Cannes, le festival…ça vous dit quelque chose?

Voix : Cannes, troisième jour.
Simon Jérémi : Oooh, quelle heure il est ?
Voix : Neuf heures trente A.M.
Simon Jérémi : Waou déjà !
Voix : Non mais j’avance un peu.

La Cité de la peur, Un film de Les Nuls, 1994.

Ca y est, ils sont tous en place à grouiller comme des fourmis autour du beau tapis rouge….
Pendant qu’Isabelle Huppert et ses copines se faisaient creper le chignon et se plaignaient que « pouh làlà, c’est dur tout ce temps de préparation, surtout qu’on a bringué comme des malades toute la nuit, vous m’effacez les cernes là? Merci »,
pendant qu’elles se goinffraient au Cristal et se saoulaient aux Macarons, pendant qu’elles essayaient des robes improbables que même Blanche Neige aurait refusée de porter, fussent elles cousues par des siamois du Mexique qui aurait contracté la grippe espagnole (oui, Blanche Neige a su garder son âme charitable),
pendant que ces dames faisaient les yeux doux aux Canons numériques et battaient des cils devant des photographes suppliant « plizplizplizpliz »,
et bien pendant ce temps, je tentais de récupérer le tapis de l’entrée de la crotte de chien mouillé dans l’aquelle j’avais marché (sans m’en rendre compte bien entendu) ce matin en amenant mon fils à l’école, je renonçais à toute idée de brushing, de toute façon il pleut, recommencer 4 fois n’y changera rien, je craquais le dernier pantalon de « pas femme enceinte », je pleurais, donc (déjààààààààààààààà?????), je vérifiais le contenu de mon frigo (NEANT) et de mon placard (NEANT), je réprimais un sanglot, prenais mon IT BAG Carrefour, et partais, telle la femme fatale à l’allure fière et déterminée, et grimpais l’escalator (gris) la tête haute, les yeux de biches rivés sur la caméra de surveillance……

Chère Isabelle, nous n’avons pas les mêmes valeurs….

VDM

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Et vous? vous apprenez quoi à vos enfants?

Mercredi, nous avons invité une petite copine à passer l’après-midi à la maison. C’est la super pote de N°1, alors on essaye de faire ça bien. Je prévois quelques activités, une bonne balade, ils feront le reste!

« Super Copine » arrive toute de vêtements blancs vêtue…Je pense que les parents me mettent à l’épreuve, ma réputation de mère indigne m’a précédée, ils font ça pour me déstabiliser, c’est certain. Sinon quoi d’autre???
Qui habille son enfant de 4 ans en blanc? A part les parents Bonpoint biensûr, mais eux, ce sont des cyborgs venus de la planète Jacadi pour donner une leçon de mère (ou père, hein!) au foyer blanchisseuse à nous autres, éduqués au lave linge et détachant qui enlève les tâches en faisant un trou à la place (radical).

« Super Copine » est ravie de voir la collection de voitures/cartes pokemon/power rangers de N°1. Mais qu’entend-je, au loin dans la chambre… « Super Copine » en train de jouer à la maîtresse sur le tableau veleda. j’arrive discrètement, histoire de pas déranger, et puis parce qu’au fond, j’adorais jouer à la maîtresse aussi. Et là, j’aperçois qu’elle a écrit tout l’alphabet et qu’elle le chante à tue-tête.N°1 s’extasie. Je blêmi. Elle a à peine 4 ans mince! comment elle peut savoir reconnaître, lire, écrire les lettres? N°1 sait compter jusqu’à 49, c’était déjà un bel exploit pour son âge (que je croyais).
Après enquête, on apprend qu’elle s’entraîne avec papa/maman et une grenouille (?).

Nous, le soir, quand on est en forme, on lui apprend une chanson paillarde. Ca nous fait marrer, lui aussi, et quand on y pense on perpétue des traditions (peut être pas les mêmes que la famille Bonpoint).

N’empêche, quand ils auront 17 ans, qu’ils participeront à de grosses soirées de beuverie, le mien aura été brieffé… pas sûre que la grenouille en fasse autant!

ERRATUM de 17h30:
parce que y’a aussi des papas qui lisent (ouais, et ils ont des supers blogs, mais je sais pas moi, comment on fait pour associé un nom à un lien, donc, je vais m’entrainer, mais de toute façon je parlerais d’eux…c’est sûr!), alors donc, comme nous ne sommes pas QUE des mères, je vais me fendre et rectifier tous mes participes passé, afin que justice soit rendue!
Oui, bon, que pour ce billet, hien, les autres, j’ai pas le courage là!

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Quasimodo is back

Aahhhhhhh… ****soupir****, les beaux jours reviennent, voilà plus de 10 jours d’affilés que mon thermomètre épidermique n’a pas senti se dressé le moindre poil: nous ne sommes pas descendu en dessous des 22 degrés, donc. Ca sent les vacances non?

Non.

Ca sent juste le pollen là tout de suite. Et la gorge qui gratte aussi. Et les yeux qui coulent, en laissant une trace noir qui tire jusqu’au front (parce que telle la dame élégante et pleine de savoir féminin, j’ai frotté jusqu’à ce que cessité s’en suive). Rouges façon myxomatose, les yeux.

Mais jusque là, sans me vanter, je ressemble vaguement à n’importe quelle nana que je croise dans la rue, bien que les nausées associées au pollen dans la gorge, je gère difficilement.
Moi qui suis accro aux médicaments, je suis obligée de me sevrer depuis 2 mois et des brouettes (en même temps que la clope, l’alcool, les bons petits rotis saignants….qu’on ne vienne pas se plaindre que « parfois » je suis légèrement irritable!).

Mais aujourd’hui, ô stupeur, je me réveille sûre de moi, le visage rayonnant, prête à affronter la nature sauvage qui m’entoure (soit dix platanes en bord de quai).
N°1 se réveille aussi. Nettement moins enjoué.

Je retiens un cri (il a déjà pas l’air bien), mais qui as volé mon fils et me l’a remplacé par….ça?

La paupiere tombante sur un début d’oedème, le regard vitreux, les joues bien rouges, et la jambe droite qui a doublée de volume, boiteuse… Les moustiques sont de retour.
Et mon fils est le meilleur anti moustique que je connaisse.

Là tout de suite, sur le coup, je me réjouis d’avoir été épargnée, manquerait plus que ça. Reste plus qu’à trouver une parade pour la maîtresse qui va se demander comment il s’est fait ce cocard, et qui ne croira jamais que le carnage est dû à la seule présence d’un maringouin dans la maison (peut être lui dire qu’on a dormi dans un bois humide…).
Ah oui….calmer les grattes avant qu’il ne s’arrache un oeil.

Si je chope la bestiole…ça va saigner.

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les 10 commandements et autres petits supplices de la femme enceinte

Juste parce que là, je vais craquer!!!

1/ Les 3 premiers mois tu détesteras, puisque malade tous les matins tu seras.

2/ Les 4 premiers mois tu détesteras (aussi), puisque juste une bouée autour du ventre et de nouvelles fesses bien portantes tu adopteras, et les collibets de tes collègues mal informées et en mal de potins tu subiras.

3/ Tu stresseras. Tout le temps, c’est un fait, quelque chose nous pousse dedans, et on peut rien savoir quand on en aurait envie.

4/ Des cauchemars sanglants tu feras. Un peu tout le temps, ils ponctueront tes nuits pendant 9 mois (aller, 8, le 1er, t’es pas au courant)

5/ De la bonne viande tu ne mangeras pas… pendant 9 mois… oui, parce que de la semelle bien cuite, déjà, c’est pêché, mais en plus c’est pas bon…. Donc, les femmes immunisées contre la toxoplasmose tu détesteras (sans vraiment le dire, faudrait pas croire qu’on est jalouse en plus d’aigrie!)

6/ Chiante tu seras. Pas tous les jours, juste quand chéri te dis un truc qui te plait pas ou ne te dis pas un truc qui te plairait…. ouais tous les jours en fait!

7/ La mode tu oublieras… à moins d’avoir économiser pendant 5 ans avant pour faire les vraies belles boutiques. Sinon, vraiment, tu comprendras ce que c’est que d’être habiller comme un sac (ou comme dans les années 80… j’en vois aussi, mais j’ai choisi le sac!)

8/ Aux fêtes tu n’iras plus, au cas où quelqu’un de mal intentionné te propose une clope (arghhhhhhhh), un verre de Pouilly Fuissé (« mon dieu mais quel horreur! »), du saucisson (Voyou! Brigand!) ou pire… que quelqu’un se délecte de tout ça devant toi en disant: « c’est vraiment cool ce qui t’arrive » (**@#&§^%$*##).

9/ De nouveaux amis tu te feras: d’abord, si ce n’était déjà fait (dans ce cas, ils ramènent des potes), les capitons.
Ensuite, du côté des humains, dans la salle d’attente, dans la queue du super U, dans le métro, dans ton hall d’entrée, tu diras bonjour à celle qui te sourit d’un air bienveillant (elle sait! c’est sûr!). Tu pourras tout aussi bien te faire des ennemis d’ailleurs, dans les mêmes endroits: ceux qui te bourrent contre la porte, qui font mine de pas te voir alors que la queue fait 3 km et qu’en plus tu n’as qu’une brique de lait, qui te toussent dessus (sans les mains, comme au manège)…

10/ Ton premier rejeton tu affronteras (si le premier est en travaux, tu auras sûrement à faire avec celui de la voisine, c’est un entraînement): « tu l’as mangé? » (oui), « tu vas devenir grosse? » (et toi tu vas aller en pension), « pourquoi tu vomis? le bébé va sortir? » (pourquoi t’es pas une fille que je me foute de toi dans 20 ans?), « je veux rester tout seul » (là tout de suite, moi aussi), « j’espère que c’est pas une fille, sinon, tu recommenceras pour avoir un garçon » (c’est cela oui!), « comment on fait les bébés? » (chériiiiiiiiiiiiiiiii, ton fils te parle!)

je pense que vous pouvez apporter votre pierre à l’édifice!

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Moi ….et le sport

Je m’étais promis d’écrire tous les jours avec répis le dimanche… mais le sort en a décidé autrement…. ou plutôt mon corps!

J’ai décider de me mettre au sport.
Ouais, tout de suite, je vois vos rictus: commencer le sport alors qu’on est enceinte, c’est une excellente idée dans le top des idées débiles.

A la base, je suis une grande sportive, si si, tablettes d’abdo, fesses en béton, zéro gras, bras dessinés et fermes, comme les cuisses d’ailleurs.
C’était il y a 10 ans grand max, c’est pas si loin, j’ai l’impression que c’était hier! Mes pantalons de l’époque confirment que c’était il y a 125 ans minimum.
La transformation s’est faite à coup de grosses soirées arrosées de cacahouettes, de vodka et de plats surgelés à 3h du matin. Puis, elle a continué à coup de chériiiiiiii… tu veux manger quoi? qui se terminaient en resto. Et elle s’est achevée à grand renfort de N°1: 3,5Kg, 53 cm, tout dans le ventre qu’on me disait…. une fois sorti, on a bien vu que c’était plutôt tout….bien réparti, jusqu’au bout de la cheville!

Je tiens à préciser que je ne me plains pas, mais non, je sais que plein de filles galèrent pour maigrir, que c’est contraignant, et que là, comme ça, habillée, on dirait que je suis plutôt pas trop mal. C’est que vous ne voyez pas les gaines!
Je suis flasque.

Donc, tous les 3 mois je me mets au sport, avec la conviction que d’ici quelques temps (j’ai arrêté de croire que ça me prendrait 4 jours), un remodelage me rendrait le corps que les minettes de 20 ans m’ont sournoisement volé!

Bref, dimanche, j’ai ressorti la Wii Fit. (Ouais c’est ça rigolez! mais essayer juste une fois avant!)

Sans trop prendre de risque, je fais tous les exercices de Yoga (je suis enceinte, je vais quand même pas me mettre direct à la boxe Thaï!), et même 2 fois. Trop fastoche. J’enchaîne avec quelques jeux d’équilibre, j’ai perdu mon centre de gravité quelque part apparemment, si quelqu’un le croise!
Je finis par faire le test physique journalier, qui me dis que j’ai dû bien me reposer pendant les 289 jours où je ne suis pas venue le voir. Il rajoute, pas rancunier, que j’ai pris 2Kg depuis la dernière fois.
Je vais me pendre en pestant contre le sadique inventeur de cette machine. Je reviendrais demain!

Sauf que le lendemain, pas moyen de bouger. J’ai des courbatures dignes d’un lendemain de marathon, sauf que c’était du Yoga de Wii… Je me sens seule!
Aïeuuuuuuuuh!

Je n’aime pas le sport, parce que ça fait mal. Je ne m’en rappelais plus, mais ça me revient maintenant.

Quand j’aurais accouché, je me payerais un super coach qui viendra me faire bavé dans mon salon à coup de pompes et d’abdos fessiers qu’il aura au préable enseigné à l’élite du KGB. Il me forcera, j’aurais mal, mais au moins, je saurais pourquoi.
J’oublie biensûr de dire que quand j’aurais accouché, je serais en pleine forme pour attaqué ce genre de réjouissant programme, que je ne saurais pas quoi faire de mon temps, avec 2 enfants et un mari, franchement, ça me laisse une bonne plage horaire de dispo! Je serais bien évidemment riche.

Qui se joint à moi???

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L’enfer de la chaussures taille 28!

ARFFFF…….

Je rentre épuisée d’une chasse à la chaussure pour le N°1 (oui parce que faire mettre des chaussures à N°2, c’est pas gagner là tout de suite).

Voilà plusieurs jours que N°1 se plaint lorsqu’il marche plus de 3 minutes, et voilà que ça traîne la patte, que ça se plaint, « nan mais c’est pas possible d’être aussi feignasse » (je lui dis pas, je le pense fort par contre). De retour à la maison, on découvre de petits boudins d’orteils tous rouges et rabougris: il est temps!

Direction les boutiques de chaussures.

On ne passe pas par la case « petites boutiques » qui nous vendent des chaussures, certes sûrement très « mode », mais qui m’obligerait à vendre mon corps une fois sortie de là!
Direct donc, dans les « usines » à chaussures où il y a de tout, de toutes les tailles et surtout, au mon dieu surtout, de toutes les couleurs! N°1 est quasi épiléptique quand il voit les rangées de basket Batman/Spiderman/Disney et d’autres Supers Amis… Dommaaaaaaaaage mon pauvre chériiii….y’a pas ta taille! (Je ne compte plus les points pour mes mensonges, et de toutes façons, là, c’est une bonne action)

On se retrouve donc devant une douzaine de boîtes, et seulement 4 modèles dans la bonne taille.
Là, il y a eu comme le petit oiseaux des mangas qui passent devant l’écran de la télé…mais si…vous voyez??? non? tant pis, je me comprend.
on s’est regardé, on a tourné les talons, passé devant la caisse l’air de rien, et on a boitillé jusqu’à la maison, en baissant la tête, mais là c’était pour eviter de ressembler à des lapins myxomatosés à cause du polen et du vent.

Lundi, 14h, on est dans les boutiques chics et Hype. Tant pis. Je vendrai le corps de chéri sur ebay!

Choisissez, soit je suis vilaine parce qu’il n’a toujours pas de chaussures à sa taille, soit je suis juste aimante au point de ne pas vouloir qu’il porte des sabots super moches, et puis 2 jours d’orteils compressés…ça va, il connaîtra pire!

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Ca va être ta fête travail!

Comme beaucoup de mamans ou mamans en devenir, je travaille pour pouvoir subvenir aux besoins de ma formidable famille, et éventuellement, pour que chéri ne se rende pas compte que j’ai payer ce sac seulement 490 euros (une affaire, quand on pense que si un jour j’ai une fille, elle aura un sac vintage de marque le jour de ses 18 ans…).

Mon travail est surtout alimentaire donc. Je ne l’aime pas. Je ne suis en aucun cas satisfaite de mon cursus professionnel, qui consiste à 3 ans de Fac de Biologie, puis à tomber enceinte et me retrouver vendeuse pour une marque de fringues qui cite Victor Hugo à tout bout de champs (sans le savoir, je suis sûre!) dans un grand magasin.

Gros moment de solitude. Ce travail est ingrat.

En gros, même si je sais bien que vous savez en quoi consiste ce boulot, je vais quand même résumer:

Si tu vends pas tant de pièces aujourd’hui, tu finiras empalée sur un cintre, tu vas garder le sourire même quand tu entendras une maman prévenante dire à sa fille « tu vois, il faut travailler à l’école pour pas finir dans un magasin », tu vas aussi essayer de garder tes réflexions cyniques pour toi quand Madame X revient pour la 10ème fois essayer le pantalon slim en 36 alors que très clairement, elle fait du 42 depuis sa dernière grossesse nerveuse, tu vas aussi garder ton calme quand une cliente exigeante va te dire que tu as une sale gueule, vous pouvez m’apporter le même en bleu et une taille au dessus et vous vendez pas de chaussures,ben allez m’en chercher, je visualiserais mieux comme ça….bon finalement je vais réfléchir! ah oui, j’ai tout laisser dans la cabine (par « tout », entendez, « tout le stand »).

Voilà 5 ans que je suis cloîtrée dans ce boulot qui m’exaspère chaque jour un peu plus, que j’essaye de trouver de bonnes raisons d’y être encore (-15% sur les sacs Dreyfuss et les produits de beauté+ quelques fringues gratos…), j’ai bien essayer de me pendre avec les rideaux des cabines, mais là encore, les caméras de surveillance veillaient! (oui, il y a un tas de caméras mais pas pour les clients, hein, eux, ils peuvent nous cracher dessus en partant avec un ensemble à 500 euros sous le bras sans payer).

Bref, c’est la fête du travail, alors Big Up à tous les gens qui, comme moi, savourent les heures passées en dehors de leur cachots.
Il fait beau aujourd’hui, sortons, jouons et dansons…. en attendant demain… oui parce que demain c’est samedi bande de veinards! Les magasins sont ouverts!

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mère indigne (part 1)

Aujourd’hui, pas de travail. On dira que je pré-fête la fête du travail, moi toute seule, et visiblement, vu le rayon qui essaye d’atomiser mon rideau et me décoller la rétine, le soleil aussi.
Je décide donc qu’aujourd »hui sera la fête des mères (m’en fout)….. « rhooooo…..chériiiiii….jsuis fatiguéééééeee….je sais, c’est mon tour d’aller à l’école….s’te plaît…..j’irais demain (héhé, notez la feinte à 7h du mat pour un cerveau masculin embrumé), promiiiiiis!!!!

Première victoire par mensonge, et il n’est que 7h15…la journée promet de me donner quelques points de plus pour mon concours d’entrée en Enfer!

Ce matin donc: grasse mat, petit déj (s’il daigne ne pas faire le grand huit) et…j’improviserais!

11h15: toujours en pyjama, une copine m’appelle, elle voudrait me voir en ville, pas de soucis, je prend une douche (enfin) et c’est parti….

Après un bref aperçu des magasins du centre ville, on a faim, surtout moi. Direction un resto qui fait des hamburger maison avec frites maison et des kilos maison aussi. Je sors de là enceinte de 11 mois et demi. La conscience pleine de gras saturé, je me dis que ce soir c’est salade. SANS sauce, juste le vert.

15h: il est temps d’aller essayer des pantalons dans lesquels je serais éventuellement plus à l’aise que le dernier jeans qui me va. Malgré les 120 kilos pris ans l’heure précédente et la patience sans nom de la vendeuse, ben non, je rempli pas la bande élastique, du coup c’est ridicule, du coup je devrais arrêter de me plaindre sous prétexte que j’ai pas pris assez de ventre pour me sentir ENFIN confortable dans un pantalon.

16h00: ma copine « tu vas chercher ton fils à l’école? »
16h01: moi: « ben non, la baby sitter va le chercher, j’avais pas tres envie d’aller au parc » (pas du tout à cause de l’histoire d’avant hier, juste parce que j’avais pas envie… notez mon honnêteté).
16h02: ——–
16h03: moi: « on va boire un verre???? » (sans alcool, sans caféine, sans théine, sans agent détox et sans paraben, je connais mes classiques et j’ai bien vu les sigles « anti femme enceinte » sur les bouteille)
17h: moi « je vais pas tarder »
18h: « euh… là j’y vais! »
18h30: « bonjour! ca a été? » BBsitter: « ben au parc, il s’est fait attraper par un plus grand qui l’a roulé dans la terre avant de lui piquer sa voiture tout en lui tirant le col avec les dents pour l’étrangler avant que je puisse intervenir »

ah…..

combien de point ça pour l’Enfer???

19h30: chéri: « ce soir, c’est resto »
19h30’12 »: moi: « ah ouais, cool, ça tombe bien, j’avais super faim, j’ai pas dû manger assez à midi »

+10 points encore, mais peut être que dès lundi je remplirai la bande élastique du pantalon!!!!

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Enceinte mode d’emploi?

Voilà une chose dont on n’est en aucun cas prévenue: forte d’une expérience (quasi traumatisante) d’une première grossesse, on est sûre de relativiser cette seconde bonne nouvelle et de l’appréhender telle la femme mûre et avertie. Mouaif….. sauf que passer le test pipi positif, il arrive…ben rien. On a tout oublié. Alors donc, je panique, qu’est ce que je dois faire? où dois-je aller? que dois-je dire? c’est quoi déjà la première question?
Je soupçonne les hormones concernées de provoquer une migration d’une grande quantité de neurones vers mon endomètre puisqu’apparemment, je ne pense plus qu’avec lui.

Je dois donc faire, avec ce qu’il me reste de matière grise (notez que c’est ma deuxième grossesse, il doit pas m’en rester des masses), le bilan de mes souvenirs:

1/ je ne suis plus primipare, et je sais ce que cela veut dire (oui, parce qu’au départ, on croit que ça nous donne le droit de ressembler à un yéti)

2/ j’ai donc un environnement intérieur qui a déjà servi, et qui donc est plus apte a accueillir de nouveau (Home Sweet Home).

3/ Je vais encore me taper le psychopathe du laboratoire pour les prises de sang.

4/ Je sais compter les semaines de grossesse ET d’aménorhée et je sais aussi à quoi ça correspond ( et je sais aussi que finalement, on s’est pris la tête pour comprendre un truc très peu utile)

5/ je sais ce que c’est qu’un accouchement, et donc, je n’appréhende plus ce moment (mouais, c’est ça mon oeil, j’aurais préféré que ça parte avec les neurones ça aussi!)

6/ Ca sera tout merci!

Voilà le problème donc, je ne me souviens pas de grand chose, mais petit à petit, je comprend mieux pourquoi. Forcément, si je m’étais souvenue que j’allais vomir pendant 2 mois et demi, que mes fesses allaient ressembler à celles de Jennifer Lopez (photoshop en moins), que j’allais devoir m’abstenir d’avoir la nausée quand certains jugent inutiles de se laver les dents après un bain de bouche ail/reblochon, que j’allais m’endormir entre deux arrêt de bus et rater le mien, que j’allais me mettre à pleurer devant les Pokémons, ou encore que j’allais revivre « les années collège » dans mon miroir à contempler (larme à l’oeil) les gros boutons qui élisent domicile sur mon visage/mon dos/mon décolleté….. bref, si je m’étais rappelée tout ça, éventuellement, j’aurais acheter un poisson rouge, voire même deux soyons fous!

Bon, maintenant que c’est fait, je vais m’abstenir de me plaindre, après tout « c’est du bonheur » comme ils me disent tous (bande de nazes, moi je voudrais une médaille pour avoir remis le couvert!).

Par chance, aujourd’hui, je suis tombée sur mon « journal de grossesse » que j’avais tenu la première fois, je vais me plonger dedans, pleurer un coup, et peut être que quelques souvenirs referont surface petit à petit!

Juste une chose: croyez vous que des « agents garants de la pérénnité de l’espèce humaine » passent chez vous et effacent toutes preuves et tous souvenirs de la première grossesse…non parce que je ne me rappelais plus du tout de ce carnet, et là, j’ai mis la main dessus en ouvrant un tiroir, il était posé là, au dessus….4ans après… hmmm hmmmm…. (rappelez moi de vous raconter mon addiction pour les séries américaines à fort potentiel en espionnage et intrigues improbables).

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les autres mères me snobent au parc…

J’avais dit « demain », mais vu que ma journée a été fructueuse en tèrme de déception, je m’y colle en cette fin d’après midi.

Comme toute mère bien intentionnée, j’emmène mon petit s’ébrouer dans la terre, raper son pantalon se fracasser quelques genoux au parc après l’école, et il rentre épuisé et repus de sa journée, évitant ainsi tout malentendu:
« Et non, tu n’as plus de force pour arracher la tapisserie, ni pour te coller de la pate à modeler dans les narines….et encore moins pour jouer à Bob le bricoleur avec le marteau de papa (mais où as tu trouvé ca c’est pas possible???)… quel dommage, cette fatigue t’a coupé toute créativité! »

Bref, je voulais surtout parler du parc en question. Là où les mamans se retrouvent, regardent gambader leur progéniture (tout en comparant secretement leurs aptitudes physiques) et discutent entre elles, prévoyant anniversaire, goùter où même alternance des gardes avec leur nouvelles copines mamans.

Ca m’a fait rêver…un temps. Là, je renonce.

Je vous fais juste noter que nous sommes donc fin avril… cela fait donc 8 mois que mon fiston est rentré à l’école, 8 mois que nous l’accompagnons le matin et allons le chercherà 16h20 (enfin, un jour sur 2, on bosse quand meme!), chaque jour je dis poliment bonjour, bonne journée, bonne soirée, bon week end, joyeuses paques et bonnes vacances et même la plupart du temps avec mon plus beau sourire (bon, ok, le matin à 8h, mon plus beau sourire est un peu plus crispé…mais bon…l’effort y est!)

8 mois donc, et pas une touche…pas d’invitation aux anniversaire, pas de « comment allez vous », pas de « ah oui, votre fils est bien copain avec le mien » : rien, nada, le nomansland de l’amitié parental.

Aujourd’hui donc, au parc, sur mon banc, une maman vient s’assoir à mes cotés, chouette, c’est la mère du meilleur copain de mon fils. Tout sourire, « bonjour! ah…vous êtes la maman de heu… »(oui, la j’ai bugger, mais en meme temps, elle connaissait pas le nom du mien non plus, balle au centre)… « ah bon, ils sont amis? » ——blanc————-long blanc——————— puis je souris en regardant les enfants jouer, je retente ma chance « ils sont trop mignons, ils forment un bon groupe dans la classe » pas de réponse.
Une deuxieme mère arrive, remercie la premiere pour l’anniversaire, son fils a A-DO-RE. elle s’assoit sur le banc, la première très finement, se décale…sur mooi. je n’ai plus qu’une fesse sur le-dit banc et plus une lueur de fierté. Je suis invisible dans cette vie de mère.

Alors, certes, on dirait plus que je suis la baby sitter que la maman, c’est pas de ma faute si j’ai le physique d’une fille de 12ans, j’ai pas choisi (au choix, j’aurais pris le physique de Sienna Miller, mais là, je crois que, pour d’autres raisons, je ne me serais pas faite de copines non plus!), mais ce n’est quand même pas une raison…non?

alors je passe un message: si vous aussi vous êtes une maman, méfier vous des mères que vous ignorez: elle vont cracher sur vous dans leur blog dès le soir venu bande d’égoiste du partage parental!!! Moi aussi j’ai besoin de parler avec des mamans…mais euh…..

Cette après midi donne donc un tèrme à ma quête de nouvelles amitiés… vivement la rentrée prochaine!

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