Je suis LARGE

Cher journal (ouais, aujourd’hui, on fait comme si),

Ca y est, j’ai déposé les enfants à l’école ce matin. Je ne les reverrai pas pendant 17 jours exactement.
17 jours !
Je suis partagée entre l’excitation totale et la tristesse des menhirs.

17 jours, plus de deux semaines rien qu’à moi, depuis que je suis devenue maman, j’en espérais pas tant. Pas si tôt en tout cas.
N’empêche, ce matin, j’ai serré N°1 un peu plus fort dans mes bras. Et puis je l’ai retenu encore un peu le temps de remballer mes larmes. Je suis pas une gonzesse, tu vois, et puis avec ce froid, pleurer, ça peut être méga dangereux, on sait jamais.

J’ai dit à Clapiotte de bien s’amuser, de faire attention, de profiter de son papa et de sa mamie pendant mon absence.

Elle m’a lâché un vague « à dans la fin des vacances ! » et est partie coller son prénom sur le tableau noir (en vrai, c’est un tableau interactif avec un stylet, mais je suis trop vieille pour ces conneries). Même pas elle s’est retournée.

Remarque qu’au fond, ça m’enlève le poids de la culpabilité de les laisser aussi longtemps, ils ont pas l’air traumatisés, ça devrait bien aller.

Demain, je monte dans un avion à 10h et quelques minutes. Je serai quelque part, entre ici et Auckland, pendant près de 40 heures.

J’aime pas bien l’avion, je sais pas si je t’ai déjà raconté mes angoisses, mais globalement, ce n’est pas l’endroit où je me sens le plus à l’aise.

D’abord parce qu’aucun ingénieur en aéronautique me persuadera que ce concept est humainement sain. Et puis AERO, ok, mais NAUTIQUE, tu vois, déjà, A LA BASE, ça inspire pas des masses quand tu voles à des milliers de kilomètres de la terre ferme.

Je vais traverser 12 fuseaux horaire.

12 BORDEL !
Quand tu sais que j’ai du mal à supporter un jetlag de 3 heures, je ris d’avance de mon état avec 13 heures de décalage dans la tête.
Quand la France se réveillera, moi, je serai en train de dîner. Je fais genre, à mon avis, je serai en train de décéder de fatigue et je serai déjà couchée, mais je préfère être optimiste.

L’optimisme, c’est tout moi.

Tu vois, ce voyage, c’est un peu le voyage d’une vie, comme on dit.

D’abord, parce que ça te coute un peu plus cher qu’un aller-retour au Havre.

Et puis parce que la Nouvelle-Zélande, j’ai toujours rêvé d’y aller.

La faute à mon éducation rugbystique intensive, je rêve d’aller apprendre le Haka en brandissant des fougères argentées depuis que j’ai 8 ans.

Bah c’est demain.

Enfin, non, c’est samedi en fait. Avant j’ai avion, donc.

Pour l’avion, je suis allée voir mon docteur.
Je chiale en silence quand on parle de 5 voire 6 heures de vol, mais là, franchement, 12 et 11h d’affilé, j’avais moins confiance en moi.

Au passage, j’avais la grippe, donc, je lui ai demandé de la drogue. Aussi.

Il a dit non.

Il est vraiment pas joueur.

Alors entre deux quintes de toux, je lui demande comment gérer mon stress ET le décalage horaire.

Il me prescrit des somnifères.

Je me dégonfle, je lui demande de recommencer, les somnifères, ça me fait peut-être plus flipper que l’avion finalement.

Je repars avec du Doliprane donc.

Même pas j’ai pu dealer un pschitt pour nez quoi. Je suis vraiment nulle en négociation.

Du coup, de dépit, je suis allée m’acheter des chaussettes de contention.

La pharmacienne m’a dit que ça coutait 50 balles et que je devrais me les faire prescrire par mon docteur.

Sérieux, les gars, je suis pas aidée.

Je suis repartie avec mon Doliprane, et, de rage, j’ai aussi acheté de la vitamine C.

Je suis une vraie rebelle.

Hier, je me suis quand même un peu plus penché sur ce voyage. Sur le pendant et l’après, notamment. Oui, l’organisation, c’est ça.

Non, je n’avais rien réservé jusque là.

Je suis LARGE, je sais.

newhaka

Du coup, pour commencer, je suis allée m’acheter un sac à dos (oui, j’en étais là, oui). Et des chaussettes pour la circulation de chez Dim parce que 5 euros c’est quand même plus abordable (surement moins efficace, mais à un moment il faut faire des choix).

Et un jogging.

UN JOGGING ET DES BAS DE CONTENTION LES GARS.

Si je rencontre Ryan Gosling en escale à Tokyo je vous promets que je me pends avec mes chaussettes de vieille.

Ensuite, j’ai quand même réservé 3 nuits d’hôtel. Sur 15 jours, je trouve que c’est déjà pas mal comme exploit.

Ce que je vais faire ? je vais vadrouiller, rencontrer des gens, assister à un mariage, faire la fête, retrouver des copains sur place… Je trouverai au fur et à mesure.

Je pars de chez moi demain à 7h.

J’ai juste ma valise à faire encore en fait.

Et deux-trois trucs pratiques à organiser.

Je suis LARGE.

Et puis c’est pas comme si je partais à l’autre bout du monde en même temps, ça va hein.

Bisous !

 

PS : OUI, je dis publiquement que je m’absente de chez moi. Tu peux venir cambrioler, je suis en plein déménagement, autant te dire que je te souhaite bien du courage pour trouver encore un truc qui vaille le coup dans l’état actuel des choses.

PS 2 : Oui, je suis en plein déménagement. D’ailleurs, j’enchaine de nouveau dès que je reviens de Nouvelle-Zélande pour finir. J’emmerde le décalage horaire J’AI PAS PEUR.

PS3 : bon, si, j’ai la trouille de pas tenir le choc, mais c’est ça la vie aussi !

PS4 : ceci n’est pas une console.

PS5 : Bisous pour de vrai cette fois. Je reviens donner des nouvelles vite, mais suivez moi sur Instagram, Twitter et facebook pour l’aventure en live !

Blog mode de pieds

Dans une autre vie, j’ai toujours été une blogueuse mode.

Secrètement, je me vois prendre la pose sur une marche d’escalier, avec deux pieds, oh puis non, un seul, ou alors pas du tout. Je pencherai la tête de côté en faisant cette moue que mes fans adorent tant et je passerai mes nuits à choisir les photos pour mon prochain billet. Oh et puis zut, je les choisirai toutes, parce que je ne sais pas choisir, en fait.

Je compte vraiment, un jour, faire une chronique mode sur ce blog. Mon style tellement cool vaut au moins un post par semaine à sa seule gloire.

En attendant, je m’entraine sur mes enfants, qui deviennent, de temps en temps, les brouillons de ma vocation de modeuse.
Et autant Clapiotte a un avenir tout tracé, autant N°1, ça a été compliqué (tu vas voir, les photos recadrées parlent d’elles mêmes)

Cette semaine donc, zoom sur les jolis souliers d’hiver pour des look de mini-hipsters (je dis ce que je veux, c’est MON blog mode).

Commençons par Clapiotte qui a eu le joie d’avoir des bottes absolument merveilleuses de chez Boni Classic
10809026_330534773800082_1169597785_n

(oui, tout à fait, je fais des photos magnifiques de bottes. Oui. Le talent ça s’appelle.) (hum)

Alors, Boni Classic, je ne connaissais pas avant qu’on vienne me parler de cette marque. Et j’ai été enchantée de la découverte. D’abord, parce que c’est super joli, et on va pas se mentir, les chaussures, c’est un peu LE truc le plus important dans une vie (avec le chocolat).
Ensuite, parce que je ne trouve jamais, mais alors JAMAIS de bottes pour Clapiotte que je juge « convenables », c’est à dire jolies-confortables-pratiques. Les 3 critères réunis, c’est mission impossible très souvent. Mais pas cette fois. La semelle est souple, tout comme le cuir, ce qui permet à ma fille de courir sans se lacérer le mollet. La fermeture éclair se remonte facilement (MERCI ! je n’ai pas besoin de l’aider) ET elles sont solides (et vieillissent bien, en se patinant sur le dessus de manière esthétique).
Il n’y a PAS de mauvais point à donner à cette marque suite à ce test fort concluant. Le prix ? Oui, le prix reste élevé : Une centaine d’euros pour une paire de bottes.
Ceci étant dit, quand je veux une BONNE paire de chaussures, je trouve souvent dans ces prix-là. Et pour avoir acheté 3 paires de bottes à 40 euros l’an dernier, qui n’ont pas DU TOUT fait l’affaire… c’est vite vu quand on fait les comptes.
Et puis, bon, y’a encore des soldes jusqu’au 17 février… je dis ça…

Boni classic 2

Boni classic 1
Featuring l’escargot
(OUI, elle tape la pose. Exactement)

Pour ce qui est de N°1, l’affaire est ENCORE plus compliquée quand il s’agit de lui faire mettre des chaussures qui ne ressemblent pas à des baskets-qui-courent-vite-tant-que-je-peux-faire-du-foot-avec-tout-va-bien.
Des chaussures de ville = la misère sur Terre, dixit lui-même.

D’ailleurs, quand je lui ai choisi cette jolie paire de chaussures U.S. Polo ASSN (la marque officielle du United States Polo Association) (trop la classe) (mon fils ce dandy), la première réaction a été magique :

« Super ! Tu m’as choisi des chaussures du Vème siècle ! »

Oui, du Vème siècle, carrément. Cela sous-entend que j’ai des goûts de vieille (TRES TRES vieille même).

Par chance, dans le colis, il y avait AUSSI une casquette de la marque New Era, à l’américaine, pile ce qui compensait l’effet trop « ville » des chaussures.
Le deal était acté : tu PORTERAS ces chaussures (les jours où tu n’as pas sport en tout cas) et tu peux crâner avec ta casquette comme bon te semble.

10838334_625904750868811_1453280018_n

La casquette a toujours plus de succès que les chaussures, mais il les met sans se plaindre du confort (ce qui sous-entend qu’elles doivent donc être confortables) et surtout, il admet que c’est autrement plus classe de porter ce genre de chaussures quand tu veux t’habiller correctement. L’adolescence et la coquetterie, je vous attends, on tient le bon bout je crois !

US polo assn
(oui, c’est TOUT ce que j’ai pu en tirer. Cet enfant sera blogueur Geek, plutôt, hein.)

Bref, deux marques de chaussures, une de casquette, et trois jolies découvertes, que ce soit pour eux comme pour moi.

Allez, maintenant que je vous ai présenté ces jolies découvertes, je m’en vais réfléchir à ma rubrique mode à moi. On va bien rigoler, je vous promets !

ALERTE Pyjama magique (et des cadeaux à gagner)

Il y a quelques semaines je partais avec les enfants dans le monde magique de Disneyland Paris.
J’avais, dans mes bagages, un pyjama tout particulier pour Clapiotte : un pyjama de « Princesses Disney ».
Je ne suis pas fan, en général, des vêtements à l’effigie des héros de nos greffons. Mais bon, je lâche du lest sur les sous vêtements et les pyj, ça leur fait plaisir tout en m’embêtant peu (je deviens moins regardante sur les associations de couleurs après minuit, mon côté Gremlins).

Ce pyjama-ci vient de chez Pyjamas & Co (by Kiabi). On a à faire là à un truc complètement dingue : un pyjama connecté !

Genre, la phrase d’accroche, ça pourrait être « Un pyjama magique pour des rêves en 2.0 ».

Non, non, Clapiotte ne rêve pas encore en Wifi (enfin, je crois), mais ça reste super ludique pour les enfants.

Le principe, c’est qu’avec l’application « PyjEbook » (disponible sur smartphones et tablettes), l’enfant choisi un des motifs présent sur son pantalon de pyjama, et l’appli raconte l’histoire correspondante.
En tout, 3 histoires par pyjama (une histoire par visuel différent). Et pas juste 2 pages d’histoire vite fait hein, la vraie histoire, bien longue et tout.
On « scanne » un des motifs du pyjama via l’appli (on le prend en photo quoi), qui reconnait l’image et lance l’histoire donc. Pas d’inquiétude, le pantalon n’est pas vraiment connecté à votre routeur hein !

application-kiabi-pyjebook

pyjebook-pyjama-kiabi

Sachez que quelque part, ça m’arrange pas mal cette affaire, parce que moi, quand je raconte des histoires à Clapiotte, je BAILLE systématiquement.
En général, ça me prend à la deuxième page, et ensuite, à la fin de chaque phrase. Je ne sais absolument pas pourquoi je réagis comme ça (à part que les les histoires de Mimi la souris me laissent complètement indifférente j’entends), mais pour Clapiotte, c’est carrément l’enfer, parce qu’on part dans des battle de bâillement et à la fin on est épuisé.
Sauf que ELLE, elle est déjà au chaud sous la couette, et que moi, j’ai encore la cuisine à ranger, la lessive à étendre et les affaires du lendemain à préparer (non, je déconne sur le dernier point, haha).

Bref, c’est vraiment rigolo pour tout le monde.

pyjama-pyjebook-disney-princess--blanc-fille-gc918_1_zc2

Clapiotte s’en sert aussi sur la tablette, seule, le matin (ou l’après midi, quand on fait des journées pyjama le samedi par exemple), vu comme c’est facile à utiliser, elle ne s’en prive pas.

Pyjamas & Co souhaite vous faire profiter de 15 euros d’achat (ça vous permettra d’essayer le pyjEbook)(ou autre chose hein, on n’est sympa jusqu’au bout) et d’un abonnement de 3 mois à Mickey magazine.

Pour participer, il vous suffit de me dire en commentaire quelle est l’histoire préférée de votre greffon en ce moment.

Vous avez jusqu’à dimanche 25 janvier à 22h pour tenter votre chance. Le gagnant sera tiré au sort et contacter par mail, par mes soins.

Vous pouvez bien évidemment, et avec grand plaisir, partager ce concours sur les réseaux sociaux, ça nous fera plaisir !

Bonne chance !

 

EDIT : C’est PLanesoverdose qui remporte le bon d’achat et l’abonnement ! (je t’envoie un mail tout de suite)
Bravo et merci à tous.

Les photos décalées : grand concours Belambra !

Je ne sais pas si cela vous est déjà arriver au moins une fois, mais quand, une fois parent, on a goûté aux clubs vacances avec club enfant, il est souvent bien difficile de revenir en arrière et oublier à quel point il est agréable de passer des vacances en famille tout en étant… en vacances. Pour de vrai, je veux dire.

Les enfants s’éclatent, nous, on bulle, on se retrouve au déjeuner, on se retrouve après le gouter, et le reste du temps, on profite.

Ce genre de vacances qui reposent absolument tout le monde devrait être obligatoires pour chacun d’entre nous une fois de temps en temps.

Peut être avez vous déjà eu cette chance. Peut être avez-vous même déjà eu l’occasion de tester les clubs Belambra. Et peut-être allez-vous y aller pendant vos vacances d’hiver, qui sait…

Si vous avez cette chance là, emmenez moi dans vos valises ou si vous avez dans votre entourage des personnes qui l’ont prévu, sachez que les clubs Belambra organise pendant les 5 prochaines semaines un grand concours , avec, à la clé, un bon à valoir de 1500 euros sur votre prochain séjour Belambra. Ouais, vous avez bien lu, oui, 1500 euros. Avouez que ça vaut le coup !

Le concours en question est assez simple et fun : il s’agit d’une grande battle photo entre clubs Belambra : prendre la photo la plus originale et la partager sur vos réseaux sociaux Facebook, instagram ou Twitter avec les Hashtags #BelambraBattle et #NomDuClub.
Pour aider, dans chaque club, durant ces 5 semaines, du 8/01/15 au 08/03/15, des points photos avec accessoires et des animations sont mis en place : photobooth, accessoires pour bonhommes de neige, piste de luge pour des photos de descentes dans des positions délirantes, tout est permis et même de grande batailles de boules de neige façon « balle aux prisonniers ».

Les clubs participants à l’opération sont : Le Chambourguet (#superbesse), L’Alisier (#Praz), Les embrunes (#lessaisies), L’aiguille Rouge (#arc2000), Neige et Ciel (#lesmenuires), Le Roc Blanc (#orcieres) et Lou Sarri (#gourette)

blason-generique - copie

 

Si vous vous rendez donc dans un de ces clubs pendant la période du concours (du 31 janvier au 8 mars), n’hésitez pas à partager vos photos et même me demander de liker et partager !

En attendant, j’espère bien rigoler en les voyant !

 

Bonne chance !

ZDIT du 23/03/2015 : Attentionnnn… c’est…. FREDERIQUE ZOZOR qui remporte le bon à valoir de 1500 € à utiliser lors d’un prochain séjour dans les clubs Belambra . Bravo !!

Plus d’infos ici

 

Article sponsorisé.

La sécurité c’est Ski est important.

(NON, je t’interdis toute remarque à propos de ce titre)

(Et oui, on redevient un peu léger, je sais pas toi, mais moi j’en ai besoin)

Vois tu, j’ai un avis tout à fait mitigé à propos du ski, de la neige et tout ce qu’on peut faire dedans.

Jusqu’à aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas avoir  jamais adoré le ski.
J’en faisais beaucoup, j’étais pas la pire, mais je me suis beaucoup gamelée.
Et j’ai lâché le tire-fesses au beau milieu de la montée et attendu que mon prof descende avec tous les élèves puis remonte pour voir qu’en fait, j’avais pas bougé depuis 1h et que j’avais une résistance au froid assez élevée.
J’ai pris un skieur de plein fouet, de face, sur une piste noire, il m’a attrapé dans ses bras et a descendu la fin de la piste avec moi, comme ça.
J’ai dévalé une piste de bosses sur le ventre sans pouvoir m’arrêter, en perdant mes skis.
Je suis absolument paniquée quand je monte dans des œufs, là, quand il faut bien viser pour mettre les skis à l’extérieur, dans l’encoche, et sauter dans la capsule (ils sont sérieux ceux qui ont inventé cette torture psychologique ?).
J’ai déjà passé deux heures entières à chercher un ski dans de la poudreuse et à l’en sortir.
Et un copain n’avait pas vu que je m’étais gaufrée derrière une grosse bosse, a fait un 180 en snow et est tombé sur moi, quart en avant, ce qui a valu de beaux trous sur ma veste, mon pull, mon TShirt… et mon avant-bras.
J’ai été, comme tout le monde un jour, celle qu’on attendait mais qui n’avait jamais le temps de souffler parce que le groupe repartait aussi sec dévaler un autre bout de piste.
J’ai la trouille de me prendre le mur de neige au bout des remontées mécaniques et je garde en mémoire ces histoires d’enfants qui tombent des télésièges, sous la barre de sécurité.

149278_10151329395867234_1914701223_nEt je déteste monter la luge à bout de bras, en sueur dans ma combi de ski…

Mais j’aime le froid associé à ce soleil, j’aime les cafés en terrasse, j’aime (bizarrement) l’odeur rance des chaussettes de ski, j’aime l’ambiance, j’aime les appartements trop petits qui nous obligent à vivre les uns sur les autres et qui promettent des souvenirs de soirées sympathiques. J’aime improviser des descentes de luge sur des sacs poubelles et l’ambiance chaleureuse des stations.

J’aime et j’aime pas à la fois, en fait.

Donc, au final, je continue à y aller. Je fais moins de ski, je me prends moins pour Fongio histoire d’éviter de me croûter en public (j’ai plus l’âge) et surtout, je tâche d’apprendre à mes enfants les « bases » de la bonne conduite en montagne, ça m’évite de flipper pour un rien (un jour j’oserai demander si c’est vrai que mon frère est resté suspendu par le blouson au télésiège…).

Et puis bon, faut que je grandisse un peu, hein. Parait que les remontée mécaniques sont un des transport en commun (bah oui) le plus sûr de France. D’ailleurs, sur 672 millions de passages sur la saison 2012-2013, pour 10 millions de passagers, il n’y a « que » 20 à 30 accidents graves (non mortels) dont 90% d’entre eux sont dûs au comportement inadéquat des passagers.
Afin de prévenir ce type d’accident, les Domaines Skiables de France (s’occupant de la majorité des remontées mécaniques en France, hors remontées privées ou à vocation urbaine) souhaitent sensibiliser les utilisateurs quant aux bons gestes à avoir sur les télésièges.
A l’usage de tous, les vidéos courtes sont assez bien faites et rigolotes. Genre, la Zumba… c’est NON.

SKIZZZ : Episode 3 – MD from Domaines Skiables de France on Vimeo.

Pour Promouvoir leur campagne de sensibilisation, les Domaines Skiables de France me permettent de vous faire gagner 3 lots de 4 forfaits pour pouvoir profiter des remontées mécaniques en famille cet hiver.
Les stations concernées sont : Maulin MontagneE Expansion (Les Sybelles), Dévoluy, Le tourmalet, Les Saisies, Les Angles, La Norma, Le Cambre d’Aze, Les Gets, Val d’Allos, Luchon Superbagnieres, La Clusez, Megeve, Saint Pierre de Chartreuse, Saint Lary, Mourtis, Le Devoluy et Valloire.

Si vous souhaitez gagner un de ces lots, je vous laisse poster ci dessous un commentaire avec une petite anecdote de ski.
Évidemment, étant donné le message, ce serait vraiment (mais alors VRAIMENT) très sympa de relayer cet article sur vos réseaux sociaux.

Je tirerai au sort les 3 familles gagnantes après le 22 janvier minuit.

ET HOP, apres tirage au sort parmi vos histoires de DINGUES (j’avoue j’ai beaucoup ri), les gagnants sont Pompette, BBRGoums et Nanou

J’envoie vos mails à la personne qui s’occupe de tout ca !

Et merci à tous !

Les jours d’après

calvin hobbes

Il s’agit de recommencer à vivre tout en restant debout, pour toujours.

Qu’on ne vienne pas me dire aujourd’hui que le monde a subitement changé. Le monde est toujours moche. Mais peut être en avons nous pris conscience « pour de vrai », je ne sais pas trop où se situent nos âmes en ce moment, juste après la colère, entre la peur et la révolte, quelque part par là.

Étrangement, la panique qui m’envahissait vendredi s’est envolée dans les vagues d’applaudissements de la marche de dimanche l’emportant d’une place de résistant pour la faire s’échouer sur l’ancienne place de l’Egalité. Y’a pas de secret.

Et puis je me demande combien de temps je vais réussir à contempler l’humanité des gens que je croise, combien de temps la tolérance et la conscience libertaire tiendra le coup.

Et puis, surtout, je me demande : « et maintenant, on fait quoi ? »

Je me sens toujours le cul merdeux d’avoir vécu dans l’habitude, d’avoir omis que je devais cette vie confortable à ceux qui s’étaient battus pour que ce soit le cas en pensant que j’allais certainement faire en sorte d’entretenir cet héritage.

La semaine passée nous a tous choqués parce qu’on a touché à des valeurs qui nous semblaient acquises dans notre pays. On était bien confortablement assis dessus à accepter l’horreur du monde, parce que c’était ailleurs, parce que c’était pas nous, parce que c’était « comme ça ».

Et on s’est pris en pleine gueule, de plein fouet et sans sommation tout ce que nous avions laissé nous échapper, inconscients volontaires que nous étions encore le 6 janvier.

Je ne suis pas une révolutionnaire, je ne suis pas polémiste, je ne suis pas moraliste, je ne suis pas rebelle, je suis bien loin d’être courageuse.

Mais je suis consciente.

Et je suis pleinement réveillée maintenant. Et je travaillerai chaque jour à le rester, à garder l’esprit libre.
Je tâcherai par mes moyens de transmettre cela à mes enfants.
Je ne délaisserai plus la liberté en me laissant bercer par le ronron de l’habitude passive.

Parce que la liberté, c’est ce que nous sommes.

calvin-on-freedom-of-expression

Vomir, sourire, ne pas subir

Je voulais en rester là à propos de Charlie, je ne voulais pas rentrer plus personnellement dans le détail de ce qu’il se passe en moi depuis 3 jours. Je ne voulais que parler de mes enfants, de comment leur dire et de ce qu’ils en disent, eux. Je voulais peut être me protéger moi en les voyant gérer les événements récents avec intelligence, respect et maturité. Mes enfants sont devenus mes boucliers émotionnels. Je les voyais avoir ce recul, cette bonté et cette naïveté et je me persuadais que c’était ça. Que c’était tout.

Et puis j’ai eu ce moment, seule, aujourd’hui, à ne pas décrocher de mon ordinateur, des réseaux sociaux, relevant la tête uniquement pour regarder les images passant en boucle sur mon écran de télé.

Abrutie d’informations, saoule de chocs à répétition, je me suis perdue des heures dans la digestion de tout ce que je pouvais lire et entendre, sans m’arrêter, sans penser si c’était bon ou mauvais, si c’était trop ou pas assez, j’étais devenue boulimique de l’horreur et j’ai besoin de vomir ce cauchemar.

Depuis mercredi, je suis Charlie. Pas parce que je suis une fan de Charlie Hebdo, ni même en l’honneur des victimes de ce massacre, pour ça, j’ai versé des larmes, allumé des bougies et me suis dit que « quand même… Cabu…. »
Je suis Charlie parce que je suis profondément choquée qu’on puisse lancer des balles en riposte à des coups de crayons, je suis en colère de voir la liberté giflée aussi facilement par des crétins à œillères, je suis triste de me rendre compte seulement maintenant à quel point mon équilibre et ma vie égoiste ne tient qu’à peu de chose et est en danger permanent et je suis honteuse de ne m’en être seulement satisfaite jusque là.

Je rage de devoir expliquer l’horreur à mes enfants, je suis fière de les voir si sages, je suis indignée par les gens qui se gaussent, je suis émue par les regards croisés.

Je suis révoltée parce que j’ai peur.

Aujourd’hui, je me suis laissée envahir par toutes ces émotions, l’effervescence médiatique et le trop plein d’inhumanité encaissé.
Je me suis retrouvée à avoir peur.

Une vraie peur, de celles qui t’empêche de réfléchir, de te reprendre, une peur qui te paralyse et qui balance à ton cerveau tout ce qu’il faut pour la nourrir encore et encore.

Je suis allée à l’école chercher les enfants avec cette peur, et puis j’ai vu leurs sourires, et je devais leur rendre, parce que ce sont eux, la joie.
Et moi l’exemple.
Celle qui doit montrer que tout va bien, que tout va mieux et que tout ira, même si je suis trop honnête pour ne pas tempérer ce genre d’affirmation, je dois le faire avec le sourire de cette maman qui flanche pas.

Sur le chemin du retour, nous sommes passés, comme toujours, devant un dessin au pochoir posé à terre.
Jusqu’ici il était insignifiant.
Aujourd’hui, il a pris tout son sens quand j’ai permis à N°1 de se servir de sa craie.

 

Une photo publiée par Nat (@cranemou) le

En rentrant, il m’a dit que quand il serait grand, il délivrerait des messages comme ça, partout où il pourrait et quand il le faudrait.
Et puis, il a chantonné la chanson des partisans qu’il apprend à la chorale.
Parfois, tout est tellement évident.

Je les ai couchés sans faillir, avec le sourire et beaucoup de fierté.

 

Et après, j’ai un peu pleuré.

 

Il est Charlie

Ce matin on a tous cette gueule de bois, on s’est tous mal endormi, on s’est tous réveillé en se disant que ça n’avait pas existé.

Et puis si.

Tournée générale, on reprend où on en était.

Ce matin, instinctivement j’ai accepté, pour une fois, le gratuit à l’entrée du métro. Comme tout le monde visiblement, le jeune homme ayant déjà vidé son caddie à à peine 8h.

On avait besoin de le lire, peut être.

Mon fils s’est approché des kiosques et a pris un journal de chaque.

Il fait ça à chaque fois que l’OL gagne un match, mais ça me fait de la peine qu’il le fasse ce matin.

« Pourquoi tu prends tous ces journaux ? »

« Pour les garder, pour me souvenir du jour où « je suis Charlie »  »

« Tu es sûr d’avoir compris à propos de « ce » Charlie ? »

« Oui, c’est le journal qui a été attaqué »

« Oui mais « je suis Charlie », pour toi, ça veut dire quoi ? »

« Ça veut dire qu’en s’attaquant à ce journal, ils se sont attaqués à la valeur de la liberté. Et nous, on doit défendre la liberté. Alors ils se sont attaqués à nous. On est tous Charlie maintenant »

 

 

 

 10899542_1531240417130999_737500267_n
©Lucille Clerc

Dis moi pourquoi, maman ?

J’ai dit que je ne savais pas.

J’ai dit qu’ils étaient journalistes, qu’ils avaient dessiné des trucs drôles qu’on appelait des caricatures, tu vois ce que c’est, des caricatures ?

J’ai dit que rien ne peut expliquer pourquoi, ni personne. Que c’est triste.
C’est triste pour ces gens c’est ça ?
Oui, et c’est triste pour la liberté. Tu sais ce que c’est la liberté hein ? Oui, tu sais bien.

Tu les connaissais maman ?
Non. Oui. Pas comme des amis, mais comme des gens qui avaient une importance, qui représentaient quelque chose qui compte plus que tout et que nous devons défendre.
Alors pourquoi tu pleures ?

Je suis en colère. Je suis triste. Je suis désolée. Je suis Charlie.

je-suis-charlie

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

 

Parler des histoires d’avant comme si on avait 50 ans

Il est grand temps de faire comme tout le monde et de dresser ce fameux bilan 2014 pour fermer définitivement la fenêtre et en ouvrir une nouvelle, toute fraîche, pleine de projets et de renouveau.

Je ne vais pas m’extraire à la tradition cette année. Parce que justement, cette année a été riche de beaucoup, que j’en suis heureuse et fière.

Cette année, j’ai pu officiellement dire que je vivais de mon écriture (vivotais, certes, mais ça reste ma première source de revenu) et j’ai eu un livre avec mon nom sur la couverture dans toutes les librairies et quand tu tapes « Natacha Guilbert » sur Amazon, bah y’a moi (et je te jure que ça fait toujours aussi bizarre)(même si j’ai quand même arrêté de taper mon propre nom dans le moteur de recherche d’Amazon).

capture amazon
Oui, bon, OK, je viens de le refaire pour vous montrer. J’ai un ego surdimensionné. Voilà.

Cette année, j’ai déménagé, après des mois de galère de couple, comme beaucoup, et j’ai finalement trouvé un petit nid, un nid de transition où nous avons posé nos cartons un peu vite, mais un petit chez moi quand même. Un grand changement qui m’a permis, surtout, de prendre plus le temps de faire attention à mes enfants, de scruter leurs réactions, d’anticiper les quelques crises obligatoires de ce genre d’aventure. Une étape qui me donne encore plus d’occasions de me rapprocher d’eux, au final.

Cette année, j’ai fait n’importe quoi avec des lapins crétins,, j’ai encore joué avec des bougies avec ma copine Steph, j’ai fait plein de manèges et des selfies avec des princesses Disney, j’ai trop chanté La Reine Des Neiges, j’ai fait des grimaces partout dans Dubaï, j’ai fait Danse avec Les Stars à Punta Cana, j’ai même visité la Haute Marne pour compenser les heures d’avion du coup et j’ai joué avec des bouchons, aussi.

20140813_223735

Cette année, vous avez été encore plus nombreux à me suivre ici ou sur les réseaux sociaux, alors même que j’ai été bien moins présente, et votre soutien, vos bons mots, pour rire ou non, m’ont beaucoup apporté, je vous remercie tous pour cela.

Cette année, j’ai rencontré de belles personnes, j’ai fêté des mariages et des naissances, j’ai fêté aussi des séparations, j’ai appris des grossesses et des décès, j’ai su aussi ce que pouvait être une moitié.

Cette année, j’ai décidé d’être heureuse pour de vrai, et de pleurer sans filtre.

Cette année, j’ai toujours pas mis mon blog à jour, je n’ai pas été organisée, je ne sais toujours pas mieux cuisiner et j’ai mangé beaucoup trop de bonbons.

Cette année, c’était drôlement bien.

Vivement la prochaine !

 

L’horloge tourne, les jours défilent, les années passent, nos vies changent,
On évolue chacun son destin mais surtout chacun sa chance.
(si je veux j’ai été fan de Nèg’marrons)