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Cranemou en voyage, chapitre 2 : je voyage seule.com

(Oui, je sais, je mets le temps, mais je te rappelle que EN MEME TEMPS, je suis en plein déménagement. Si tu rajoutes à ça SFR qui m’installe internet dans 15 jours seulement, je te laisse méditer sur mon silence sur ce blog… BREF)

Donc, me voilà à Auckland, Nouvelle-Zélande.

Seule.

Complètement jetlaguée (12h de décalage tout de même) (ça fait vraiment classe de dire « jetlaguée » quand même, mais quand t’es dedans, ça envoie moyen des paillettes).

Et en ayant prévu environ RIEN pour la suite de mon périple.

Dans un élan de sagesse, j’ai acheté une carte SIM avec 1,5GB de DATA à l’aéroport. Pour 29$ NZ, cette puce allait me sauver la vie à plusieurs reprises, je conseille vivement d’investir dans ce type de carte en arrivant dans un pays pour éviter les factures à 10 000 brouzhoufs au retour (oui, j’ai déboité les 1,5GB en 15 jours. OUI).
Du coup, par la force d’internet, j’ai regardé la carte de l’île du Nord néo-zélandaise. (Acheter un guide avant ? Moi ? Jamais !)

Étant donné qu’après le mariage, nous allions partir tous ensemble vers le sud d’Auckland, j’ai entrepris de me trouver un coin sympa plus au Nord, pendant ces 3 jours seule.

Logique imparable, je sais.

Paihia, Bay Of Islands.

Taper ça dans votre recherche Google, vous comprendrez pourquoi j’ai de suite chercher un car qui m’emmènerait là-bas.

Après 3h30 de bus, le visage collé à la vitre pour ne pas perdre une miette de paysage, me répétant en boucle « putain je suis en Nouvelle Zélande » dans la tête, me voilà donc enfin arrivée. Avec un beau torticolis, hein, parce qu’en fait, garder sa tête tournée pendant autant de temps, c’est pas hyper physiologique comme position.

Le bus me pose tout près du front de mer, au niveau du ponton où se trouvent visiblement des bateaux-navettes pour aller sur les différentes îles alentours.

J’ai envie de pleurer. Littéralement je veux dire. c’est beau. Je suis loin. je suis seule. Je réalise à la fois ma chance, en même temps que je goûte à ce sentiment de liberté absolue. Comme si tout à coup je découvrais  à quel point être seule et livrée à moi-même va m’être bénéfique et n’est, au final, pas si effrayant que je ne le pensais.

Je m’affale sur un banc, et je regarde au loin. On dirait une mauvaise sitcom. Mais je suis submergée par un tas de sentiments juste à ce moment là.
J’y ai réfléchis dans le bus. Je suis loin de tout. De ma famille, de mes enfants, de mon chéri, de ma vie. Je suis juste avec moi. J’ai une chance folle, parce que je réalise un vieux rêve. Et je me rends compte que PUTAIN QUOI LA VIE C’EST QUAND MEME HYPER COOL !

Du coup, j’ai un peu les yeux qui piquent.

Il y a un type à côté de moi.

Je le salue. Je le reconnais, il était dans mon bus. Il a les yeux un peu embué aussi. C’est mignon.

Il est arrivé la veille, comme moi. Il est de Hollande, dans un bled tout paumé, et est là pour un mois entier. Seul aussi. Comme moi, il n’aime pas trop être seul en général, mais il m’explique à quel point voyager seul fait du bien. Il est plus jeune que moi, mais plus courageux, donc.
Il a un petit budget, et n’a pas encore réservé de chambre.
Je lui explique que je m’offre deux nuit dans une sorte de « studio »sur place, rapport que ce seront les deux seules nuits que je m’offre réellement, j’ai voulu me faire plaisir (et puis, bon, j’avoue, je me sentais moyen de partager un dortoir, en vrai)
Et puis… je lui propose de partager le studio.
Il fait le calcul, me répond que bon, ça reste un peu cher quand même.
Haha, non, non, moi, le studio, il est payé, je t’offre le canapé, je te demande rien, que je m’entends lui répondre.

Il est étonné, un peu.

Je trouve ça normal, beaucoup.

Je ne sais pas, il y a un air de « Just Do it » qui flotte dans ce pays. Comme si tout était possible, que tout avait un vrai sens, et principalement, le sens du véritable « vivre ensemble ».

Il accepte, me précisant, avec un clin d’oeil « No risk, I’m gay ! »
(Oui, bon, j’avais un peu compris avant, en fait, hein, ça m’a fait rire)

Sur ce, une fille se greffe à notre conversation. Elle a entendu la proposition et me dit qu’elle trouve ça vraiment chouette de ma part (ouais, je suis une fille trop chouette). Elle a aussi entendu que j’étais francaise et que j’étais là pour un mariage, le 13. C’est drôle, une amie à elle, de Dublin, est aussi là pour un mariage.

Le 13.

Et elle est francaise.

Ha bah tiens, c’est la belle-soeur du marié d’ailleurs.

Le bout du monde comme le bout de ta rue, un peu. C’est drôle.

En 20 minutes, on est inséparable, comme si on avait fait nos 24h de vol ensemble, on décide de sauter dans un bateau pour se faire une île ensemble.

C’était magique. De la bière au soleil aux premiers vrais paysages de ce pays merveilleux.
On passe ensuite la soirée ensemble, ils partent le lendemain matin pour aller plus dans le nord mais me rejoindront pour la soirée une fois de plus.
Je les aime d’amour, presque, ils sont tout ce que j’adore. Drôles, différents, gentils, plein d’histoires folles et d’entrain. J’espère sincèrement les revoir, un jour, bientôt. Eux deux se sont d’ailleurs retrouvés plusieurs fois dans leur périple d’un mois, faisant en sorte que leurs chemins se croisent de temps en temps.

cranemou paihia nouvelle zelande 3

cranemou paihia nouvelle zelande

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Le lendemain, pendant que mes nouveaux amis prenaient leur bus pour le Nord à 7h du matin (mon nouveau colocataire me réveillant un peu parce que « ouhlala, je trouve pas ma crème pour les mains », rajoutant à sa phrase qu’il était le cliché du gay sur ce coup là), je décidais de me faire la « petite » randonnée pour aller voir les « Haruru Waterfalls ». Annoncé comme une rando de 5km, soit 10 Aller-Retour, c’était sans compter mon sens de désorientation et la distance qui me séparait du départ. En tout, bien 4h30 de marche.

Seule.

Pendant les 3 premières heures, seule une famille d’espèce d’oiseaux non identifiés a croisé ma route, piaillant, en s’activant de traverser le chemin devant moi.

En grande randonneuse que je suis, j’avais démarrer ma balade vers 9h. Avec deux cafés dans l’estomac, et une bouteille d’eau dans le sac à dos. Ouais. c’est tout. Manger, c’est pour les faibles. Autant vous dire qu’on ne fait ce genre de connerie qu’une seule fois dans sa vie, je me suis baladée avec des barres de céréales et des sachets de sucre tout le reste de mon voyage. Même au mariage. Oui.

La rando dans la forêt puis la mangrove puis re la forêt était bien plus belle que les chutes d’eau elles-mêmes, mais l’impression d’être seule au monde fort bénéfique, pendant ces heures, pour faire le point entre moi et moi (pour arriver au même bilan : PUTAIN MAIS LA VIE C’EST QUAND MEME TROP COOL).

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(si tu crois que je l’ai réussi en une seule fois celle-ci…)
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(la voilà la vérité)

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Je suis revenue environ sur les genoux, mais ravie, me suis offert un verre de blanc made in New Zealand à l’apéro, en attendant mes copains. C’était cool. C’était les vacances. C’était une belle parenthèse.

Le lendemain, j’ai visité l’île de Russel (Kororāreka), première ville portuaire de NZ fondée par les européens et  anciennement connue sous le nom de « Hell Hole of The Pacific », rapport aux business entre pas très gentils pirates qu’ils s’y faisait (genre, un petit coin de paradis où tu te faisais trancher la gorge devant les prostituées bourrées… pour te la faire courte). Bon, aujourd’hui, tu croises surtout des touristes, plein, et des encore très gentils autochtones (je t’ai dit comme ici, els gens sont GENTILS au point de croire qu’il n’existe plus ni conflit, ni guerre nulle part, si tant est que tu ne rallumes pas les infos).

Comme c’était ma dernière journée sur cette petite région, j’ai quand même eu le droit de me prendre la radée du siècle, me trempant des pieds à la tête en l’espace de 10 minutes… rapport que bon, comme il faisait très très beau A LA BASE, mon Kway, je ne l’avais pas emporté.

Et puis il était temps de repartir.

Un crochet par les Whangarei Falls avant de rejoindre Auckland et toutes les festivités qui nous y attendaient.

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C’était bien, c’était chouette, c’était court, un peu, mais ce n’était pas fini (note cette conclusion qui reprend le thème SFR de la première phrase, NOTE ce TALENT !)(oh hé ca va hein, je dis ce que je veux d’abord)

 

 

Cranemou en voyage

Avant de te parler de tout ce que j’ai pu faire pendant les 15 derniers jours, je me pose dans ma chambre d’hôtel, en escale à Tokyo (minute je suis trop une globe trotteuse) pour te raconter un peu l’envers du décor d’un voyage en ma compagnie.

(Entre temps, je finis l’article à Lyon hein)

D’ailleurs, tout à coup, je comprends un peu pourquoi j’ai voyagé seule !

Pour commencer, il faut savoir que j’ai fait Lyon-Auckland pendant les vacances de février car mon meilleur ami s’est marié avec une Kiwi. La motivation était donc double : découvrir un pays tant rêvé ET y retrouver toute sa bande de potes sur place pour LA méga fête de l’année.

Des copains, fraichement parents, avaient proposé de les rejoindre d’abord à Hong Kong où ils sont expatriés. Nous devions ensuite partir tous ensemble sur Auckland.

C’est cet été que nous avons tous pris nos billets d’avion.

Et c’est là que tout à commencer.

Alors que toute la bande avait bien pris ses billets Paris-Hong Kong, Hong Kong-Auckland, j’ai évidemment été celle pour qui ça bugguait.

Impossible de prendre ces billets là. Après avoir tapé mon code de carte bleue en ligne environ 160 fois, je me suis quand même dit qu’il serait préférable de vérifier que je n’allait pas être débitée autant de fois, rapport que « blogueuse », ça ne gagne pas trop 53 000 euros par mois.

J’ai même fini par passer par une agence de voyage pour avoir le précieux billet. Mais rien n’y a fait. Mes copains se sont retrouvés alors que je faisais plutôt escale à Tokyo et arrivait donc 3 jours avant tout le monde en Nouvelle-Zélande.

Il m’en faut plus pour me laisser abattre. Ces trois jours seule, je comptais les rentabiliser en mode touriste à fond.

Je passe avec succès la douane Néo-Zelandaise et me retrouve dehors. J’hésite à prendre un taxi jusqu’à mon hôtel à Auckland, mais je décide de partir en bus pour économiser la course.

Parfait, la navette n’est pas chère, la dame m’explique à quel arrêt je dois descendre. Sur le plan, il s’agit du premier arrêt. Plus facile, tu meurs.

Malgré les 33 heures de voyage dont seulement 3 de sommeil et les 12h de décalage horaire, je suis surexcitée en montant dans le bus.

Premier arrêt, je descends.

Je check Google Map pour situer mon hôtel.

« Temps approximatif : 45 minutes »

Je re-check. (d’facon ça marche jamais)

Oui oui, c’est bien ça. Donc en fait, je me suis trompée d’arrêt. Mais au moins, je maitrise Google Map.

Beaucoup moins les cartes de bus visiblement.

Même à 19 000 Km, il faut que je commence par faire une boulette.

J’ai donc trainé mon sac à dos et ma valise, en jogging et bas de contention, sous un sweat bien trop épais pour les température de l’hémisphère sud pendant 45 minutes. J’ai traversé des voies rapides, j’ai salué des gens en vélo. D’autres qui faisaient leur footing. L’air de rien.

J’avais l’air d’une pouilleuse qui faisait semblant de super bien gérer la situation.

Au final, et malgré les jambes en vrac, ça m’a permis de voir un peu de pays et de constater qu’il faisait drôlement chaud au soleil… et drôlement frais dès qu’un nuage le cachait.

Je suis arrivée à l’auberge de jeunesse en nage, littéralement. A côté, quand je sortais d’un cours de Krav Maga j’avais l’air propre et en pleine forme.

Après la douche obligatoire, donc, je suis repartie marcher dans la ville d’Auckland…

Le Jet Lag ? Connais pas ! Les kilomètres ? Pas peur.

Auckland, j’ai trouvé ça super moche. Après 3h de balade, quand même, j’en ai eu assez. J’ai appris bien plus tard que j’étais partie du côté vilain, et pas là où ça pouvait être sympa.

Ma vie.

Je n’avais alors encore rien prévu de précis quant à la suite de mon périple, mais  j’avais internet. C’est bien la seule chose que j’ai su gérer sans me planter d’ailleurs, allez savoir…

Mais bon, j’en garde un peu sous le coude, sinon c’est pas drôle, vous aurez la suite plus tard !

cranemou

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