From Paris with loose.

Dimanche dernier, j’étais invitée à Paris. Comme souvent finalement. Je suis intermittente de la capitale depuis quelques temps. Et j’aime bien prendre le train, en fait. Enfin, non, j’aime les quais de gare, surtout. Et les gens qui s’y trouvent.
Bref. Peu importe.

Donc, je devais me rendre à Paris et Clapiotte adooooore elle aussi prendre le train. Pas pour les gens sur les quais, non, elle, c’est parce qu’elle sait que pendant deux heures de temps, elle peut jouer à l’Ipad en se goinfrant de chips et de chocolats (la chips au chocolat est un concept made in les Greffons. Je n’y suis absolument pour rien, moi, je suis une mère parfaite pleine de principes qui laissent juste les doigts gras de ses enfants s’étaler sur l’écran tactile d’un appareil à 450 euros)

Donc j’ai embarqué Clapiotte avec moi, les chips, le chocolat, l’Ipad et des sacs à vomi.

Il faut dire qu’on se rendait à une après-midi chez Petit Bateau, et je sais que c’est toujours très sympa pour les enfants, leurs opés, niveau organisation.

Nous voilà donc à la gare, sac sur le dos, Clapiotte excitée au niveau 54 sur une échelle de 10 de l’excitation greffonnale.

Nous prenons place dans le wagon et évidemment, Clapiotte dégaine automatiquement la tablette devant elle. Cette fichue tablette dont on a tous regretté la première fois qu’on en a fait la démonstration au Scotch. Ne JAMAIS montrer à quoi sert cette tablette. JAMAIS. Pas avant leurs 12 ans. Au moins.

Clapiotte sort son attirail de parfaite petite écolière: livre de jeux et trousse remplie de feutres. Clapiotte a des devoirs, oui, tout à fait, en moyenne section de maternelle. C’est elle qui le dit. Elle doit donc régulièrement résoudre des énigmes consistant à faire sortir un lapin d’un labyrinthe pour retrouver une touffe d’herbe.

Comme elle a hérité de ma force de mouche dans ses doigts en mousse, elle me demande de déboucher ses feutres les uns après les autres. Ou alors c’est peut être simplement qu’elle aime se faire servir, c’est probable aussi.

J’en débouche un, puis deux, puis douze, et à un moment, elle me demande d’en déboucher un alors que j’ai mon téléphone dans la main. Je suis tellement maligne que je résous le soucis en tirant le capuchon avec les dents.
Mes dents en mousse donc.
Elles aussi.

J’ai réussi en 3 secondes à me péter une incisive et faire miroiter à mon dentiste ses futures vacances à Hawaï. J’étais ravie, évidemment.

Nous arrivons presque entières à Paris, donc, et nous vaquons à nos occupations dans la boutique Petit Bateau des Champs Élysées, où nous retrouvons, outre l’équipe, mes copines Shalima, Isabelle et Opio pour un atelier « Make My Petit Bateau » où nous avons confectionné et cousu des moulins à vent sur des jolies marinières.
J’ai fait de la couture. A Paris. Moi qui relègue le moindre Tshirt décousu à finir froissé et oublié au fin fond de mon placard. Tout arrive.

Clapiotte a bien tenté de me faire quelques doigts avec les ciseaux aussi grands qu’elle mais après ma dent, j’étais un chouille plus attentive au reste de mes membres.

Mariniere Petit bateau 1

Mariniere Petit Bateau 2

On a bien travaillé (si on exclut l’envers du décor franchement discutable au niveau des finitions) et nous sommes reparties fières de nous avec nos marinières customisées sous le bras (et autour du cou pour Clapiotte, rapport que j’avais légèrement oublié l’écharpe et qu’il commençait à cailler un peu grâce au vent).

Nous retournons à la gare de Lyon où nous arrivons bien en avance, comme j’aime, parce que sinon je suis stressée du train, j’ai des bouffées de chaleur et j’ai des envies de crever les yeux des gens qui ne me laissent pas passer dans les escalators.

40 minutes d’avance.

Je repère mon train sur le panneau d’affichage. Ils annoncent un retard de 10 minutes.

50 minutes d’avance. J’invite Clapiotte à déguster une petite boisson au Train Bleu. A 1800 euros le litres environ. Mais c’est chic, le Train Bleu, et il y fait chaud, accessoirement.

Vers 17h50 je m’active un peu et me dirige de nouveau vers le panneau. Qui n’affiche plus mon train de 17h54 avec un retard de 10 minutes. Je veux dire, PAS DU TOUT quoi. Il n’est plus inscrit nulle part.

J’alpague un Monsieur SNCF pour la peine.

« Euh… le train de 17h54 pour Lyon n’avait pas de retard ? »
« Les trains à l’arrivée de Lyon ont tous environ 10-15 minutes de retard si. »
« A l’arrivée ? »
« Ah… (regard mi-compatissant mi-moqueur du monsieur à casquette bleue) Vous avez dû regarder le panneau des arrivées au lieu des départs. le train de Lyon, c’est celui-la là. »
En me montrant du doigt la voie G, et le train qui démarrait sous mes yeux. Vers Lyon.

SANS NOUS.

La suite de l’histoire dira que malgré tout, j’ai eu de la chance, je ne me suis pas servie des sacs à vomi.

Note: Désolée pour ceux qui avaient suivi cette folle journée en live sur Facebook et Twitter, mais je me devais de consigner ici ce voyage, pour ceux qui ne me suivent pas là bas (QUOI ?) et pour… euh… la postérité. Et le livre des records, peut être.

 

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Comments

17 comments

  1. Madeleine says:

    Oh! T’as pas eu la panne de RER où tu restes coincée de très longues minutes dans un wagon, ou sur un quai sans savoir comment faire pour rentrer chez toi, c’est déjà ça!
    Bon retour chez vous!

  2. mamandoudouce says:

    Heureusement que le moment chez Petit était là pour « effacer » la dent cassée et le train loupé! Désolée, mais tu m’as bien fait rire!

  3. weedget says:

    Ahahaha…Joe la loose le retour…retour loupé en plus (ahahaha)! Non mais… les dents en mousse, ça m’a fait marrer 2 heures, quand j’imaginais ta tête… J’en re-rigole encore, tiens !!
    Moi aussi j’adore les quais de gare… Y’a une étude socio à faire à chaque fois, c’est top !! En buvant un café (à 1.80€ la gorgée) et en regardant passer tout ce « beau » monde… J’adore !
    Au fait, ommétaphobe de ton état (bon, ok, je suis allée chercher sur google), mon frère est ophtalmo à Lyon… étant donné que t’as des lunetteux chez toi…!!

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