Archives de catégorie : Vide-poches

Cachez ces cuisses que je ne saurais voir…

…Par de pareils objets mon âme est bien blessée, et cela fait venir de coupables pensées…

Du genre, sculpter tout ce qui dépasse à la hache et fignoler les détails à la serpette.

Je prends du bas, j’ai la hanche chevaline. Je n’y peux pas grand chose, c’est de famille, on est toutes petites et larges du bas. Bon, toutes les femmes de la famille ont aussi de gros seins. Sauf moi (soit je suis née avec des gènes rebelles, soit je suis punie pour avoir été très très vilaine dans une autre vie, je ne sais pas).
Mais là n’est pas la question.

Je suis plutôt quand même du genre bienveillante envers mon corps. Disons que je ne lui en veux plus de ne pas être comme je veux. EXACTEMENT comme je veux.
Je m’en sors de mieux en mieux avec le temps de ce côté-là. Mais je tente tout de même des choses parfois, parce que bon, dès que je me laisse aller, BIM, je rentre plus le cuissot dans le jeans (enfin, si, je le rentre. En forçant. Beaucoup).

Pour commencer, en général, j’arrête de manger. Enfin, j’arrête de manger des chips avec du ketchup et de la mayonnaise au goûter, quoi. Et puis je me remets au sport. J’essaie en tout cas, un peu chaque jour. Parfois, même, je me fais une petite séance d’entrainement sur un DVD. Pour moi, il n’y a pas mieux que le sport pour remettre le cuissot en place.
Mais j’ai été élevée dans le sport, aussi, ça aide.
Sauf que parfois, l’effort ne suffit pas, ne paye pas assez rapidement étant donné les dégâts, et on perd vite la motivation de départ.
Du coup, j’ai aussi essayé de faire en parallèle des choses plus ‘techniques’. Du genre des palper-rouler, celluM6 ou autre powerplate.
Ces machines sont relativement efficaces pour cibler des zones un peu compliquées à attaquer, et c’est très motivant pour continuer les efforts.

Sur ce constat, les centres Osoya, spécialisés dans la minceur ont créé de vrais parcours afin de cibler au mieux le besoin des hommes et des femmes pour les aider à sculpter leur corps.
Les résultats sont visibles dès la première séance.
La séance, justement, se compose d’un parcours de 4 machines alliant le froid, la vibration, le mouvement et la couleur. Ces 4 technologies spécifiques sont alliées à la stimulation musculaire et/ou au massage prodigués par une praticienne. Elles sont sans douleur (youhou) et la perte de centimètre est visible dès la première séance.
Pour couronner le tout, Osoya a mis en place des parcours spécifiques adaptés aux jeunes mamans… Ne me mentez pas, je sais qu’on en a toutes rêvé, de perdre cette bouée plus vite !

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Impression

Pour l’instant, ce genre de centre ne se trouve qu’à Paris (gnagnagna, le centre du monde), mais étant donné le succès, on peut espérer en voir fleurir en province bientôt (j’espère) (si vous pouvez commencer par Lyon…). Je risque d’être la première devant la porte si ça se fait… Parce que bon, oui, le sport, ok, mais le coup de pouce ultra motivant qui va cibler direct l’espèce de boulette de graisse (je suis glamour, je sais) qui me pousse au niveau des fesses et qui refuse de disparaitre même avec tous les efforts du monde… je dis OUI !

En attendant, si vous avez des idées pour mes boulettes je prends !

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J’y crois encore…

Cet article a été écrit en collaboration avec la marque, cependant tous les mots présents dans l’article sont les miens.

Une question de lait…

Parmi les grands soucis du parent, l’alimentation de l’enfant se place plutôt en bonne position. Surtout quand il est tout petit, avouons le, parce que bon, on jongle un peu entre les tétées et les biberons, on ne sait pas trop s’il a mangé assez ou trop, pourquoi il rote, pourquoi il rote pas, pourquoi il pleure et pourquoi il a un pet coincé.
Du coup, on note frénétiquement CHAQUE repas sur un petit carnet dédié. Ça ne répond pas à nos questions, mais au moins, on a l’impression de faire quelque chose.

Ce souci là s’associe à tous les coups avec le souci de la justification de son choix d’allaitement.
Mais je ne vais pas parler de ça aujourd’hui. On SAIT que le meilleur moyen de nourrir son petit moineau, c’est de lui donner le sein. Très bien.
On sait. Merci.

Mais quand on ne peut pas ou quand, comme moi, on ne le sent pas, le biberon est une solution de repli tout de même bien confortable.

Pour tout vous dire, je suis quand même vachement contente d’être sortie de cette période.
Aujourd’hui, on en est à compter le nombre de petits pois que Clapiotte a décidé d’avaler en un repas. C’est tout aussi barbant mais au moins, on peut varier avec des bouts de carottes ou des frites (je vous le donne en mille, les frites gagnent. Clapiotte est loin d’être une enfant originale en terme de choix gustatifs).
Dans mon groupe d’amis, je suis la première à avoir eu des enfants. Du coup, ils pensent que je suis un peu la référence en matière d’à peu près tout quand ils se trouvent embêtés avec des questions concernant leur greffon tout neuf.
Je n’ai pas la science infuse en matière d’enfant, mais j’ai l’expérience (un peu, pour preuve, mes enfants, jusque là, vont bien) et surtout, je suis la reine de l’anti culpabilité.

Et quand une copine m’appelle en pleur parce qu’elle n’en peut plus, qu’elle a tout essayé niveau allaitement maternel mais que ses seins sont en sang, qu’elle pleure à chaque tétée et qu’elle a fini par donné des biberons mais pleure encore plus d’avoir ‘rater’ ça… Bah je me transforme direct en grand câlin (je regarde trop la Reine des Neiges, je me prends pour Olaf) :

‘Alors, déjà, hein, tu n’as rien raté, tu as essayé, c’était pas ton truc, point. On a la chance d’avoir le choix, on a la chance d’accéder aujourd’hui à des produits de qualité en terme de laits infantiles, on a la chance de pouvoir s’adapter… Ca VA aller, hein.’
Mon discours est absolument rodé. Je rajoute qu’il y a AUSSI des avantages à donner le biberon (genre, le papa se lèvera la nuit, tu peux le laisser à ta mère pendant 2 jours, ton mec peut te toucher les seins sans recevoir une giclée dans les narines tout ça…).

Je le sais tout ça, parce que j’ai connu la galère. Pas de seins trop douloureux, mais de cet allaitement au biberon. Parce qu’il y a 10 ans, j’avais le choix entre 10 laits qui, globalement, étaient tous les mêmes. Si je voulais un lait plus épais, il ne m’en restait que deux dont un (celui qui passait le mieux pour N°1) que je devais commander en pharmacie uniquement (et qui coutait un bras et demi). J’ai du agrandir les trous des tétines de bib parce que ça ne passait pas aussi. J’ai galéré, oui.

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Mais aujourd’hui, punaise, quand je vois les possibilités données (oui, parce que quand tu es blogueuse maman – famille, tu reçois dans ta boite mail TOUT ce qui existe pour les minots d’aujourd’hui, du coup, tu es au courant de tout, façon encyclopédie de puericulture), je me dis que 1/ les nouveaux parents ont bien de la chance, 2/ mes copines en pleine crise de culpabilité devraient pouvoir commencer à se relaxer un peu.

Dans le lot de toutes les possibilités s’offrant aux parents ayant choisi le biberon, Danone et sa gamme Aptamil de laits standards se pose là en terme de choix et de qualité. Fort de 30 ans de recherche sur les formules de ses laits maternisés, et s’engage à respecter les standards de qualité les plus stricts, sans aucun compromis.
Sa gamme de laits maternisés passe des standards aux plus évolués (anti-reflux, digestion, allergie etc…), de quoi s’adapter parfaitement à notre petit greffon tout neuf et peut être enfin le soulager au niveau de l’estomac (tu sais de quoi je parle quand tu as connu les reflux)

Aptamil crée aujourd’hui Aptaclub, une plateforme en ligne où s’informer sur l’alimentation ou la grossesse grâce à la mise en relation avec des conseillères qui répondront gratuitement et personnellement à toutes vos questions grossesse/alimentation qui n’auront pas trouvées de réponses sur le site.

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Moi qui me plaignais à l’époque de ne pas trouver assez de conseil, je tiens à vous dire, les copines, que CA VA HEIN, vous êtes vernies !

Mais bon, je serai toujours là pour les gros câlins. Promis.

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Cet article a été écrit en collaboration avec la marque, cependant tous les mots présents dans l’article sont les miens.

Je me prends pour la Cordula de la déco

Voilà 15 jours que j’ai déménagé (oui, ENCORE), et avant de raconter le périple en lui-même, qui vaut largement un billet (mais j’ai pas eu le temps, j’avais cartons), il faut que je te dise un truc.

Un truc HYPER important.

Une question plutôt…

Y a-t-il des gens qui s’installent ensemble qui, dans un élan d’amour inconditionnel, arrivent à s’entendre sur l’organisation de la maison et de sa déco ?

Non parce que voilà, quand on vit chacun de son côté, c’est un peu facile de faire ce qu’on veut.

« Oh que c’est joli ce petit vase à pois »
« Oh que ce plaid ira bien sur mon canapé » (à côté des 14 autres de ses frères)
« Oh mais cette affiche sera du plus bel effet dans ma salle de bain »

Pire, comme j’ai eu « la chance » (appelons ça comme ça) de devoir repartir de zéro, j’ai pu chiner à loisir et chercher les meubles parfaits pour me fabriquer mon nouveau nid douillet, cosy et autrement plus « moi ».

Forcément, seul-e, cette phase là, c’est fingers in the nose.

Et puis, parce que tu es franchement pas échaudée et d’un naturel aventurier, tu recommences ta vie.

Nouvel appartement dans lequel chacun ramène ses propres affaires.

Dans lequel chacun ramène aussi ses idées très personnelles en terme de déco d’intérieure.

Et là c’est le drame.

« Non mais je ne vois pas quel est le problème avec MA table hein »
« Mon chériiiii, nan mais là c’est pas possible, tu peux pas mélanger de l’art déco avec du contemporain-design, ta table est un A tu vois. Et mon canapé un H. On va garder la mienne de table, ça sera ma-gni-faïque »
« Bon, ok, on garde la tienne, mais mon carton de déco, là, je veux TOUT »
Tu penses très fort à rajouter « dans le garage ? » mais tu sais que tu dois faire des concessions TOI AUSSI (même si ça te fait mal de savoir qu’à un moment donné, il va falloir trouver une place pour ce… ce… euh… lion en porcelaine du Bengladesh. Vert-moche-et-poussiereux)

Alors on commence à se regarder en chien de faïence, tentant par de vils attaques de fourbes de caser nos propres meubles ou déco.

C’est pas de ma faute si j’ai plus de goûts hein.

Et puis, bon, on finit par faire un gros carton (chic, un de plus) contenant les « droits de veto » de chacun, dans l’attente d’un jugement définitif quant à leur sort.

Et comme on est pas totalement obtu (hum), on décrète qu’il serait une bonne idée, dans cet appartement commun, d’avoir des objets en communs, finalement.

Et on se met à chercher, à fouiner, à tenter de trouver ce qui plaira à tout le monde, et ce, sans dépenser le PIB du Burundi, rapport que la période post-déménagement est loin d’être une période faste en général.

C’est là que tu (re)découvres les joies de la seconde main en général. Mais c’est là aussi où tu t’aperçois qu’il existe des sites qui te sauve un aménagement.

C’est le cas de Westwing qui propose des ventes privées uniquement basées sur la décoration d’intérieure.
On connait tous les sites de ventes privées. il en existe aujourd’hui des dizaines où on trouve du soutif dégriffé au voyage aux Maldives, mais très souvent, peu de ventes déco. En tout cas, moins que là.

J’ai fait mon shopping tranquillou sur mon canapé, captures d’écran à l’appui pour faire valider (oui, sinon, ça comptait pas).

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Je suis actuellement monomaniaque de l’atmosphère « factory » et des meubles et décos en métal, oui.

J’ai cliqué de vente en vente, remplissant frénétiquement mon panier de choses dont on avait besoin (et d’autres moins) : un bureau, une table d’appoint, une vieille boite aux lettres jaune (mais si, je trouverai une utilité à ça).

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Au final, un panier bien rempli de petites, moyennes ou plus grosses choses.

En cliquant sur « valider », j’avais très peur de deux choses, surtout. La première, c’était que je ne pourrais pas valider un panier contenant des produits de ventes différentes, ce qui est (trop) souvent le cas. Et bien si, ça, on peut le faire. Et c’est chouette.
La deuxième, c’était que j’allais devoir payé l’équivalent de mon panier en frais de port.

Et bien… non. Un petit supplément de 9 euros pour le bureau, et un total de frais de port de 14,90 euros. Pour 9 articles plus ou moins volumineux, je n’ai rien à redire.

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50 euros le bureau contemporain ET aéré qui accueillera les 350 ordinateurs d’un geek en chaleur
(c’était pour la rime)
(sans compter tous les câbles réseaux qui vont avec. Parce que « on sait jamais »)
(D’où le style « épuré » du bureau, je me disais que ça allait être un chouille de trop le style Louis XV)

Les délais de livraison vont de 15 jours à 1 mois maximum (dans le cas de mes achats en tout cas), ce qui reste dans la norme pour ce genre de site.

Je suis donc ravie. Lui aussi. J’ai hâte. Et en attendant, la tension est redescendue et le vilain lion est toujours dans son carton, je n’ai même pas eu l’idée de le casser malencontreusement… OH WAIT !

 

(billet en partenariat avec le site)

Cranemou en voyage chapitre 3 : le mariage de mon meilleur ami.

Alors ça y était enfin, le pourquoi du comment nous nous étions tous retrouvés au bout du monde à des milliers de kilomètres de notre vie : le mariage de mon meilleur ami.

Nous logions tous dans des apparts-hôtel dans le centre de Auckland, très pratique pour la suite des événements et pour l’organisation, certainement beaucoup moins pour les autres clients qui avaient des chambres aux mêmes étages que nous, puisque ça ressemblait plus à une grande auberge espagnol qu’à un petit coin cosy pour ce reposer, cette histoire.

Pour une question pratique (et économique, oui, ok), je partageais l’appartement avec la sœur du marié et son futur mari (qui, soit dit en passant, est aussi poissard que moi, j’ai d’ailleurs eu peur qu’on finisse par foutre le feu à l’hôtel à nous deux) et le petit frère du marié, 19 ans d’âge avec qui… j’ai partagé ma chambre. Et mon lit donc.

Je n’ai jamais rien eu contre le fait de partager mon lit avec qui que ce soit, ma copine Sabine en témoignera, je sais bien faire la différence entre des amis et des « amis ». Et puis du coup, je dors en pantalon dans ces cas là.
Mais là, on m’avait un peu briefée, mon jeune flatmate avait une capacité hors du commun à pas mal bouger pendant la nuit.

J’ai deux enfants, j’ai déjà fait des nuits à leurs côtés, je suis immunisés contre les coups de latte dans les côtes à 3h du matin.

On a commencé par rompre le petite gêne en se retrouvant tous les deux à se brosser les dents devant l’évier de Polly Pocket, tel un vieux couple 21 ans d’âge.
Cracher son dentifrice en alternance dans un siphon, tout de suite, ça crée du lien. On était nettement plus à l’aise après ça. On aurait pu continuer en se faisant des tresses devant un épisode de Sex And The City mais on avait soirée.
Mais avant, laissez moi vous raconter mes nuits de folie.

Globalement, je m’entendais tellement bien avec Guillaume (c’est son nom. Comme le nom du copain de la sœur. Et d’un autre pote. D’habitude, j’appelle tout le monde Michel, bah là, c’était Guillaume. Je choisis mes amis de façon à pas me gourer dans les prénoms. Et sinon, c’est Michel) qu’on avait les mêmes horaires de coucher. Le lever, c’était plus compliqué.

Nan parce que sa soeur m’avait bien dit « tu sais, quand il dort avec sa copine, ils ont chacun une couverture ».

J’avais souri.

Bah la première nuit, tu souris déjà nettement moins quand tu te retrouves à côté d’un nem pendant que toi, tu te cailles le mollet.

Mais passons, c’était l’été, il ne faisait pas si froid, hein.

Non.

Au petit matin, Guillaume, dans un sommeil certainement TRÈS paradoxal, décidait de bouger. Beaucoup. Mais toujours de façon à me surprendre. Ce jeune homme a déjà tout compris au piment de la vie de couple, il faut croire.
La première fois, donc, il m’a enjambé. Il dormait bien. Moi, moins, du coup.
La deuxième nuit, j’ai senti sur mon visage des doigts qui tentaient, en vain, de trouver quelque chose. Il me pianotait la gueule, ouais, c’est ça. J’ai eu un fou rire, à défaut d’une crise cardiaque. Il n’a jamais trouvé mes narines, grand bien lui fasse.
La troisième nuit, il était bien sage. Il a juste parlé. Beaucoup. Pour dire des trucs complètement incohérents, en plus, franchement, l’intérêt était minime.
La quatrième et dernière nuit, il devait en avoir sa claque de dormir avec la vieille, il a tenté de m’éjecter du lit à grands coups de pieds.

Notre vie de couple éphémère s’est arrêtée là.
De toute façon, j’ai jamais trouvé ça sain de se caser avec des gens plus jeunes

Mais revenons en aux festivités diurnes plutôt que nocturnes.

Je dis « diurnes » rapport qu’en Nouvelle Zélande, trouver un bar ouvert après 22h30, c’est un peu Koh Lanta.

Le tout premier soir, donc, c’était les enterrements de vies de garçon et de jeune fille.

Mes potes sont joueurs, c’était seulement la 5ème fois qu’ils nous faisaient le coup. Ils les ont bien bien enterrées, leurs vies d’avant, c’est bon, tout le monde s’en souvient. Quoi que, le lendemain, certains avaient légèrement oublié certains détails de leur soirée.J’étais invitée aux deux soirées. L’une parce que, basiquement, je suis une fille, et l’autre parce qu’en réalité, j’étais d’abord la copine des garçons plutôt que des filles dites « pièces rapportées » (c’est moche dit comme ça, mais ça explique surtout ce qui va suivre).
Moi, j’ai toujours été plus à l’aise avec les garçons. Parce que porter des jeans en ne se souciant pas de les trouer ou de se fiche de savoir si mon mascara avait coulé, ça a toujours été plus mon truc que d’afficher un sourire crispé à cause d’une paire d’escarpins lacérant mes orteils ou de philosopher sur l’accord d’une chemise en tartan avec une jupe à pois.

Mais parce que je ne voulais pas être de trop ni provoquer  l’incompréhension de celles qui ne me connaissaient pas encore, j’avais décidé sagement d’aller avec les filles.

J’ai tenu 45 minutes.

Parce que me déguiser en « bunny », c’était non. Parce que coller des stickers-penis, les yeux bandés, sur un poster d’homme nu, c’était non plus. Et parce que les cris stridents à l’annonce de l’arrivée imminent d’un stripteaseur, c’était vraiment trop.

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Voi-là.

J’ai donc déboulé chez les garçons en jeans-baskets-bonne-humeur-sans-acouphène pour finir la soirée. Qui fût fort joviale.

Et sachez le, mesdames, mesdemoiselles, un enterrement de vie de garçon, ça ressemble surtout à une bande de potes trop contents de se retrouver, de décapsuler des bières avec ses canines et… à se donner des fessées parce que tu comprends « ça laisse une belle trace, regarde, on est frère de marque de main » (j’ai cordialement décliné l’invitation, hein, faut pas déconner non plus).
Bref, rien à voir avec une quelconque débauche de fantasmes à assouvir AVANT le grand jour.

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Les mecs, ces êtres classes et délicats et aux jeux plein de sens….

Le lendemain est un jour qui ne compte pas, parce que j’avais la migraine. (oui, la migraine, oui, rien à voir avec la soirée de la veille, bien entendu).

Et puis il y a eu le mariage.

Nous avons tous été conviés à monter dans un bus à deux étage, musique à fond et ambiance « youhouhou » en dedans jusqu’au lieu de la cérémonie; où les demoiselles et garçons d’honneur ressemblaient à des gens sorties de Santa Barbara, au bord d’une falaise, cheveux au vent.

La mariée, à qui tu peux faire porter un sac en toile de jute et la trouver encore sexy était rageante de beauté, les gens étaient heureux d’être là, et j’ai un peu eu la larmichette pour mes amis en constatant qu’ils avaient réussi à rassembler une centaine de personnes, leurs meilleurs amis et leur famille, tout au bout du monde, pour être témoins de leur bonheur et le partager. Nous venions de tous les continents. Nous étions tous là pour eux. Je ne sais pas s’il existe beaucoup de gens qui sont capables de faire se déplacer autant de monde aussi loin, juste par amour.

Mais c’est leur cas. Et c’était juste beau.

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Santa Barbaraaaaa….

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Le thème couleur, c’était jaune, donc.

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Rha.. lala, ces gens qui font ça bien…

Évidemment, pendant la soirée, nous avons eu le droit à un Haka en règle de la famille maori de la mariée…. Et donc, je tiens à dire que certains maoris ont l’air tout droit sortis d’un book photoshopé de chez Abercrombie.

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(ouais, bah non, t’auras que nos têtes de maboules, les maoris-photoshopés, je me les garde)

Voilà.

Le lendemain du mariage s’est déroulé sur le bord d’une plage pour un pique-nique géant avec tout le monde, une partie de rugby improvisée où on a quand même un peu eu peur de perdre quelques français dans la bataille, une dernière petite soirée dans Auckland et un coucher avec les poules parce qu’on en pouvait quand plus de ce trop plein d’émotions.

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J’ai testé pour toi, la pose « naturelle » sur branche.
Moins confortable tu meurs.
Les catalogues de maillots de bain NOUS MENTENT messieurs dames !

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Passion prendre des enfants inconnus en photo.

Le lendemain signait le jour de départ vers de nouvelles aventures en Nouvelle Zélande, parce qu’on était quand même un peu là pour faire les touristes, AUSSI !

Mais on verra ça plus tard, pour le dernier chapitre.

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Je suis LARGE

Cher journal (ouais, aujourd’hui, on fait comme si),

Ca y est, j’ai déposé les enfants à l’école ce matin. Je ne les reverrai pas pendant 17 jours exactement.
17 jours !
Je suis partagée entre l’excitation totale et la tristesse des menhirs.

17 jours, plus de deux semaines rien qu’à moi, depuis que je suis devenue maman, j’en espérais pas tant. Pas si tôt en tout cas.
N’empêche, ce matin, j’ai serré N°1 un peu plus fort dans mes bras. Et puis je l’ai retenu encore un peu le temps de remballer mes larmes. Je suis pas une gonzesse, tu vois, et puis avec ce froid, pleurer, ça peut être méga dangereux, on sait jamais.

J’ai dit à Clapiotte de bien s’amuser, de faire attention, de profiter de son papa et de sa mamie pendant mon absence.

Elle m’a lâché un vague « à dans la fin des vacances ! » et est partie coller son prénom sur le tableau noir (en vrai, c’est un tableau interactif avec un stylet, mais je suis trop vieille pour ces conneries). Même pas elle s’est retournée.

Remarque qu’au fond, ça m’enlève le poids de la culpabilité de les laisser aussi longtemps, ils ont pas l’air traumatisés, ça devrait bien aller.

Demain, je monte dans un avion à 10h et quelques minutes. Je serai quelque part, entre ici et Auckland, pendant près de 40 heures.

J’aime pas bien l’avion, je sais pas si je t’ai déjà raconté mes angoisses, mais globalement, ce n’est pas l’endroit où je me sens le plus à l’aise.

D’abord parce qu’aucun ingénieur en aéronautique me persuadera que ce concept est humainement sain. Et puis AERO, ok, mais NAUTIQUE, tu vois, déjà, A LA BASE, ça inspire pas des masses quand tu voles à des milliers de kilomètres de la terre ferme.

Je vais traverser 12 fuseaux horaire.

12 BORDEL !
Quand tu sais que j’ai du mal à supporter un jetlag de 3 heures, je ris d’avance de mon état avec 13 heures de décalage dans la tête.
Quand la France se réveillera, moi, je serai en train de dîner. Je fais genre, à mon avis, je serai en train de décéder de fatigue et je serai déjà couchée, mais je préfère être optimiste.

L’optimisme, c’est tout moi.

Tu vois, ce voyage, c’est un peu le voyage d’une vie, comme on dit.

D’abord, parce que ça te coute un peu plus cher qu’un aller-retour au Havre.

Et puis parce que la Nouvelle-Zélande, j’ai toujours rêvé d’y aller.

La faute à mon éducation rugbystique intensive, je rêve d’aller apprendre le Haka en brandissant des fougères argentées depuis que j’ai 8 ans.

Bah c’est demain.

Enfin, non, c’est samedi en fait. Avant j’ai avion, donc.

Pour l’avion, je suis allée voir mon docteur.
Je chiale en silence quand on parle de 5 voire 6 heures de vol, mais là, franchement, 12 et 11h d’affilé, j’avais moins confiance en moi.

Au passage, j’avais la grippe, donc, je lui ai demandé de la drogue. Aussi.

Il a dit non.

Il est vraiment pas joueur.

Alors entre deux quintes de toux, je lui demande comment gérer mon stress ET le décalage horaire.

Il me prescrit des somnifères.

Je me dégonfle, je lui demande de recommencer, les somnifères, ça me fait peut-être plus flipper que l’avion finalement.

Je repars avec du Doliprane donc.

Même pas j’ai pu dealer un pschitt pour nez quoi. Je suis vraiment nulle en négociation.

Du coup, de dépit, je suis allée m’acheter des chaussettes de contention.

La pharmacienne m’a dit que ça coutait 50 balles et que je devrais me les faire prescrire par mon docteur.

Sérieux, les gars, je suis pas aidée.

Je suis repartie avec mon Doliprane, et, de rage, j’ai aussi acheté de la vitamine C.

Je suis une vraie rebelle.

Hier, je me suis quand même un peu plus penché sur ce voyage. Sur le pendant et l’après, notamment. Oui, l’organisation, c’est ça.

Non, je n’avais rien réservé jusque là.

Je suis LARGE, je sais.

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Du coup, pour commencer, je suis allée m’acheter un sac à dos (oui, j’en étais là, oui). Et des chaussettes pour la circulation de chez Dim parce que 5 euros c’est quand même plus abordable (surement moins efficace, mais à un moment il faut faire des choix).

Et un jogging.

UN JOGGING ET DES BAS DE CONTENTION LES GARS.

Si je rencontre Ryan Gosling en escale à Tokyo je vous promets que je me pends avec mes chaussettes de vieille.

Ensuite, j’ai quand même réservé 3 nuits d’hôtel. Sur 15 jours, je trouve que c’est déjà pas mal comme exploit.

Ce que je vais faire ? je vais vadrouiller, rencontrer des gens, assister à un mariage, faire la fête, retrouver des copains sur place… Je trouverai au fur et à mesure.

Je pars de chez moi demain à 7h.

J’ai juste ma valise à faire encore en fait.

Et deux-trois trucs pratiques à organiser.

Je suis LARGE.

Et puis c’est pas comme si je partais à l’autre bout du monde en même temps, ça va hein.

Bisous !

 

PS : OUI, je dis publiquement que je m’absente de chez moi. Tu peux venir cambrioler, je suis en plein déménagement, autant te dire que je te souhaite bien du courage pour trouver encore un truc qui vaille le coup dans l’état actuel des choses.

PS 2 : Oui, je suis en plein déménagement. D’ailleurs, j’enchaine de nouveau dès que je reviens de Nouvelle-Zélande pour finir. J’emmerde le décalage horaire J’AI PAS PEUR.

PS3 : bon, si, j’ai la trouille de pas tenir le choc, mais c’est ça la vie aussi !

PS4 : ceci n’est pas une console.

PS5 : Bisous pour de vrai cette fois. Je reviens donner des nouvelles vite, mais suivez moi sur Instagram, Twitter et facebook pour l’aventure en live !

ALERTE Pyjama magique (et des cadeaux à gagner)

Il y a quelques semaines je partais avec les enfants dans le monde magique de Disneyland Paris.
J’avais, dans mes bagages, un pyjama tout particulier pour Clapiotte : un pyjama de « Princesses Disney ».
Je ne suis pas fan, en général, des vêtements à l’effigie des héros de nos greffons. Mais bon, je lâche du lest sur les sous vêtements et les pyj, ça leur fait plaisir tout en m’embêtant peu (je deviens moins regardante sur les associations de couleurs après minuit, mon côté Gremlins).

Ce pyjama-ci vient de chez Pyjamas & Co (by Kiabi). On a à faire là à un truc complètement dingue : un pyjama connecté !

Genre, la phrase d’accroche, ça pourrait être « Un pyjama magique pour des rêves en 2.0 ».

Non, non, Clapiotte ne rêve pas encore en Wifi (enfin, je crois), mais ça reste super ludique pour les enfants.

Le principe, c’est qu’avec l’application « PyjEbook » (disponible sur smartphones et tablettes), l’enfant choisi un des motifs présent sur son pantalon de pyjama, et l’appli raconte l’histoire correspondante.
En tout, 3 histoires par pyjama (une histoire par visuel différent). Et pas juste 2 pages d’histoire vite fait hein, la vraie histoire, bien longue et tout.
On « scanne » un des motifs du pyjama via l’appli (on le prend en photo quoi), qui reconnait l’image et lance l’histoire donc. Pas d’inquiétude, le pantalon n’est pas vraiment connecté à votre routeur hein !

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Sachez que quelque part, ça m’arrange pas mal cette affaire, parce que moi, quand je raconte des histoires à Clapiotte, je BAILLE systématiquement.
En général, ça me prend à la deuxième page, et ensuite, à la fin de chaque phrase. Je ne sais absolument pas pourquoi je réagis comme ça (à part que les les histoires de Mimi la souris me laissent complètement indifférente j’entends), mais pour Clapiotte, c’est carrément l’enfer, parce qu’on part dans des battle de bâillement et à la fin on est épuisé.
Sauf que ELLE, elle est déjà au chaud sous la couette, et que moi, j’ai encore la cuisine à ranger, la lessive à étendre et les affaires du lendemain à préparer (non, je déconne sur le dernier point, haha).

Bref, c’est vraiment rigolo pour tout le monde.

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Clapiotte s’en sert aussi sur la tablette, seule, le matin (ou l’après midi, quand on fait des journées pyjama le samedi par exemple), vu comme c’est facile à utiliser, elle ne s’en prive pas.

Pyjamas & Co souhaite vous faire profiter de 15 euros d’achat (ça vous permettra d’essayer le pyjEbook)(ou autre chose hein, on n’est sympa jusqu’au bout) et d’un abonnement de 3 mois à Mickey magazine.

Pour participer, il vous suffit de me dire en commentaire quelle est l’histoire préférée de votre greffon en ce moment.

Vous avez jusqu’à dimanche 25 janvier à 22h pour tenter votre chance. Le gagnant sera tiré au sort et contacter par mail, par mes soins.

Vous pouvez bien évidemment, et avec grand plaisir, partager ce concours sur les réseaux sociaux, ça nous fera plaisir !

Bonne chance !

 

EDIT : C’est PLanesoverdose qui remporte le bon d’achat et l’abonnement ! (je t’envoie un mail tout de suite)
Bravo et merci à tous.

Les photos décalées : grand concours Belambra !

Je ne sais pas si cela vous est déjà arriver au moins une fois, mais quand, une fois parent, on a goûté aux clubs vacances avec club enfant, il est souvent bien difficile de revenir en arrière et oublier à quel point il est agréable de passer des vacances en famille tout en étant… en vacances. Pour de vrai, je veux dire.

Les enfants s’éclatent, nous, on bulle, on se retrouve au déjeuner, on se retrouve après le gouter, et le reste du temps, on profite.

Ce genre de vacances qui reposent absolument tout le monde devrait être obligatoires pour chacun d’entre nous une fois de temps en temps.

Peut être avez vous déjà eu cette chance. Peut être avez-vous même déjà eu l’occasion de tester les clubs Belambra. Et peut-être allez-vous y aller pendant vos vacances d’hiver, qui sait…

Si vous avez cette chance là, emmenez moi dans vos valises ou si vous avez dans votre entourage des personnes qui l’ont prévu, sachez que les clubs Belambra organise pendant les 5 prochaines semaines un grand concours , avec, à la clé, un bon à valoir de 1500 euros sur votre prochain séjour Belambra. Ouais, vous avez bien lu, oui, 1500 euros. Avouez que ça vaut le coup !

Le concours en question est assez simple et fun : il s’agit d’une grande battle photo entre clubs Belambra : prendre la photo la plus originale et la partager sur vos réseaux sociaux Facebook, instagram ou Twitter avec les Hashtags #BelambraBattle et #NomDuClub.
Pour aider, dans chaque club, durant ces 5 semaines, du 8/01/15 au 08/03/15, des points photos avec accessoires et des animations sont mis en place : photobooth, accessoires pour bonhommes de neige, piste de luge pour des photos de descentes dans des positions délirantes, tout est permis et même de grande batailles de boules de neige façon « balle aux prisonniers ».

Les clubs participants à l’opération sont : Le Chambourguet (#superbesse), L’Alisier (#Praz), Les embrunes (#lessaisies), L’aiguille Rouge (#arc2000), Neige et Ciel (#lesmenuires), Le Roc Blanc (#orcieres) et Lou Sarri (#gourette)

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Si vous vous rendez donc dans un de ces clubs pendant la période du concours (du 31 janvier au 8 mars), n’hésitez pas à partager vos photos et même me demander de liker et partager !

En attendant, j’espère bien rigoler en les voyant !

 

Bonne chance !

ZDIT du 23/03/2015 : Attentionnnn… c’est…. FREDERIQUE ZOZOR qui remporte le bon à valoir de 1500 € à utiliser lors d’un prochain séjour dans les clubs Belambra . Bravo !!

Plus d’infos ici

 

Article sponsorisé.

Les jours d’après

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Il s’agit de recommencer à vivre tout en restant debout, pour toujours.

Qu’on ne vienne pas me dire aujourd’hui que le monde a subitement changé. Le monde est toujours moche. Mais peut être en avons nous pris conscience « pour de vrai », je ne sais pas trop où se situent nos âmes en ce moment, juste après la colère, entre la peur et la révolte, quelque part par là.

Étrangement, la panique qui m’envahissait vendredi s’est envolée dans les vagues d’applaudissements de la marche de dimanche l’emportant d’une place de résistant pour la faire s’échouer sur l’ancienne place de l’Egalité. Y’a pas de secret.

Et puis je me demande combien de temps je vais réussir à contempler l’humanité des gens que je croise, combien de temps la tolérance et la conscience libertaire tiendra le coup.

Et puis, surtout, je me demande : « et maintenant, on fait quoi ? »

Je me sens toujours le cul merdeux d’avoir vécu dans l’habitude, d’avoir omis que je devais cette vie confortable à ceux qui s’étaient battus pour que ce soit le cas en pensant que j’allais certainement faire en sorte d’entretenir cet héritage.

La semaine passée nous a tous choqués parce qu’on a touché à des valeurs qui nous semblaient acquises dans notre pays. On était bien confortablement assis dessus à accepter l’horreur du monde, parce que c’était ailleurs, parce que c’était pas nous, parce que c’était « comme ça ».

Et on s’est pris en pleine gueule, de plein fouet et sans sommation tout ce que nous avions laissé nous échapper, inconscients volontaires que nous étions encore le 6 janvier.

Je ne suis pas une révolutionnaire, je ne suis pas polémiste, je ne suis pas moraliste, je ne suis pas rebelle, je suis bien loin d’être courageuse.

Mais je suis consciente.

Et je suis pleinement réveillée maintenant. Et je travaillerai chaque jour à le rester, à garder l’esprit libre.
Je tâcherai par mes moyens de transmettre cela à mes enfants.
Je ne délaisserai plus la liberté en me laissant bercer par le ronron de l’habitude passive.

Parce que la liberté, c’est ce que nous sommes.

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Vomir, sourire, ne pas subir

Je voulais en rester là à propos de Charlie, je ne voulais pas rentrer plus personnellement dans le détail de ce qu’il se passe en moi depuis 3 jours. Je ne voulais que parler de mes enfants, de comment leur dire et de ce qu’ils en disent, eux. Je voulais peut être me protéger moi en les voyant gérer les événements récents avec intelligence, respect et maturité. Mes enfants sont devenus mes boucliers émotionnels. Je les voyais avoir ce recul, cette bonté et cette naïveté et je me persuadais que c’était ça. Que c’était tout.

Et puis j’ai eu ce moment, seule, aujourd’hui, à ne pas décrocher de mon ordinateur, des réseaux sociaux, relevant la tête uniquement pour regarder les images passant en boucle sur mon écran de télé.

Abrutie d’informations, saoule de chocs à répétition, je me suis perdue des heures dans la digestion de tout ce que je pouvais lire et entendre, sans m’arrêter, sans penser si c’était bon ou mauvais, si c’était trop ou pas assez, j’étais devenue boulimique de l’horreur et j’ai besoin de vomir ce cauchemar.

Depuis mercredi, je suis Charlie. Pas parce que je suis une fan de Charlie Hebdo, ni même en l’honneur des victimes de ce massacre, pour ça, j’ai versé des larmes, allumé des bougies et me suis dit que « quand même… Cabu…. »
Je suis Charlie parce que je suis profondément choquée qu’on puisse lancer des balles en riposte à des coups de crayons, je suis en colère de voir la liberté giflée aussi facilement par des crétins à œillères, je suis triste de me rendre compte seulement maintenant à quel point mon équilibre et ma vie égoiste ne tient qu’à peu de chose et est en danger permanent et je suis honteuse de ne m’en être seulement satisfaite jusque là.

Je rage de devoir expliquer l’horreur à mes enfants, je suis fière de les voir si sages, je suis indignée par les gens qui se gaussent, je suis émue par les regards croisés.

Je suis révoltée parce que j’ai peur.

Aujourd’hui, je me suis laissée envahir par toutes ces émotions, l’effervescence médiatique et le trop plein d’inhumanité encaissé.
Je me suis retrouvée à avoir peur.

Une vraie peur, de celles qui t’empêche de réfléchir, de te reprendre, une peur qui te paralyse et qui balance à ton cerveau tout ce qu’il faut pour la nourrir encore et encore.

Je suis allée à l’école chercher les enfants avec cette peur, et puis j’ai vu leurs sourires, et je devais leur rendre, parce que ce sont eux, la joie.
Et moi l’exemple.
Celle qui doit montrer que tout va bien, que tout va mieux et que tout ira, même si je suis trop honnête pour ne pas tempérer ce genre d’affirmation, je dois le faire avec le sourire de cette maman qui flanche pas.

Sur le chemin du retour, nous sommes passés, comme toujours, devant un dessin au pochoir posé à terre.
Jusqu’ici il était insignifiant.
Aujourd’hui, il a pris tout son sens quand j’ai permis à N°1 de se servir de sa craie.

 

Une photo publiée par Nat (@cranemou) le

En rentrant, il m’a dit que quand il serait grand, il délivrerait des messages comme ça, partout où il pourrait et quand il le faudrait.
Et puis, il a chantonné la chanson des partisans qu’il apprend à la chorale.
Parfois, tout est tellement évident.

Je les ai couchés sans faillir, avec le sourire et beaucoup de fierté.

 

Et après, j’ai un peu pleuré.

 

Il est Charlie

Ce matin on a tous cette gueule de bois, on s’est tous mal endormi, on s’est tous réveillé en se disant que ça n’avait pas existé.

Et puis si.

Tournée générale, on reprend où on en était.

Ce matin, instinctivement j’ai accepté, pour une fois, le gratuit à l’entrée du métro. Comme tout le monde visiblement, le jeune homme ayant déjà vidé son caddie à à peine 8h.

On avait besoin de le lire, peut être.

Mon fils s’est approché des kiosques et a pris un journal de chaque.

Il fait ça à chaque fois que l’OL gagne un match, mais ça me fait de la peine qu’il le fasse ce matin.

« Pourquoi tu prends tous ces journaux ? »

« Pour les garder, pour me souvenir du jour où « je suis Charlie »  »

« Tu es sûr d’avoir compris à propos de « ce » Charlie ? »

« Oui, c’est le journal qui a été attaqué »

« Oui mais « je suis Charlie », pour toi, ça veut dire quoi ? »

« Ça veut dire qu’en s’attaquant à ce journal, ils se sont attaqués à la valeur de la liberté. Et nous, on doit défendre la liberté. Alors ils se sont attaqués à nous. On est tous Charlie maintenant »

 

 

 

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©Lucille Clerc