Polluée de l’interieur

J’habite en centre ville. Je n’envisage pas vraiment ma vie autrement que comme celle que je vis actuellement: je fais tout à pieds, je ne m’embête pas avec un voiture, à peine plus avec les transports en commun. Tout est à proximité, tout est pratique, tout est simple. C’est parfait, ça correspond idéalement à mon mode de vie.

Ca ne m’empêche pas d’adorer la campagne, de regarder avec envie des photos de levé de soleil sur des plaines figées dans le froid, à perte de vue. Ni d’imaginer ce que pourrait être une vie de famille en bordure de forêt (bien pratique, avouons le, pour jouer au petit Poucet avec ses enfants).

Mais non. Rien n’y fait. Je ne pourrai certainement jamais me résoudre à me défaire de mon côté urbain. Et puis… je n’ai jamais eu de bottes de pluie, c’est inenvisageable de changer à mon âge.

Pourtant, dans des situations comme celles que je connais en ce moment, ce n’ets pas bien évident non plus de gérer les inconvénients de la ville.

En ce moment, à Lyon, nous avons atteint le niveau le plus élevé du seuil d’alerte à la pollution aux particules. La pollution. Ce seuil signifie qu’une « exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement, justifiant l’intervention de mesures d’urgence » d’après Airparif.

Étant une petite nature niveau ORL et ayant une capacité hors du comment à être allergique à à peu près tout, voilà qui m’embête un peu. D’autant plus que ce genre de tare se transmet visiblement de façon dominante dans les gènes puisque mes enfants ont hérité de ce soucis. Seul héritage de ma part d’ailleurs. Voilà le cadeau.

Pourtant, il faut bien continuer, même en ce moment, à aérer les chambres, le salon et tout l’appart en général. En faisant rentrer, donc cette pollution extérieure dans mon humble chez-moi.
Du coup, quand on m’a proposé de tester un purificateur d’air Rowenta, je me suis dit « why not ? ». Après tout, ça ne pouvait pas etre pire. Et effectivement, le traitement de l’air peut être un bon moyen pour pallier à ce soucis.

Infographie_Allergies_Rowenta
Rowenta-infographie-purificateurs
(Cliquez sur les infographie pour les lire plus confortablement si vous n’avez pas les yeux bioniques)
(Si, si, c’est très informatif)

Globalement, qu’est-ce que j’en pense après quelques mois d’utilisation:
Déjà, c’est pas moche. Et ce n’est pas négligeable, même si ce n’est pas à la base ce qu’on lui demande, tant qu’à faire, c’ets quand même mieux.
Ensuite, j’apprécie bien qu’il s’occupe d’une surface de 35m2 en 30 minutes. Ca permet de faire le tour de la maison en une heure et demi (désolée, ca fait plus si vous habitez un loft).
Son niveau sonore est suffisamment faible pour que ce ne soit jamais dérangeant, de jour comme de nuit (mais je ne l’ai utilisé que de jour à vrai dire).
Son système d’alerte lumineuse qui nous indique dans quel état de pollution est notre pièce est assez flippante ici, elle s’est régulièrement fardée d’un magnifique rouge pour nous signaler que c’était la cata de l’air ambiant. Mais il filtre, il filtre et tout redevient aussi vert qu’une pelouse du Parc des Princes.

Et côté bénéfices ? Je ne sais pas trop quoi répondre. Effectivement, on est moins sujet cette année à des laryngite-trachéites d’origine souvent allergènes mais si c’est dû à cet appareil ou non, comment savoir. Peut être qu’on a juste plus de chance ? Peut être que les enfants sont plus résistants et ne transforment plus chaque rhume en complication ORL. Comment en être sûr ? Impossible. Mais on continue de filtrer, sait-on jamais, c’est peut être une vraie bonne solution pour qu’on arrête de tousser sans arrêt au moindre pic de pollution !

Pour plus d’infos sur le traitement de l’air, vous pouvez consulter cette page très complète.
Et pour en savoir plus sur le purificateur que Rowenta m’a offert, c’est par là.

Kof-Koffement vôtre
(ouais je fais trop bien la toux)

Redevenir mère.

L’autre jour, je publiais un article qui brassait mes tripes depuis longtemps, à propos de comment j’ai vécu mon premier accouchement.

Suite à vos nombreuses réactions qui m’ont bien plus ému que mon propre récit, à vrai dire, j’ai décidé de répondre aux questions qui sont revenues régulièrement dans les commentaires , que ce soit sous l’article, sur Facebook ou sur Twitter, via un nouveau billet. Parce que oui, effectivement, il y a eu une suite à tout ça. Que ce soit le lien mère enfant avec N°1 ou le simple fait d’envisager et de gérer une seconde grossesse… un second accouchement.

Ce billet est dans mes brouillons depuis le lendemain de la publication du premier opus pour tout vous dire, mais je n’avais pas pris le temps de le finir. Pas toujours facile de se dévoiler hein ?
Et comme sous avez été très nombreux hier à me prévenir « Hey ! Regarde, tu es citée dans Les Maternelles suite à ton article « souffre en silence » (merci Elsa), je me dis qu’il est temps de conclure.

Le lien mère-fils a été compliqué à tisser, mais je ne vais pas m’attarder trop longtemps, j’en avais fait un article déjà, il y a longtemps. Ca va mieux. BIen mieux. Nous avons retrouvé ce fil que nous avions lâché à la naissance, nous l’avons fortifié. Il est différent, mais il est beau quand même.

La question du second enfant s’est posé par la suite, comme dans beaucoup de familles.
Je l’ai rejeté pendant des mois. Des années même.
« JAMAIS », c’est ce que je disais.
Je l’affirmais avec conviction. Pourtant, j’ai senti revenir ce désir d’enfant. Ce deuxième.
L’envie s’est faite plus forte que la peur et c’est presque sans boule au ventre que je suis repartie pour un « même joueur, joue encore » 4 ans plus tard.
Mais les choses ont été différentes.
Je me suis orientée vers un obstétricien très réputé. Une personne qui ne prenais plus de nouvelle patiente depuis fort longtemps mais qui a été touché par mon parcours et qui a accepté de me suivre.
Un grand monsieur qui avait la douceur et la délicatesse de m’expliquer longuement ces choses simples qui me rassuraient au fil de ma grossesse.
Ensemble, nous avons construit un dossier très complet… au niveau psychologique surtout.
Il savait. Et tous ceux qui m’accompagneraient le jour J en salle d’accouchement sauraient aussi.
Mes doutes, mes craintes… mes angoisses. Mes plaies.

J’ai eu des contractions. Je suis arrivée sereine à la maternité (pas la même que la première fois, évidemment, donc).
J’ai été prise en charge assez vite. Le nom de ce grand médecin en haut de mon dossier a dû jouer sur la qualité de l’accueil, certainement. Je m’en fiche pas mal d’avoir été pistonnée. Je méritais bien ça.
Ca a été long. Très long.
La péridurale a été posée dans l’ambiance la plus calme au monde. J’étais bien. Je gérais ma douleur. Je n’avais pas peur. La bienveillance régnait. On venait me demander si j’allais bien. J’allais bien. Tout allait bien.

On a fait une écho pour voir si Clapiotte s’engageait correctement. Elle se présentait par la face. Dépitée, la gynécologue de garde ce jour là m’explique qu’il faudra certainement refaire une césarienne si la petite ne se décide pas à baisser sa fichue tête. Je connaissais les risques d’un accouchement par voie basse avec un utérus cicatriciel. Il n’y a pas de problème.
On attend, de toute façon, tout va bien, les contractions font doucement leur travail et les équipes aussi.
Je suis Natacha, la patiente de la salle d’accouchement N°2. Je suis quelqu’un. Je suis une future mère. Et je vais bien.

On décide au bout d’un temps de percer la poche des eaux pour activer tout ça. On m’explique, encore, avec le sourire le pourquoi du comment.

On s’installe.

PLOC.

La suite voudra que rien ne se passe de façon normale, une fois de plus.
J’ai dû partir en urgence en césarienne.
Mais chez les humains, urgence ne signifie pas précipitation. On m’explique pourquoi il faut. Pourquoi c’est urgent. Pourquoi on y va, là, maintenant. Moi. Ma fille. Il faut. Mais tout va bien se passer Madame, vous avez été formidable. C’est dommage de devoir passer au bloc mais tout ira bien.

Une fois de plus, j’enchaine un peu de malchance et on doit m’anesthésier totalement.

2h plus tard, je me réveille en sueur sous une couverture chauffante. On me sourit.

On m’explique de nouveau ce qu’il s’est passé.

Ma fille arrive dans les bras de son papa. Dieu qu’elle est vilaine toute poilue… MA FILLE. Que je l’aime déjà, de si loin.

Tout va bien. Tout le monde va bien.
Je réclame à repartir à la plage. Je plane. Je me rendors un peu.

Dans ma chambre, on revient m’expliquer les soucis que j’ai rencontré. J’ai une sonde urinaire pour 8 jours. Mais nous allons bien. J’en rigolerais même plus tard, beaucoup, ici.

Refaire un troisième enfant sera dangereux. Un risque bien trop grand pour lui, pour moi. La question ne se posera donc plus. J’ai deux beaux enfants qui vont bien. Nous avons une histoire particulière concernant leur accueil dans ce monde.

Mais aujourd’hui nous allons bien.
Et cet accompagnement bienveillant malgré les soucis rencontrés y est pour beaucoup, si ce n’est pour tout.

Aujourd’hui nous allons bien.

Ne t’en fais pas.

1

 

Un drôle de Noël facon pétage de câble (la vidéo qu’elle est bien pour se marrer)

Il y a les parents qui nous font monter la culpabilité au niveau maximum en assumant complètement leurs enfants. Ca nous met le moral au ras des chaussettes dès qu'on les voit, sourire béat, essuyer les mains pleine de terre de leurs greffons alors que nous, on aurait déjà hurlé que "Mais p*** j'ai pas de lingettes en plus !!!".

Il y a les parents à qui on lâcherait bien notre derniere moitié de Lexomil tant ils ont l'air au bout du rouleau en voyant leurs Scotch se rouler dans l'herbe fraiche avec leurs habits blancs (c'était le baptême de la cousine Mickeline)

Et il y a les parents qui sont un peu tout en même temps et qui en viennent à juste péter une durite.

C'est le cas de Marie. Marie a trois enfants. Trois lardons qui lui en font voir de toutes les couleurs. Et cet hiver, Marie craque.

Parce que ce serait connu si les périodes de Noël étaient des périodes faciles pour les parents. Ce harcèlement permanent des greffons qui veulent ci, et puis ça, et puis aussi ça, hein, hein maman, je peux mettre ça sur ma liste du Père Noël ?
MAIS MANGE LA TA LISTE HEIN !

Donc Marie. Marie pète un câble et a décidé que c'était à son tour de se venger (gentiment) de ses enfants.
Elle leur concote des cadeaux de Noël avec amour et blanches mains. C'est tellement… réussi… que les pros du Do It Yourself peuvent aller se rhabiller sans passer par la case départ, DIRECT.

Qu'est ce que j'ai ri en voyant les vidéos de Marie sur le site dédié.
Ce qui est certain, c'est qu'au final, il n'y a pas que les enfants de Marie qui ont été surpris, grâce à KIA et sa série limitée Kia Carens Toys’R’Us vendue avec une PSP, deux jeux et d’autres surprises…

Je ne peux que vous inviter à aller voir de quoi il retourne quant à ce drôle de Noël sur le mini site dédié à l'opération.

Et vous pouvez évidemment regarder celle ci pour commencer:

 


Et vous, vous êtes dans quel camps de parents ?

 

Vidéo sponsorisée

Grandir avec Nathan pour occuper les O-10 ans (sponso et concours)

« Qu’est ce qu’on fait ? Hein mamannnn, qu’est ce qu’on faiiiit ? Je m’ennuiiiie… Oh LALA QU’EST CE QUE JE M’ENNUIE MOI ALORS »

Oui. L’enfant s’ennuie. L’enfant a 4 rayons entiers de Toys’r us dans sa chambre mais il s’ennuie. De façon régulière. Et principalement quand on n’a pas une seule minute à lui accorder, rapport qu’on était en train de faire un fraisier à 4 étages là, tu vois choupinet. (Ou se faire couler un bain, ça compte pareil, et c’est moins chiant).

On a tous et toutes notre petite solution pour faire taire les « j’m’ennuie » qui sonnent faux mais qui nous agressent trop les tympans pour faire comme si on ne les entendait pas.

Par exemple le DVD. Ca marche bien, le DVD.

Mais ça fait culpabiliser parfois. Parce que « parfois », on le met deux fois de suite, l’air de rien… Hum… Je ne vise personne évidemment.

Autre solution, compter sur ceux qui ont bossé pour nous aider. Par exemple Nathan qui a créé le site « Grandir avec Nathan » et qui propose des activités pour les enfants de 0 à 10 ans. OUI. 10 ans. C’est suffisamment rare pour que j’insiste sur ce point. Le greffon trouvera de quoi s’amuser, créer, s’éveiller et apprendre de manière ludique et pédagogique.

« Je m’ennuie » —-> Grandir avec Nathan. BIM, un coloriage ? Une activité bricolage ? Des exercices ? Peu importe, c’est sympa, ça occupe le greffon et ça nous laisse souffler quelques precieuses minutes !
On trouve même sur le site des fiches de conseils et des fiches pratiques qui pourront nous être bien utiles quand on se retrouve un peu démuni face à un enfant… comment dire… fatigant.

En ce moment sur Grandir avec Nathan, vous pouvez voter pour vos articles préférés sur tout le site. Pour celà, il suffit de vous rendre sur le site et de choisir votre préféré.
Les miens sont plutot axés « santé » et « développement » des 8-10 ans comme « il a des soucis, quand consulter ? » ou « son premier départ » ou encore celui-ci sur l’autonomie… POur Clapiotte qui croit qu’elle sait déjà lire, plutot l’article sur la reconnaissance des lettres d’un mot
En votant, vous pouvez gagner un week end en famille à Center Parc ou plein de cadeaux… Ca coute rien de tenter et en plus, ça permet de découvrir le site qui est plutot pas mal fichu.

Je retourne imprimer des coloriages pour l’attente au tennis de mercredi matin avec Clapiotte….

 

 

Idée cadeau de Noël: et si c’etait pour la chambre ? (déco)

Un camion de pompier
Une tablette
Un mp3
Trois milliards et demi de petits poneys
Une poupée qui parle
14 jeux de société
Et le reste en petites merdouilles…

Voilà à quoi ressemblent les listes de Noël des enfants. En tout cas des miens, en général.
C’est sûr, on sait toujours quoi répondre quand on nous demande (attention spoiler Père Noël) « et il veut quoi alors, pour Noël ? »

Bah vous savez quoi ? Maintenant, j’ai décidé que sous le sapin, 3-4 cadeaux c’était largement suffisant. Pour le reste, bah on se cotise, et on fait un vrai beau cadeau. Genre, du beau mobilier enfant qu’on ne s’offre pas forcément tous les jours.
Je rêve de porte-manteaux décalés, de chaises design et de suspension originales… Voilà ce que je veux. Pour que petit à petit, leur chambre ressemblent à… LEUR chambre. Et pas à une chambre d’un catalogue suédois quoi !

Petit à petit…

Hein Mamie ???

chaise-little-nobody-gris-hay-komplot-design-silvera_02
suspension-vapeur-moustache-sempe-silvera_02

portemanteau-clothes-rack-eno-paruccini-silvera_01Oui, c’est un porte manteau. Oui, oui.

Alors, on demande quoi à Noël cette année ? Nous ça ressemblera un peu à ca. En plus de jouets, hein, je suis pas SI méchante !


Lien sponsorisé.

Allumez la lumière qui sommeille en vous !

Je le cache pas vraiment, je suis lyonnaise.

Je suis née à Lyon mais n’y ai habité seulement 16 ans plus tard, mais depuis, c’est bel et bien MA ville.
J’aime ma ville à peu près autant que la pâte à cookie pas cuite, c’est dire si je voue une admiration sans borne à cette cité, son histoire, ses recoins improbables, son architecture, ses traboules… ses habitants… Et évidemment, ses traditions.

Une d’entre elles ne m’a jamais quitté depuis que je suis petite, c’est la fête des Lumières.
Depuis quelques années, cette fête est devenue un des événements incontournables de la ville. On en parle de partout dans les médias, en France et de plus en plus bien au delà des frontières.

L’histoire d’illuminer nos rebords de fenêtre de petits lumignons le soir du 8 décembre est assez confuse dans les esprits. Je vous invite à lire cet article pour plus de détails (c’est intéressant en plus) (oui, c’est un site catho, je SAIS, ça va).

Ce qu’on retient surtout, c’est que cette tradition perdure et qu’il nous plait bien, à nous, lyonnais, de célébrer ce 8 décembre tout en illuminations.

Avec ma copine Tête de Blog, on en parlait, justement, parce qu’on a tutes les deux beaucoup déménagé. Et où que nous ayons habité, nous avons posé nos lumignons sur le bord de nos fenêtre; chaque 8 décembre. Levez la tête ce soir là, vous en verrez peut-être. C’est notre façn à nous d’être lyonnais, même de loin.

Après avoir conclu que nous étions, tous autant que nous sommes, très fiers de notre ville et de nos illuminations, nous nous sommes dit « et si on créait une page facebook pour que tous els lyonnais d’ici et d’ailleurs postent leurs photos de lumignons, où qu’ils soient dans le monde ».

C’est comme ça que la page « 8 décembre autour du monde » (et les comptes twitter et instagram associés: @8dcembre ) sont nés.

On espère que la sauce prendra. Parce que ce sera joli.

8 decembre New York©Florence Brun, à New York.

Parce que nous serons un peu tous ensemble aussi, même de loin.

Alors si vous voulez participer, que que vous soyez lyonnais d’un jour, lyonnais de cœur, lyonnais d’adoption, que vous habitiez ici ou là-bas, on attend vos photos de vos balcons, de vos fenêtres, de ce que vous mettez de Lyon chez vous, ce 8 décembre. Vous pouvez poster vos photos directement sur la page Facebook, n’oubliez pas de nous dire où vous êtes surtout !!!

Et si vous n’êtes pas lyonnais, n’hésitez pas non plus à lever la tête et à nous envoyer vos clichés si vous croisez des illuminés ce dimanche soir !

Et ça… c’est cadeau:

 

Mon rêve de gosse: l’arbre Vulli chez moi… et peut etre chez vous: cadeau !

Il y a dans la vie certains souvenirs d’enfance qui restent indélébiles, au point de vouloir les transmettre de génération en génération. Ca ne s’explique pas, c’est comme ça, une envie de connaitre encore et encore un peu de cette douceur et de cette naïveté. Ce qui s’explqiue encore moins c’est pourquoi tel ou tel objet devient un « must have » dans la vie de nos enfants.

C’est ainsi qu’on citera la célèbre Sophie la Girafe comme l’icône absolue de la petite enfance.

A travers elle, des milliers de parents goutent à cette madeleine de Proust qu’ils transmettent avec plaisir à leurs propres enfants.

J’ai même autour de moi des gens qui ont acheté la fameuse girafe Vulli à CHAQUE naissance dans la famille. Ça fait une tripotée de girafe, je vous le dis.

En même temps, chez Vulli, ils sont assez fort pour créer ce genre de besoin de transmettre nos souvenirs d’enfance.

Vous vous souvenez forcément (si tant est que vous soyez de la même génération que moi) de l’arbre des Klorofil® ? Celui-ci même:
arbre klorofil vulli

Cet arbre, je l’ai RÊVÉ des années durant. Je pouvais jouer avec régulièrement parce que ma grand-mère bossait dans une ludothèque, mais jamais il fût mien. Misère.

Ca faisait un moment que je me tâtais pour enfin avoir mon Graal rien qu’à moi (avec comme alibi Clapiotte, évidemment).
Et puis le destin a acté comme il sait si bien le faire parfois.

On m’a envoyé le nouvel arbre Sophie la Girafe. Un mix entre l’arbre des Klorofils et Sophie donc. Bonheur suprême. C’est merveilleux, je n’ose encore y croire.
Je vous avoue même que j’ai ouvert le paquet toute seule au début sans rien montrer aux enfants. MON moment. Non mais OH!

arbre_de_Sophie_la_girafe
Merveilleux.

Il est tout beau, comme dans mes souvenirs. D’une autre couleur, certes, avec des personnages différents, du coup, mais la magie opérè de la même manière. Ses cachettes, sa balançoire, son ascenseur, ses décorations… TOUT. Il y a tout comme je l’imaginais.
Visiblement, les années qui passent et les nouvelles générations d’hyper-connectés que sont nos enfants ne changent rien à l’affaire: un arbre Vulli, ça reste une valeur sûre pour passer des heures à jouer et à imaginer des histoires formidables. Oui, je suis un peu niaise quand je dis ça, mais je crois que vous ne réalisez pas à quel point je suis contente en fait. VOIRE hystérique, un peu.

Vous savez quoi, j’en ai un à vous faire gagner. SI ! Oui. Je sais. A toiu aussi je réalise peut être ton rêve d’enfant.
Alors pour que tout ça devienne réalité (comment ça j’en fait trop ? Maiiiiis…), laissez moi un commentaire ci dessous en me racontant quel rapport vous entretenez avec Sophie la Girafe (oui, j’ai écrit « rapport », tout à fait).
Vous avez jusqu’au 9 décembre inclus pour jouer.
Le gagnant sera tiré au sort et contacté par mail.
Le cadeau ne pourra être envoyé qu’en France Métropolitaine.
Une seule participation par foyer/adresse IP.

Évidemment, vous pouvez allez jeter un oeil et liker la page facebook de Sophie la Girafe, ça fait toujours plaisir, et puis j’imagine que si vous êtes arrivés jusqu’au bout de cet article, c’est que vous êtes fans, alors prouvez le !
Et allez, je vous rajoute une chance supplémentaire pour vos relais sur les réseaux sociaux ou blog (merci de me communiquer le lien dans le commentaire)

arbre Vulli sophie la girafe klorofilBonne chance !

Et merci à Vulli pour ce chouette cadeau !

 EDIT: MERCI A TOUS ET TOUTES POUR VOS PARTICIPATIONS, on sent que vous avez l’ame nostalgique vous aussi; et donc c’est ZAZAOFMARS qui a été tirée au sort… Bravo à toi et merci à tous !

Y’a dl’a Zumba dans l’air (cadeau, parce que c’est toujours Noël)

Tu aimes bouger ton corps mais tu trouves que:

1- fait quand même super froid pour ressortir après le boulot.
2- Y’en a toujours une qui est mieux gaulée que toi et franchement, c’est nul.
3- Non, vraiment, le jogging en public, c’est pas possible
4- Tu bouges pas super bien, finalement, et tu ne voudrais pas retrouver des preuves sur Facebook.
5- De toute façon tu n’as pas de baby sitter.

Y’a aussi l’option « tes 8heures de cours par semaine ne te suffisent plus et tu veux en faire encore et encore le samedi et le dimanche » (mais ça c’est parce que tu n’as pas d’enfant, j’imagine).

J’ai ce qu’il te faut !

La ZUMBA®.

Enfin, la Zumba® World Party, sur console, surtout.

Et ne venez pas me dire que vous ignorez complètement ce que signifie « Zumba ».
C’est LE sport que tout le monde se vante de pratiquer, et que moi, quand j’ai essayer, j’ai fait 4 crises d’asthme en 8 minutes environ.
Ça bouge bien. Tellement bien que niveau souffle, j’ai un peu de mal à tenir le rythme.

Mais comme ça se passe dans mon salon, finalement, on s’en fiche un peu, même pas peur, même pas honte, je peux transpirer sous les aisselles sans complexe.

Mais je m’égare.

Donc, un nouveau jeu Zumba Fitness Party est sorti le 22 novembre et il regorge de nouvelles chorégraphies et de nouvelles musiques.
Sans parler des fonctions « fitness » qui vont bien au delà du simple jeu de danse: on peut se fixer des objectifs, voir notre évolution, avoir accès à des statistiques et même à des conseils de nutritionniste.

Bonne nouvelle, j’ai donc un de ces jeux à vous faire gagner !
Deuxième bonne nouvelle, il est à gagner sur la plateforme de votre choix: Wii, Xbox360, XBox One et Wii U.

Pour tenter votre chance, laissez ci-dessous un commentaire en me disant que vous participez ainsi que la console sur laquelle vous jouez.
Vous avez jusqu’au 7 décembre inclus pour jouer.
Le gagnant sera tiré au sort et contacté par mail.
Le jeu ne pourra être envoyé qu’en France Métropolitaine seulement.
Évidemment, nous ne sommes pas du tout contre un relai sur les réseaux sociaux, c’est Noël, répandez la bonne nouvelle !

Bonne chance à tous !

Vous me remercierez quand vous serez pétris de courbatures !

Plus d’informations sur les jeux Zumba Fitness sur leur site.

worldparty-packart-fr

Concours sponsorisé.

EDIT: c’est Kat CheapbutChic qui gagne le jeu ! Bravo et merci à tous !

Cadeau : un stylo Appen à gagner. (C’est Noel #4)

Il y a quelques jours, je vous présentais une découverte sympathique : le stylo Appen de Giochi Preziosi

 

Que ce soit les enfants ou moi même, nous avons été convaincus  par ce stylet : entre jouet ludique et accessoire HiTech éducatif, il est bien rare qu’il ne soit pas branché à l’Ipad.

appen-giocchi-stylet-pour-tablette

 

Comme c’est bientôt Noël (bah oui, va bien falloir commencer à en parler un jour, de Noël) et que tant qu’à faire, on peut vous gâter un peu, j’ai l’occasion de vous offrir un de ces merveilleux stylo interactif

 

Alors si vous avez un petit geek en devenir à gâter, c’est le moment de jouer.

 

Pour tenter votre chance, laissez moi un commentaire ci-dessous en me disant ce que vous pensez de ce stylo, ce que vous aimeriez comme jeu associés et à qui vous l’offrirez si jamais vous le gagner (oui, je suis TRES curieuse).
Je vous invite également à venir liker la page Facebook de Appen , ça fait toujours plaisir.
Et bien évidemment, vous pouvez partager à loisir sur les réseaux, pour faire découvrir à vos amis.

 

Vous avez jusqu’au 4 décembre 2013 midi pour jouer. Le gagnant sera tiré au sort et contacté par mail.
Merci de bien remplir la case « mail » dans les commentaires avec un mail valide.
Le stylo Appen mis en jeu ne pourra être envoyé qu’en France Métropolitaine.

Bonne Chance !

EDIT: La gagnante est AnneSo. Je viens de faire partir le mail.

 

Souffre en silence.

Avant propos :
Je m’étais promis de ne jamais aborder ce sujet là. Trop personnel et anxiogène au possible pour toute future maman qui se respecte.
Y’a bien que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et surtout, depuis quelques jours, je bondis de lire certains commentaires suite à cet article de Marie Hélène Lahaye. De commentaires outrés par la violence des propos à ceux balayant d’une seule main le fait même que cela existe réellement. Des personnes qui se permettent de juger des choses qu’ils n’ont pas connu sous prétexte qu’elles paraissent inconcevables.
A vous, futurs parents, je vous déconseille de lire ce qui suit à moins d’aimer vous faire peur. Je suis désolée d’exposer là des faits angoissants, mais après réflexion, ce blog reste mon chez moi et j’ai besoin aujourd’hui d’en faire ma tribune.
A vous qui vous permettez de nier cette souffrance, voici mon expérience.
A vous qui avez connu cela, voici mon témoignage.

Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement branché sur le retour au naturel en puissance et le « c’était mieux avant ». Je suis une personne lambda qui vit avec son temps et qui s’en accommode fort bien. Tel était le cas lors de ma première grossesse et rien ne me fera changer d’avis à propos de la sécurité que peuvent nous offrir aujourd’hui les hôpitaux pour donner naissance à nos enfants.
Lorsque j’attendais ce premier enfant, j’ai beaucoup lu à propos de l’accouchement. Point particulièrement inquiétant lorsque nous sommes enceintes. J’ai lu du beau et du merveilleux comme du triste et de l’effrayant.
Je sais (et j’en suis bien heureuse) que la plupart des accouchements se passent parfaitement bien (ne rêvez pas, ça fait mal quand même).
Je ne nie pas l’existence de médecins, infirmiers, sages-femmes et autre personnel hospitalier ultra compétents tant dans les gestes que dans l’accompagnement à la personne.

Mais pour ce premier enfant, je n’ai croisé qu’une seule de ces personnes là.
Les autres ont été mes bourreaux.
Pendant 20 heures.

Alors que j’avais perdu les eaux, je me suis rendue à la maternité dans l’euphorie la plus totale: j’allais accoucher. Cela allait mettre un terme à mon statut de baleine échouée d’une part et me faire découvrir les joies (enfin) de la maternité. J’ai même quelques photos qui peuvent prouver que j’étais bien loin d’un quelconque stress au moment d’arriver.

1h10: On sonne à l’interphone et on nous ouvre, nous demandant d’attendre dans une petite salle.
Alors on attend. On est content, on va avoir un bébé, c’est pas rien.
Et on attend encore. Ceci dit, je n’ai pas de contraction du tout et les protèges slips de nos jours sont aussi efficaces que des Pampers.
La porte s’entrouvre et une voix nous demande d’avancer dans le couloir. Soit. Je suis bien élevée, je fais ce qu’on me dit.
Je m’allonge en ayant pris soin d’enlever pantalon et slip, jambes en l’air, on me fait le premier toucher vaginal de ma soirée. Tout est normal.
On somme mon mari de repartir chez lui pendant qu’on m’installe dans ce qui ressemble à un placard avec un lit mis là à la va-vite. Peu importe où après tout, il faut attendre, j’attends, mais attendre seule ne m’enchante guère. Pourtant, on nous explique que mon mari ne PEUT pas rester.
On abdique, je lui dis que ça va aller.

Je ne dors pas, rapport que tout de même, c’est une histoire de fou ce truc de devenir maman dans quelques heures !

Jusqu’à 6h30, personne ne vient me voir et je ne peux pas me lever étant donner que je suis branchée sous monito (qui se débranche régulièrement et que je remets en place seule, donc).
Après avoir éradiquer la forêt amazonienne pour imprimer un doppler foetal de 6h, mon mari refait son apparition.
Je lui demande d’appeler quelqu’un, hein, juste pour savoir où on en est. Et puis ça commence à piquer un peu au niveau contraction, finalement.
« Vous êtes à 1 »
Ha.
On m’autorise à aller me balader un peu mais je reviens assez vite, je suis douillette, et quand j’ai l’impression qu’on m’enfonce des banderilles dans les reins, je préfère grimacer loin d’un public.
Il est 7h30, j’ai soif, mais on me dit qu’il est désormais interdit de boire. Tant pis.
Je me plains d’avoir quand même un peu mal. Quelqu’un vient me voir et m’injecte en intraveineuse un « petit » calmant.
Pour me calmer, ça me calme, je suis à Hawaï.
Je suis toujours aussi dilatée que l’esprit d’un pétainiste, mais on me demande de me lever quand même parce que je vais tout de même passer en salle de travail.

« Youhou, ça commence » me dis-je en jouant à la bille de flipper dans le couloir tellement je suis droguée.

C’est là que tout à vraiment commencé, effectivement.

« Bon, on va vous provoquer les contractions pour que ce soit plus rapide ».
Je n’y connais que dalle, ils savent ce qu’ils font, hein, c’est leur boulot.
Joie des ocytocines qui m’emplissent de cette sensation incroyable de ne plus rien maitriser. En 30 minutes, j’ai des contractions qui ne rentrent même plus dans le petit écran qui tente tant bien que mal à les enregistrer.

Je suis ligotée au monito et mon mari m’asperge d’un brumisateur que je me félicite d’avoir acheté en version géante.

J’ai mal. Très. Les contractions fusent toutes les minutes au point culminant. Je pleure un peu, je suis un peu perdue aussi. La péridurale me semble une excellente option.

On me fait donc assoir après avoir couru après anesthésiante de service. J’ai les fesses à l’air mais comme tout le monde a déjà vu l’entrée de mon vagin, finalement, je m’en contre-carre.

« Faites le dos rond ».

Je n’y arrive pas, rapport que j’ai 60 secondes pour trouver cette position avant que le pic ne reprenne ses droits.

On m’engueule. Je ne fais pas d’effort. AUCUN. J’exagère même.

Je sers les dents et je sens l’aiguille me rentrer dans le dos. Je jure à qui veut l’entendre que j’aime ce sentiment de futur soulagement en sentant le liquide anesthésiant passer le long de mon dos dans le tube relié au cathéter.

J’ai toujours mal, mais armée de mon petit régulateur, je clique comme une sauvage pour connaitre le répit.

Rien n’y fait. J’ai toujours aussi mal. Je commence sérieusement à faiblir. Je me laisse aller à pousser des cris de douleurs qu’on me demande instamment de réprimer rapport que ça pourrait faire peur aux autres futures mamans.

A chaque pic de contraction, je tombe dans les pommes pour mieux me réveiller au suivant. Je ne tient pas et balance un lâche « j’en peux plus, je fais une pause, je reviens demain ». Je ne suis plus tout à fait là, plus tout à fait consciente. J’essaie de bouger mais ma jambe gauche est paralysée par la péridurale qui a pris visiblement le mauvais chemin. Ceci explique cela.
Taisez vous Madame, moins fort enfin.

Vous n’allez pas pleurer tout de même ?

Si. Si, je pleure, mais je le fais pas exprès, je suis désolée, pardon.

J’arrive à exprimer verbalement le fait que la péri ne fonctionne pas, je demande quand il sera possible d’avoir une seconde chance.
« On verra »
4 heures.
En essayant de garder le silence, en essayant de me faire discrète. Je suis terrorisée. Fatiguée.

Je ne suis plus grand chose à ce moment précis.

Un nouvel anesthésiste se présente. Je ne me souviens pas très bien, j’obtempère il me semble.

J’ai « de la chance », on peut faire une deuxième péridurale vu que mon col fait grève.

On m’abandonne là, la dose maximum m’ayant été administrée afin que je me calme.

Je vais mieux. On va toujours mieux quand la douleur ne fausse pas notre perception.

Une stagiaire aide-soignante se faufile dans la pièce et s’assoit près de moi en me prenant la main. Elle m’a entendu crier à côté. Elle devrait suivre l’accouchement de ma voisine, mais elle a voulu venir me voir. Me prendre la main. Plonger son regard dans le mien et me dire que ça allait aller. Me dire de respirer. Un regard bienveillant au milieu de robots. Un discours d’une douceur extrême qui me permet pour quelques temps de reprendre mes esprits.
MERCI.

On revient vers moi quelques heures plus tard. Je ne sais plus combien. C’était long, il me semble, mais trop court pour reprendre quelques forces.

Vous êtes à 8. Si dans 30 minutes ça ne bouge pas, on passera en césarienne.

Je n’ai aucun problème avec cette option.

1 heure plus tard, on revient. Ça n’a pas bougé.
Quelques minutes se passe quand la gynécologue que je ne connais pas intervient: on va commencer à pousser madame.

Ah. Bon. A 8 donc. Bon. Ok.

Vous ne poussez pas.
Je n’ai plus de force, je m’excuse platement.

On va vous aider.

Une dame se met à cheval sur mon visage, une autre prend mon ventre entre ses mains et à deux, elles me pressent comme un tube de dentifrice. Je ressens une douleur atroce au niveau de mes côtes, de mon plexus et de tout ce qu’il me reste d’organes.

J’hurle.

Moins fort. Vous exagérez là. Vous êtes vraiment douillette.

20 minutes de ce supplice plus tard, elles se résignent et rappellent la gynéco en renfort. Elle colle une ventouse sur la tête de mon fils et me demande de pousser à son commandement. J’ai envie de pousser en permanence à vrai dire et j’ai bien du mal à me contenir.

Je suis nulle.

Je n’aide vraiment pas.

Faites un effort madame.

Je sens une pression énorme de la tête de mon enfant qui tente tant bien que mal de sortir par ma cuisse droite. Je signale cette impression.

« Vous ne savez pas »

Ah.

Le docteur vire la ventouse et dégoupille une paire de forceps. On n’a pas bien le choix hein madame.
On fait sortir mon mari. Y’en a pour 10 minutes.
Je sens quelque chose de chaud me couler sur la cuisse. Je saurais quelques temps plus tard que c’était le sang d’une épisiotomie, plus pratique pour insérer les pinces.
Debout devant moi, je vois cette dame masquée, un pied à terre, l’autre en appuie sur ma table de travail. La sueur goutte sur son front. Elle tire pour essayer de me sortir ce qu’il me reste de tripes. Je pleure en silence.

30 minutes plus tard, elle abandonne ses outils au sol. Je n’existe plus. Mon enfant est en souffrance. Je passe au bloc.

Je suis quasi soulagée que ce calvaire s’achève, même ainsi.

Sur mon brancard je croise le regard hagard de mon mari qui, seul dans le couloir, n’a eu aucune nouvelle et me voit soudain transférée en urgence. On lui dit d’attendre. Encore.

On m’attache, on m’ouvre. J’entends le cri de mon fils s’éteindre. On l’emmène. Je ne sais pas où. Je demande si tout va bien mais toutes les blouses sont trop occupées à brasser du vent autour de moi pour me répondre.

J’hurle en exigeant de savoir.

Personne. On me laisse attendre 15 minutes dans l’angoisse et une certitude grandissante que mon fils est mort.

Je somme l’infirmière anesthésiste qui veille à mon bien être de se lever et d’aller voir elle même. Je vais bien aller moi, mais je veux savoir. C’est MON enfant.

Elle revient en me rassurant. Il va… mieux.

Recousue de milles points et de quelques agrafes balafrant à jamais mon ventre, plusieurs personnes se mettent autour de moi pour me transbahuter sur le brancard qui m’attend. Je vire tout le monde, de rage, je refuse qu’on me touche. Plus jamais. Laissez moi.

Cette nuit là j’ai souffert physiquement, beaucoup. Je regardais mon fils défiguré mais bien portant et je ne savais pas si j’étais vraiment mère.

A 8 h le lendemain matin, la gynécologue est venue me rendre visite. Suivie d’une dizaine d’internes.
« Je viens montrer à mes étudiants votre cas fort intéressant. Une épisio et une césarienne, c’est rare, il faut qu’ils voient ça »

Avant de baisser à jamais mon regard je fixe ces jeunes en me demandant s’ils seront plus humains. Aucun n’ose regarder mon intimité.
La bête de foire est intéressante jusqu’au point où ça devient inhumain de ne pas prendre en compte qu’elle a une dignité, elle aussi.

En repartant de ma chambre, la gynécologue jette un œil dans le berceau de mon fils.
« Ouh bah vous pourriez quand même éviter le bonnet hein, on est en juin ».

Voilà. CA, c’est ma réalité. J’ai mis 3 mois à ne plus souffrir des hématomes internes provoqués par les sages femmes.
J’ai mis près de 4 ans à me reconstruire psychologiquement et physiquement, bien que je ne sois pas bien certaine que tout soit encore bien réglé.

Alors oui, on parle de torture. On parle de sévices et de mutilations sexuels.
Je suis bien désolée de dire que ça existe et le fait que la majeure partie des accouchements se passent bien ne justifie pas qu’on n’ait pas le droit de dire que certaines d’entre nous ont été détruites de façon consciente par des personnes qui ont profité de leur blouse pour assouvir un narcissisme maladif.
Nous avons été meurtries, nous avons le droit de le dire, parce que c’est le seul moyen qu’il nous reste que de faire reconnaitre cette souffrance et de passer à autre chose.
Un jour.