J’ai fait danse avec les stars à Punta Cana

Il y a une semaine, j’atterrissais à Punta Cana, en République Dominicaine.

Il faisait chaud, il faisait beau, j’étais là pour « couvrir » la semaine thématique organisée par Look Voyages (dans le club Arena Blanca) sur la danse et je m’étais auto-persuadée de deux choses :

La première, c’était que JAMAIS je n’allais participer aux cours de danse proposés par Gregory Guichard, ancien danseur de Danse avec les stars (saison 2) et surtout 13 fois champion de France (de danse, hein, pas de course en sac), rapport à un souci de désorganisation rythmique de mon corps.

La deuxième, c’était que j’allais m’ennuyer très vite, rapport que je déteste être seule et que donc, j’étais partie seule, et que même au bout du monde, il me paraissait bien difficile de m’occuper sur une plage de sable blanc (SEULE).

Profitez en, je ne l’assume pas souvent : j’avais TORT.

D’abord, j’ai rencontré des gens trop cool. A savoir, déjà, toute l’équipe de Look Voyages.
Je dois avoir un truc avec les animateurs, en général, je finis toujours mes vacances avec eux plutôt qu’avec les vacanciers. Toujours est-il qu’ils étaient très drôles, très sympas, très joueurs et très… tarés aussi, certes. Et je les remercie encore de m’avoir permis de m’amuser autant à leurs côtés.
Il y avait évidemment Greg, mon binôme de la semaine, avec qui on a drôlement rigolé (et qui se trouve être un quasi moi, en mec (sauf qu’il danse mieux) ce qui a grandement facilité les choses au niveau de l’entente).
Mais aussi Cassie et Aurélien qui reste certainement le seul couple de la semaine a être à peu près normal (bien que j’émets des doutes sur Aurélien qui arrivait à être encore moins coordonné que moi) et le groupe « des 6 mecs » d’une vingtaine d’années qui auraient pu m’appeler « maman » mais qui ont eu la politesse de s’abstenir.

Ensuite, je n’ai pas vraiment pu éviter les cours de danse. Au début, parce que j’étais un peu là pour ça, mais ensuite aussi beaucoup parce que c’était marrant et que je ne suis jamais la dernière à me lancer des défis (quand on n’a pas peur d’avoir honte, ça aide beaucoup à franchir le cap du ridicule).

Et bien sachez le (et croyez-moi ou non), j’ai fini par comprendre quelques pas.

Bon, ok, arrêtez tout de suite de fantasmer, dès mon retour, j’ai constaté que je ne me souvenais déjà plus de la moitié. Mais il n’empêche que je peux dignement proclamer que je suis pas « si pire ».

Entendons nous.

Au départ, imaginez moi un peu comme… ces hommes pas latéralisés qui tentent une fois comme ça les cours de step. Oui, ceux qui lèvent le pied gauche au lieu du droit, qui tapent dans les mains à contre-temps (et systématiquement) et qui, si jamais on leur dit de « faire un tour », se retrouve soit sur le step du voisin, soit carrément SUR le voisin.

Et bien je suis comme eux.

Pour compenser ce manque flagrant de coordination, j’ambiance les cours. (Un peu comme mes grimaces pour compenser mon manque de photogénie).

Voyez donc :

arena blanca 3arena blanca 4
Là c’est quand je comprends pas

Arena Blanca 1
là c’est quand… rien.

Voilà. Ces photos devraient très largement expliquer POURQUOI je finis toujours par être à la rue dans un cours de sport. Je ne sais pas me concentrer.

Mais voilà, à raison de deux heures de danse par jour (trois au début et puis bon, fallait pas trop en demander à mes jambes non plus), j’ai fini par… avoir un déclic, je sais pas. Quelque chose s’est passé en moi. « Qu’est-ce qu’il nous arrive Bernard ? », ai-je donc demandé à mon partenaire retraité du jour.
Je danse le cha-cha-cha. (Merci d’éviter la blague du Natacha-cha-cha, c’est lourd, et mon frère l’a déjà faite. 4 fois au moins).

Si.

Quand j’aurai appris à mettre une vidéo, je la posterai là, mais vous pouvez la voir ICI

Là, c’est pas flagrant que je m’éclate parce que je suis HYPER concentrée (t’sais quand tu danses avec le prof et que tu te dis « faut pas qu’je rate, faut pas qu’je rate »), mais avec mes copains soixantenaires, on faisait même des petites impros à base de jetés de tête sur le côté et de petits sauts de cabri inappropriés, hors rythme, mais tellement esthétiques (ouais, non, mais c’était drôle).

En fin de journée, on passait en bord de piscine pour apprendre la salsa (que j’ai pas compris, faut un bac +5 pour cette danse) et la bachata (un peu de danse locale quoi).

Greg, il a dit « fais des 8 avec tes hanches ».

Je maitrise hyper bien les 1.
A la limite, les 7.
Les 8 étaient en cours d’acquisition mais mon partenaire, un espèce de clone de moi-même (surtout pour sa taille) et moi étions trop dissipés encore une fois. Disons qu’on sait faire des 8 tous les deux. Des 8 customisés en gros. Si je dois danser avec quelqu’un d’autre, je pense que la déception sera très grande.

D’ailleurs, sous mes airs de joyeux drilles, beaucoup d’hommes sont venus me proposer de danser pendant les soirées. Ils renoncaient au bout d’une dizaine de pas pour les plus bornés d’entre eux.

« Ha.. mais… Tu ne sais pas danser ? »

SI. Le Cha-cha-cha.

Et je sais faire la roue.

Donc ON SE TAIT.

Et on se contente de ce que j’ai à offrir, c’est à dire, niveau danse, un bon fou rire à priori.

Et puis je m’en fiche, j’ai un peu fait Danse Avec Les Stars, quelque part, ça me suffit pour les dix prochaines années à venir au niveau de l’expérience.

 

Encore merci à Greg, Coco, Mika, Adrien (le mini-moi des 8), Angie, Megane, Ernesto, Cassie, Aurélien, Lucas, Baptiste et leurs copains pour les bons moments, les bonnes soirées et les tranches de rire ainsi que tous les partenaires (même les méta-relous) qui ont supporté que je leur marche sur les pieds aussi souvent… en rigolant.
C’était VRAIMENT cool.

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Ma rentrée… en vacances.

Bon, ok, je suis ENCORE en vacances.

Mais comme c’est un peu À CAUSE de vous, je me permets de venir vous faire un premier debrief quand même.

Loin de moi l’idée de vous narguer hein (quoi que si j’en fais pester deux trois dans mes connaissances, ce n’est que juste retour de vengeance, j’avoue).

Vous souvenez vous de cette photo que vous avez tellement liké en masse ? Et de ce voyage en Grèce que j’avais gagné à la suite de cela ?

Et bien voilà, je suis à Punta Cana.

Ouais, Punta Cana, c’est pas en Grèce, merci, j’ai bien senti passer les 8h de vol et les 6h de décalage horaire (en moins, ce qui me permet de me coucher à 20h et me lever à 5 donc), malgré mon manque flagrant de culture géographique.

 

Punta Cana, en République Dominicaine donc (pour ceux qui sont encore pire que moi).

Je suis arrivée hier vers 15h30 et j’ai débarqué dans ce fameux aéroport au toit en feuilles de cocotiers et aux ventilateurs aux pales géantes.

32°c.

En jeans- T-Shirt, autant vous dire que j’avais l’air d’une serpillère au bout d’environ 4 minutes post débarquement.

Accueillie par Coco qui s’occupe avec un enthousiasme contagieux du club Lookea de Bavaro, j’ai été vite mise dans l’ambiance vacances : ICI ON PROFITE AVEC BONNE HUMEUR.

J’ai dit « d’accord ».

Je ne suis pas trop chiante comme fille.

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Ce sont mes toutes premières vacances SEULE depuis… euh… toujours je crois.

Je suis pas une solitaire, j’ai un besoin permanent d’être entourée, alors bon, oui, Punta Cana, le sable blanc, les levers de soleil sur la mer turquoise, les mojitos de 17h30 tout ça, c’est cool, mais ne pas le partager « physiquement » me pose un réel problème.

Parce que je ne sais pas faire (et que j’ai passé l’âge de me faire des amis imaginaires)

Ce que je sais faire, c’est parler aux gens. Bon, ok, y’a une grosse majorité d’hispanophones et de germanophones. Des langophones qui me sont aussi étrangers que le wolof en gros. Mais j’ai peur de rien, même si en cette saison, il y a plutôt une population de gens âgés (pas que je les aime pas, mais je crains toujours le moment où je dois leur expliquer ce que je fais dans la vie) et de couples (pas que je cherche que des célibataires, mais m’incruster dans les lunes de miel c’est pas vraiment mon hobby principal)

Mais en arrivant hier, Coco a eu la gentillesse de me présenter Greg (que j’ai donc appelé Xavier, parce que je suis comme ça moi, une fille dont le cerveau est aussi efficace que celui d’une huitre chaude).

Greg, je l’ai vu ce matin qui déjeunait tout seul, alors bon, je me suis assise avec mon café, et on était bien d’accord que déjeuner ou diner seuls, c’était vraiment la loose (en plus de pas être bon pour le régime, rapport qu’on ingurgite son plat en 5minutes chrono histoire de pas faire pitié trop longtemps à sa table, tout seul, comme des pauvrets).

Greg, il a l’air vachement sympa.

Sauf que lui aussi il est pas là que pour les vacances, c’est le Greg de Danse avec les Stars saison 2.

Il est là parce que les clubs lookea proposent des semaines sur le thème de la danse. Cette semaine que j’ai gagné donc.

Greg, c’est donc un danseur professionnel qui va, en plus de me faire paraître moins désespérée, m’apprendre à danser (ouais, je sais, cette phrase respire la perspicacité, mais il fait chaud). Des danses de salon genre. Ou latino. Des trucs où il va falloir que mon cerveau (d’huitre chaude, donc, je vous le rappelle) COORDONNE mes jambes ET mes bras. VOIRE mes hanches.

Quand je danse, on dirait plutôt que je sors d’une scène de l’exorciste habituellement.

On va se marrer.

Surtout lui.

Coco a promis de faire des photos, rien que pour vous.

J’ai pas peur.

Et puis peut être qu’avec un peu de chance, y’aura pire que moi (l’espoir n’a jamais fait de mal à personne)

Mon égo et moi vous laissons pour le moment.

Je vais regarder les gens faire de l’aquagym dans la piscine de maboule pendant que je me remets de l’huile solaire l’indice 182.

Et surtout… MERCI !

PS : pendant la rédaction de cet article, un groupe de gens sont venus me PARLER. Je vais donc m’en sortir. Peut être.

(Et pendant que je finis cet article, les gens dans la piscine font des moulinets avec les mains sur les épaules… finalement le ridicule, c’est une question de point de vue).

PS 2 : si vous avez une idée de COMMENT font les filles qui ne brillent pas de la face avec cette chaleur associée à l’humidité, contactez moi.

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Cadeaux de rentrée avec Rio 2 et Dora.

La rentrée étant toujours un peu déprimante pour tout le monde, je remarque que mon inconscient me guide régulièrement depuis une semaine vers de petits plaisirs quotidiens.

M’offrir un gros cappuccino crémeux plutot qu’un expresso, commander une robe chez Asos, acheter des gels douches qui sentent le monoï, bref, des petites choses qui me font du bien pour oublier les réveils à 7h du matin.

Du côté des enfants, la dépression de rentrée semble moins problématique. Eux, ils retrouvent leur copains, tout ce qui comte, c’est dans combien de temps sera la récré en gros.

Malheureusement, je n’ai souvent que des cadeaux pour les enfants à vous faire gagner, mais on va dire qu’on se gâte par procuration ça marche ?

Alors, pour commencer, et rentrée oblige, parlons du tube de colle. Oui, celui qu’on doit renouveler toutes les semaine et demi par ce que l’enfant est martelé chaque matin par l’adage « mange 5 fruits et d’la glue par jour ». On a tous ce problème d’hyper consommation inexpliquée, je LE SAIS ne mentez pas.
Du coup, pour fêter ça et en guise de clin d’oeil, Uhu m’a proposé, pour la sortie de leurs tubes à l’effigie de Rio 2, d’envoyer une cargaison de petits tubes jaunes chez l’un d’entre vous (lot comprenant : 1 paquet de Patafix, un lot de 2 gros stics, ainsi qu’un tube de Twist&Glue sans solvant).

Uhu Rio colle
C’est génial, idéal
C’est la vie qui vous ensorcèle !
AHIIIIII.

POur tenter de gagner ce lot, laissez un commentaire ci dessous en tentant de m’expliquer cette consommation abusive de sticks de colle chez les 3-12 ans.

Et sinon, parce que ça me rappelle aussi beaucoup mes vacances où, sans honte aucune, sur le chemin de la plage, nous hurlions chantions en choeur :

« Où allons nous ? A LA PLAGE » (nous ne nous sommes pas fait QUE des amis sur ce coup là)

J’ai deux lots fort sympathique offerts par Nickelodeon Junior à vous faire gagner. Et pour la rentrée, ils ne se fichent pas de vous niveau Dora :

Cette fois ci, le thème est « les rituels du lever et du coucher », et la box est pleine de cadeaux que les petits fans de Dora vont vraiment a-do-rer.

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(1 livre, 1 DVD, une poupée, un accroche-porte, des stickers phosphorescents, 1 gel douche et un accessoire de toilette)
(non, y’a pas tout sur la photo, et alors ?)

Pour tenter votre chance, laissez un commentaire ci dessous en me racontant un rituel de coucher ou de lever (ici, par exemple, c’est « dépêchez vous mais dépêchez vous allezzzzzzzzz mais plus vite bon sang on est en retard ! ». TOUS les matins. TOUTE l’année.)

Vous pouvez évidemment tenter votre chance pour les deux concours en même temps mais dans deux commentaires séparés.

Evidemment, vous pouvez partager sur vos réseaux sociaux, ce sera avec plaisir. Et comme vous m’adorez (mai si), vous pouvez également aller liker la page Facebook du blog.

Vous avez jusqu’au 20 septembre inclus pour jouer (parce qu’avant, je ne serai pas rentrée, et que je vous connais, à venir dès le lendemain de la date limite me demander « aloooors c’est KIKAGAGNééééééé ? »).
Les gagnants seront tirés au sort et contactés par mail.

Bonne chance à tous !

Edit :
Les gagnants Dora sont M* et Anna L
La gagnante pour Uhu est : Flo
Les mails pour avoir vos adresses postales sont partis :)

Bravo et merci à tous !

#LesGossesCestLaMerde, la compilation, acte 2.

J’avais déjà fait une sympathique compilation de ce que les greffons avaient pu me sortir ICI. Ca reprenait toutes ces phrases que je notais quasi instantanément sur ma page facebook afin de les garder au chaud et accessoirement de vous faire un peu migoler. (oui, on dit « migoler » en ce moment, c’est comme ça).

 

Ça fait un moment, et l’été fût fort productif… je m’en vais donc vous faire une deuxième petite compilation, histoire que ceux qui ont cette chance de savoir vivre sans Facebook puisse suivre aussi. Avec des guests inside, parce que les greffons étaient occupé souvent à mâcher du sable.

 

« Regarde Maman pour pas que la paille flotte on fait comme ca »
Mes enfants m’apprenent la vie.
« 

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"Quand ma pote me dit :
 "Moi, si je devais choisir un mec métis, ce serait Brad Pitt"
 #lExigeance"

 

« Nan mais je pense qu’on a raison »
« Je sais pas si on a raison mais je vois pas où on a tort. »
Les conversations avec mon amie d’enfance son magiques. »
-Tu fais quoi N°1 avec ce bâton ?
 - On va crever les yeux des gens. Et toi maman tu fais quoi ?
 - bah Bob l'éponge !
 #ToutVaBien
 (Hors contexte on fait presque pas peur)
« Le petit garçon qui sort de l’eau, se pose devant moi et m’appelle « papa ».
Alors que son père est 3fois large comme moi.
Et barbu.
#Check.
(Mon nouveau maillot me va à ravir on dirait) »
"Maman j'adore ton humour"
 Soit j'ai reussi leur education, soit il gère l'ironie à merveille ( ce qui revient au même, donc. #auropersuasion)"
Ma mère : « je vous prends en bas à 9h pétante samedi matin »
Moi: « humphrrr.. »
Mes enfants : « T’es sûre qu’elle est de notre famille ? »
"Tu ris des parents aux bras tailladés de RainbowLoom et tu finis à 0h12 à regarder des tutos youtube pour savoir faire ces fucking bracelets
« Je vais ouvrir tes volets pour que tu vois clair. »
« C’est qui Claire ? Elle mange à la maison ? »
Les gènes de François Pignon n’épargnent aucune génération.
"Le facteur a enfin trouvé mon nouvel appartement.
 Mon nouveau facteur est très matinal.
 Il vient de me dire qu'il adorait ma coupe de cheveux au réveil. 
 En gloussant."
Et ce qui n’a pu être publié pour cause de manque de réseau :
 

« Bon les enfants, c’est quoi toutes ces lumières allumées là, c’est pas la fête de…. »
« DU SLIIIIP ! »

 

[Alors qu’on demande à N°1 de nous prendre en photo mon amie et moi et qu’on tente de faire une pose correcte]
Le neveu de ma pote : « Ha bah bien, on dirait que vous faites caca »

Et pour finir, je vous préviens, les locations pour le mois d’octobre sont déjà complètes :

 

* Le #LesGossesCestLaMerde a été honteusement volé pour cette rubrique à JPhi et Sandrine (je ramène le rosé)(encore).

 

 

Quand ça veut pas….

Bonjouuuur !

Alors, cette rentrée ? Bien ? Pas trop dur le réveil ? Mercredi matin ? Les inscriptions aux activités extra scolaires ? Les livres à couvrir tout ça ? Les 3 milliards de papiers à lire/remplir/signer/ne pas oublier de remettre dans le cartable ?

Ici, pour le moment, tout va bien.

Du coté des enfants du moins.

De mon côté, j’ai un peu de mal à m’organiser après les vacances (sans compter que je ne vais pas tarder à reparti très bientôt, donc, difficile d’être à fond là tout de suite).

D’ailleurs, ma valise est toujours au milieu de ma cuisine, pour dire, après une semaine. PLEINE, j’entends. Elle sent encore le sable chaud et les beignets au chocolat, comment veux tu que je sois motivée aussi ?

Mais j’ai quand même fait tourner une lessive. Et j’ai ré-ouvert mon ordinateur aussi. Ca doit prouver quelque chose, j’hésite encore sur le « quoi » mais je vais bien finir par être éclairée sur le sujet.

En revanche, ma vie a bel et bien redémarré comme si rien ne s’était passé du côté du sud de la France et ma poisse légendaire a fait un retour en fanfare.

Oui, bon, d’accord, je mens, elle n’a pas pris de vacances en vrai.

Attends, tu me crois pas ? Je m’en vais te raconter deux-trois trucs, et APRÈS CA plus personne ne me demandera « mais pourquoi es tu donc fatiguée alors que tu rentres tout juste de la mer ? »

D’abord, ça a super bien commencé (comme souvent d’ailleurs). Pour un projet fort sympathique, j’ai été contacté par une marque (ça fait mysterieux comme ça mais comme je vais vous dévoiler la chose d’ici très peu de temps, je me permets de faire du teasing) qui devait m’envoyer un colis à la suite duquel je devais faire quelques photos. Jusque là tout va bien.

J’ai souvent quelques soucis avec les livraisons mais maintenant que mon facteur m’a déjà vu l’épi non dompté et le poil aux jambes, il n’a plus peur de rien.

QUE JE CROYAIS.

La marque m’appelle pour me dire que Chronopost leur a renvoyé le colis car ils ne pouvaient accéder à ma boite aux lettres pour y déposer un avis de passage. En sachant que les boites se trouvent AVANT le digicode, je vous laisse méditer là dessus. La date de mon départ approchant, je propose qu’ils renvoient le colis chez un ami qui récupérera ça et me le donnera dès que je rentre.

C’était sans compter sur l’avis de passage « colis remis à la gardienne » alors qu’il n’y a aucun gardien dans l’immeuble. Bref, après plusieurs jours à chercher, j’ai fini par retrouver le précieux et à faire mes photos. Bien évidemment, l’histoire ne serait pas marrante si je n’avais pas mis 3 heures ENTIERES à les faire passer par mail (non, un WeTransfer ne m’a pas traversé l’esprit. Mon cerveau s’est noyé en Méditerranée je pense.).

Bref, le colis-projet-photos : CHECK.

Pour une première journée lyonnaise, c’était un peu speed. Et ça creuse. Sauf qu’il faut faire des courses.

Pleine de courage (et de faim) je vais à Carrefour, je remplis un caddie, je fais la queue aux caisses livraisons et je rentre chez moi en me disant que j’allais être livrée vers 22h et qu’entre temps, mon estomac aura peut être commencé à s’auto-digérer. 20h15, le livreur est à ma porte. LA CHANCE !

Je range le tout, retourne dans l’entrée pour chercher le reste des courses mais… elles n’y sont pas. Il me manque environ pour 65 euros de courses. Youpi. J’appelle. Ils cherchent. Je rappelle. Ils me rappellent. ils sont désolés, je mange mes doigts, on se rappelle demain, promis, bisous.

Le lendemain point de courses non plus. Des clients ont dû se faire plaisir avec mes bandes de cire froide, mon huile solaire et mes oignons. On me propose de revenir prendre le tout pour une seconde livraison. Entre temps, je suis allée mangé au resto (les oignons c’est HYPER important je peux pas faire sans).

Ceci dit, j’ai fait marrer le livreur qui s’en voulait beaucoup (et on sait comme j’aime faire marrer les gens) :
« Je suis vraiment désolée Madame, c’est la première fois que ce genre de chose m’arrive, vraiment »
« Ah bah pas moi, mais vous verrez, on prend l’habitude » (et c’est vrai, c’est la 4e fois)

Ca fait 5 jours que je suis rentrée et j’ai déjà passé la moitié à avoir des galères. J’attends que la gastro s’abatte sur les enfants ce week end et on pourra dire que CA Y EST, les vacances sont bien terminées pour tout le monde.

Et je ne compte pas les gaffes récurrentes.

Et sinon, ce matin, le facteur a sonné à 7h45, je me suis ruée sur la porte et en lui ouvrant il me dit
« ah mais vous n’habitiez pas Place Baudelaire vous avant ? »
« Sisi, c’est moi… vous êtes physionomiste dites donc ! »
En refermant la porte, je passe devant mon miroir qui me sous entend que je me suis bien mal démaquillée hier soir et que ce débardeur avec lequel j’ai dormi est pour la libération des nichons.
Le facteur n’est pas forcément physionomiste en fait, il se souvient juste des cas particuliers.

Ça va vous sinon ?

calvin
©Bill Watterson

Un jour Une photo crétine, le bilan.

Pour ceux du fond qui n’auraient pas encore ajouter un de mes comptes facebook, twitter ou instagram, ou qui (si, si, ça existe) ne seraient  MEME pas dotés de ce genre de compte, vous avez peut être ratés la saga de mon été 2014.

Pour les autres, un petit rappel en image ET musique (qui vous permettra de me détester un peu plus); voici donc cette petite vidéo récapitulative qui prouvera au monde entier que… OUI, on peut se balader en toute conscience en vacances, dans des restos ou à la plage avec une armée de lapins crétins. Sans souci.

Vous y découvrirez les petites mises en scène créées au gré de mon imagination, mes rencontres ou l’inspiration du moment.

Avec  de la bouffe, de l’alcool, du Game of Throne, du sexe, des déguisements incroyables, de l’humour, des scènes cultes, du street art, un mariage, des soirées de ouf et de l’humour encore… beaucoup (et même moi à la fin… pour dire !)

(Et la musique change à la fin, aussi, sinon, hein ;) )

ENJOY


#1jour#photocrétine, été 2014.

Rentrée 2014 : derniers jours de speed [sponso-bon plan]

Bon, oui, ça y est donc, je suis rentrée de vacances. J’ai de nouveau une connexion internet, une vraie, une que je ne capte pas SEULEMENT dans l’angle droit de mon lit avec mon téléphone portable quoi.

Et c’est pas forcément gagné non plus. Je n’ai toujours pas rangé ma valise, les enfants ont ruiné tout le rangement d’avant départ et surtout, surtout, j’ai eu la bonne idée de très peu m’occuper de leur rentrée scolaire avant… aujourd’hui.

A savoir, principalement, de leur liste  de fournitures scolaires.

Déjà, j’avais dû vous en parler, j’avais dû me la faire envoyer par texto par une maman de l’école parce que mes enfants avaient raté le dernier jour (pas bien, oui, ça vaaaa).

Et puis j’ai pris des photos, des photos et celle de la liste a été noyée au milieu des autres, et surtout… oubliée.

Ceci dit, je ne suis pas encore suffisamment à la bourre pour ne pas profiter du super bon plan Carrefour pour la rentrée : en créant votre liste de rentrée jusqu’au 12 Septembre sur le site Carrefour vous pourrez tenter de remporter votre liste de rentrée en cartes cadeaux (chaque jour une chance de gagner).

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Il nous reste donc 13 jours pour jouer. ON EST LARGE (je sais que je ne suis pas seule)

Le catalogue complet de la rentrée est en ligne depuis le 12 aout, et évidemment, Carrefour, comme à son habitude, propose une fois de plus la garantie le plus bas Carrefour sur 200 fournitures scolaires.

catalogue

Y’a plus à chipoter, il nous reste 2 jours entiers pour se bouger et faire le point… et si on pouvait gagner notre liste en carte cadeau, ça serait vraiment une bonne nouvelle aussi soit dit en passant.

 

Je vous souhaite à tous bon courage pour ces deux derniers jours de vacances… et de speed.

On y est presque, et on se rodera en peu de temps… comme d’habitude.

Cher Roger,

Cher Roger,

 

Je crois bien que je suis ta carrière depuis le début maintenant.
Je ne sais pas si c’est ton visage jovial, ton sourire sympathique, le fait que tu sois tout de même l’un des plus grand joueur de tennis  au monde depuis tout ce temps ou alors par solidarité pour ta date de naissance (au passage, j’espère que tu n’as pas eu les mêmes cadeaux que moi, quoi que c’était quand même marrant*), mais je t’admire beaucoup.


*Voilà mes cadeaux, donc, si vous vous demandiez...

Ouais, et je dois bien t’avouer que quand tu t’es fait allumer par Tsonga dimanche, j’étais émotionnellement mitigée. Du chauvinisme mélangé à de la déception. Pour toi.

Parce que franchement, tu mérites encore un peu de gagner.

Visiblement, tu ne fais pas les choses à moitié de toute façon, je suis pleine de confiance quant à une fin de carrière au top.

Bon, certes, t’es peut être un peu crevé en ce moment. Deux paires de jumeaux. Quand on dit que tu vas au bout des choses on prend presque des gants hein ?

Donc voilà, pour ta carrière ET le fait que tu enchaines deux fois l’expérience de multiples, je suis fan de toi.

Cependant, voilà, quand même, je me pose quelques questions.

Parce que vois tu, je pourrais tout autant admirer Elodie Gossuin qui vit la même expérience que toi et Mirka, mais le fait est que malgré les probables difficultés à surmonter, elle ne doit pas connaitre la pire : la schizophrénie.

Parce que oui, je me pose des questions sur ta façon de gérer les choses.

Par exemple, tu te démènes à fond dans ton sport, et tu ramènes des millions à la maison, la sympathie et l’admiration d’environ le Monde entier en prime. Alors que quand tu te sors d’une journée de vie « normale », tu t’en sors avec juste assez de force en fin de journée pour t’affaler dans ton lit. Encore habillé. A 20h30. Avec ta femme qui te signale que t’aurais quand même pu finir avec les biberons des p’tits, t’abuses.

Je peux aussi parler de ta double garde robe… Parce que concrètement, avec deux paires de jumeaux, les petits polos blancs avec le short assorti, on oublie non ?

Et puis pendant un match, tu as de nombreuses pauses, tous les trois jeux, pour te restaurer, t’hydrater voire même changer de TShirt ou aller aux toilettes. Alors que dans ta vraie vie tu… ha bah non, rien, tu attends que tout le monde soit couché. Hahaha. C’te blague.

Et puis un match, c’est carré. 6 jeux, 2 ou trois sets gagnants, serrage de paluche, soulevage de coupe et photo souvenir.
Alors que les jumeaux x2 , niveau carré, à part qu’ils soit quatre, y’a rien à voir. T’as jamais fini le match qu’il recommence déjà, soulevage de croupes pour placer des couches gagnantes mais tu perds quand même à chaque fois et t’as renoncé à faire une photo à 6 parce qu’il y en a toujours un qui fait la gueule, statistiquement, plus de 3 sur une photo c’est très compliqué de toute façon.

Voilà, Roger. Je ne sais pas comment tu n’as pas encore perdu la boule en sortant d’un cours où tu n’avais qu’un seul adversaire pour rentrer sur ton vrai terrain de jeu pour en retrouver 4 d’un coup. Je ne sais pas comment tu effaces tes cernes parce que tes millions n’empêchent certainement pas les nuits hâchées, je ne veux pas le croire.

A côté de ta vraie vie, avoir gagné 17 Grand Chelem on dirait que c’est l’équivalent d’une balade digestive.

Cher Roger, je te remercie de faire paraitre ma vie aussi simple.

Je te fais des bisous.

Et continue quand même d’être l’idole de mon fils encore un peu, fais un effort MERDE !

federrer
WIIIINNEEEEEER !

Lecture d’été pour petits et grands

Ces dernières semaines, j’ai reçu plusieurs livres et j’ai bien envie de vous présenter mes coups de coeur, aux greffons ou à moi, et que parfois, on a bien envie de donner notre avis aussi. et puis il reste encore un mois de vacances, ça occupera les jours de pluie !

Commençons par le moins drôle mais le plus « utile » s’il en est.

La méthode de lecture syllabique, à partir de 5 ans par le très célèbre Bled. Editions Hachette.

Clapiotte, à la fin de l’année scolaire, entre deux tartines de Nutella, m’a annoncé très sérieusement : « Maman, je veux apprendre à lire ».

Moi, je suis aussi pédagogue qu’un Orang-Outang. Donc autant vous dire que j’ai été légèrement prise au dépourvu. Je suis bien contente que ma fille soit motivée par la lecture, mais lui apprendre MOI-MEME, non, là, vraiment, je ne voyais pas bien comment m’en sortir.
Et le Bled tombait plutôt bien. D’autant que la méthode syllabique est celle à laquelle j’ai eu le droit en CP, et que visiblement, ça a plutot bien fonctionné sur moi (je sais lire quoi).
On a commencé doucement, à sa demande. La méthode est simplissime, et Clapiotte connaissant déjà parfaitement les lettres de l’alphabet, elle commence à maitriser les syllabes simples (type ba-be-bi-bo-bu). On y va cool, seulement quand elle veut et on arrête quand elle en a marre. Je ne suis pas maitresse, je ne veux pas faire de bêtise avec ça, donc c’est seulement du jeu à ce stade, et le livre est tout à fait adapter à ce genre de demande de l’enfant, du coup.

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Pour l’acheter c’est ICI, 7,90 euros

La cuisine des Sisters, Bamboo Edition.

Quand mes greffons ne jouent pas aux enfants intelligents, ils veulent passer aux fourneaux.
Je ne suis pas pédagogue, je suis encore moins bonne cuisinière, ils n’ont vraiment pas de bol, eux qui ont décrété que c’était tellement cool de passer un moment en cuisine avec moi…
Je me fais donc aider, par des sites internets qui proposent des recettes simples souvent. Et maintenant grâce à la BD « La cuisine des Sisters ».
Suite à un atelier cuisine chez In Cuisine à Lyon, en s’appuyant sur une des recettes de la BD.
Les enfants ont A-DO-RÉ. Et j’ai tout mangé (compensation non négligeable). je vous montre le concept en images, ça sera plus simple.

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Pour l’acheter c’est ICI, 10,60 euros

 Les P’tits Diables, de Dutto, aux Editions du Soleil
 

Une BD sur la relation « je t’aime moi non plus » entre frère et soeur. Destinée aux enfant, j’avoue avoir ri à plusieurs reprise en retrouvant clairement des situations vécus avec mon propre frère… Du coup, forcément, parfait pour N°1 qui, souvent, n’en peut plus de sa soeur.
Une BD qui permet de dire du mal de celui ou celle qu’on nous a imposé comme frère ou sœur, en rigolant, beaucoup, et en constatant, souvent, que finalement, parfois, c’est bien quand même !
Parfait pour crever les abcès ou juste pour bien se marrer, et bien vu pour aborder les premières BD avec les enfants. Je pense qu’on va commencer la collection du coup, en en faisant un petit rituel marrant le soir, en allant se coucher… quelques planches pour que N°1 et Clapiotte rigolent de tout ça, même si parfois, ce frère ou cette sœur, on aimerait bien s’en débarrasser définitivement.

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La collection les P’tits Diables est en vente ICI, 10,50 euros le tome

 
Avant, on était deux, par Astrid M, aux éditions MARAbulles.
 

Astrid, je la connais d’abord sur son blog, et puis parfois, on discute et même une fois, j’ai eu la chance de manger avec elle. Je me rappelle de la première fois où nous nous sommes croiser, j’étais en mode fan « ahhhh mais c’est toi AstridM » une vraie tarée… parce que j’aime ses dessins et son humour et que ça me suffit très largement à être admirative et déstabilisée quand je rencontre ces personnes là « en vrai ».

C’est très drôle, parce que cette BD, on pourrait la vendre dans un pack avec mon propre bouquin (ouais, ça sera la seule allusion auto-promo mais fallait que je le dise parce que ça m’a sauté aux yeux).
En illustrations et en bulles nous voilà projetés dans la vie de ces nouveaux parents. On se reconnait dans chaque situations, on rigole bien, et on a qu’une envie, c’est de le faire lire aux copines qui découvrent tout juste les joies de la maternité !
Un cadeau à s’offrir ou à offrir qui met pile dans le mille. Bien joué !

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Pour l’acheter on clique LÀ, 13,50 euros

Un Tout Petit Rien de Camille Anseaume, chez Kero.
 

Camille aussi, je la connais de son blog. Et j’adoooore ce qu’elle écrit. J’aime son humour, sa sensibilité, ces mots choisis, je voudrais qu’elle m’épouse mais c’est compliqué.
Son premier roman, c’est Camille en entier. C’est drôle, c’est fin, c’est triste, c’est touchant. C’est le roman qu’on devrait tous avoir dans son sac de plage, parce qu’il se lit vite, peut être trop vite, parce qu’on voudrait faire durer le plaisir mais on le dégomme comme un paquet de Granola, on s’enfile les pages sans être écœuré et on se retrouve à la dernière page la larme à l’oeil, le sourire au lèvre et l’envie qu’elle nous ponde vite vite des tas de petits frères parce qu’on voudrait que ça continue ! (je vous épargne un résumé, parce que je DETESTE savoir de quoi parle un roman avant de l’ouvrir. Je peux juste vous dire que ça touchera nos cœurs de mamans et de femmes, à n’en point douter).

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Et on se le commande vite ICI, 17 euros.

Je vous souhaite de belles lectures, de belles vacances, et des belles tranches de rigolade !

J’étais tranquille assise sur mes cuisses quand soudain….

Je passais jusque là un dimanche plutôt peinard où je m’octroyais une journée à ne rien faire sur mon canapé, en buvant des cafés devant un ou deux films (sachez que je viens de voir Cartel et que j’ai besoin, en plus d’une assistance psychologique, d’une explication de texte parce que j’ai pas tout bien compris).

Avant d’entamer un troisième film (je fais tout dans l’excès), je vadrouille sur Twitter « pour voir » (et pour oublier les dernières scènes du film).

Et je tombe sur ça.

scarlett johansson bikini

OUAIS.

Tu vois, j’ai craché mon café.

Pas parce que le truc date de 2012 et tourne encore aujourd’hui sur les réseaux.

Pas parce que je trouve qu’aller traquer la cellulite d’une star en vacances sur une plage est digne d’un pathétisme remarquable.

Pas parce que je suis choquée qu’une des femmes les plus sexy de la planète ait des défauts.

Ni même en réalisant que ce genre de commentaire mettait en lumière toute une troupe de connards pensant que le corps d’une femme était un genre de trophée perfectible à outrance sur lequel ils avaient un doit de jugement comme s’il était leur propriété.  Certainement juste histoire de justifier la consommation abusive de Sopalin au dessus de corps photoshopés en papier glacé, en plus !
La vraie vie devrait être comme dans les fantasmes d’après ceux là. Ce serait mieux. Ce serait plus beau. Ce serait parfait. Ce serait NORMAL.

Non.

J’ai craché mon café parce qu’au delà de ces constatations, je me suis entendue dire « ouf, finalement, c’est rassurant ».

Et que juste après, j’ai réalisé qu’avoir besoin d’être rassurée sur ma propre apparence n’avait aucun sens.

Évidemment, on reste humain, on a tous besoin de se sentir exister dans le regard de l’autre, c’est la nature humaine qui veut ça, certainement, notre égo surdimensionné d’homo narcisius.

J’ai autour de moi suffisamment de gens qui m’aide à avoir confiance en moi, et pourtant, je me dis « ouf » quand je vois Scarlett Johannsson en bikini.

Parce que je vais devoir enfiler le mien dans 15 jours et que j’en ai des suées. Parce que je ne vais pas à la piscine avec des potes pour éviter qu’ils voient « ça ». Parce que je n’aime pas mon corps au point de le comparer sans cesse, de le cacher souvent.

Je m’appelle Natacha, j’ai 34 ans dans 5 jours, je mesure 1m57 et je pèse 51Kg. J’ai eu 2 enfants et mon ventre en porte un large sourire, j’ai un vieux corps d’athlète mal entretenu par flemme et manque de temps, j’ai plusieurs cicatrices indélébiles un peu partout sur mon corps, souvenirs de ma vie qui passe et quand je m’épile j’en laisse toujours parce qu’à la fin ça me fait tellement mal que je lâche l’affaire, du coup je n’ai jamais la jambe parfaitement nickel.

Je ne suis pas moche, je ne suis pas grosse, je m’en sors plutôt bien et j’en suis consciente.

Et malgré ça je fais souffrir mon corps régulièrement pour tenter de le rendre mieux que ce que j’ai déjà.

Et malgré ça je me torture l’esprit en me dévalorisant régulièrement, pensant que ça fera de moi quelqu’un de mieux que ce que je ne suis déjà.

Parce que le jugement de ces gens là a finalement une importance, au fond.

Je m’appelle Natacha, et aujourd’hui, je décrète officiellement que je vais traiter mon corps avec l’indulgence qu’il mérite, que je vais traiter mon âme avec la bienveillance que je lui dois et que je vais traiter les cons avec le mépris qu’ils m’inspirent.