Archives de catégorie : Mais que fait la police?

Comprendre la compatibilité maladie/enfant

Non seulement je suis super occupée par mon déménagement-aménagement en ce moment, mais évidemment, parce que sinon c’était moins sport, j’ai chopé une bonne vieille gastro des familles, de celles qui te lâchent pas pendant des jours et des jours, toujours là, prête à te flinguer ton après midi montage de meuble Ikea ou ta nuit qui allait, pour une fois, être suffisamment correcte pour te mettre à attaquer à l’acrylique ce fichu radiateur que les anciens locataires avaient peint en vert chewing gum (les cons).

Là, tapis dans l’ombre, elle a sévi 3 jours durant, me laissant sur le carreau de la bonne volonté.
J’ai tout essayé, monter des meubles, parler d’une manière cohérente à un vendeur d’électroménager… rien. Rien n’y a fait, j’étais complètement à côté de la plaque.

Mais alors comment, et surtout pourquoi ai-je réussi à faire plus que le minimum syndical avec mes enfants ?

1/ T’as pas bien le choix:
Ayant acquis relativement tôt le concept « un enfant n’est pas un chat », j’ai vite arrêté de croire qu’il était possible de leur laisser trainer négligemment une gamelle de croquettes à côté d’un distributeur d’eau et d’un grattoir pour avoir la paix. A raison de 5 « je m’ennuie-un DVD-non pas c’ui la-mon frère m’embête-je vais faire pipi regarde maman » par demi heure, on a plus vite fait de lâcher la couette moelleuse et réconfortante pour accomplir son devoir de mère (regarder le greffon faire pipi, cette occupation enrichissante).

2/ Les enfants sont persuasifs:
Au choix, on s’en occupe (un peu, le minimum quoi) OU ils nous bassinent jusqu’à ce qu’on s’en occupe, la migraine en plus. En général, on ne fait pas l’erreur deux fois.

3/ Les enfants ont une mémoire de poulpe:
Ils n’ont aucun souvenir de leur état lamentable lors de leur dernière angine bactérienne alors qu’ils voyaient les murs se rapprocher dans des pièces qui tournaient (joies de la fièvre). Donc on va bien. CQFD.

4/ Les enfants ne connaissent pas la charité:
A peine plus l’humanité et la compassion. L’enfant est un sale petit égocentrique qui s’en fout comme de cette trace de nutella sur le canapé. Il veut, il exige et si tu souffres, c’est TON problème. D’ailleurs, même pas il comprend que ce soit possible. Fais avec.

5/ On est simplement masochiste:
Parce qu’au lieu de demander un minimum d’aide à quelqu’un, histoire d’aller vomir en paix quelques heures, on se dit qu’on va y arriver seule. D’ailleurs, on y arrive. Juste ça prend plus de temps. Et faut voir à pas nous demander de cuisiner autre chose qu’un truc qui se cuit dans une casserole d’eau. Mais on y arrive. Avec en bonus l’interdiction formelle de toucher nos enfants sans s’être laver les mains et la bouche à la vodka solution hydroalcoolique.

Et dès qu’on va mieux, on allume des cierges et on sacrifie des chatons roux pour que le virus n’attaque pas les Scotchs.
Parce que eux seront nettement moins efficaces et coopérants.

out_of_order_typing_machine_03_001.sized
Ou presque…
© Andreas Schamanek

 

T’as vu ta tête ?

Je ne vous demande pas si tout va bien ? Normalement, aujourd’hui, vous digérez tranquillement les calories, le trop plein de bulles, les trop nombreux cadeaux et les quelques embrouilles familiales, preuves que votre réveillon de Noël a été… normal.

Si vous avez la chance de ne pas avoir repris le boulot dès aujourd’hui, alors peut être prendrez vous le temps, entre deux tisanes digestives, de trier les 300 millions de photos prises entre les journées d’hier et d’avant-hier.

Ici, on n’a pas été super au taquet concernant les photos, rapport que la batterie n’était pas chargée. Mais on peut dire merci aux smartphones d’avoir immortaliser les têtes des enfants à l’ouverture des cadeaux.

Comme d’habitude, on a essayé de me prendre en photo. Mais moi, les photos, j’aime les prendre, pas être dessus.
Pour éviter de voir mon visage sur papier mat, j’ai trouvé une super technique: la grimace.

La grimace, c’est mon truc. Tous ceux qui se sont crus plus fort que moi ont dû rendre les armes. Une photo de ma tronche sans grimace a plus de valeur qu’un Picasso période cubisme. C’est presque devenu un challenge. Le mien, mais aussi celui de ma famille et de mes amis qui tentent leur chance. Et je ne vous parle même pas des quelques photographes professionnels qui ont croisé ma route depuis ce blog. J’ai cru entendre « enfer » et « misère ». Parfois dans la même phrase, pendant une tentative désespérée de m’avoir… pour un article dans le journal. Au final, il a pris celle où j’avais le doigt dans le nez. Il est sous anti-dépresseurs aux dernières nouvelles.

cranemou

Une amie me faisait remarquer que faire attention à son image sur internet était tout de même de rigueur quand on avait un profil public (genre quand on est blogueuse quoi). Du coup, j’ai tapé « Cranemou » dans Google image, pour voir où j’en étais. J’en suis au niveau -12 de la photo vendeuse.

Et le pire ? C’est que j’initie avec grand plaisir mes enfants à ce petit challenge du quotidien. Et on sent qu’il y a eu transmission génétique à ce niveau là.
J’ai même un album de grimaces. Tous les gens qui croisent mon chemin ont des chances de s’y retrouver un jour, sur ma demande. Une vraie collection.

La grimace, c’est la vie.

Du coup, quand je vois des concours photos comme chez Too-Short en ce moment, ça me démange beaucoup de participer… Mais vous comprendrez que si je le fais, je vous enlève quasiment toutes vos chances de gagner. Je suis passée en niveau professionnel, ça serait trop injuste…
(mais vous, vous pouvez y aller, y’a 4 x 10 places de ciné à gagner… et c’est marrant, et jusqu’au 6 janvier).

Sinon, je vous préviens, je le fais, et je rafle tout…

cranemou photo-23
cranemou
OUais… même avec TP, je sais…

Redevenir mère.

L’autre jour, je publiais un article qui brassait mes tripes depuis longtemps, à propos de comment j’ai vécu mon premier accouchement.

Suite à vos nombreuses réactions qui m’ont bien plus ému que mon propre récit, à vrai dire, j’ai décidé de répondre aux questions qui sont revenues régulièrement dans les commentaires , que ce soit sous l’article, sur Facebook ou sur Twitter, via un nouveau billet. Parce que oui, effectivement, il y a eu une suite à tout ça. Que ce soit le lien mère enfant avec N°1 ou le simple fait d’envisager et de gérer une seconde grossesse… un second accouchement.

Ce billet est dans mes brouillons depuis le lendemain de la publication du premier opus pour tout vous dire, mais je n’avais pas pris le temps de le finir. Pas toujours facile de se dévoiler hein ?
Et comme sous avez été très nombreux hier à me prévenir « Hey ! Regarde, tu es citée dans Les Maternelles suite à ton article « souffre en silence » (merci Elsa), je me dis qu’il est temps de conclure.

Le lien mère-fils a été compliqué à tisser, mais je ne vais pas m’attarder trop longtemps, j’en avais fait un article déjà, il y a longtemps. Ca va mieux. BIen mieux. Nous avons retrouvé ce fil que nous avions lâché à la naissance, nous l’avons fortifié. Il est différent, mais il est beau quand même.

La question du second enfant s’est posé par la suite, comme dans beaucoup de familles.
Je l’ai rejeté pendant des mois. Des années même.
« JAMAIS », c’est ce que je disais.
Je l’affirmais avec conviction. Pourtant, j’ai senti revenir ce désir d’enfant. Ce deuxième.
L’envie s’est faite plus forte que la peur et c’est presque sans boule au ventre que je suis repartie pour un « même joueur, joue encore » 4 ans plus tard.
Mais les choses ont été différentes.
Je me suis orientée vers un obstétricien très réputé. Une personne qui ne prenais plus de nouvelle patiente depuis fort longtemps mais qui a été touché par mon parcours et qui a accepté de me suivre.
Un grand monsieur qui avait la douceur et la délicatesse de m’expliquer longuement ces choses simples qui me rassuraient au fil de ma grossesse.
Ensemble, nous avons construit un dossier très complet… au niveau psychologique surtout.
Il savait. Et tous ceux qui m’accompagneraient le jour J en salle d’accouchement sauraient aussi.
Mes doutes, mes craintes… mes angoisses. Mes plaies.

J’ai eu des contractions. Je suis arrivée sereine à la maternité (pas la même que la première fois, évidemment, donc).
J’ai été prise en charge assez vite. Le nom de ce grand médecin en haut de mon dossier a dû jouer sur la qualité de l’accueil, certainement. Je m’en fiche pas mal d’avoir été pistonnée. Je méritais bien ça.
Ca a été long. Très long.
La péridurale a été posée dans l’ambiance la plus calme au monde. J’étais bien. Je gérais ma douleur. Je n’avais pas peur. La bienveillance régnait. On venait me demander si j’allais bien. J’allais bien. Tout allait bien.

On a fait une écho pour voir si Clapiotte s’engageait correctement. Elle se présentait par la face. Dépitée, la gynécologue de garde ce jour là m’explique qu’il faudra certainement refaire une césarienne si la petite ne se décide pas à baisser sa fichue tête. Je connaissais les risques d’un accouchement par voie basse avec un utérus cicatriciel. Il n’y a pas de problème.
On attend, de toute façon, tout va bien, les contractions font doucement leur travail et les équipes aussi.
Je suis Natacha, la patiente de la salle d’accouchement N°2. Je suis quelqu’un. Je suis une future mère. Et je vais bien.

On décide au bout d’un temps de percer la poche des eaux pour activer tout ça. On m’explique, encore, avec le sourire le pourquoi du comment.

On s’installe.

PLOC.

La suite voudra que rien ne se passe de façon normale, une fois de plus.
J’ai dû partir en urgence en césarienne.
Mais chez les humains, urgence ne signifie pas précipitation. On m’explique pourquoi il faut. Pourquoi c’est urgent. Pourquoi on y va, là, maintenant. Moi. Ma fille. Il faut. Mais tout va bien se passer Madame, vous avez été formidable. C’est dommage de devoir passer au bloc mais tout ira bien.

Une fois de plus, j’enchaine un peu de malchance et on doit m’anesthésier totalement.

2h plus tard, je me réveille en sueur sous une couverture chauffante. On me sourit.

On m’explique de nouveau ce qu’il s’est passé.

Ma fille arrive dans les bras de son papa. Dieu qu’elle est vilaine toute poilue… MA FILLE. Que je l’aime déjà, de si loin.

Tout va bien. Tout le monde va bien.
Je réclame à repartir à la plage. Je plane. Je me rendors un peu.

Dans ma chambre, on revient m’expliquer les soucis que j’ai rencontré. J’ai une sonde urinaire pour 8 jours. Mais nous allons bien. J’en rigolerais même plus tard, beaucoup, ici.

Refaire un troisième enfant sera dangereux. Un risque bien trop grand pour lui, pour moi. La question ne se posera donc plus. J’ai deux beaux enfants qui vont bien. Nous avons une histoire particulière concernant leur accueil dans ce monde.

Mais aujourd’hui nous allons bien.
Et cet accompagnement bienveillant malgré les soucis rencontrés y est pour beaucoup, si ce n’est pour tout.

Aujourd’hui nous allons bien.

Ne t’en fais pas.

1

 

Ta mère au service clients Apple

Je n’aime pas le téléphone, ça m’agace de ne pas avoir la personne en face de moi  et comme je suis un peu sanguine sur les bords, je raccroche trop facilement sous le coup de l’énervement.

Du coup, j’ai connu quelques déboire sympathiques avec certains services clients, allant jusqu’à me faire insulter. Ok, peut être que j’étais un peu excédée, mais jamais je n’ai été vulgaire (moi).

Bref, maintenant, quand je m’agace de quelque chose j’écris. C’est encore ce que je fais de mieux (pour vous dire mon niveau médiocre en conversation téléphonique).

Hier, j’ai changé d’opérateur téléphonique, sauf que ma nouvelle carte SIM, mon Iphone n’en a eu que faire voyez… J’étais devenue, pour 24h, une sans téléphone fixe. Misère.

Ce matin, donc, je me suis ruée sur le service client Apple histoire de comprendre pourquoi mais POURQUOI BON DIEU… ?

J’avais le choix. Téléphone ou « chat » (« tchat » ? Pffft je ne sais pas comment ça s’écrit). J’ai pris « chat » donc.

Et j’ai bien rigolé… Du coup je partage avec vous…

Transcription de chat

mardi, 17 septembre 2013 09:17 heure
Durée: 46 Minutes 49 Secondes (oui, je suis une fille, je PARLE beaucoup)

Benoit:
Bonjour, bienvenue chez Apple ! Je m’appelle Benoit, de l’assistance AppleCare par chat. Veuillez patienter pendant que je vérifie les informations que vous avez fournies.

Benoit:
Juste pour information, au cas où ce chat serait déconnecté en raison d’une interruption de système ou réseau, je vous enverrai par courrier électronique votre numéro de dossier, afin que vous puissiez nous recontacter et nous pourrons alors reprendre où nous nous sommes arrêtés

natacha:
bonjour. Ok c’est noté

natacha:
J’ai un soucis, je viens de changer d’operateur et ma nouvelle carte SIM  n’est pas reconnue sur mon Iphone

Benoit:
D’accord. On va regarder ça ensemble. Quel était votre opérateur original ?

natacha:
Free

Benoit:
Cet iPhone a donc été acheté chez Free?

natacha:
ah non.

natacha:
alors…

natacha:

(blablablabla)

Benoit:
Ce que je peux vous dire, c’est qu’après un remplacement, il arrive qu’il faille restaurer l’iPhone pour que le déblocage de l’iPhone puisse bien se remettre.

natacha:
youpi

Benoit:
Juste après avoir récupérer cet appareil, l’avez-vous déjà connecté à iTunes et restaurer ?

natacha:
euh….

natacha:
non je suis revenue avec et je ne crois pas.

natacha:
avoir restauré

Benoit:
Haha pas de problème, je peux vous aider si vous voulez.

natacha:
ah oui je veux bien :D

Benoit:
En fait, la restauration permet de connecter notre serveur qui retrouve votre politique d’activation. En l’occurrence, que l’iPhone est débloqué.

Benoit:
Vous devez avoir une sauvegarde de vos données je pense si vous avez fait un échange d’appareil, n’est-ce pas?

natacha:
HAHAHA

natacha:
hum

natacha:
nan je suis désolée, je suis votre boulet du matin, j’en sais rien

Benoit:
Non si vous n’avez jamais fait de manipulation, c’est normal de ne pas savoir. Par contre du coup, cet iPhone doit être vide? Avez-vous quand même vos contacts, photos ou ce genre de choses?

natacha:
j’ai environ 3 milliards de choses dessus, donc je pense que ca a été fait.

Benoit:
Ok parfait! Ce que je vous propose, c’est de vous expliquer et vous guider sur iTunes pour faire une sauvegarde de vos données (juste au cas où) puis de lancer la restauration de votre appareil pour que les cartes sim soient bien acceptées.

Benoit:
En même temps, je vais vous envoyer par mail cette procédure, sur comment sauvegarder et restaurer.

natacha:
Cool.

natacha:
(je viens de trouver comment sauvegarder en fait) (comme quoi, en me concentrant tres fort…)

natacha:
donc, pour la sauvegarde, c’est bon

Benoit:
Félicitation! Bientôt vous pourrez venir travailler avec nous.

natacha:
HAHAHA

natacha:
oui oui

natacha:
je peux faire l’animation a la machine à café

Benoit:
(si vous pouviez ramener une vraie machine à café en même temps…)

Benoit:
Donc là, Vous avez connecté votre iPhone à iTunes puis cliqué sur sauvegarder, c’est bien ça?

natacha:
ouiiiiiii

natacha:
je suis un génie

natacha:
(j’ai bien un café mais on me dit que le chat c’ets pas pratique pour faire passer)

Benoit:
même en pièce jointe? Haha

Benoit:
Ok, on va continuer pour résoudre votre situation.

Benoit:
Maintenant, juste au dessous de sauvegarder, pareil vous avez le bouton « restaurer », juste à côté de « mettre à jour »

Benoit:
au-dessus* pardon

natacha:
ouep.

Benoit:
En cliquant dessus, il suffit d’accepter les messages qui apparaissent.

Benoit:
Puis la restauration se lance.

Benoit:
Par contre cela peut prendre pas mal de temps. Cela dépend de la connexion et du serveur.

Benoit:
En tout cas, une fois fini, votre iPhone va redémarrer et votre carte sera acceptée

natacha:
jsuis une dingue, j’ai cliqué (j’ai le syndrome du « je clique pas si je connais pas)

Benoit:
Oui ça peut faire peur. Mais la restauration permet de débloquer l’iPhone, de le remettre à neuf et surtout d régler tous les petits bugs d’un coup.

Benoit:
La seule chose à faire impérativement avant est de sauvegarder. Après vous pouvez faire ce que vous voulez, vous retrouverez toujours vos données.

natacha:
YEAH. Je passe pour la blonde de service MAIS maintenant je sais faire :)

natacha:
donc c’est tout bon ? Il se relance et ca devrait marché ?

natacha:
(marcheR)

Benoit:
Oui il va marcher juste après.

Benoit:
La toute dernière étape une fois qu’il aura redémarré et que la carte sera détectée est de cliquer à côté de « sauvegarder maintenant » sur « restaurer la sauvegarde »

Benoit:
cela va remettre vos données dessus.

Benoit:
Il y a trois boutons en tout et pour tout.

natacha:
ca vaaaa je sens l’ironie à travers l’écran hahahaha :)

Benoit:
Non même pas, je vous assure que c’est vraiment informatif.

Benoit:
je veux juste que tout soit clair pour vous.

natacha:
:)

natacha:
c’est tres clair

natacha:
merci beaucoup

Benoit:
De plus, vous pouvez avoir une copie de ce chat par mail aussi.

natacha:
je pense meme pouvoir le refaire seule, c’ets merveilleux

Benoit:
Magnifique!

natacha:
oui, je viens de demander ca. Ca me servira pour prouver que tous les services clients ne sont pas totalement incompetant ni desagreable

Benoit:
Merci beaucoup!

natacha:
et que j’ecris incompetent avec un a

Benoit:
hahaha

Benoit:
et sans « s »

natacha:
Merci à vous. Je vous laisse travailler maintenant, y’a surement des gens qui ont des vrais problemes

natacha:
c’est l’emotion les fautes, j’ai CLIQUé quand meme !!!

Benoit:
Notre service est là pour vous aider. Il n’y a pas de client plus important que les autres. J’ai été ravi de pouvoir le faire.

natacha:
merciiiiiii

natacha:
passez une bonne journée

natacha:
et reclamez une machine a café hein, je signe la petition s’il le faut

Benoit:
Vous de même. Je vous envoie le mail tout de suite. Evidemment , malgré tout si vous avez un doute, revenez vers nous!

natacha:
yes

Benoit:
Oui je vais faire mon français et faire grève.

natacha:
ha bah VOILA HAHAHA

Benoit:
On a déjà cette réputation partout dans le monde. Je vais lancer cette mode en Irlande.

natacha:
z’etes en Irlande ???

Benoit:
Oui, c’est ici que se situe le siège sociale pour l’Europe.

natacha:
purée

natacha:
vous avez des pubs qui servent de la Kilkenny

Benoit:
Bien sur.

Benoit:
C’est même le nom de la ville.

natacha:
arf. J’arriiiiiiive hahaha. On en trouve quasi nulle part à Lyon.

natacha:
QUOI ? C’est pour ca, vous etes un mec bien

natacha:
(quelqu’un qui sait ecrire « en l’occurrence » est forcement quelqu’un de bien)

Benoit:
Haha je m’entraine 20h par jour pour effacer mes fautes du langages SMS.

Benoit:
Bon en tout cas merci de votre bonne humeur . Et passez une excellente journée!

natacha:
vous aussi !

natacha:
et encore merci (ca se rallume là)

Benoit:
Merci beaucoup.

natacha:
bon courage et bonne journée

Benoit:
Parfait! Encore quelques minutes et c’est bon.

Benoit:
Vous pouvez fermer ce chat en haut à gauche.

natacha:
tres bien. A bientot (on sait pas)

Benoit:
Au revoir (nous verrons bien!)

Mon portable remarche, donc.

Et j’ai de nouveau foi en les services clients. Même quand on a des problèmes aussi basiques.

Et j’ai un nouvel ami.

J’ai bien fait de ne pas téléphoner :)

logo apple

Ailleurs et quelque part.

Fin d’année scolaire.

Dans une semaine, les vacances des enfants. Dans une semaine, apprendre à gérer mon temps autrement. Encore.

Ces derniers mois ont eu raison d’une grande partie de mon inspiration, aux dépens de ce blog et encore plus de l’autre.

Mais je n’ai pas chômé, je vous le jure, même si la parenthèse au Club Med de Belek pourrait faire croire le contraire.

Mon projet est à un stade si avancé que je suis bientôt prête à le laisser filer pour qu’il aille grandir ailleurs, se faire une beauté, avant de me revenir en main. J’ai tellement hâte de le rencontrer enfin, de vous le présenter et de lâcher un « Wahou… quelle expérience c’était, tout de même ! »

Voilà où était ma tête ces derniers temps, ça veut donc dire qu’elle reviendra bientot ici, c’est plutôt une bonne nouvelle, je n’aime pas bien abandonné ce blog, finalement. (pourquoi « finalement », je ne sais pas, ça m’a travaillé l’esprit furtivement à certains moment trop hard niveau boulot…).

 

A côté, j’ai quand même gardé quelques chroniques ailleurs, parce que ça me plait toujours autant.

Si vous avez raté ca, venez me rendre visite là bas, ça me fera plaisir aussi !

Je suis l'(im)perfect Mum chez Parole de Mamans depuis maintenant 3 mois, avec les ratés de la bonne mère niveau 1: l’organisation, niveau 2: la mauvaise foi, et niveau 3: la…vous verrez bien.

Chez Evian Maman, toujours, vous pouvez retrouver les dernières chroniques que je me suis bien amusée à écrire:
La premiere plage de bébé ou encore Trouver le père parfait: mode d’emploi, qui me semble être un article à se coller dans l’agenda de nos 16 ans d’ailleurs, pour etre sure de se rappeler…

 

Voilà. Encore quelques jours et je serai un peu plus libre. Quand tout le monde sera parti en vacances en fait… Bravo !

cranemou

Faire ses valises et partir loin…

« Les enfants ? Les enfannnts ? Vous savez qu’on part bientôt voir Papy et Mamie ? Qu’on va prendre l’avion, qu’on va attendre des heures et des heures à l’aéroport tout ca ? Vous vous souvenez ? »

Oui. Très bien, ils se souviennent très bien.

D’abord parce que dès qu’on quitte la maison ne serait ce que pour aller faire une petite course, Clapiotte me demande si c’est bien aujourd’hui qu’on part à la piscine de chez Mamie. Déception récurrente des derniers jours d’ailleurs, elle a beau compter les « dodos », elle n’en voit pas le bout la pauvre.

Quant à N°1, il n’a pas oublié non plus. Lui, il pense qu’il va passer les 7 heures de vol à enchainer les films sur l’écran de l’appui-tête devant lui. « Comme la dernière fois ». La dernière fois où il est sorti de l’avion avec les yeux hors de leurs orbites tellement il s’était shooté aux films diffusés.
Sauf que cette fois ci on vole de nuit: il a du mal à accepter que ça ne va pas être possible (mais il rigolera moins dimanche matin quand l’avion atterrira à 6h heure locale, soit 4h du matin ici… gnark gnark).

Enfin. On part dans 2 jours. Il est temps de les rebooster une dernière fois avec LA question qu’ils préfèrent par dessus tout (mais pas moi): « réfléchissez à ce que vous voulez emmener avec vous, en plus de vos doudous ».

« Réfléchir » reste assez conceptuel chez des enfants de presque 8 et 3 ans quand il s’agit de choisir quelques jeux et jouets à emmener en voyage.

Et 48h à l’avance, ce n’est visiblement pas assez pour leur faire comprendre que NON, le bateau pirate, même si ca doit être trop cool dans la piscine, c’est pas possible.

Donc, pour l’instant, je me retrouve avec environ 15 boites de POlly Pocket, 4 boites de jeux de société (pas de voyage, donc), une leapad, une DS, 4 doudous, 174 livres de coloriages et autant de feutres, 58 poupées Disney Princesse et quelques bouts de bois….

Et je n’ai pas encore fait les valises…

Je pense affréter un A380 pour nous seuls en fait.

faire-sa-valise

Mais si ça rentre….

 

Se souvenir des bonnes choses

Rhaaaa, je suis définitivement perdue pour l’humanité adulte. J’ai 5 ans. Parfois 8, mais finalement, rarement plus (et c’était un peu ma journée souvenirs-souvenirs aussi).

Voyez vous, en ce moment, tout comme la mode des chansons de dessins animés des années 80 m’avait frappé (génériques que je connais toujours par cœur, je vous prends en blind test quand vous voulez), voilà qu’aujourd’hui, je me penche sérieusement pour parfaire ma collection de vieux jouets.

Après avoir mis 100 ans à trouver un téléphone Fisher Price comme j’avais petite sans le payer un bras, voilà que je cherche jusqu’à la rupture d’anévrisme l’ancien tourne disque de la même marque. Évidemment, si je peux éviter de le payer 50 euros, ça m’arrangerait, Tony ne comprenant pas du tout pourquoi je fais une fixation sur cet objet (je me pose les objectifs que je veux après tout non ?).

-tourne-disque-fisher price

Pour tout dire, moi non plus. Mes enfants ont des mini tablettes et des légos plein les poches et je ne suis pas certaine que cela les transcende lorsque je leur dégotte un de mes vieux trésors. Mais ça me fait plaisir à moi de savoir qu’ils m’imaginent petite, peut être. Parce que je n’ai pas toujours été la mère qui dit à taaaaable ou qui râle parce que c’est ENCORE l’heure du bain, parce que les écharpes se perdent un peu vite et que la fermeture éclair est coincée par du tissu. Fichu tissu.

J’étais aussi cette petite fille qui s’inventait des histoires dingues avec des clipos, qui a joué avec l’école Fisher Price jusqu’à tard parce qu’être maitresse de bonhommes en plastique et de nounours Haribo, c’était vraiment chouette.

Oui, des nounours Haribo faisaient régulièrement parti de mes histoires. je les mettais en rang et le jeu se finissait quand ma gourmandise prenait le dessus sur l’aventure.

Des nounours que j’allais m’acheter à la boulangerie à la sortie de l’école avec cette pièce de 10 francs qui pesait encore lourd à l’époque. Des sachets de bonbecs plein à craquer qu’on se partageait avec les copains. Des Malabars que je donnais en cachette à mon amoureux et des soucoupes remplies de poudre piquante qu’on se distribuait comme des hosties de la sainte journée.

Et bien figurez vous qu’à défaut de trouver (encore) mon tourne disque, j’ai retrouvé mes bonbons (et je remercie beaucoup bonbons Gourmands pour la peine, je viens de ruiner mon kilo pour la bonne cause).

J’ai reçu un colis rempli de souvenirs, Proust serait fier de moi.

Des soucoupes, des carambars caranougat que je mangeais par palettes l’été pendant que ma copine Virginie se dégommait des sucettes à tremper dans la poudre (pour la peine, je lui en ai envoyé quelques unes, pas de raison que je prenne les kilos toute seule), des sifflets-sucettes, des réglisses et un beau fou rire quand j’ai fait gouter des Frizzy Pazzy (le chewing gum qui claque et qui craque) à N°1…. Bref, de quoi tenir des jours en hyper-glycémie mais un retour en arrière qui m’a fait sourire, des bonbons que j’ai pu faire gouter à mes enfants et une bonne idée pour le prochain anniversaire à organiser parce que les prix sont franchement intéressants par rapport au prix en magasins… Une boutique de bonbons en ligne à connaitre, donc.

bonbons années 80bonbons années 80

Et ce soir, c’est brocolis pour tout le monde.
Non négociable.

frizzy pazzyEt au passage, j’ai découvert CE SITE pour ceux qui aiment ce genre de souvenirs…

 

Les Dexter du Net

Ça fait tellement longtemps que j’avais envie de m’exprimer à ce sujet. Je n’osais pas. Ici, chez « Cranemou », on vient pour rigoler. Si on veut lire des choses plus sérieuses, d’autres le font bien mieux que moi. Je souhaite ce blog le plus divertissant possible, mais parfois, à ma grande déception, je ne peux plus contenir certains mots, ils ont besoin de sortir pour qu’ensuite tout rentre dans l’ordre ensuite et que je puisse de nouveau m’affairer à ce que je fais de mieux: voir le dérisoire.

Mais après certains événements que j’ai pu voir passer ces derniers temps, j’avais envie d’en parler quand même un peu, avoir votre ressenti sur ces choses là qu’on ne se dit pas.

La faute au blog et à mon travail précaire de pigiste, je suis connectée. Partout et tout le temps, je lis, j’engrange des informations, des images, je saute de sites en sites, je ne laisse souvent aucune trace, faute de temps et je continue ma route.

Je rencontre aussi certaines personnes. celles qui sont gentilles, celles qui le sont moins. Et depuis quelques semaines, me trottent cette histoire sordide dans la tête.

Fût une époque où je regardais beaucoup de blogs de créatrices. Moi même créatrice pour enfant, j’avais tenté de me faire une petite vitrine par ce biais. A l’époque, les blogs etaient loin d’être ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Toutefois, j’étais devenu accro à un blog. Pas du tout dans « ma branche ». Un jeune homme qui racontait sa vie.

Il était drôle, parfois même hilarant dans sa façon de dire son quotidien. Chaque nouveau billet me faisait l’effet d’une sucrerie. J’étais un fantôme, je ne réagissais jamais dans les commentaires. pourquoi faire? Sa horde d’admiratrice était toujours présente à l’appel et leur pâmoison était quasi aussi délectable que les écrits du jeune homme.

Je ne sais pas si je serai aussi fan de ses écrits aujourd’hui, mais à ce moment là, c’était le cas.

Et puis un jour, pas de nouvelle note. Des jours, des semaines plus tard, j’avais beau cliquer, les commentaires avaient fermé, les articles vieillissaient sans que le blog ne soit jamais rafraichi. Et un jour, alors que les commentaires avaient mystérieusement repris du service, je lis que le jeune homme était… en prison.

Déjà à l’époque, je savais comment retrouver une information (la faute à mon entêtement). J’ai lu les journaux régionaux, j’ai remonté le fil, et j’ai appris quel monstre il pouvait être, ce garçon qui paraissait si gentil, drôle et intelligent. Il était tout ça d’ailleurs. Et il était cet autre, ce Hyde en puissance qui a saccagé sa vie et celle d’autres personnes dans des délires psychotiques.

Oh bien sûr, combien de cas de psychopathes derrière tous ces sites et ces blogs? Une poignée.

Après tout, même ici, je ne vous dévoile que la partie que j’ai envie de vous montrer. Bien évidemment, je ne vous dis pas mon manque de patience, ma désorganisation constante et mon addiction aux soirées arrosées qui se terminent en dansant sur du Lady Gaga (si si, c’est possible).

Si j’avais envie de vous raconter cette histoire, c’était pour vous dire, quand même, malgré tout, qu’internet reste un grand piège et que grâce à cette histoire, je me méfie toujours un peu avant de m’emballer sur mes « amis » virtuels. Grand bien m’en a fait, plus le temps passe, plus je découvre certains travers, certaines intolérances, certains égocentrismes, certains foirfouilleurs à purin ou autres mauvais opportunistes.

Les gentils qui haïssent, les doux qui crachent, les grands qui écrasent, les honnêtes qui mentent… Tout comme dans la vie, mais en plus subtile, chaque personne, derrière son blog, en est une autre, plus vraie, plus entière et dont les qualités sont plus discutables certainement. Jamais trop méchant (quoi qu’on ne sait jamais tout finalement), mais des personnes que je pensais bonnes alors que jamais je ne les aurais côtoyer « si j’avais su« .
A nous de prendre garde… et par extension, à nous de faire prendre conscience à nos enfants que le virtuel a ses dangers.

Sur ce, je vous laisse, j’ai un corps à découper qui attend dans mon congélateur.

Oh WAIT!

A quel degré vous vous méfiez, quand vous me lisez?

le blog mode post Fashion Week (cadeaux)

Je m’en fiche, on n’est justement pas un blog mode chez Cranemou, alors si je veux parler Fashion Week 2 mois après tout le monde, je peux. Mon côté rebelle. Je crée la tendance moi, madame… hum….. Le contre courant ça s’appelle…
Non mais rien du tout, ici, on est bien sur un blog de maman et famille, y’a plus rien à tirer de mes capacités de shoppeuse et de modeuse qui m’ont servi jadis à trouver du boulot. Aujourd’hui, je suis exactement de celles dont je riais sous cape il y a 10 ans. Je n’ai pas le temps et souvent, surtout, pas le budget pour m’offrir des virées mode shopping avec des copines. Si tant est que j’ai des copines. (on reparlera de cette vie sociale dissolue, un jour).

Il faut dire que lorsque je jongle entre mon clavier, mes enfants et Tony, il ne reste pas beaucoup de créneaux pour aller m’ébrouer dans des portants et m’écharper avec des cintres récalcitrants.


heureusement, l’inspiration se retrouve aussi dans la rue

Ma solution, c’est mes pauses shopping sur l’ordinateur. Je vais sur un site marchand. Peu importe, une marque que j’aime et qui a sa boutique en ligne. Je rempli un panier, je regarde ce qu’il se fait, ce que j’aime (pas grand chose), ce qui serait susceptible de m’aller (pas grand chose bis) et je remplis gentiment mon panier.
Et puis je m’en vais. A moins d’un énorme coup de cœur ou d’une occasion en or, je ne passe que rarement commande (toujours cette histoire de budget… et aussi de gout… et aussi de ce placard rempli de fringues taille 36 dans lesquels je en rentre pas, mais quand même, mais bon).

C’est une solution comme une autre pour assouvir mes pulsions acheteuses.

Du coup, les sites de « vie virtuelle » qui sont proposés de plus en plus aux pré-ado ne me choquent pas le moins du monde. C’est exactement ce que je fais (sauf que MOI, je rentre vraiment pas dans du 36). En exemple la plateforme de jeu en ligne GirlsGoGames qui propose, entre autre, un jeu intitulé Accro du shopping : New-York. Ouais, comme le bouquin de Sophie Kinsella, sauf que dans ce cas là, de la même manière que chez les Sims, on a son propre personnage, ses amis, ses boutiques préférés. On se fait des déjeuner entre deux sacs Prada en attendant de gagner assez d’argent avec son boulot pour pouvoir enfin lancer sa propre collection.

Certes, si la mode est le 178ème centre d’intérêt  de l’ado concernée, autant trouver un jeu plus approprié.

J’ai été curieuse et j’ai quand même téléchargé l’appli su l’AppStore « pour voir ». Donc, quand on travaille, on ne peut pas jouer (je te vois, toi, qui lit ce blog depuis ton bureau… félicitations!), on s’achète des fringues, on fait les soldes… en 10 minutes, je pense que déjà, tes pulsions de consommation sont bien calmées… je dis ca je dis rien!

Bref, le jeu existe à Paris, à Hawaï… bref, on voyage quand on est modeuse: c’est LA BASE.

Moi, je vais pouvoir vous faire voyager en Suède, mais juste en bas de chez vous.

Si c’est possible, et pas « que » grâce à vos étagères Billy.

H&M et Accro du Shopping: New york et votre serviteuse, donc, vous offrons 4 codes de téléchargement de la version Premium de l’appli Accro du Shopping: New York ET 4 bons d’achat d’une valeur de 40 € chez H&M. Un p’tit quelque chose pour parfaire votre tenue de réveillon!

Pour participer, vous me dites en commentaire quel genre d’accro du shopping vous êtes.
Vous aurez une chance supplémentaire de gagner si vous relayer cet article sur Facebook mais il faudra me le dire (et que ce soit public, aussi, histoire que je puisse vérifier, bouhhh que je suis méchante)
Si vous voulez aimer la page FB de Cranemou, c’est à votre bon cœur. Mais c’est gratuit!

Je vous laisse jusqu’au 24 novembre inclus pour jouer et je tirerai au sort les 4 gagnants.
Et je contacterai les gagnants par mail (vérifiez bien les adresses mails que vous me laissez dans votre commentaire, c’est celui ci qui me servira pour vous contacter).

Bonne Chance!

(à suivre, une semaine de Noël bien chargée, n’hésitez pas à vous abonner pour ne rien raté de ce qu’il se cache dans ma hotte… rien de hot, mais de quoi meubler sous les sapins!)

Concours partenaire-échange

Designer de parc pour enfants ou le job en carton.

« Quand j’s’rai grand, je s’rai architecte. C’est bien architecte, tu fais des grands immeubles et tu découvres des os de dinosaures. »

Presque. Mais il faut souvent que je lui réexplique la différence entre architecte et archéologue, lui expliquant que les deux sont très différents et que très souvent, il est très difficile de faire deux métiers en même temps, surtout ce genre de métier. Il ne faut pas tout mélanger, on ne peut pas être bon en tout, tout ça…

Et en même temps, quand j’explique les grandes théories du monde du travail à N°1, je me dis que c’est comme un coup d’épée dans l’eau. Mes efforts d’explications sont éradiqués à peine le pied posé au square du quartier.

Oui, mon chéri, il y a des gens qui réfléchissent à ces endroits. Qui les conçoivent dans leur tête, puis sur papier, en maquette et d’autres personnes valident et encore d’autres construisent. Et non, PERSONNE ne voit à redire.

Sauf les parents, une fois qu’ils l’utilisent in situ.

Notre parc à nous est tout neuf, très joli et bien spacieux. Il y a des éléments pour les grands et pour les plus petits, des bancs, des endroits où jouer au ballon et des graviers à foison pour se faire quelques pantalons au passage. Pas d’herbe ici, de longues tiges ressemblant à des plumeaux dans lesquelles les enfants adorent se cacher. A côté des crottes de chien et des détritus des moins regardant d’entre nous.

Les espaces petits et grands sont… tellement espacés que je soupçonne les concepteurs d’avoir des gènes de caméléon pour croire qu’on peut aisément surveiller une fratrie dans ces conditions. Sans compter les bancs ronds, ultime supplice des dos de parents quand les places face aux jeux sont déjà prises. Le designer de parc a bon gout, mais le designer de parc n’est qu’un gros sadique qui nous mate nous contorsionner et tourner la tête de façon spasmodique telle une poule en manque de valium.

La seule chose sympa de ce parc, pour les parents, c’est l’absence totale de toboggan, qui nous permet de garder un peu de voix en évitant de hurler qu' »on ne monte pas à l’envers bordel! ». La voix ainsi sauvegardée nous permettra de s’égosiller lorsqu’ils seront prêts à sauter du haut de la structure dans des cordes durcies par le froid qui amortiront la chute aussi bien qu’un beau goudron tout neuf.

J’adore le square.

Vraiment.

Si un jour je choppe un mec de la mairie, je l’attache aux cordes de la structures toute une après-midi qu’il s’imprègne bien de l’ambiance.

 Aller mon chéri, vas y!