Cupidon ce traitre…

Je devrais vous parler de cette St Valentin qui me met des papillons dans le ventre, mais en réalité, je ne sais même pas si j’aime cette fête. Par principe, j’aime bien faire un truc différent du quotidien, commander la bouffe,inviter des copains pour l’apéro… Bon, cette année, y’a match de foot, donc, de toute façon, c’est pas gagné pour faire original. Pizza-bière, ça peut aussi être bien.

D’autant qu’on rentre tout juste du ski et qu’en vrai, je suis tellement épuisée que je vais sûrement avoir envie de me coucher vers 20h30.

Nan parce que Cupidon, celui là même dont on parle à la Saint Valentin, celui qui nous a fait devenir chamallow face au père de nos enfants… il avait drogué ses flèches, c’est aussi sûr qu’on se gèle en ce moment. Il doit les gaver de GHB à diffusion lente, pour que de temps en temps, une fois que le nouveau couple s’est reproduit, il oublie certaines règles de base. Et là, il se cale tranquille dans son canap’, il se branche sur notre canal et il se marre, tranquille, sous un plaid en peau de coeur.

Ce weekend, il a dû zapper sur ma chaine, tellement il avait surdoser sa flèche pour février 2012.

D’abord, il a pu nous regarder nous battre pour les bagages.

2 jours à la montagne, à quatre, c’est la même galère que pour une semaine. Un peu plus en février quand on nous annonce du -17°c, on a beau se plaindre de nos enfants, on les préfère avec tous leurs membres.
Le sac est énorme, entre les combis, les gants, les bonnets, les chaussettes épaisses, les collants, les sous-pulls, les lunettes et/ou les masques, les couches et tout le reste, j’en peux déjà plus rien qu’en regardant l’amas de fringues qu’il va falloir faire rentrer dans la voiture. Une chance ou presque, les chaussures et skis de N°1 sont trop petits, on les louera sur place, avec une luge, c’est mieux.Pas économique, mais mieux pour mes bouffées de chaleur.

Avant de partir, une fois dans la voiture, on enlève tous les manteaux et on couvre les enfants avec des grands plaids, histoire d’attendre que le chauffage fasse son effet. Évidement, il ne reste plus de plaid pour moi, je me caille, donc, malgré mes grands gestes pour tenter de fixer le lecteur DVD sur ce fichu appui-tête.

La route se passe bien, il faut dire qu’on a cette chance de n’habiter ni loin de la montagne, ni loi de la mer, ça limite pas mal les « c’est quand qu’on arrive » qui ferait péter les plombs au Dalaïlama  himself.

Il a fallu chainer, en cours de route, histoire de nous prouver à quel point Tony était notre héros. Verdict: Tony est un héros impatient, ça se confirme.

Une fois sur place et N°1 envoyé à ses cours, on a fait tester la luge à Clapiotte, qui a bien évidemment adoré. Elle a moins aimé les rafales de vent par ces températures glaciales.
Du coup, ça l’a mise de mauvaise humeur et ça m’a vaguement rappelé pourquoi j’avais juré de ne jamais la ramener au ski avant ses 18ans.

Pendant ce temps là, Cupidon se bidonne en aiguisant ses flèches et en pariant sur ses prochaines victimes.

Le soir, on se fait une petite tartiflette qui ne sera jamais digérée ce qui me permet de passer une nuit blanche moins festive que dans mes souvenir.

Le pire, c’est le lendemain matin, où il faut rhabiller tout le monde et refaire la valise. On manque tous de tomber dans les pommes tellement nous sommes engoncés dans cette petite chambre surchauffée avec des vêtements étudiés pour survivre par -30°c.

Cupidon se remet un plaid sur le dos, y’a un courant d’air, et il se marre toujours.

Je ne parle même pas de faire enfiler des chaussures de ski à un enfant. C’est LE test pour savoir si tu as des tendances infanticides.

Bref, Tout ça pour dire que Cupidon, le jour où il nous a bazardé sa flèche, il aurait pu mettre un peu moins de drogue, je me serai rappelée de certaines bases comme ne pas aller au ski en février mais plutôt fin mars avec du soleil.

Ceci dit, le bonheur de voir N°1 revenir avec sa médaille n’a pas de prix, lui qui avait si peur, il s’en est sorti comme un pro…Et entendre Clapiotte s’extasier toutes les trois minutes sur la beauté de la neige et  hurler de plaisir pendant les descentes de luge, c’était tout aussi délectable.

Donc, non, Cupidon, ce soir, je ne fêterai pas les amoureux, j’irai me coucher tôt en pensant à ce que tu nous a fait, ce que ça implique. Parfois je t’en veux, mais souvent, la toute petite lueur qui brille dans ce qui a résulté de ton coup de flèche me fait tout oublié. T’as dû vraiment te gourer dans les doses de GHB…. Merci.


ok, ça valait le coup.

 

Quand les blogueuses deviennent auteurs. Ou l’inverse. (Giveaway)

Quand j’ai débarqué sur le blog, je ne connaissais même pas l’univers dans lequel je rentrais. La « Blogo ». Je voulais continuer à écrire, et je trouvais l’option « blog » plus interactive que mon calepin, qui ne faisait rien d’autre que de rester désespérément muet.
Au fil du temps, j’ai écrit, certes, mais deux choses ce sont passées, deux choses inattendues: j’ai été lue et j’ai lu. J’ai lu des blogs remplis de talents, des blogs humains, des blogs drôles, des blogs qui m’ont nourri, aussi. Je sautais de blogs en blogs comme insatiable et j’ai découvert des perles. J’ai eu mes favoris, j’ai été peiné de voir certains se refermer sans un mot.
En quelques mois, j’étais accro.
En quelques mois, je me suis rendue compte que j’avais besoin de ma dose. Moi aussi.

Parmi mes favoris rencontrés à force de rebondir de liens en liens, j’avais pu découvrir la tendresse de Marjoliemaman, le talent de Frederique, l’humour de Mere Bordel et les bons plans malheureusement parisiens de Stéphanie.
J’ai eu la chance de rencontrer trois de ces quatre personnes et je n’ai pas été déçue du voyage. Et j’ai une grande confiance en elle, que ce soit en leur amitié qu’en leur talent.
Et puis, un jour, comme leur rêve, elles ont été éditées.

Frédérique (auteur du cahier Jeune Maman et Paresseuse) n’en est pas à son premier coup, d’ailleurs, mais celui-ci, elle le signe en tant que traductrice, en gardant l’humour de l’auteur. Il s’agit du Guide Pratique de la Maman qui Assure de Kaz Cooke, aux Editions Leduc. Un livre rempli de conseils mais en prenant la distance nécessaire aussi pour ne pas trop assommer la lectrice. Résultat, c’est fluide, ça se lit vite et c’est anti-culpabilité. J’ai beaucoup aimé.. et regretté aussi de n’avoir aps ce genre de livre pour l’arrivée de N°1!

Stéphanie, elle avait déjà trouvé le filon. Sans le savoir, son blog même était créé pour être édité: un véritable guide de Paris où elle recense tous les endroits à visiter  avec son enfant. Et pour Stéphanie, avoir une poussette est loin d’être un frein à ses découvertes! C’est ainsi qu’est né « Ma Poussette à Paris » (mais en livre) chez Jacob-Duvernet.

Marjo (ouais, je l’appelle Marjo, c’est pour me la raconter), elle nous propose un livre plein de bon sens, un dico pour les parents un peu stressés, un peu débordés par les événements. Un petit livre à glisser dans les mains de toute primipare pour la rassurer sur les petits bobos de son nouveau greffon: « Le Dico des Petits et Gros Bobos« , chez First. Une mine de conseils et d’attitudes à adopter pour les divers maux courants de nos enfants… Un bouquin comme ça, ça m’aurait sûrement enlevé un peu de pression à mes début dans la vie de mère!

Et toute dernière arrivée dans la poignée d’élues: Mère Bordel, qui nous fait un beau coming out en même temps qu’elle accouche d’un bébé de papier: « Le Journal de moi…Enceinte ». Un journal, un guide? Les deux? Muriel nous fait avancer pas à pas dans sa grossesse avec humour et légèreté, sans oublié de distiller de petits conseils bien placés. On n’est loin du trash de son blog, ici, Muriel est plus posée que chez Mère Bordel, mais son écriture est fluide et sa plume glisse aussi bien comme cela aussi. Et un gros coup de coeur pour les illustrations qui font de ce livre un must have pour la femme enceinte!
Et vous savez quoi? Je vous en offre un. Ouais!
Alors, pour vous faire une idée par vous même sur le livre de Muriel, c’est très facile, vous me laissez un commentaire avec les mots « Muriel, Bordel, Menstruel, rondelle et sexuel. »
Vous avez jusqu’au 19/02 inclus. Je tirerai au sort l’heureuse (oui, je pense que ça sera une fille, mais je peux me tromper) gagnante.

Bonne chance et encore merci à ces quatre talentueuses personnes et à leur maisons d’éditions pour les découvertes en avant-premiere (oui, bon, maintenant, ils sont tous sortis, mais j’ai jamais dit que j’étais une flèche!)

EDIT du 22/02: la gagnante du livre est « La maman du p’tit Poulet ». tirée (au sort) par Tony himself.
je vous remercie tous pour vos participations tres… poetiques. Et un gros coup de coeur pour Seb158 qui m’a vraiment fait mourir de rire avec son insurrection!
Merci à tous et à tres vite pour un nouveau jeu

C’est le Rock’n Roll des Gallinacés, YEAH

Hier, alors que je menais ma petite vie tranquillement et que j’imaginais ce qu’allait être ma journée sans enfant, bien peinard, calée à côté du radiateur, il s’est passé un truc.

J’ai regardé Clapiotte, comme elle avait grandit, comme elle devenait une petite fille en perdant ses rondeurs de bébé.

J’ai été prise de nostalgie et j’ai eu envie de passer un peu plus de temps avec elle. La voir dans son autre élément, à savoir, la crèche. La découvrir plus de 5 minutes avec des greffons de son âge. La voir évoluer avec d’autres que moi.

C’est donc pleine de bonne volonté et habillée en tenue de combat (vieux souvenirs professionnels, ne pas mettre ses fringues préférées pour aller se faire postillonner dessus par des moins d’un mètre) que j’ai emmené Clapiotte dans sa section. Évidemment, les gentilles dames ont été d’accord pour que j’observe un moment, et Clapiootte, à son habitude, à eu vite fait d’oublier ma présence.

Donc, à 9h30, quand on arrive (enfin, une fois que je pars, normalement), les enfants se mettent tous assis sur les tapis, en rond, et la fête démarre.

Je les observe, tous excités à l’idée de cette fête qui s’annonce tellement géniale: aujourd’hui, on sort les marionnettes, on chante et on rigole. Punaise, tu penses que j’étais mieux là-bas que chez moi en train d’étendre une machine à laver.

Et vas y que l’auxiliaire commence:

« Dans la basse-cour il y a,
(Les enfants se lève en mettant leurs mains derrière leur dos, j’en vois un qui en profite pour tirer sur la jupe d’une copine)

Des poules, des dindons, des oies,
(Les enfants battent des ailes, je vois la petite à la jupe mettre une bonne mandale à un petit dont la morve atteint dangereusement la lèvre)

il y a même des canards,
(Les enfants font les becs de canard avec les mains, deux d’entre eux font une bataille de pinces)

qui barbotent dans la mare.
(là, j’ai pas bien saisi la chorégraphie, ils font des trucs avec leurs jambes, ce qui, visiblement donne envie à plusieurs de prendre les copains pour des ballons de foot)

et ça fait cot–cot-cot-codek, et ca fait cot–cot-cot-codek, ça fait cot–cot-cot-codek
(Tous les enfants sont debout et bougent dans tous les sens, se rentrent dedans… Ça ressemble vaguement à un pogo, les voix un peu plus aigües en prime)

c’est le Rock’n roll des gallinacés »
(Là, gros blanc, tout le monde s’arrête et ils crient tous en (presque) choeur: YEAHHHHH)

Splendide.

Malgré les 4 gosses en pleur dont un qui se tient l’oeil.

Malgré un tympan percé et la crainte que Clapiotte s’en prenne une (un peu aussi que ce soit elle qui mette sur la tronche des ses « popains »), j’ai presque une larmichette.

C’est ça, une Clapiotte qui grandit et qui a appris, sans moi, à interagir avec son groupe. Ca m’a aussi rappelé que c’était ça, un groupe, et j’avoue, j’ai eu envie de mettre ma fille sous cloche (et d’en mettre une aux tyrans)

Et j’avoue. Je suis fierté qu’elle fasse partie de la majorité calme et à l’écoute du groupe.
Bien qu’on m’ait sous entendu que pour l’activité mettant en scènes des grains de riz (les tarés), les contenants et les contenus, elle serait un peu plus dissipée.
J’avoue aussi, je ne suis pas restée plus longtemps, hahaha! j’ai passé l’âge!

Je comprends désormais mieux plusieurs choses:

Les grains de riz secs dans le body.
Les gestes désordonnés, l’allure de soularde en sortie de bar et le « Yeaaaah » qu’elle nous sortait de temps en temps, sans raison, en plein milieu d’un repas, associé à une pose de RockStar, les deux pouces levés en l’air.
L’assurance prise en cours d’année par Clapiotte: la crèche, c’est la jungle, alors le square de quartier, à côté, c’est le Club Med!

Tout s’éclaire!

Vivement la rentrée en Maternelle et les croches-pieds en cour de récré!


YEAHHHHHHH

Le coin lecture (déco)

Dans ma chambre d’enfant idéale, j’aurai un coin dédié au cocooning et à la lecture. Dans la réalité, je n’ai absolument pas la place de faire ça dans les chambres des enfants.
Je tente tout de même de leur laisser « leur coin », où se vautrer pour buller ou pour se raconter des histoires: un petit coin à eux.

Dans l’idéal, ça ressemblerait à ça:


Chez les P’tites Mimines

Bref, vous saisissez le concept: des coussins confortables, un coin à part, des bouquins à portée de main… le tout à votre goût, et voilà de quoi l’initier à la lecture en mettant toutes les chances de son côté.

Priorité, donc, aux rangements. La seule chose à ne pas négliger, ce n’est pas le confort, contrairement à ce que l’on peut croire. Les enfants nous prouvent tous les jours qu’ils sont capables de lire dans des positions hallucinantes, la preuve sur ce dessin de Gluyas William:

(découvert sur le mur FB du BabyBlog)

Non, en fait, ce qui va vraiment compter, c’est l’accessibilité des bouquins. Bien réfléchir, donc, à ce que la bibliothèque soit à hauteur d’enfant. Il doit pouvoir se servir seul… et facilement.
Vous trouverez des bibliothèques pour enfants toutes faites dans des magasins comme Nature&Découverte ou Oxybul, ou encore Vertbaudet. Perso, je les trouvais très cheres, et j’ai patiemment écumé les vide-greniers pour en trouver une à 10 euros, j’ai changé les roulettes, coller du stickers sympas pour cacher les petits accros et N°1 est maintenant en possession d’une super bibliothèque pour rien du tout.




En cas de Gros lot, vous pourrez opter pour celle de Thomas Bentzen

Ou celle de chez Desmerveilles

Autant les premières peuvent être chinées, autant, l’esprit design des dernières vont être plus difficiles à trouver pour des budgets serrés. Mais avec un peu d’huile de coude et d’inspirations, on peut aussi faire des merveilles de nos petites mains.
Vous pouvez par exemples trouvers des caissons de différents volumes, les poncer/vernir/peindre à votre convenance et les fixer à hauteur d’enfant dans la chambre. En peignant l’extérieur de certaines, l’intérieur d’autre ou même seulement le fond, la bibliothèque sera exactement dans les ton de la chambre et les couleurs créeront un beau volume.

pour les plus petits, vous pouvez toujorus vous entrainer avec une seule caisse récupérée que vous aurez dégraissé (St Marc) puis, si besoin, poncé. Ensuite, deux couches de peinture, des roulettes, deux trous et un bout de grosse corde… et voilà un rangement sur mesure ET design.

Pour parfaire le tout, évidemment, rajouter des coussins, des poufs, des mini fauteuils, un beau plaid coloré voire, folie, une tenture pour faire office de cabane. Ne négligez pas la petite lumière d’appoint aussi…. On fera un point poufs-fauteuils la semaine prochaine.

Prêts à mettre ça en place ou vous l’avez déjà fait?

Au secours, un homme en cuisine!

Tony, tout le monde le connait ici comme l’homme fan de ménage. Mon mari, c’est le roi de la gâchette… d’aspirateur.

C’est vrai, quelque part, c’est aussi une chance. J’avoue, je ne m’occupe pas du ménage, ou peu, même les lessives, souvent, c’est lui qui gère. En fait, il n’y a qu’une chose que je ne le laisse jamais faire, c’est la cuisine. Je ne souhaite en aucun cas l’infantiliser, hein, loin de moi cette idée, mais la raison de cette éviction, c’est qu’à l’époque de notre rencontre, avant même le premier bisous, il m’avait préparé un plat de pâtes-bolognaises. Dans lesquelles il avait rajouté de la mie de pain mouillée, parce que j’avais raconté que ma grand mère en mettait un peu dans ses boulettes pour les faire tenir. Il avait juste entendu « mie de pain mouillée ». J’ai juste vomi.

Depuis, je n’ai aucune confiance en ce qu’il pourrait me proposer à manger, et il en profite en me répétant à quel point il est troooop nuuuul et donc que sans moi (un soir où je sortirais boire un verre avec une copine, par exemple), ça serait trop-horriiiiible.
Je sors quand même, rassurez vous.

Et dimanche, mon Tony déboule dans le salon, la bouche en cœur:

« Hmmmm, je mangerai bien un gâteau au chocolat, tu as de quoi faire un gâteau au chocolat? ça serait bien, non, de faire un gâteau au chocolat et de manger un gâteau au chocolat au goûter? »

Mon mari, il a 5 ans.

« oui, il y a de quoi, mais je n’ai pas le temps, là, je suis occupée, mais c’est pas compliqué, fais le toi même »

Stupeur et tremblements.

Il me scrute avec des yeux de Chat-Potté comme si je l’avais fâché (5 ans, j’ai déjà dit?).

Ok, je vais tout te sortir, et t’auras qu’à demander à N°1 de t’expliquer comment on fait. Je te donne la recette des fondants faits en 8 minutes.

Je sors le tout, N°1 est au taquet, trop comptant de l’humiliation qu’il va infliger à son père.

« Mince, c’est marqué 150gr de chocolat et la plaquette fait 200g »
(zut, hein?)

« je mets quoi en premier? »
(on est mal barré)

« N°1, tu sais casser les oeufs? »
« non, moi je mets toujours des bouts de coquilles »
« Ah… Bon, je vais essayer de le faire.. bon…. »
(Glups)

« Oh dis donc, N°1, tu le fais bien le touillage, c’est bien, continue »
(esclavagiste)

« Et maintenant, je fais quoiiii? Ça se mélange le chocolat et la pâte? »
(Sérieusement?)

« Et donc, maintenant, je mets dans les moules c’est ça? »
(perspicace)

Au bout de 45 minutes, les fondants sont enfournés.
Et moi, j’ai pas plus avancé dans ce que je faisais.

C’était de la bombe.
J’avoue.
Merci Tony. (Et beaucoup N°1, aussi)

Rien ou presque à voir, si jamais vous voulez qu’on rigole encore même les jours feriés et les vacances scolaires, j’ai (enfin) créé une page Facebook pour le blog, c’est là bas que ca se passe (aussi), je vous y attends: Page Cranemou.  M’en vais y mettre la recette d’ailleurs, tiens.

Grand concours Bugaboo Donkey: 3-2-1 partez!

Je suis absolument fan de puériculture. c’est un fait avéré, j’aime le matos pour les bébés: du hochet au cuiseur vapeur, en passant par la chaise haute, je suis en transe. Mon plus grand plaisir lorsque je me suis rendue sur le salon Playtime le week end dernier, c’est de découvrir les nouvelles poussettes High-Tech. Des poussettes qui font rêver toutes les primipares et même quelques papas au passage. Des poussettes qui sont loin du grand landau décoré en crochet par mémé Sylvianne. Des poussettes qui se fondraient presque dans le décor épuré et design de mon salon.

Mon amour pour les poussettes doit venir de ma frustration lorsque nous habitions notre ancien appartement. Un ascenseur minuscule dans lequel ne rentrait que quelques rares modèles. Heureusement, j’avais trouvé une poussette dans mes goûts et vraiment pratique, mais ça ne m’a jamais empêcher d’admirer les grandes berlines pour bébés avec leurs grosses roues, leur guidon ou leur panier XXL.
La classe quoi.

Prenons un exemple de poussettes de ce type: la marque Bugaboo, par exemple, au hasard (hum).
Bugaboo se positionne comme la marque conçue pour le confort de l’enfant ET du parent.
Comme sa nouvelle poussette, la Bugaboo Donkey, la marque propose des poussettes ultra pratiques et maniables. Le plus de la Donkey, c’est de s’adpater à presque tous nos schémas de vie: de la poussette mono pour un seul enfant à la poussette duo pour des jumeaux ou des enfants rapprochés, en quelques clics, la poussette se la joue Transformers: le guidon télescopique coulisse pour agrandir ou réduire la largeur de la poussette. On y fixe ainsi une assise ou une nacelle à côté d’un panier pour la version mono, ou encore deux assises, deux nacelles, un landau+une nacelle, le tout face à la route ou face à nous. Plus de choix, c’était dur!

J’ai eu la chance de tester la poussette au salon, de la manier, de clipser, déclipser, changer de configuration… D’une facilité déconcertante! Oui, même pour moi qui comprends vite à condition qu’on m’explique longtemps. le plus, c’est qu’elle a l’air d’être confortable, en plus de pratique, que ce soit pour le hamac ou pour la nacelle, le chanceux qui y posera son royal fessier sera bien à l’aise, croyez moi.

Ca vous fait baver? Tant mieux, je me sens moins seule. Et tant mieux aussi, parce que vous allez pouvoir la gagner.
Oh oui, vous pouvez dire « Waaaahhh ». Mais ne foncez pas tête baissée non plus, vu le cadeau, va falloir bosser, et bien tout lire!

D’abord, je vous explique. Pour participer, le jeu se déroule en deux étapes.

  • 1ère étape : regardez la vidéo ci-dessous et répondez aux deux questions. Si vous répondez bien à la 1ère question et que vous réussissez à m’épater en termes d’originalité, de drôlerie et de sens artistique avec la 2ème  question, vous gagnerez le sac à langer Bugaboo en cuir blanc (d’une valeur de 129,95  €) :

 

Je posterai votre création (c’est-à-dire votre réponse à la 2ème question) sur la page Facebook de Bugaboo France et la création qui remportera le plus de « j’aime » remportera la Bugaboo Donkey de son choix*.

(*Lot final : la vraie de vraie Bugaboo Donkey, soit en version mono, si vous avez un petit de 0 à 3/4 ans (max 17 kg) et que vous avez toujours beaucoup trop de choses à emporter avec vous ; en version duo si vous avez deux enfants rapprochés (l’un dans la nacelle, l’autre dans le siège) ; ou en version twin si vous avez des jumeaux ou des enfants très proches (deux nacelles ou deux sièges).)

Pourquoi je vous parle de finale? Parce que le jeu est en place sur 10 blogs différents:

Consobaby et Papa-testeur (un seul gagnant),Mumisgeek, Dadisgeek, La Tribu de Juju, Maman@home, Jumeaux and Co, Malice et blabla, Parents testeurs, Virginiebichet et ici même.

MENTION IMPORTANTE : il ne sera pas possible de déposer plusieurs candidatures sur les différents blogs. Vous devez choisir un blog, adaptez votre participation au ton et au style de ce blog, et vous y tenir (chaque participation sera vérifiée)

C’est bon? Vous avez tout compris? Alors venons en à la vidéo et au jeu maintenant:



Question 1 : Quelle est la configuration de la Bugaboo Donkey devant la Tour Eiffel ?

Question 2 :Essayez d’illustrer ce que représente pour vous la Bugaboo Donkey (photos, texte, dessin, vidéo, rébus, etc.) A vous de jouer ! Celui qui fournira la création la plus originale, étonnante, dôle gagnera le sac à langer en cuir Bugaboo d’une valeur de 129,95 € et restera en lice sur la page Facebook de Bugaboo France pour gagner la Bugaboo Donkey dans la configuration de son choix (Mono, Duo ou Twin).

Comment participer? Envoyez moi votre participation par mail UNIQUEMENT: natachart@hotmail.fr en indicant en objet « Bugaboo » et venez me dire dans les commentaires que c’est envoyé (ma réponse au commentaire fera office de validation). Merci de me spécifier également que vous autorisez la publication de votre participation sur le blog et sur la page Facebook de Bugaboo.

Je vous conseille vivement de participer chez le blogueur qui vous inspire le plus pour avoir plus de chance d’être son élu. Vous imaginez bien qu’ici, je vais largement privilégier la créativité et l’humour plutôt que la sensiblerie. A vous de jouer!
Le gagnant sera annoncé dans un billet spécial le 20 février 2012. Les votes débuteront dès le lendemain sur la page fan, et en tant que « Poulain de Cranemou », je ferai tout mon possible pour vous aider à récolter des clics pour votre participation.

N’hésitez pas à relayer cette belle occasion de gagner ce magnifique cadeau, même si vous n’êtes pas ou plus vraiment concernés.
Je compte sur vos belles participations! Bonne chance!

 

 Concours sponsorisé

Nos amis virtuels…

Non, je en vais pas vous parlez de ces amis ou ennemis que nous nous faisons sur la toile, c’est dimanche, paix des foyers tout ça…

On va rester plus dans la joie d’être un minot, de n’avoir comme seul soucis majeur le manque de pâte à tartiner dans le placard et de connaitre une imagination sans limite, ni censure.

En novembre, je vous avais parlé du jeu Skylanders. N°1  venait de découvrir le royaume de Spyro le dragon et commençait à bien accroché au concept de faire « vivre » les figurines dans son jeu vidéo.
Nous ne sommes pas accros aux jeux vidéos en général, on y joue (surtout les garçons, à vrai dire) environ 1 à 2 heure par semaine. Donc, non, nous ne sommes toujours venus à bout du méchant de Skylanders, nous n’avons pas plus sauvé les Skylands, nous sommes lents, mais on le fait bien.

En revanche, N°1 commence à avoir une sacrée collection de personnages, entre ceux offerts et les cadeaux de Noël, il a vraiment le choix pour les faire évoluer dans son jeu.
Sauf que.
Sauf que, en fait, je crois qu’il les adore pour une autre raison, finalement. Souvent, je le surprends en train de les mettre en rang, de leur inventer des histoires, d’organiser des batailles et des plans tactiques.
Il y a quelques mois, N°1 m’a demandé de virer son château de chevaliers parce qu’il se trouvait un peu grand pour y jouer. Quand je le vois former des armées et jouer des heures avec des personnages fictifs, ça me fait doucement sourire.

Continue de faire vivre tes jouets N°1, ne crois pas que tu échapperas à ton imagination d’enfant avant l’heure.
Pour ma part, je vais dépoussiérer et reconstruire ton château… au cas où…. Et surveiller que tu n’en perdes pas en route histoire que tu puisses continuer à jouer avec sur la console, hein!

NB: On m’informe que deux nouveaux personnages (Cynder et Double trouble)(non! Pas Cindy Sander, Cynder on a dit) ainsi qu’un nouveau Pack Aventure Empire of Ice va sortir. Je vais planquer cette information je crois, moi!!

Méthode anti-bébé congelé à l’insu de notre plein gré.

Il fait froid.

Très. Je ne compte pas te faire un point météo, t’as qu’a voir la carte d’Evelyne le soir, on se croirait à Minsk. Je suis tellement paralysée par le froid que j’ai l’impression d’attendre l’impact avec le Titanic sur un Iceberg. Et je chauffe ma maison pourtant, croyez moi!

Alors je me dis… comment ça se passe pour les ptits? N°1, lui, est bien capable de me dire si il se caille la moelle, mais Clapiotte, avec son accent Kurde, je comprends pas toujours.
Toujours est-il que j’ai trouvé une parade à mon questionnement permanent quant à la thermo-regulation de ma fille à couette. Je vous en fais part, ça peut servir.

Je déguise mon enfant en mille-feuilles.
D’abord, un body, sur lequel je rajoute un T-Shirt. Si possible, le sous-pull de ski acheté chez Décat. D’ailleurs, pour aller avec, je mets le collant assorti au sous-pull. Puis, un sweat zippé. Puis, une veste en polaire zippée avec capuche. Un pantalon, une paire de bottes, un manteau doublé en polaire. Un bonnet bien chaud sur lequel je rabat la capuche de la veste en polaire et la capuche du manteau. J’attache le tout avec une écharpe en polaire. Ça fait au moins 380 bouteilles en plastiques recyclées en laine polaire… Pensez à augmenter ma consommation en bouteilles plastiques.
Là, tout de suite, ma fille a les bras nettement moins mobiles. Ce qui est plutot un bon point. Les bras ainsi légèrement relevés, ils sont automatiquement en position pour lui tenir la main (gantée, la main, ca va de soi). C’est nettement moins pratique pour la rentrer dans la poussette, il faut que je tente de replier tout ce bazar de manière ergonomique, sinon, ça ne rentre pas.
Une fois presque confortablement installée (les bras le long du corps avec ce volume permettent un bon maintien dans la poussette, ce qui n’est pas négligeable pour ce qui va suivre), je rajoute une grosse couverture (en polaire) (+37 bouteilles)que je bloque dans les rares petits interstices que je trouve et que j’enroule autour de ses jambes.
Et comme il ne reste que son visage qui dépasse et qu’elle a la bonne idée d’avoir une peau très réactive -à tout- je lui étale un tube de coldcream en couche épaisse.
Rabattage de capote et dépliage d’habit pluie (+10 minutes si tu l’avais laissé dans le coffre, il est rigide comme… nan je dis rien)

Après 20 minutes et la sueur au front (et sous les aisselles)(je vais pas te faire croire le contraire), je me demande finalement si il fait si froid que ça.
Je demande à Clapiotte si ça va et n’obtiens qu’un vague regard plein de dédain.

Ma fille me hait.
Mais c’est pour son bien.
Et puis je suis nulle pour amputer des membres en plus.

Heureusement, la crèche n’est qu’à 5 minutes!


Mais non c’est pas « trop »…

 

Petite fille deviendra grande (sponso et cadeaux)

Billet indépendant rémunéré

Quand on m’a annoncé que mon deuxième enfant était une fille, j’ai vu Tony sauter de joie. Moi aussi, hein, j’étais contente, parce qu’au fond, j’attendais surtout qu’on me dise que tout allait bien, pendant l’écho, mais au fond de moi, une petite appréhension frémissait : une FILLE !

Je suis une fille, on pourrait croire que ça coule de source d’en élever une aussi. Mais je suis une fille qui a deux frères et pas de sœur, je suis une fille qui a plus d’amis mecs que nanas, je suis une fille qui trouve qu’un garçon, c’est plus facile, je suis une fille qui a un petit garçon, aussi. M’occuper d’une fille, ça me paraissait dingue.

Finalement, Clapiotte va bien, à priori, je gère.

Mais tout de même, il y a certaines vraies différences de taille entre un bébé garçon et un bébé fille et OUI, je parle de leur sexe. Ça vous paraît évident ? Nan mais je parle pas du fait qu’un a une protubérance que l’autre n’a pas. Je parle du fait que, par exemple, nettoyer les parties intimes d’un garçon après sa selle molle post-épinard, c’est plus simple qu’avec une fille. Pourquoi ? Parce que chez le p’tit mec, tout est à l’extérieur. La petite fille, faut aller vérifier bien partout que c’est propre parce qu’au niveau des muqueuses, faudrait voir à ce que ça ne macère pas là bas dedans…
Pour avoir connu au moins une fois dans notre vie un soucis au niveau intime, on sait à quel point ça peut être douloureux… raison de plus pour y mettre de l’application, à la toilette de notre chtiotte en couche-culotte.

Oui mais voilà, le fait est que la chtiotte, quand elle grandit, elle commence à se débrouiller seule et on la comprend bien (sans compter qu’en plus ça nous arrange).

C’est là qu’il faut la jouer fine et biiiien lui apprendre à ce nettoyer la minette afin d’éviter un maximum de désagréments, les plus répandus chez une petite fille à partir de 4 ans et avant la puberté étant les  vulvo-vaginites (bon appétit) qui grattouillent et qui brûlent… et on veut pas de ça chez la chair de notre chair !

Donc, non seulement on leur apprend LA BASE, c’est à dire aller du propre au sale, dans le bon sens, on évite d’utiliser des gants de toilettes dégueux, et avant et après les toilettes, on se lave les mains.

Et pour la douche, on arrête immédiatement les savons avec savon qui lui font le même effet que du décap’four, on prend du sans savon voire, on court à la parapharmacie ou à la pharmacie pour acheter le nouveau Saforelle Miss conçu par Laboratoires IPRAD Santé (à la demande de certaines mamans utilisatrices du Saforelle qu’on connaît bien).

 

Un flacon pompe blanc et rose pour bien expliqué aux gars que c’est pas pour eux, des actifs naturels et tout doux (guimauve, officinale, bardane, glycérine végétale) : on élimine les saletés sans irriter les muqueuses : c’est ça le secret.

Pour aller au bout du raisonnement, et comme Clapiotte a encore la joie de se faire faire la toilette par moi-même, le Saforelle Miss a été testé par une copine de N°1, 6 ans et demi :

Parvis de l’école de N°1, 16h30 :« Salut, maman de copine de N°1, tu veux faire tester à ta fille un gel moussant intime ? ».
Vous pensez bien que je ne passe pas DU TOUT pour une psychopathe.

Heureusement,  elle me connaît. Un peu. Elle n’a pas alerté la brigade des mœurs.

Verdict : « c’est bien, ça sent bon, mais ça fait pas de mousse » de la principale intéressée. « pas de réactions particulière à noter, ça a l’air d’être un bon produit » de sa maman.
Évidemment, le produit peut être utilisé sur tout le corps et non pas que pour la toilette intime… commencer à prendre 12 produits pendant une douche à cet âge là, ça ne présage rien de bon pour l’organisation du planning familial à la puberté…

Et vous ? Vous voulez tester le gel lavant Saforelle Miss ? J’en ai trois à vous faire tester, donc, si vous vous sentez concernés pour votre fillette ou la fillette de votre voisine (mais si, vous verrez, c’est super facile à amener dans une conversation), vous me laissez un petit commentaire me spécifiant que vous participé et quel âge à la petite fille.

 

Vous avez jusqu’au 09/02/12 pour jouer, les gagnants seront désignés par tirage au sort.

Bonne chance à tous !

Et pour en savoir plus, évidemment, le site : www.saforellemiss.com

EDIT: les 3 gagnants sont MmeCerise, caro.c et Flounette.
Bravo à vous 3. J’attends vos adresses pour l’envoie du produit.

Merci à tous!

Pète un coup, on n’est pas au Hilton!

Avant Propos:
Sache que je passe du coq à l’agneau dans cet article. 

Hier soir, j’ai regardé le film de Klapish qui passait sur Canal. J’ai une vie de dingue, je sais que je t’impressionne, mais je ne vais pas m’arrêter là (quoi que je pourrai, c’est conceptuel, apparemment).

J’ai donc regardé « Ma part du gâteau ». J’aime bien Klapisch. Je l’aime parce que le Péril Jeune a bercé mes années lycée, parce que l’Auberge Espagnole a égayé mes années FAC. Parce que Klapisch quoi.

Et puis j’aime bien Karine Viard. Et j’ai presque un peu touché les fesses de Gilles Lellouch, alors c’est normal que je m’intéresse à sa filmographie, maintenant qu’on est presque proche.

Donc, hier soir, alors que je m’étais promis de me coucher tôt, j’ai regardé « Ma Part Du Gâteau », parce que tout ça.

C’était sympa. Faut dire que je suis bon public, ça aidera certainement ceux qui n’ont pas aimé à comprendre.

Mon soucis, ce n’est ni l’histoire, divertissante, ni le jeu d’acteur, très bien. Mon soucis c’est la fin.

Autant ça m’agace de ne pas comprendre la fin d’un film fait par un mec complètement barré qui t’embrume le cerveau avec des théories fumantes, autant j’abhorre les films sans fins. Ceux qui n’en finissent pas et ceux qui sont littéralement sans fin. Comme celui là. Pas de fin. On te coupe la scène finale avec une musique lancinante et on t’envoie le générique. A toi de te démerder avec ce que tu viens d’ingurgiter pendant 1h40.

Tu voulais une fin en Cendrillon Style, bah va te coucher en pensant que la gueuse se transforme en princesse, tu feras de beaux rêves remplis d’espoir et de bons sentiments.

Tu es sadique et terre à terre et elle ne mérite que l’injection létale? Fais toi plaisir, de toute façon, Klapisch te donne la permission de voguer au gré de tes bons ou mauvais sentiments. On pourrait croire que c’est presque généreux de sa part, de nous laisser choisir la fin, comme ça.

Moi, je me dis juste que c’est super lâche.

Choisis ton camp Cédric, hein! Dans tous les cas, tu vas décevoir une moitié des spectateurs, mais bordel, assume un peu.

Évidemment, si tu restes sur Terre, tu sais que ça se finit mal pour les faibles, en vrai. Les utopistes vont t’en vouloir, à coup sûr.

Si en revanche tu nous la joues grand prince avec une fin remplie de paillettes, on va crier au blasphème.

J’vais te donner un exemple si on s’amusait à faire ça dans notre vie.
Imaginez si Thierry Courtin père de Tchoupi faisait le coup.
Tchoupi va au pot.
Tout se passe bien, Tchoupi a un superbe pot, et il prend de quoi s’occuper.
Maman passe la tête par la porte et demande « Alors, mon Tchoupi, tout va bien? »
Et là, tu tournes la page et c’est fini, y’a plus rien. A toi et ton gosse de vous démerder avec ça. Ahaha, que choisira-t-il? Tchoupi a t-il réussi à couler un étron ou va-t-il simplement se relever en mettant un coup de pied dans le pot et en criant qu’il faut arrêter ces conneries maintenant?
Si Clapiotte avait le choix, elle prendrait la deuxième solution, pour sûre.
Mais Thierry, il en a, et il décide de décevoir les moins d’un mètre en leur expliquant que SI, Tchoupi,; lui, il a fait dedans; tant pis si ça te plait pas; sale gosse, mais va falloir t’y faire.

Mais c’est pas toi, Cédric, en fait, c’est tout le monde. Plus personne ne choisit son camp, de peur de froisser les uns ou les autres, de peur de perdre… quoi, au juste, je me demande bien.

J’avais commencé à en parler un peu vaguement dimanche en me plaignant que faire de l’humour, ça devenait compliqué, en public, parce qu’on commençait vite à se poser plein de questions, qu’on ne voulait pas vexer, pas choquer pas, pas décevoir…

En ce moment, c’est partout pareil. Même les méchants n’assument plus et édulcorent leur propos en prenant de la distance. Quel intérêt? Et si  on pétait un coup, tous autant que nous sommes et qu’on recommençait à vivre dangereusement, en disant vraiment ce qu’on pense, sans forcément prendre de gants? Sans blaguer, on frôle l’uniformité là.

J’ai pas de fin à cet article, parce qu’en fait, je l’ai commencé sous le coup de la colère hier soir en constatant la fumisterie de Klapisch.

J’en ai ma claque . J’en ai raz la casquette d’entendre qu’il faut lisser le ton de nos articles. J’en peux plus de lire des choses molles. Je meurs de ne plus me permettre de rire de toutes ces choses absurdes qui me faisaient rouler par terre il y a peu de temps.

Je refuse de m’aseptiser le cerveau.
Je refuse de ne pas trouver drôle qu’un illustrateur s’éclate à dessiner un petit mec qui supporte une course de vélo à poil en imitant les majorettes, un poireau dans la main, absurde, drôle et cocasse.
Je refuse de renier ma culture Coluche et compagnie.
Je veux encore pouvoir rire de tout, si tant est que c’est bien amené.
Je ne veux pas suivre une voie toute tracée juste pour faire bien comme dans une belle case.

A Bas Le « So Shocking »!
A Bas les films sans fin!

Assumons et Rions!