que les résolutions ne tiennent jamais plus de trois semaines, alors je ne dis rien, je vais juste souhaiter faire encore plus de rencontres, de moins être déçue par certains ou en tout cas faire ne sorte que cela m’atteigne moins. Je vais essayer d’être assidue ici et dans ma vie de maman. Je vais tenter de mieux m’organiser et d’en profiter, aussi.

Je vais tenter d’oublier le mauvais de 2011 pour me concentrer sur le très bon et tenter de le garder.

J’aime pas bien cette rentrée, pour une raison qui m’échappe, c’est un peu comme une mini dépression.

Mais ça va revenir, c’est sûr!

D’ailleurs, je vais commencer par m’assassiner avec une crêpe au nutella pour le goûter, ça sera festif et ça prouvera ma théorie sur les résolutions.

Si jamais vous avez déjà tenu une résolution, je veux bien connaitre votre secret, parce que c’est mal barré ici!