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L’échec du dimanche

Vous vous rappelez en fin de semaine dernière, je vous annonçais fièrement que j’allais voir une course  de caisses à savon.

N’imaginez pas du tout que je débloque, les caisses à savon, en fait, ce sont des engins sur roues fabriqués par des tordus du cerveau et des genre de fous du volant qui ne connaissent pas l’angoisse de leur mère lorsqu’ils se mettent à débouler une pente dans ces bolides made in home. Satanas et Diabolo en prennent pour leur grade, dans ce genre de compet, vu les cas aux commandes!


Donc, dimanche, j’avais ma super sortie de prévue, pour une fois qu’il se passe un truc d’un peu exceptionnel dans ma chère ville et que je peux en faire profiter N°1, j’étais vraiment motivée.

Le début de la course étant prévue pour 14h, on se doutait bien qu’en arrivant à 13h55, on n’allait pas vraiment trouver de place pour se garer!

Tony nous a donc jeté, N°1 et moi, au bas de la piste pour que nous allions chercher un « bon endroit » où se mettre. Entendre par là, un endroit où N°1 allait pouvoir se faufiler sans mourir asphyxié tandis que moi, je serai derrière, en essayant de prendre 10cm grâce à mes pointes de pieds bioniques.

Comme une dinde, je me suis dit que l’arrivée n’était pas franchement un bon emplacement, vu qu’il y avait peu de chance pour que les dingos sur roulettes atteignent cette ligne (je suis le positivisme incarné).

Alors, j’ai entrepris avec mes petites bottines à talon et mon N°1 super excité de grimper sur la colline, là, dans cette espèce de forêt. J’ai jamais autant mangé de ronces de toute ma vie, et je parle pas de mon triple lutz piqué avec réception crêpe suzette dans la gadoue. Crépie, j’étais. N°1 s’en est sorti avec 2 pauvres petites rayures aux mains alors que j’étais pleine de terre et sans plus aucune fierté, même celle d’y être quand même arrivé!

Tony a fini par nous rejoindre. En vrai, je n’ai rien vu des 10 voitures qui sont passées devant moi, il y avait un monde de folie. N°1 s’est éclaté et Tony a dû voir 2 caisses à savon en tout pour finalement me dire qu’il sentait des gouttes et que ça allait niquer son brushing que vu le monde, valait mieux se tirer maintenant avant qu’il tombe des trombes.

On a mis une heure entière pour descendre. Entre temps, la course avait été suspendue.

En arrivant à la voiture, on avait l’air de trois grosses loques empattées et terreuses.

J’ai appris le lendemain que la course avait été finalement annulée, pour raison de sécurité. Faut dire qu’à Lyon, on s’attendait pas à voir plus de 20 000 personnes se bouger les fesses pour délirer devant des cochons ou des paquets de pop-corn sur roues.

Finalement, on n’aura donc rien loupé, mais j’espère que Red Bull mettra un peu plus de moyens la prochaine fois (s’il y en a) pour l’organisation, parce que là, c’était l’échec, même si l’ambiance y était, j’ai quand même eu les chocottes avec cette foule! Ils devaient croire qu’à Lyon, il n’y avait  que des vieux qui bougeaient pas de chez eux…

Bon, bah aujourd’hui on va boire le thé chez ma mère!

Qu’est ce qu’il se passe dans l’espace?

Aujourd’hui: rien.

 

Au moment où je vous écris, un sadique me nettoie le pharynx avec un cactus (et! toi! le pervers, sors d’ici tout de suite, c’est une image!). 
J’ai aussi le poignet qui est en train de gonfler d’une manière inqiuétante…peut être des résidus de chat dans l’appartement avec un allergène très spécifique qui s’attaquerait à mon poignet gauche.

 

Sinon, si jamais je suis vivante d’ici là, j’ai un super plan pour Dimanche:

 


J’espère qu’il fera beau histoire qu’on se marre sans forcément rattrapper la crève tout de suite!

Pour en savoir plus, c’est ICI

Vous en avez vous aussi des idées débiles à donner à vos enfants alors qu’ils n’ont rien demandé?????

Bon week end! (la semaine prochaine, je serais soignée, mais i on y crois!)

J’ai testé pour vous: l’animal de compagnie jetable

Vendredi dernier, je vous demandais quoi faire d’un chaton trouvé sur son balcon.
Nombre d’entre vous m’ont suggérer l’adoption. Évidemment, j’y ai pensé. De faon assez brève, mais ça m’a traversé l’esprt, oui.

En vrai, j’aime pas les chats. Enfin, si, je trouve ça mignon, surtout quand c’est petit tout ça, mais les chats, en général, j’aime pas trop. D’abord, parce qu’ils s’en foutent pas mal de savoir si tu t’appelles Mère Michèle ou Tatie Danielle, tant que tu remplis leur gamelle, tu es leur amie. t j’aime pas les faux-culs. Et tout le monde sait que le chat est le plus bel hypocrite de la planète (derrière Une ex amie que je ne nommerai pas). Pis les chats, ça me rappelle toujours Téléchat, et Téléchat, c’était une émission hypnotique qui me fendait les chocottes mais que je regardait TOUJOURS. Même quand il utilisait ce téléphone satanique avec une bouche ou quand Léguman et les gluons apparaissaient…brrr, j’en ai des frissons!

Et devinez ce que j’ai fait en trouvant ce choupinet chaton? Bah voui, je lui ai donné du lait (je ne sais absolument pas ce que mange un chat, en vrai)


Après ça, Claude, c’est le nom que lui a donné N°1 (si, c’est vrai) a décidé que chez nous, c’était trop d’la balle. Il a d’abord commencé à me suivre partout comme un scotch, il est monté sur la canapé en cuir et Tony n’a rien dit, il a voulu prendre le p’tit déj en face de moi, il s’est lové sur mon oreiller, il est resté coincé dans les barreaux du lit de Clapiotte. j’ai cru à un moment que Claude allait aussi piquer une tête dans les Water mais il s’est abstenu, au dernier moment.

J’ai eu la merveilleuse idée de lui montrer la direction de la cabane à boules des enfants. Il a kiffé sa race de matou, bien que j’ai cru qu’il perdait la raison quand il s’est mis à bondir comme Zebulon.

Lorsque je suis revenue de l’école, j’ai retrouvé le chat devant ma porte. Tony avait tenté de le virer, en traitre… Mais les chats sont têtus, et il attendait là, devant son nouveau chez lui.

Oui, donc, sauf que… non seulement nous ne sommes pas fanas des chats avec Tony mais en plus, on partait en Haute Normandie 3 heures après, il fallait vraiment faire quelque chose pour Claude.

Le vétérinaire le plus proche de chez moi m’a dit que je pouvais lui amener pour qu’il fasse des expériences dessus mais qu’il serait obligé de le mettre à la SPA. La SPA organisant une journée d’adoption le dimanche, et Claude étant quand même mignon avec sa tronche de chat, même si Clapiotte lui a arraché la moitié de la moustache pendant ma conversation téléphonique, je prend la décision que c’est la meilleure solution. Pis j’ai pas le choix de toute façon.


Évidemment, emmener un chat, même à 400 mètres, dans les rues lyonnaises, c’est ultra facile. Pas moyen de le garder dans les bras, et autant dire que le mettre dans un sac à provision a été un échec total, le minou s’échappant à plusieurs reprises et moi courant comme une damnée mais pas trop quand même pour le rattraper mais pas l’effrayer (bah, voui, y’avait plein de voitures).

Bon, finalement, c’était bien, un prénom mixte, parce que Claude était une chatte, en fait. Adieux en règle et dernière caresse, je me tire de là avant de changer d’avis, ce qui serait la pire des bonne idée.

Oui, surtout qu’en rentrant, je me suis mise à éternuer comme une dingue, mes yeux ont gonflés, j’avais du mal à respirer… j’avais oublié, je suis ultra allergique aux chats!

Donc, non, toujours pas d’animaux de compagnie chez nous, à part les deux nains… Et vous? au niveau animaux, vous en êtes où?

Chalut, et à demain, si on veut bien!

Week end Princesse vs. Pierre Richard

Là, tout de suite, je ne peux pas dire si j’ai passer un excellent week end ou si c’était mitigé.

Je ne peux pas non plus raconter ce qu’il s’est passé dans le détail pour cause de fatigue intensive dû au départ à un mariage franchement arrosé et de 1500km parcourus, vous soupoudrez le tout d’une petite Clapiotte qui en remet une couche niveau gros rhume des familles que même mon histoire d’oignon ça ne marche plus, et vous obtenez une Cranemou et un Tony au bord du malaise vagal… sans compter que Cranemou est de soirée mondaine ce soir… mais que vais-je faire avec ma tête de mort?

Bref, entre robe de princesse et visite d’aires d’autoroutes, entre romantisme absolu et mère complètement affolé à l’autre bout de la France, entre personnes de bonne famille et une Cranemou qui fait des roulades… c’était tout à la fois, bien et bof, génial et frustrant, rempli de bonheur et de stress… On devrait partir plus souvent, comme ça, vraiment, on est requinqué là!

A demain. Donc.

La bonne poilade!

 

Grâce à la technologie merveilleuse du web on the block, je suis sur tous les fronts, incluant twitter, facebook etc… (si tu n’es pas encore mon ami(e), cherche vite une cranemou, hop hop hop!). Et ö surprise, s’ennuyer devant son écran a du bon lorsqu’une personne de ma TL (me demande pas ce que ça veut dire) retweet (demande pas non plus) un message de Madmoizelle.com m’invitant à Lyon (pour une fois que c’est chez moi), au Rideau Rouge, voir Bérengère Krief.
Je zyeute la demoiselle, en me disant qu’une blonde mignonette a peu de chance de me décrocher un rire, encore moins un fou-rire, et encore moins pendant 1heure. (oui, je suis bourrée de préjugés, et alors?)

Comme je crois toujours avoir raison et que c’est rarement le cas, j’ai regardé une vidéo de la blonde en question. Mouais, ok, ça a l’air drôle. Mais pas question que j’y aille seule, je veux de la copine avec qui cracher mon venin à la fin de la course au rire. C’est donc parti, direction La Croix Rousse, 1 place Bertonne (69004). Pour la première fois, je ne me perd pas à la Croix Rousse, et Bingo, premier bon point, j’ai déjà repéré l’endroit où j’allais pouvoir boire un verre après (genre, en face, sur la place, d’où l’adresse, tu suis ou pas?).

Ambiance petite salle, chaises pliantes, plus de filles que de mecs, faut dire que Madmoizelle c’est un peu pour les frisées de la vulve, forcément, ça va pas rameuter le maximum de testostérone.

La blonde (je l’appelle comme ça parce que 1/ elle est blonde et 2/ elle a eu la mauvaise idée de s’appeler comme l’ex de Tony, celle qui lui avait dit « on se  quitte pour mieux se retrouver dans 10 ans »…et comme ça fait 10ans, j’ai les glandes, j’ai pas oublié, connasse!…d’où les 2gosses, j’ai prévu le coup! Mais on sait jamais. Bref). La blonde donc, entre en scène en dansant, téléphonant et se dépoile aussi sec. Une blonde quoi!
Je me dis que finalement, Tony aurait peut être aimé être là.
Elle enchaîne les scènes de ma vie (ma vie de quand j’avais pas d’enfant, et même celle de maintenant, parfois). Il me faut pas 3 minutes pour tomber sous le charme, j’ai chaud mais je transpire de rire. Et ça fait du bien! Ça m’embête de l’admettre, mais j’avais tord, cette fille est drôle, et en plus, elle est très forte: d’abord parce qu’elle ne perd pas le fil quand les gens débarquent en retard et que dans une petite salle, ça doit être assez déstabilisant, et puis elle a son style. On retrouve certaines « manières » d’autres humoristes, mais dans l’ensemble, elle est ELLE, et c’est bien agréable de découvrir une nouvelle copine d’humour.

Je lui ai pas parlé en sortant, ouais, je sais, j’aborde les réalisateurs et pas une jeune artiste, mais je suis timide, et j’avais pas bu… et je suis timide (2 fois, oui). Pourtant, je mourrai d’envie de lui demander le nom d’un de ses mecs, parce qu’on a dû avoir eu le même (celui qui n’a pas le temps d’enlever son slip).

Un petit message personnel si jamais Bérengère (fichu prénom quand même, merde, même en l’écrivant ça m’énerve) passait par là: aspirateur-man, il est chez moi, c’est Tony, et je peux te jurer que c’est pas l’affaire du siècle, preuve en est: on a eu la chance d’être invité dans un méga resto avant-hier, le truc où t’as 20 couverts de chaque côté et que la carte affiche des prix à 4 chiffres. On a eu 20 minutes de retard (honte suprême dans ce genre d’endroit) parce Monsieur devait ABSOLUMENT passer l’aspi dans tout l’appart, y compris sous le frigo, on ne sait jamais, après tout, les mouches de l’après midi auraient pu trouver l’appart un peu trop poussiéreux à leur gout (les mouches, c’est plus ce que c’était).

Bon, voilà, donc, je suis ravie de cette découverte, je remercie donc Twitter, Madmoizelle et Bérengère ainsi que L., C., et Choco qui m’ont accompagnée et qui ont vraiment bien aimé aussi.

Courez y si vous pouvez, elle reste au rideau Rouge jusqu’au 31juillet, du jeudi au samedi (relâche le 16 et 17, elle a « élevage de phasmes en milieu hostile »):

Me tâte à y retourner avec Tony moi….avant qu’elle s’en aille de Lyon…

Allez, voilà un extrait, parce que je suis pour le partage des bonnes choses!

L’âge de raison

Je me fais toujours cette remarque que quand on devient adulte, on a peur de tomber. Tomber littéralement, tomber malade, tomber enceinte, tomber de haut, tomber sur un con, tomber sur une tuile…. Cette peur nous empêche parfois d’oser, simplement.
Oser comme quand on était enfant, parce qu’on était naïf, qu’on avait seulement peur du loup, du noir ou de la tante au nez crochu. Nos peurs étaient émotionnelles, concrètes et immédiates. Maintenant, mes peurs concernent l’impact que les faits auraient sur mon futur.

 

Je m’obstine chaque jour à revivre une partie de mon enfance, à ressentir une émotion, à traduire un nuage, à m’imaginer un monde, à rêver. C’est mon côté Peter-Pan, je me dis que peut être, ces 5 minutes que je consacre à mon enfance me permettront de ne pas finir aigrie de ma vie d’adulte, même si je la trouve plutôt sympathique, comme vie!

 

Mercredi soir, j’ai été touchée par un film, un film inspiré et poétique, avec une touche de Prévert dedans.
Chocoladdict m’a permis d’y assister en avant-première, en compagnie de Bergie et Sonia, Chrys n’ayant pas pu venir.

 

Un film de filles, à haute capacité lacrymale.

 

Je suis très bon public concernant ce genre de film sur l’enfance, j’ai la larme aussi facile que le rire, il ne faudrait surtout pas me faire venir dans un panel de testeurs émotionnels, je foutrais toutes les statistiques en l’air.

 

bon, j’ai jamais fait de pitch, mais y’a une premiere pour tout, alors:

 

(mouhahahaha)

Margareth est une working business woman à fond dans son boulot, elle fait juste des journées de 60heures, elle a plus trop l’air de savoir si elle parle français ou anglais…bref, sa vie est tout à fait passionnante, pour une requin.
Et puis à son anniv, un vieux lui remet un paquet qui contient des lettres, des lettres commençant comme ça: « chère moi-même », des lettres qu’elle avait écrit à 7 ans. Petit à petit, elle replonge dans son enfance et réapprend à rêver.
Sophie Marceau dans le rôle principal est au bord de la crise de nerf, oscillant entre un trop-plein émotionnel et une froideur de trader.

 

Un petit mot sur la musique du film, que je trouve vraiment bien choisie: Lisa Mitchell, 19ans, gagnantes de la Nouvelle star en Australie..écoutez, vous connaissez! (Neopolitan Dream, Lisa Mitchell).

Sans compter que l’actrice m’a toujours fait rêver et représente pour beaucoup une icône du cinéma français, je n’étais pas vraiment déçue qu’elle ne soit pas là au cocktail d’après film. Oui, car cocktail il y avait et cocktail j’ai tapé l’incruste. Bon, ok, je triche, il y avait des gens que je connaissais qui y allaient, j’ai juste suivi la troupe.

 

Donc, pas déçue, car j’imagine que je me serai liquéfiée en la voyant, or, là, j’étais toute à mes mon rosé, et je me suis concentrée sur ceux qui m’intriguent depuis longtemps: réalisateur, producteur… rien que leur fonction me font penser que ces gens là évoluent dans une autre stratosphère.

 

Vite, voilà Yann Samuell et Christophe Rossignon accoudés à un mange-debout. Je fais quoi? Ben je rebois une gorgée, et j’y vais, hein, faudrait pas non plus que Cranemou se dégonfle!

 

Bon, OK, j’ai jamais eu comme vocation de faire des interviews, donc, je suis plutôt maladroite, je en sais pas vraiment comment entamer la conversation, je parle des enfants de Yann que j’ai reconnu dans le film (oui, bon, j’en ai reconnu 2 sur trois qui jouent dedans, Yann a 5 enfants, Yann est relégué au statut de fou furieux dans mon cerveau: 5 enfants quoi!!!).

 

Je lance à Christophe que je me sens pas vraiment à l’aise. « Pourquoi? » me demande-t-il.

 

Pfff, je lui ris au nez, faut pas me la faire, il sait très bien de quoi je parle. Pour nous, humains évoluant dans la vraie vie, on pense toujours que le monde du cinéma, du spectacle est intouchable, inaccessible. Ces 2 gars là me prouvent que si, on peut être accessible, même en ayant côtoyé les plus connus, même en ayant de l’argent, de la notoriété.

 

Je suis sciée de voir à quel point ils me prouvent que j’ai tord, moi, qui, c’est bien connu, ai toujours raison. Du coup, j’arrête un peu d’essayer  de les prendre pour des gens de la haute, et j’avoue à Yann que ses films* me touchent beaucoup, il a un regard sur l’enfance qui est resté un peu magique, et tout à coup j’aurai envie qu’il sorte de mon inconscient de petite fille parce que je suis assez terrifiée de voir que je ne suis seule à conserver mes rêves de gosses dans des boîtes à tiroirs rouillées. Étonnamment (je ne m’en lasse pas), Yann est touché de ce que je lui dis sur son film.

 

Je me rend à l’évidence que réaliser un film est un travail et un stress monstrueux, qu’il y met une partie de sa personne, de son temps, de sa vie, au profit du rêve du spectateur… peut être alors que oui, ces gens là ne sont pas blasés, ni hautains, ils veulent juste nous faire partager leur monde, avec leur talent et leur générosité.

 

En revanche, comme moi, je ne suis qu’une blasée de la laïfe, j’imagine qu’ils font le coup à tous les lèches-cul de la terre de faire les mecs trop cools qui peuvent être touchés par le fait qu’on ai aimé leur travail! On se refait pas!

 

J’aurai envie de discuter plus mais le rosé me rend légèrement hors service, la fin est proche. Avec Yann, on monte dans le même ascensseur, je le remercie, on tente une photo avec mon portable, je lui explique que c’est pour mon blog, que personne ne va me croire, qu’il me faut une preuve!

 

C’est là que je lui sors: « j’vais parler de vous, d’ailleurs, sur mon blog…nan, parce que z’êts ‘achement sympa comme gars! Si vous voulez lire, vous zavez qu’à taper « Cranemou » dans Google, vous trouverez! »

 

Je ne suis qu’une ivrogne qui ne sait pas se tenir!

 

*Filmographie:

 

 

 

Sortie en salle le 28 juillet, n’oubliez pas vos mouchoirs!

PS: Sophie, pour une interview ratée et bidon, c’est quand tu veux!

J’vais attraper un coup d’soleil

Voilà, j’ai pêché.
J’ai cru que ça serait bien, que ça serait motivant.
J’ai cru que j’étais volontaire.
J’ai cru que j’étais forte mentalement.
J’ai cru que mes efforts suffiraient.

Et puis non.

Je me suis mis le doigt dans l’œil, effectivement, le doigt, pas le compas.

Ça me sert, ça me saucissonne.
Ça me boudine et ça se tortille.
Ça rend pas comme je le voulais.
Ça rend pas comme je rêvais.
Ça rend pas comme il y a 5 ans.

J’ai encore acheté un maillot de bain en taille 36. Si je le mets, mes fesses vont l’avaler tout cru.

Aujourd’hui, N°1 a 5ans tout pile. Aujourd’hui voilà 5 ans que je n’ai toujours pas fait le deuil de mon corps de jeunette…fichus gosses!….

Mais j’échangerai pas ma vie!

Bon Anniversaire N°1!

Vägulth, Faktum et les autres

On va pas se mentir, tout est question d’argent, et encore plus quand tu emménages. Je raconte même pas à quel point il est question d’argent quand on devient propriétaire!

 

Comme si on nous mettait une grosse ceinture de chasteté de la dépense incongrue:

 

un café?euh…..

 

Tu sors ce soir? euh…..

 

T’as vu la nouvelle robe en vitrine? Non!

 

Attention, je ne me plains pas, c’est juste que, bon, là, je me suis restreinte sur les coups en terrasses et les jolies petites robes pendant 9mois, alors bon, enchaîner avec un porte monnaie troué, c’est rude. (bon, ok, la petite robe itsi-mini-jolie je peux l’oublier de toute façon vu mes doubles genoux).

 

Bref, nous, on vient de s’endetter pour 25ans, avec le sourire, en plus de signer 2mois plus tôt pour une deuxième sangsue dans nos locaux. Autant dire qu’on est plein d’entrain comme couple, on y croit toujours…c’est beau l’amour..et l’espoir aussi!

 

Et puis est venu le temps des travaux, oui, parce qu’à ce prix là, c’était travaux inclus, évidemment.

 

Bientôt, je vous prouverai à quel point je suis dévouée aux désirs de mes enfants, puisque je me suis transformée en véritable décoratrice (non, mes chevilles vont bien, et de toutes façons, vu le temps que j’y ai passé, le jour où je vous montre, il y a obligation d’applaudissements!), mais pour l’heure, je vais parler du tue-l’amour que peut être le géant suédois, le grand manitou du meuble en kit, le big boss de la vis qui manque (c’est bon? z’avez saisi?).

 

Nous voilà donc armés de nos idées et de notre budget (en même temps, c’est pour ça qu’on est là, sinon, j’aurai appelé le cuisiniste architecte italien qui est au coin de ma rue avec ses cuisines à 60000 euros).

Première bourde: écouter les gens: « tu verras, y’a moins de monde pendant les nocturnes ». Quand on s’est pointé à l’heure de fermeture habituelle, effectivement, il y avait moins de monde. Sauf que tous ceux qui restaient s’étaient donnés rendez-vous aux cuisines. Le panneau avec des chiffres et des lettres mais sans Laffont ne clignotait jamais, on est resté assis là pendant des heures, à attendre que d’autres renoncent avant nous.

Au bout de ces heures d’attente, on était à bloc, le type annonce le B602, c’est à peine si on a réagi tellement on n’y croyait plus. Les gens nous ont regardés passer devant eux avec ce qui leur restait de leur petite flamme d’envie dans les yeux, et l’oeil morne, sont retournés à leur catalogue, devenant ainsi, sans s’en rendre compte bilingues français-suedois.

Pendant cette soirée palpitante, nous avons tout de même eu la chance de tomber sur un chouette vendeur qui a bien fait son travail et qui donc a doublé mon budget cuisine puisque bien entendu, j’avais omis d’y compter les poignées, les plinthes, les schmurtz et les trucs hypers importants.

Il nous a aussi dit: « si vous passez commande maintenant c’est à emporter sous 6jours ». Ouais, ils sont comme ça, tu veux, tu payes et t’embarques! On n’avait pas prévu le coup de couteau dans le dos, on était bon pour y retourner. FAEN (oui oui, bilingue suedois je vous dis!)! 2ème erreur!

Le bon Monsieur Ingvar qui s’appelait en fait Maurice avait eu la bonne idée de nous prévenir que le mieux, c’était à l’ouverture, mais qu’il ne fallait aps avoir peur d’assister à une sorte de pugilat en règle lorsque le tourniquet se mettait en route. C’est là que Tony entre en scène. Pour lui, pas question d’attendre encore des tas d’heures qu’il préfèrerait passer à passer l’aspirateur. A peine le tourniquet se met-il a tourné qu’il se faufile derrière un homme plus jeune que lui (et donc, par définition, logiquement plus rapide). L’homme court, des troupeaux de femmes avec leur mères sont à ses trousses. Tony talonne le tout. L’homme bifurque sur la gauche, un raccourcit, Tony le suit dans la chicane et continue son chemin, le stress monte, il ne reste plus beaucoup de chemin avant leur Graal, l’homme rate son virage et Tony le dépasse en retenant un bras d’honneur puisqu’il sait garder la victoire modeste, hors d’haleine, Tony arrive le premier, fier comme un paon et plutôt étonné que personne ne le félicite de l’exploit. Les vendeurs, dans les stratings block derrière leurs ordis le regardent d’un air blasé. 1heure plus tard, les cartons sont dans la voiture…ça valait quand même le coup de se ridiculiser!

Je pense que je vais entendre parle de sa course poursuite dans les allées pendant un certain temps!

Et sinon, comme tout le monde, on a adoré monter les meubles vis par vis, on n’a pas compris pourquoi il y avait ce tiroir en plus, on a pleuré de ne pas avoir pris l’option « montage », et j’ai à peu de choses près vécue comme une mère célibataire avec les nains pendant que Tony se battait avec le plan de travail dans le futur appart.

Bref, tout est question d’argent dans la vie. Et quand je serai riche, de toute façon, ça sera traiteur!

j’me suis sentie vieillotte…

Ça craint.

 

Je dirais même que ça craint très sérieusement.

 

On m’a jeté la vérité à la figure sans aucune retenue, aucun tact. Rien. Juste au détour d’une phrase, , d’un regard, et là, PAF, j’ai dû inévitablement me rendre à l’évidence: je suis une vioque, une croulante, je dirais même que je suis défraîchie, fanée, une vieille carne, en somme.

 

C’était un samedi pourtant sympa. N°1 était parti au cinéma avec sa grand-mère, ce qui m’avait permis de passer une après-midi tranquille, sans avoir à jouer à Croque Carotte pour la millième fois. Tony était rentré à l’heure, j’avais donc eu le temps de jouer à la Pomponette devant le miroir.

 

Cette soirée de filles, c’était une bonne idée. Surtout qu’avec super-copine A., on avait plein de choses à fêter.

 

La soirée a commencé dans un bar à sushis, parce qu’on est des filles super hypes, et qu’on avait envie de manger froid en ce soir de janvier où il affichait un bon -2°c.
Le Monsieur qui nous installe nous appelle « mesdemoiselles », et nous, on rigole comme des prépubaires, trop contentes que ce charmant serveur remarque notre fraîcheur et notre légèreté.

 

Après avoir vidé une bouteille, les fous rire se font plus nombreux, surtout quand on voit certaines petites assiettes remplies d’on ne sait trop quoi tournées depuis bien 40 minutes sur leur tapis roulant….seules, abandonnées. Dépitées d’être si peu attrayantes pour les pauvres petits Français que nous sommes, habitués à privilégier nos papilles et nos yeux plutôt que de se pencher sur la nouveauté et le « manger sain »…

 

Après avoir clairement décréter que mon voisin de droite était le plus gros blaireau de la Terre, et pensant sincèrement être au dessus de ce genre de type trentenaire déjà aigri de tout, une idée complètement GE-NI-ALE me traverse l’esprit:

 

« Et si on allait boire un verre dans ce bar, là, tu sais, où on allait pendant nos soirées il y a …euh…bien 10 ans, où on dansait sur les tables jusqu’au bout de la nuit (je vous en avais parler récemment, d’ailleurs, de cette manie de danser sur les tables dans ma jeunesse folle) »
« Tu sais qu’on va se sentir vieilles »
« Le principal, c’est que les autres ne le remarquent pas, on n’a quand même pas des têtes de vieillardes… »

Ah bah si, en fait, on a des têtes qui en disent long sur notre parcour vital, parce que des sortes de zombies clopeux et boutonneux nous regardent arriver. Ils portent tous les mêmes manteaux en drap de laine et une écharpe nouée façon Bobo. Ou peut être nous regardent-ils parce que nous n’avons pas la mèche au bon endroit, pas le bon sac, pas les bons talons.

On s’en fiche, on entre quand même, au risque de se faire refouler pour cause d’âge presque mûr, et on se rend vite compte que ces jeunes là ne sont pas si différents car finalement, notre bar australien est resté ce qu’il était à l’époque. Les barmen frappent les lampes en alu quand un mètre de shooters est commandé, ils jonglent avec les bouteilles, ils encaissent…et ils draguent, ou se laissent draguer, à l’occasion.

Sans compter la bouffée nostalgique qui m’envahit quand je me remémore les (trop) nombreuses soirées à enquiller des bières dans cet endroit, je retrouve mes marques, mon amie a l’air de faire de même.

Une question nous tracasse tout de même: mais où mettait-on (mes tétons…hahaha…ouais, je préviens l’assemblée, j’suis super drôle quand j’ai bu!) nos sacs et manteaux? bah comme eux, là ou on trouvait de la place, même si ça impliquait « par terre ». Mais depuis, nous avons vieilli et nous nous sommes embourgeoisées, le sac et le manteau à eux seul représentant 1mois de salaire, si un jouvenceau me vomit dessus je lui crève les yeux et revend son rein au marché noir (faute de pouvoir sauver le foie aussi). Faites place au niveau du porte manteaux, mon Dreyfuss à porté de rétine, je peux danser sans mourir de chaud, non mais!

Nous sommes donc bien de vieilles croutes.

Nous sautons à contre temps, on trouve que Nirvana c’est super et on joue de la Air Guitar alors que la jeunesse qui nous entoure fredonne vaguement les paroles en trouvant ça « marrant », cette musique vintage.

Nous sommes vieilles aussi, quand on regarde le nombre de décolletés trop plongeants, le nombre de strings dépassants, la quantité de rimel gaspillé et les attitudes trop débordantes.

Et puis finalement, on se fond dans le décor, A. retrouve ses marques sur la grande table en bois, on me somme de l’accompagner quand je me rend compte qu’il faudra éviter tous ces verres tout en dansant et en ayant déjà pas mal de bières au compteur…. je renonce, je vais danser avec lui là, sur le sol ferme ,il doit avoir presque mon âge, il y a d’autres vieux, comme nous, qui se sont retrouvés là parce qu’il y avait de la lumière.

Tiens, A. se fait harponner par un jeune fougueux… Je crie au détournement de mineur!

Ils sont fous ces jeunes.

Et j’m’en fout d’être vieille.

Je sais encore m’amuser, et ça, c’est le bonheur!





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Petit message de fin pour vous donner deux liens.

D’abord, un blog pour aider Haïti, et ça vaut le coup d’oeil si tu aimes les belles créations ou si tu sais te servir d’au moins 8 de tes doigts…. A voir absolument et a relayer massivement.

Et puis un petit mot aussi pour dire qu’il y a du concours dans l’air chez Leo Et Lisa, et qu’elle sait aussi très bien se servir de ses doigts pour autre chose que se curer le nez (ouais, je sais, c’est super poétique, mais ça sert à quoi, en fait nos doigts?) et que c’est ultra simple de participer (pas comme La Mere Joie qui te demande un alexandrin pour aspirateur ICI ;D )

Aller, je vais finir de cuver, je suis vieille, et je mets 2 jours pour me remettre d’une telle soirée moi….mais où est donc mon déambulateur…..Tonyyyyyyyyyyyyyyy??????

Au placard…

Le plus dur après les vacances d’été, c’est de trouver le courage pour enfiler une paire de chaussettes, et le faire accepter à ses orteils qui se croyaient libres (une fois de plus) de vivre à l’air frais et non serrés les uns contre les autres dans un sac à pied.

Après cette ultime épreuve, tu peux commencer à tout remettre de ce qu’il y avait dans ton placard avant que le soleil ne se pointe. Adieu fluidité et légereté des matières, bonjour mes vieux pulls, mes jeans et autres vêtements ingrats et inconfortables (oui, même enceinte, c’est pas confortable les premiers jours un jeans…même avec la méga bande élastique!)

Mais c’était sans compter sur le diktat des magasines féminins qui font leur rentrée, eux aussi… Finito les articles légers sur les cheveux qui flottent dans l’air iodé, terminé aussi les conseils minceurs puisque tu seras désormais cachée sous ton pull. Il plane un air de grand sérieux dans les rédactions de Cosmo et Glamour…: c’est la rentrée, et il faut être au taquet pour ne pas rater sa rentrée MODE!

En soi, même si on n’est pas branché « Fashion Week », on ne passe que très rarement à côté des « Must Have » de la saison…

Alors on admire, on touche, on compare…. et on se fait envie, voire on craque carrément et on vide le PEL.

Ce qui revient souvent sur le tapis, c’est: « oui, mais pour nous les rondes, hein? qui pensent à nous? ». Eternelles insatisfaites que vous êtes Mesdames qui faites plus que du 40 (oui, parce que faire plus que du 40, ca s’appelle « être ronde » chez les fashionistas). Je conçois que ce ne soit pas facile de vivre avec l’envie d’un pantalon slim (ou pas) qui ne vont de toutes façons à personne qu’aux ultra minces, que les robes pulls n’ont jamais été étudiées pour des tailles 46. Je conçois. Mais et moi? hein? je peux me plaindre aussi? (oui, je prend le droit). Je déclare ouvert un nouveau groupe de fillasses pas contentes de la mode: les petites!

Nan, parce que je sais pas si vous avez vu ce qu’il se trame derrière notre dos pendant qu’on a la crève et qu’on se dit que les vacances…c’était bien quand même!

Ils se sont ligués, les sagouins. Tout l’été, ils se sont marrés rien qu’à la pensée de nos tête à la découverte des nouvelles collections…

Non, mais quoi, c’est vrai, plus ça va, et moins ça va être possible
de me satisfaire. C’est Mr LeBanquier qui va être content…je le
soupçonne d’avoir hypnotisé les stylistes pendant ses vacances en Sardaigne celui là!

 

Oui, parce que sans ça, il faudra m’expliquer le principe de la botte cuissarde sur une jambe de « petite ».  C’est super sexy une cuissarde sur la jambe d’1,20 d’Adriana Karembeu, sauf que sur moi, 1,20m, ça m’arrive sous les seins….alors qu’on vienne pas me dire que je vais avoir l’air d’une Pin-Up. J’aurais à peine l’air d’être la doublure botte de Brad dans « Et au milieu coule une rivière ».

ou, chez moi:

On peut m’expliquer le concept du sac « OverSize » aussi. Pour ceux qui parle encore moins Shakespear que mode, ça veut dire « énorme », « géant », et je pèse mes mots.

Tout ce que ça m’inspire, c’est que je pourrais y transporter, au choix: ma maison, mon gosse ou moi même, mais surtout, c’est qu’en prenant en compte ma grande taille, je pense qu’il touche terre si je le met à l’épaule (je pense aussi que je bascule, mais bon).

Quand en plus on part du principe que plus ton sac est grand, plus tu le remplis, les nénettes qui osent vont se retrouver avec les épaules de Mauresmo en 3 jours.


T’en as rêvé, ton sac l’a fait.

Bref, à moins que le corset soit de mise pour la collection Printemps-Eté 2010, ce sac reste un mystère pour moi.

Pour rajouter à ma joie de ne rien trouver de potable dans la collection de cet hiver, tu rajoutes, les maxi manteaux, dans lesquels je ressemblerais à un sac, les maxi épaulettes, qui me donneraient suffisamment d’amplitude pour m’envoler…ou participer au nouveau casting de « pas de pitié pour les croissants », l’écharpe XXL, qui, si je l’enroule autour de mon cou, on ne voit plus ma tête, et si je l’enroule de façon à respirer un minimum, je marche dessus, trébuche et me vautre.
On rajoute à ça le « jeans boyfriend » dans lequel, certes, tu es à l’aise, mais aussi dans lequel tu ressembles vaguement à une chanteuse des années 80 sur le retour, le pull XXL qui traîne à moitié sur tes genoux et qui te fais penser que Mimi Matty doit bien galérer pour s’habiller, alors, bon, je vais peut être arrêter de me plaindre.

La mode cet hiver, tant pis pour moi. Je ressemble déjà à un culbuto, je vais pas rajouter du ridicule à ma situation.

Vivement cet été.