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Une maman a-t-elle le droit de craquer ?

Bon, ok, je dis « maman » dans le titre, mais en soi, ça marche aussi pour les pères hein, on s’en fiche. La question c’est en fait : est ce que, quand tu es parent, tu peux te permettre de craquer devant ton gosse sans que celui-ci t’en veuille jusqu’à la fin de sa vie en te faisant en plus claquer ton salaire en frais de psy sur 18 ans ?

Te casse pas, j’ai pas la réponse absolue.
Mais si ça ne tenait qu’à moi de choisir, je dirais que oui, hein, t’as le droit.

Pour moi, être parent, en plus de t’enlever des heures de sommeil et te rajouter des heures de stress, c’est etre un genre d’accompagnateur.

J’ai fait une soirée samedi et une copine était pas d’accord. Pour elle, on est des référents, on n’a pas le droit de craquer, il faut être solide pour leur apporter le cadre, la stabilité, la réassurance.
C’était parce qu’elle venait, elle, de craquer, avec son ado qui lui avait balancé une énième vacherie, et vlan, elle a claqué la porte. La mère. Pas la fille.
Du coup elle s’en voulait, elle se trouvait mère en carton et pire encore, elle pensait avoir tout mal fait depuis le début pour que la gamine lui fasse la misère aujourd’hui et sa réaction en était la preuve absolue.

Bah j’étais pas d’accord.
Et la discussion s’est arrêtée là parce qu’on avait du champagne à boire et de l’houmous à manger.
Elle m’a juste dit d’en faire un article. Du coup, faut pas me le dire 2 fois, moi, d’étaler mon avis sur mon blog !

Je ne prône pas particulièrement le « bad mother », mais je dis souvent qu’on n’est que des mères, et que bon, on fait du mieux qu’on peut avec ce qu’on a.

J’ai beau me répéter ça, j’ai déjà un paquet de casseroles qui trainent derrière moi pour bien me faire culpabiliser sur environ 4 vies entières, donc, pour moi, il est même VITAL que j’intègre le principe du « tu fais ce que tu peux du mieux que tu peux ». Continuer la lecture de Une maman a-t-elle le droit de craquer ? →

La boule au ventre

Je trouvais ça un peu bête de faire un article sur la rentrée. Le énième noyer dans la masse de tous ces parents qui veulent raconter, partager, garder un souvenir quelque part pour ne pas oublier, pour plus tard.

J’aime pas la rentrée.
Pas parce qu’elle sonne les levers aux aurores mais parce qu’elle signifie le changement et l’envol de nos enfants. Un peu plus à chaque fois.
Traitez moi de ce que vous voulez, voir qu’ils grandissent aussi vite me fout le cafard.

Une fois par ans, début septembre, j’ai envie de rester planquer sous ma couette, de caresser de nouveau mon gros ventre tendu, de le regarder dormir avec ses petits points serrés et de l’écouter parler Moldave couramment.

Mais aujourd’hui ils ne dorment plus en serrant leurs petits points.
Ils ne parlent plus Moldave.

Comme si tout cela n’avait jamais existé.

Je les ai vus de loin lorsque j’arrivais.

Aujourd’hui il avait une mine un peu fatiguée parce qu’il avait beaucoup stressé et un peu pleuré jusqu’à tard. L’entrée au collège fait un peu peur comme le monstre sous le lit qu’on imagine terrible et qui n’est que l’ombre d’une chaussure perdue.

Mais je n’étais pas là pour lui dire tout ça.

Aujourd’hui elle avait cette jolie petite robe un peu courte, les tresses un peu défaites et encore du nutella sur la joue.

Mais je n’y pouvais rien.

Je l’ai accompagnée jusque devant les longues listes, au milieu de tous les autres parents et enfants un peu perdus parce qu’ils venaient tout juste de ranger leurs serviettes de bain la veille pour être propulsés dans le préau ce matin.
Elle était pas bien heureuse de savoir qu’elle allait avoir un maitre cette année et pas une maitresse, parce qu’elle n’a jamais eu de maitre et que le changement c’est pas son truc.
J’ai serré un peu plus fort sa main dans la mienne en lui chuchotant que ça allait aller, elle verrait.

J’avais tellement mal au ventre.

Alors je l’ai serrée très très fort toute entière en faisant attention de ne pas faire remonter sa robe et je suis partie.

J’ai attendu l’appel dans la trop petite cour de ces désormais grands.
Il était content de se savoir dans la même classe que certains. Je l’ai embrassé une toute dernière fois. La seule fois où je pourrais peut-être encore le faire en public, sûrement.

Et puis je ne l’ai pas entendue parler de son maitre, de là où elle s’était assise, de sa classe et de ses nouveaux copains. je ne sais pas ce qu’elle a mangé à midi même si je sais qu’elle m’aurait dit qu’elle a oublié.
Je n’ai pas eu les détails de ses premiers pas dans les couloirs, de ses professeurs et de ses livres trop lourds et de sa toute nouvelle classe, sa toute nouvelle vie.

J’étais juste là quelques minutes et j’ai un peu tout raté.

Et je n’ai pas eu de photo de rentrée.

Je crois bien que même si ma boule au ventre est passée, elle est remontée dans ma gorge ce soir.

Je trouvais ça un peu bête de faire un article sur la rentrée. Un énième noyer dans la masse de tous ces parents qui veulent raconter, partager, garder un souvenir quelque part… ou juste l’écrire pour oublier.

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A défaut, celle de l’an dernier fera office pour cette année.

 

j’voudrais couper cette rentrée au sécateur

Plus que quelques jours et on y sera.
On oubliera vite les tongs, on retrouvera nos marques et tous les gens qui font partis de notre quotidien « normal ».
On regardera nos enfants s’engouffrer dans le hall de leur école, avec leurs gros cartables encore vide et les poches encore pleines de sable.

C’est la rentrée. D’habitude, je me dirais « chouette » rapport que ça implique surtout de ne plus avoir à s’organiser pour les garder et les occuper. Deux mois à courir dans tous les sens, la rentrée, souvent, en fait, c’est surtout une libération du parent.

Mais bon, hein, je vais faire la mère nostalgique et pleine d’une grosse boule dans la gorge.
Ca changera. J’arrive pas à faire de calembours sur le sujet de toute façon.

Tu sais, l’an dernier, Clapiotte est rentrée en CP. Je savais que c’était une étape, que mon « bébé » allait évoluer très très vite à compter de ce moment là. Ca n’a pas raté. Déjà, parce qu’elle a des jambes d’un mètre de long (un peu comme moi, mais avec 30cm de plus) et puis parce qu’elle est devenue… vraiment elle.
Parce que l’école des grands, ça t’apprend aussi qui tu es.

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Alors bon… cette année… que te dire.

N°1 rentre en 6ème.
Le collège.
Il redevient le petit dans une école de plus grands.
Et il va changer encore un peu plus.

Il a eu son petit coup de mou en rentrant des vacances, parce qu’on parle beaucoup (trop ?) du harcèlement scolaire. Il ne s’est jamais trop posé la question de « et si c’était lui ». Non, d’habitude, il prend plutôt le sujet en se disant « et si je suis témoin de… ».
Mais je n’ai pas trop peur de ça (je préfère me dire que ça va aller, sinon je m’en sors pas avec mes 4 milliards d’autres d’angoisses à gérer).

Je lui ai dit que le seul souci qu’il allait réellement avoir au collège, c’est avec la conjugaison.
Ca l’a fait rire.
Il s’est endormi.

Moi moins, mais j’ai essayé d’oublier qu’il allait tant changer, tant apprendre, tant grandir, tant devenir encore plus « lui » et m’échapper pour de bon.

Je m’étais dit que je ferais les courses en ligne pour les fournitures et au final, j’y ai vite couru pour qu’il ait tout bien en face de lui, histoire qu’il se rende vraiment compte.

J’ai fait la queue devant les cahiers 24*36 grands carreaux et j’ai pris le dernier rouleau de scotch au risque de me faire crever les yeux à coup de compas.
J’ai failli faire une crise d’épilepsie à force de vérifier et re-vérifier encore au fond du chariot que j’avais bien les bons carreaux dans les bons formats et 4 couleurs sans spirale c’est interdit les spirales on t’a dit.

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J’ai acheté un agenda tout simple parce que chez moi, les agendas, ça se décore pour refléter notre personnalité dès la rentrée et bien montrer à tout le monde qu’on se rabaisse pas à acheter le même agenda Fido Dido que tout le reste de la classe (par contre, crois moi sur parole; la feuille de cannabis que t’as trouvé dans le parc et que tu colle sur la couverture, en 5e, c’est pas une bonne idée DU TOUT, non, même si tu croyais que c’étais plutôt une feuille d’érable atrophiée).

Pendant près de deux heures, donc, j’ai cherché comme tout le monde, je suis même rentrée dans un étalage pour chopper un des derniers petits cahier grands carreaux 96 pages.
Et encore, ca va que j’avais quelques fournitures de l’année d’avant et que, comme chaque année (et merci hein), Top Office m’envoyait mon petit colis de « bon courage » avec quelques accessoires qui serviraient dans l’année…
Oui parce que bon, 100 balles tout de même (avé le moule-bite de piscine et les lunettes-parce-que-je-sais-plus-ou-elles-sont-vraiment, ouais, ok).

Mais N°1 était content.

Content comme nous, quand nous étions tout heureux de ces nouvelles fournitures scolaires, comme si ça allait changer quelque chose à notre scolarité d’avoir un nouveau stylo à plume. Limite on se roulait dedans tel Picsou dans son coffre fort… Ouaaaah une équerre ! Un porte-vues ! Un compaaas, mon préféré !

Pareil.

Mais ça l’empêchera pas de grandir vite dans les prochaines semaines.

Et j’ai pas trouvé de sécateur à maturité au rayon fournitures…

 

Trêve de chouinerie de mère, je sais, mais ca me fait du bien.
je te parlais plus haut de Top Office, et comme chaque rentrée, je peux te faire gagner le même colis que moi, et ça, c’est cool, tu verras, ça sert bien.

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Pour participer, c’est hyper facile : tu chouines un coup poses un commentaire ci dessous. Si tu peux éviter les « je participe » tout con, ça m’arrange, parce que j’aime bien la lecture, mais j’aime moins bien les répétitions.
Sinon c’est tout.
Vous avez jusqu’à mercredi 31 à 14h.
Tu peux aller liker la page Facebook de Top Office pour les remercier (et la mienne (qui est tout de même la page la plus drôle du monde, faut le savoir)(j’ai pris un coup de modestie à la plage je crois)).
Tu peux aussi partager cet article, même si tu as trouvé que je partais dans tous les sens (je te l’accorde, les hormones sont des connasses).
Allez hop.

Je vous souhaite une bonne rentrée, plein de courage et plein plein plein de bébés compas !

 

EDIT : Bravo à Valerie Bouvard qui gagne le lot offert par Top Office.
Et merci à tous pour vos gentils mots au passage <3

La petite maison au bord de la plage

Je n’ai pas repris les rênes du blog depuis début juillet.
Certainement beaucoup à cause d’une connexion aléatoire, mais surtout parce que quoi dire.
Ce mois de juillet annonçait enfin les vacances, le soleil, le lâcher prise. J’allais moins être à cran, moins fatiguée. J’allais m’occuper de moi, d’eux. En profiter.
Et puis le mois de juillet s’est écoulé avec chaque jour une annonce dramatique qui sortait de la radio.
Avec chaque jour un levé un peu douloureux où les premières pensées devenaient « cette fois ce n’est pas moi, et demain ? »

Une nouvelle routine pesante est entrée dans nos vies, cette impression de marcher sur un champs de mines la rage au ventre et le cœur en miette.

Alors nous nous sommes échappés dans la petite maison près de la plage.
Cette petite maison qui retient tous mes secrets, mes amourettes estivales, mes bêtises d’adolescente. Cette petite maison qui sent à la fois le soleil et le renfermé, qui est si petite qu’à chaque retour dans la vie réelle, on a cette impression de vivre dans un palace.
Une petite maison qui m’accueille depuis 34 ans. C’est pas rien 34 ans. J’y ai connu des tas de gens, des tas de repas de famille, des nuits où on s’entassait histoire d’être bien tous ensemble le lendemain sur la plage.
C’est ma bouffée de souvenirs, à chaque fois.
Des moments heureux, des clash dantesques, des fous rire et beaucoup (trop) d’apéros.
Une petite maison dans un univers hors du temps où j’ai mes repères et où je me sens à l’abri.

Et pourtant cette année le bruit des vagues n’a pas couvert tout à fait le malaise en moi, la trouille au ventre n’a pas été digérée avec les beignets au chocolat du vendeur ambulant.
On a fait comme si.
Peut-être même qu’on a ri un peu plus fort en se rendant compte qu’il était « déjà » 3h45 du matin, parce que les craintes se planquaient derrière les verres de rosé, et que le rosé préfère de loin quand on oublie de regarder nos montres.
J’espère juste qu’on arrivera à oublier de regarder nos montres sans rosé.
J’espère juste que mes enfants profiteront longtemps de la petite maison au bord de la plage avec toute la naïveté qu’ils méritent encore.
J’espère qu’on pourra encore rire beaucoup sans les poids invisibles qui lestent nos épaules à ne plus pouvoir les soulever par saccades.

J’espère que ça va.
J’espère que ça ira.

cap dagde

Le régime pour les nuls

Fût une époque où je me nourrissais exclusivement de bonbons, de chips et de vodka, arrosée de Yop.
Mes années étudiantes ont été, niveau gastronomique, une sorte d’ode à la malbouffe. Un genre d’expérience gustative et sociale.

Une époque où, malgré tout, je pesais 47kg pour 1m57, ce qui faisait de moi une fille plutôt pas trop mal gaulée, en fait. D’autant que j’étais musclée, plutôt que sèche. Une vraie bonnasse aux petites fesses rebondis et au ventre aussi plat que mon 85A.

15 ans plus tard, j’ai supprimé la vodka de mon alimentation et j’ai rajouté du chocolat (au Daim, si possible).
Récemment, du coup, ma balance affichait un magnifique 59kg, qui me rappelait douloureusement que j’atteignais le point-panique de mes grossesses, quand je me disais « OH MON DIEU JE VAIS PASSER LES 60 OH MON DIEU OH MON DIEU ».

Sauf que je suis pas enceinte.

Ceci étant, et malgré des cuisses de rugbyman (mais molles), je pourrais me dire que c’est la vie, c’est pas grave, c’est mon corps, ça va tout ça, respecte toi ma grande, on s’en fout de ton physique.

Sauf que je m’en fous pas de mon physique, de l’image que j’ai de moi. Mais je veux toujours manger des chips en pesant 47kg. Allez, 52 même s’il le faut, je suis prête à faire des concessions. Sauf sur les chips.

C’est bien là tout le problème, d’ailleurs.

Je n’ai aucune volonté sur la bouffe et j’ai toujours des excuses géniales pour le sport. Alors je continue à râler devant les miroirs que je croise, pour la forme.

Et puis le mail « on vous propose de tester la formule Turbo+ d’une semaine du programme minceur Comme J’aime »

J’ai toujours (mais vraiment TOUJOURS) dit non à ce genre de proposition. Parce que je juge que si on veut perdre un peu de poids (je parle bien de « un peu », genre 5kg, et pas d’un projet plus grand), il suffit de se mettre un coup de pied dans notre derrière mollasson pour aider.

Mais force était de constater, à ce moment là, que j’étais prise dans un tourbillon de vie « m’empêchant » de me coller sur une organisation alimentaire différente (à savoir, arrêter de commander des pizzas et des chicken butter parce que la plaque induction n’était toujours pas branchée).

Alors j’ai dit oui.
Et j’ai rêvé de perdre les 2premier kilos en une semaine. J’étais ultra motivée, j’y croyais. Forcément.

J’ai reçu un énorme carton et première surprise (je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre), j’ai constaté que TOUS les repas, sur une semaine, étaient intégrés dans la boite.
Va pour les plats préparés. Va pour les barres céréales-chocolat et va pour les sachets de riz pilaf aussi.

J’ai posté une photo sur instagram, et vous avez été plusieurs à me demander mon retour, une fois la semaine terminée.

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Mon retour est le suivant :

Les plats ne sont pas « si » mauvais pour des plats préparés (mais je me suis interdit de manger à même le plat en plastique, ça donnait l’impression d’avaler du blédina des enfants.
C’est relevé, et même si, bien évidemment, leur penne sauce tomate-basilic ne valent pas les miennes (rapport aux 8l d’huile d’olive certainement), ça passe pas mal.
Les barres chocolat-céréales ne sont pas dégueu, mais bon, hein, ça manque de sucre (bah oui, c’est le concept, je sais, mais moi J’AIME CA LE SUCRE)
Ne digérant pas vraiment le lait, je n’ai pas testé les boissons chocolatées.
Le muesli chocolat est pas mal. Mais voilà, je ne déjeune pas le matin. le matin, depuis la naissance de Clapiotte, j’ai la nausée, je peux rien avaler, à part un café.

Et Ca s’est passé comment ?

Mal.
Parce que je ne sais PAS manger comme cela. Parce que ma vie ne me le permet pas vraiment, surtout. Je mange trop souvent à l’extérieur, je saute le repas du matin, je ne goute jamais sauf cas exceptionnels…
Je n’ai pas tenu plus de 2 jours. Pas par manque de motivation, mais parce que ce n’est pas compatible avec ma vie. Même en essayant. Il y a les séminaires, les réunions, les soirées organisées pour le boulot et l’Euro 2016, aussi, d’ailleurs, pour être tout à fait honnête. Des tas de « points noirs » où on grignotte un peu ci, un peu ça, où on saute un repas en se rattrapant sur le suivant. Impossible. A moins d’être en vacances (et de m’attacher les mains sur une terrasse à l’heure de l’apéro), je ne vois pas comment j’arriverais à tenir.
Je ne perds pas espoir cependant.
Je compte bien retenter l’expérience malgré tout puisqu’il me reste quantité de plats auxquels je n’ai pas touché.

Et j’en pense quoi, à part ça ?
Bah que ce n’est pas bête du tout comme principe, rapport à la facilité. Tout est prêt, y’a plus qu’à faire chauffer. Pas de question à se poser, de calorie à compter, qu’à se laisser porter et à juste veiller à ne pas « craquer ».
Ceci étant, malgré mon échec cuisant, j’ai appris une chose TRES importante : je mange trop.
Quand j’ai versé les plats dans mon assiette, j’ai ri de la petite quantité que cela représentait.
J’ai pris mon temps pour les manger, du coup. Autant de temps que si j’avais avalé le double en quantité.
Et je n’avais plus faim. Jusqu’au soir. Ca me contentait très bien au final.

Je pense donc que c’est une bonne étape pour tous les gros fainéants afin de remettre un peu les choses dans l’ordre, à commencer par un ré-équilibrage des quantités.
Le prix reste quand même assez élevé, surtout si on ne part que sur une semaine, du coup, faut vraiment pas avoir une vie aussi désorganisée que la mienne, ce serait dommage.

D’ailleurs, tu sais quoi, sur la semaine qui était sensée être dédiée à cette formule, et malgré les 2 jours seulement, j’ai perdu 1,5kilo. Juste parce que j’ai quand même limité les quantité.

Je vous dirai si j’arrive à finir le programme et ce que ça a donné au final, et je vais essayer, en attendant, de ne pas me resservir et à faire un peu de sport, aussi (mais il fait vachement chaud quand même non ?)(<– tu vois, je suis trop forte en excuse).

Mes cuisses, ma cellulite et mes 57,5kg vous remercions pour votre attention et vous souhaitons un très joli été dans vos maillots de bain, quel que soit leur taille (perso, je vais en racheter un, en fait, sans quoi je vais ressembler à un saucisson)

Cranemou – connexion – maison

Ça fait 15 jours que je n’ai pas mis les pieds ici, mais parce que ça fait 15 jours que j’ai déménagé, qu’il reste plein de cartons, plein de travaux, que je sens la poussière, que j’ai toujours pas internet et que rien que d’écrire ce message en connexion 4G partagée, je viens de planter la data de mon téléphone jusqu’à mi juin.

Mais sache que j’ai des jolis WC.

Et tu es content d’avoir cliqué sur ce billet pour savoir au moins ça. Hahaha.

Je reviens après mercredi, jour du WIFIIIIIII !

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Le premier qui me dit que j’ai oublié de nettoyer la peinture des plinthes je le noie.

Le temps d’un cadeau…

J’ai pas l’temps, j’ai pas l’temps…
Voilà ce que je répète en ce moment, en permanence.
Non, je n’ai pas le temps d’appeler, de prendre des nouvelles, je n’ai pas le temps de penser à autre chose que les travaux, le boulot ou les enfants.
Je sais que ce n’est qu’un temps, que le déménagement approche et que d’ici quelques semaines, une nouvelle organisation aura pris place, me permettant plus de latitude.

Toujours est-il qu’il y a quand même des choses auxquelles je ne peux pas couper, même si je n’ai vraiment pas le temps, pas grave, il faut impérativement que j’en trouve.

La fin d’année scolaire est la pire pour ça. Il faut quand même chercher des vacances, et il faut aussi et surtout être dans les temps pour l’organisation des anniversaires.
Parce que chez moi, tout le monde a décidé de naître au printemps (Août et septembre doivent être propices à la reproduction, on est détendu des vacances, et PAF on ripe.).

Réserver le laser-game, penser à faire des invitations, envoyer les mercis à mamie, se renseigner sur le cadeau de la cousine, fouiller le téléphone du copain pour lui prendre ses contacts et faire une fête surprise, se mettre ok sur un cadeau commun….

Tu vas me dire que si j’ai pas le temps j’ai qu’à déléguer, mais la dernière fois, on a failli se retrouver avec un « bon pour un saut en parachute » quand mon mec a le vertige en haut d’un tabouret.

Du coup, je cherche en ce moment les trucs qui me facilitent la vie et heureusement, le net et les bonnes idées de plein d’entrepreneurs (qui ne vivent qu’en pensant à moi et mes besoins, naturellement) regorgent de chouettes idées.

Par exemple, on m’a présenté une plateforme regroupant tout ce qu’on pourrait offrir en terme d’événements insolites et gourmands (pas dans le sens les événements nous mangent façon glouton hein,  mais dans le sens « autour de la nourriture » quoi).

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Degust&Co recense plus de 120 animateurs partenaires sur son site. Il suffit d’indiquer sa ville et tadaaaam, on a accès à tous les ateliers disponibles.
Mais attends, hein, pas seulement les cours classiques de cuisine comme on en voit beaucoup. Non, non, tu as aussi des ateliers dégustation (d’insectes ou de vin, tu vois, j’ai vite choisis à ce niveau, mais j’aime déjà pas les tomates, alors les grillons…).
Le traditionnel « chèque cadeau » est possible (ça évite de se gourer, avouons le) et Degust&Co propose aussi des ateliers pour les anniversaires.

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On a tous un penchant pour quelque chose au niveau nourriture. Une addiction au chocolat, une passion pour le thé, un penchant pour la bière belge ou même une tendance à prendre des risques gustatifs.
Bon, là, pour mon anniversaire dans 2 mois, j’ai des trucs pour l’appart à me faire offrir, mais en général, moi qui n’ai jamais d’idée, une soirée autour du chocolat (ou DANS le chocolat, hein, je suis plus à un truc bizarre près), ça me tente bien.
Et pour le reste de mes cadeaux à faire, en tout cas, ça me tente bien…


 

 

Cet article a été écrit en collaboration avec la marque, cependant tous les mots présents dans l’article sont les miens.

Pas l’choix…

En l’an 2000, en été, je rentrais chez moi un soir, après mon boulot.
Je finissais pas tellement tard, 21h30, avec une bonne demi heure de trajet pour rejoindre mon petit studio d’étudiante, c’était honorable.
Ce soir là il faisait assez chaud. J’avais faim et j’avais fait un détour par le mac do pour me prendre un sandwich histoire de me caler jusqu’au lendemain.
Je suis arrivée dans le hall de l’immeuble. Cette grande barre avait l’avantage d’avoir 3 ascenseurs, ce qui permettait aux résidents de ne jamais attendre très longtemps.
Je me suis aperçue en arrivant devant les 3 portes que quelqu’un me maintenait l’un des ascenseurs ouvert et je m’y suis engouffrée.
Je l’ai remercié, comme on remercie ses voisins. Sans vraiment y prêter attention, sans vraiment lever la tête.
Les portes se sont refermées.
Il s’est jeté sur moi.
Il m’a coincée contre la paroi et a passé sa main dans mon entre-jambe.
Je le repoussais avec mes avants-bras mais sa main restait là, comme aimantée à la braguette de mon pantalon. mon pantalon léger, parce que c’était l’été. Si léger qu’il me permettait de sentir chaque doigt tentant de se frayer un chemin.

La porte s’est ré-ouverte.

J’étais à la fois apeurée et en colère.

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Je me suis débattue.

J’ai crié qu’il ne devait être qu’un gros connard.

J’ai pris appui sur les barres latérales, soulevant mon corps pour faire de mes jambes une grande catapulte et le faire sortir de ma vie d’un grand coup de rein.
Ce grand coup de rein dont il aurait voulu être l’auteur.

CONNARD ! DÉGAGE CONNARD !

Il a bien voulu re-rentré dans la cabine mais je lui donnais tous les coups de pieds qu’il fallait pour l’en empêcher.

Je suis rentrée chez moi.
Je me suis prostrée. Derrière mon canapé. Comme s’il pouvait encore venir m’y chercher.

J’ai porté plainte. Longtemps. J’ai regardé des photos de délinquants.

« A quoi ressemblait-il ? »
…
A personne. A rien. A quelqu’un qui m’a sauté dessus. Je revois ses chaussures. Sa capuche. Rien.
Des heures.
Et rien.

« Vous avez eu de la chance. Vous avez bien réagi. »

Ha, oui… De la chance oui….

Ce soir, 16 ans plus tard, il ne fait pas très chaud quand je rentre de chez mon amie.
J’en avais besoin de ce petit souffle d’air, entre mes deux boulots, les enfants, les travaux, j’avais besoin de faire le break, de me sentir vivre ailleurs qu’entre mes quatre murs.

Il est minuit trente quand je la quitte et je parcours bien heureuse les quelques mètres qui m’amènent à mon appartement.
5 minutes.
7 si je prends vraiment mon temps.

Quelqu’un est derrière moi mais j’habite une rue passante.
Je trouve que c’est un peu triste d’être encore méfiante autant de temps après.
Mais j’arrive à remonter dans un ascenseur, alors ma paranoïa de l’inconnu qui me suis, à côté, c’est rien.

Chez moi il y a deux portes à passer avant d’atteindre les ascenseurs.
Une à code, une avec un interphone.
Moi, j’ai un bip qui me permet de les ouvrir.

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Par réflexe, je rentre dans mon allée en claquant vite la première porte derrière moi.
16 ans de réflexe. D’habitude.

J’entends que ça tambourine, juste au moment où le « clic » de fermeture se fait entendre.
… Ne te retourne pas…
Je passe la deuxième porte et fais de même.
… Ne te retourne pas….

J’appelle l’ascenseur, j’appuie sur un étage au hasard, et je prends les escaliers pour monter chez moi.
Je claque la porte. je la vérouille. Je suis en sécurité.

J’ai des réflexes réfléchis depuis 16 ans.

Je n’ai pas vraiment peur.

Je suis juste en colère.

Je suis même à la limite de la rage.

Alors c’est ça aujourd’hui ?

On ne peut plus rentrer chez soi sans craindre de se faire suivre ? Sans craindre une agression ?

Alors c’est ça la vie d’aujourd’hui ?

Je suis conditionnée.
C’est la dixième fois ce soir.
Comme un anniversaire.

Cette vie là, cette ville là m’a appris à me méfier, à me protéger.
J’ai appris le Krav Maga jusqu’à me faire péter des côtes.
Je rêve d’un sac de frappe pour continuer à m’entrainer régulièrement.
Je suis sur le qui vive en permanence. Partout. Tout le temps.
Pas l’choix.

Je regarde mes enfants courir et je me dis que demain, quand je serais surement trop vieille pour être suivie et emmerder, ce sera leur tour.

Au tour de Clapiotte de se méfier.
Au tour de N°1 de se défendre.

 

Allez bien tous bien vous faire foutre.
C’est pas la vie qu’on mérite ça.
On mérite de se promener sans regarder par dessus son épaule, sans avoir peur des ombres au coin de la rue et sans avoir pour but ultime d’apprendre à contrer des bras plus forts que les nôtres.

J’habite une belle ville. Une ville que j’aime profondément.
Comme toute ville, elle a son lot de gros connards au coin de la rue.
Mais elle ne doit pas pour autant de devenir angoissante au point de ne plus vouloir rentrer seule.
Au point de ne plus vouloir sortir seule.
Au point de faire de moi, et de trop d’autres, des petits pions peureux de se retrouver encore dans une situation à risque.
J’en ai juste marre d’avoir peur depuis 16 ans.
J’en ai plus que marre d’avoir peur pour eux, bientôt et pour longtemps.
Je me demande encore… Si je ne leur apprends pas… Qui les protègera ?
Si elle ne réagi pas comme moi, qu’est-ce qu’il se passera ?

 

 

 

Bref, j’ai fait des vidéos….

« Tu sais, Cranemou, le futur des blogs, ce sont les vidéos »

Cette phrase, je l’entends de plus en plus.
Mais en fait, moi, les vidéos, c’est pas mon truc. Mon truc c’est d’écrire. Et oui, je sais, les gens veulent du prêt à digérer, du court, du divertissement visuel.
Mais bon, hein, chacun son truc, il y a certainement des gens qui font des vidéos très bien.
Moi je ne sais qu’écrire.

Enfin… ça, c’était ce que je disais il y a encore 2 semaines.
Entre temps, j’ai eu l’opportunité de discuter avec Céline, fondatrice du site Waléa qui propose des séances de sport en ligne dédiées aux femmes, et notamment, aux mamans.
je connais Céline depuis longtemps, et son site depuis autant de temps.

Pour vous la faire courte, le sport et moi, c’est une grande histoire.
J’ai été très sportive pendant des années. Moins depuis plusieurs autres.
Il n’en reste pas moins que j’aime le sport. Pas parce que ça fait maigrir, pas parce que ça sculpte le corps ou autre petits avantages physiques mis en avant un peu partout avant l’été.

J’aime le sport parce que ça fait du bien. Parce que c’est, d’après moi, le meilleur moyen de s’approprier et de connaitre son corps. J’aime les limites à découvrir, j’aime la bonne fatigue, j’aime le fait d’être fière de moi.

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(De plus, le sport me permet d’avoir un potentiel « Rodriguezzz père et fils » non négligeable)

Et Céline, elle est comme moi je crois bien. C’est comme ça qu’elle a créé Walea, et qu’elle a réfléchi à créer des séances de sport adaptées. Quand on est enceinte ou non ou quand on sort tout juste de la maternité, le corps ne mérite pas les mêmes attentions sportives. Walea propose donc exactement ce genre de choses.

Aujourd’hui, Walea manque un peu de nouveautés, des nouveaux cours, des nouvelles activités aussi….
Du coup, une campagne de crowfounding est en route, et je vous invite tous et toutes à nous aider à ce que ce site se développe encore un peu plus. Si Céline atteint son objectif de collecte, elle pourra non seulement tourner de nouveaux cours de gym mais aussi revendiquer l’intérêt du public auprès d’investisseurs et lever des fonds pour développer son offre.
Vous voyez le concept.
Je vous invite donc à cliquer ici : chaque euro compte !
Et du coup, quand Céline m’a dit « tu veux faire des vidéos, pour parler un peu de mon site ? » j’ai dit MAIS OUI ! J’avais oublié que c’était pas mon truc.

Alors voilà, j’ai repris le sport à mon rythme, et je me suis filmée avec ma copine Coline pour immortaliser ça.

Voici les deux premières.

Vous avez le droit de vous moquer, c’est fait pour.

Je compte sur vous.

Et la première vidéo que vous aviez peut-être raté (et vu la performance d’actrice, je vous la conseille)

Et vous savez quoi… PROMIS, si la collecte est atteinte, je fais le montage du bêtisier (oui, parce que là, par exemple, c’est pas le pire, si ça peut vous donner une idée)

Allez, enjoy, et merci d’avance !

 

Une histoire de casting

Je suis ce genre de personne qui se fout pas mal du ridicule en règle générale.
Y’a qu’à voir quand on me  recherche dans google image, je suis pas très regardante.

Dans la vie de tous les jours, je n’ai aucun souci pour dire oui à une pub pour du PQ (même si ça me suit encore et encore aujourd’hui), ni pour faire la roue au milieu de la rue ou pour parler de mycose vaginale (si si, j’ai dû faire ça aussi à un moment).
Je m’en fiche, tant qu’on me propose un truc qui va potentiellement me faire marrer, je dis « ok, pas de problème ».

Un jour, alors que je discutais avec ma copine Marie du fait que tout de même, ça serait hyper cool d’avoir PLEIN de thunes de côté pour me sentir à l’aise concernant ma situation de freelance, elle m’a dit « faudrait faire un jeu TV et gagner des sous »

J’ai rigolé.

Elle nous a inscrit au casting de Money Drop dans la foulée.

J’ai re-rigolé.

Pis y’avais déjà Cynthia et Valérie qui l’avaient fait, donc bon….

Et puis 15 jours après, on avait un mail qui nous donnait rendez-vous à Paris dans les studios de l’émission pour passer le casting.

« On y va ? HAHAHAHA MAIS OUI ! »

J’ai jamais fait ça, et ça manquait vraiment à mon palmarès des expériences étranges.

On s’est rejoint toutes les deux pas loin du lieu de rendez-vous, autour d’un café, histoire de se rendre compte qu’on s’était pas vraiment renseigné sur l’émission et du casting en question.
Pas grave, on va se marrer.

On s’est pointé à l’heure et on a vu une looooongue queue de pleiiiiin de gens.

Ah, ouais, quand même.

On nous a fait rentrer dans un genre d’énorme hangar où une centaine de chaises étaient disposées, au milieu, avec, en face, une petite table et deux autres chaises.

Deux « casteuses » nous ont demandés gentiment de prendre place et nous ont briefés sur le casting en question.

Le casting de Money drop se déroule en 3 parties. Continuer la lecture de Une histoire de casting →