Little crush

Je suis fichue, je voudrais mourir, non, pire, je voudrais revenir dans le passé et arrêter le temps. le temps où N°1 ne raffolait que de mes bisous de pieuvre enragée dégoulinant de bave et d’amour maternelle, le temps où le mot « maman chérie que je vénère pour l’éternité », le temps où il pouvait rester à mes côté après le repas et s’endormir, blotti dans mes bras ankylosés.

Mais je l’ai vu, cette perverse à couettes, lui rôder autour comme l’allumeuse qu’elle était. Longtemps N°1 a repoussé ses avances de petite trainée du square. Et puis… et puis… HAAAAAAAAAAAARRRRRGGGHHHHHHH!

Je les ai vu, se tenir la main, je l’ai vu commencer à accepter un rapprochement corporel dont il est pourtant peu friand d’habitude, et pour mettre un peu de sel sur ma plaie béante, je l’ai vu gêné, lorsque je lui ai demandé, comme toute mère un tant soit peu intrusive, s’il avait une « amoureuse » (oui, bon, en même temps, je me le suis mis toute seule le sel sur la plaie là!).

MON fils est amoureux.

Cette pisseuse l’écarte du droit chemin d’œdipe, et je dois laisser faire, en mordant mes joues lorsqu’il me demande de lui relire pour la 600ème fois le livre (avec des CŒURS bordel!) qu’elle lui a offert pour son anniversaire….

Je meurs. Merde c’est MON fils quoi!



Anais Mon coeur, mon amour

 

Vous faites quoi ce week end?

Tout est dit dans le titre, je crois bien!

Vous êtes sur Paris ou pas trop loin? vous abritez un alien au creux de votre utérus? Pire, vous avez déjà tester l’expulsion et depuis, vous vous trimballez un, voire plusieurs petites choses roses, morveuses et criardes que même s’ils viennent de dire bonjour à une flaque de gadoue, vos proches répètent en boucle « rhhhhoooo, qu’il(elle) est mignon(ne)!!!!! »

Si comme moi, vous avez en horreur les sorties au square du coin mais que quand même, si jamais vous ne sortez pas vos mogweys au moins une fois dans la journée vous savez très bien qu’il vont mettre une option sur un cassage de télécommande, une subite envie de repeindre la tapisserie aux doigts ou d’arracher une à une les mains des playmobils, j’ai une soluton, bien que temporaire, pour ce week end!

Vous pourrez vous rendre avec vos monstres adorés au Jardin des Tuileries, telle la famille parfaite que vous êtes, main dans la main, vous pourrez flâner dans ce beau jardin et BIM! qu’allez vous découvrir? Un espace spécialement dédié à vous et vos trolls, petits et grands.
Pampers et la communauté des P’tites Pousses squattent les lieux sur 48heures, avec 3 espaces dédiés aux parents et enfants, des tas d’ateliers, un immense espace découvertes avec des jeux, des conseils, des couches à disposition…un petit paradis où tout le monde trouvera son compte et après lequel vos petits kamikazes vont repartir séchés d’avoir tant jouer (et à vous la soirée tranquille!)


Pour parfaire cette journée, tenez vous bien, oui, asseyez vous: vous allerzpouvoir venir voir à quoi ressemble Cranemou qui fait des constructions, qui casse celles des autres enfants et qui essaye de se faire offrir des Petits écoliers au chocolat blanc par les enfants trop naïfs pour comprendre que mon sourire n’est qu’un plan pour leur voler leur goûter!

Oui! Je serai là-bas, tout le dimanche après midi, et j’espère bien que je pourrai parloter avec plein plein de copines!

Alors? ça vous tente?

Ah, oui, j’oubliais, un truc quand même important… à partir de samedi, un grand concours en rapport avec ce super week end sous le thème de la couche! Alors, je vous donne rendez vous samedi ici et dimanche aux Tuileries!

Plus de renseignements ICI ou alors vous me demandez!!!

Qui vient?

NB: c’est GRATUIT et ouvert A TOUS!

Fallait pas l’inviter

Mon fils, il est aps trop chaint. nan, c’est vrai. Quand je lui ai demandé ce qu’il voulait faire comme activité scolaire, il m’a répondu « Judo ». Comme tous les autres enfants de 5 ans de l’école… voire du quartier.
En vrai, je le savais déjà, depuis l’année dernière, il ne rêve que de s’essayer à l’haraitsurikomiashi et autres joyeusetés nippones aux noms aussi exotiques qu’imprononçables. Pourtant, N°1 a une sensibilité à la musique tellement grande qu’il en devient un danseur de talent, et je dis pas ça parce que c’est mon fils (biensûr que non). Mais la danse a cette réputation d’être un sport de cuisses à moule en tutu, ce qui ne motive pas franchement mon macho de fils, malgré mes tentatives de corruptions à grand renfort de vidéos de danseurs talentueux ET couillus.
Ca sera donc Judo.

 

Etant donné le budget tendu comme un string de la famille Cranemou, j’avais décrété qu’il irait à la Maison Pour Tous, comme 90% de ses amis et non au tatami d’Or comme les 10% restant dont les parents roulent en Porsche Cayenne et portent des tiares en diamant pour emmené leurs enfants Cyrillus à l’école public, seul lieu où on les autorise à se frotter au peuple. A cela se rajoute que cette fameuse maison qui ressemble étrangement à un gymnase se trouve juste en face de chez moi. Genre, vraiment en face. Genre je vais pas devoir me frapper des gosses hystériques à moitié contenus par un entraineur prêt à briser 7 des 8 points du code d’honneur du judokas averti.

 

La veille des inscriptions, en pleine discussion avec une maman, j’apprends qu’il serait bon d’y être tôt.
« Tôt comment? »
« Très tôt »
« Ouais mais genre? »
« Moi j’y vais à 5h30 »
« … »
« … »
« Tu déconnes, c’est ça? »
« Pas du tout, si tu veux une place… Si tu veux on se donne rendez-vous »
« … »
(là, je faisais grave la gueule).

Venez pas me dire que ça va, hein, j’habite EN FACE. Fais chier quand même de faire la queue pendant 3heures pour inscrire son nain au Judo. Même pour U2 j’aurai pas fait la queue. Même pour les Stones. Et puis merde, on me paye 670 euros pour ce boulot de mère et je dois me lever à 5heure le samedi??? En plus! Je suis exploitée!

Mais j’y suis allée. Comme un zombi, avec mon thermos de café, mes biscuits préférés et 3cartouches de clopes. j’ai même emmené ma bonne humeur et mes blagues à deux balles.

Et il y avait déjà 100 personnes devant moi.

J’ai tenu le coup. N°1 est inscrit au Judo et ¨Ô grâce, il ne m’a pas asséné d’un « finalement je voudrai faire du foot, finalement » quand je suis rentrée.

 

Le lendemain, comme chaque année, à Lyon, nous sommes allés à « Sport En Fête » au Parc de Lacroix-Laval. Là bas, il y avait bien 50 ou 60 stands de tous les sports. N°1 s’est éclaté à faire un parcours de pompier, de la gym, du judo (ouf, il adore toujours), du basket, on a essayé l’escrime tous les trois aussi (j’ai battu Tony, je suis trop forte! Mais qu’est-ce qu’on crève de chaud là dedans!).

 

Et puis le Tennis. Ahhhh…le tennis. N°1 n’avait jamais touché une raquette. De sa vie de nain. Jamais. Mais il a voulu essayer quand même. Il n’y avait que 2 profs et pas mal de monde qui voulait s’essayer à la balle jaune. Il a attendu patiemment son tour, sans rien dire. Puis la jolie blonde-trop-bien-gaulée-que-finalement-quand-tu-fais-du-tennis-t’es-pas-obligée-de-ressembler-à-Mauresmo lui a mis sa mini raquette dans la main. et vas y que ça tape la balle, que ça se place, que ça attend, que ça écoute (et comprend ET applique) la prof, et v’là pas qu’il se fait brancher par la blonde-trop-bien-gaulée-que-tsss-tsss-tsss-touche-pas-MON-fils. Je l’ai senti venir. Je savais qu’il fallait que ça arrive, parce que c’est quand tout est fini qu’il y a le truc con qui te tombe dessus.


« Madame, (déjà, je suis vexée, tu m’appelles pas Madame ‘spèce de blonde), votre fils a déjà fait du tennis? »
(Faut que je dise oui, faut que je dise oui, faut que je dise oui)
« non » (je suis faible et trop fière, et un brin agassée en même temps)
« Il est vraiment doué, vous savez, il faudrait vraiment voir pour qu’il pratique, en plus il a l’air d’aimer ça, vraiment »
(petit coup d’oeil vers N°1 dont les yeux brillent comme s’il venait d’avoir son premier orgasme)
« heuuuu…. » (connasse je me suis levée à 5h hier pour l’inscrire au JU-DO! t’entends ça? JU-DO!)
« J’insiste, vraiment, ça vaut le coup de l’inscrire, c’est le premier enfant de la journée qui se débrouille aussi bien »
(petit coup d’oeil vers l’autre prof qui tente en vain de faire comprendre à son élève aux 2bras gauches comment utiliser le cordage et non le manche de sa raquette…ils ont embauché des COTOREP exprès ou quoi?).
« je vais voir »

Et N°1 de fanfaronner: « je VEUX faire du tennis, c’est trop bien le tennis, j’adore le tennis, maman s’teuplaiiiiiitttttt »

J’ai regarder les prix du tennis…bon, j’ai dit que ça serait pour l’an prochain, hein, je peux pas cumuler 2activités moi, pis de toute façon « y’a plus de place pour cette année mon chéri….je suis vraiment, mais alors vraiment désooooooléééééeeeee! »

Pas d’esclandre, il comprend. (il est parfait ce petit, finalement) Pis au moins ça me laisse le temps de mettre trois sous de côté et d’écrire à Monfils qu’il peut se planquer, y’a le mien qui va lui mettre sa raclée!

Aujourd’hui, mercredi, N°1 a été largué au judo pour son premier cours. Pourvu qu’il s’y plaise, le sale gosse!

quel sport vaincra par KO?

nan mais sans déconner!

T’as vu comment j’me la suis joué romantique hier? Nan mais ouias, parfois, ça me prend comme ça où tout n’est qu’amour et beauté, pourtant, ça fait longtemps que j’ai arrêté la drogue… ça doit être un retour d’hormone, je sais pas.

Bref, j’vais quand même donner la suite de cette histoire qui pue l’eau de rose et la rencontre du  peut être père de mes moufflets.

Donc, une fois rentrée dans le bar, je le vois, je suis comme une dingue frétillante devant son  amoureux tout neuf de la veille. Celui-ci, je suis sûre que je l’aime. Si, si, ça va marcher, je vais pas l’envoyer bouler au bout d’un mois pour un prétexte complètement insignifiant. Je vais m’a-ccro-cher. Telle l’arapète sur son rocher, j’vais pas laisser mon manque de confiance gâcher ce beau mec nanmého.

Finalement, on a bu un verre, ou un chocolat chaud, je sais plus très bien toute absorbée par ma nouvelle conquête que j’étais. Pis tu sais quoi? Il m’a fait le coup du « j’ai oublié mon portefeuille ». Au premier rendez-vous! J’ai dû raquer, mais c’est pas grave, d’abord, parce que je fais pas partie de la vieille école, ensuite parce que j’ai dit « a-ccro-cher » et enfin parce que si ça se trouve c’est un test son truc là, pour voir si j’suis une chieuse (ouais, je sais, je suis un peu parano).

N’empêche, j’aurai dû m’en douter. A ce moment là.

J’étais tombée sur Super Connard en personne, et telle la fleur bleue que j’étais devenue (putain de traboules!), je m’en suis aperçue au bout…de 2ans!

Je te passe les détails désagréables de ma mission super glue, j’ai fini par me casser de là, certes, pas très vite, mais réussi quand même!

Comme quoi, lorsque j’ai rencontré Tony en me disant que celui là, il avait l’air sacrément con, j’ai été bonne, quelques semaines plus tard pour assumer le fait que je n’avais aucun, mais alors aucun talent pour cerner les personnes en face de moi!
Et aussi pour dire que les situations les plus romantiques ne m’ont jamais réussi, d’où le fait que le texte d’hier ait un style de la plus grande rareté chez moi!

Rha l’amouuuuuur!!!!!!!

Trabouleries

En avance.

Au détour d’une rue, j’ai tourné à gauche, comme ça, sans trop savoir. J’ai continué mon chemin, en regardant en l’air. On ne regarde jamais assez en l’air, alors que c’est là qu’on découvre les secrets les plus beaux de notre balade.

Chaque brique, chaque pavé, chaque inscription prenait son sens, à ce moment là. Un moment à part. Un moment qu’on se permet tellement rarement qu’il en devient précieux, presque magique.
Je suis perdue. Pourtant je suis bien. Une porte ouverte, je m’engouffre.
C’est le souffle coupé que j’admire une architecture d’un autre temps. Mon cerveau voyage tout à coup, j’entends quelques notes de musique, peut être un ménestrel cherchant l’écu ou un gramophone un peu poussiéreux… je ne sais plus bien où j’en suis, où je suis.

Toujours les yeux au ciel, je continue d’avancer en contemplant les allées sinueuses et obscures, presque lugubres, je suis tour à tour tisserand de la soie, résistante ou simple habitante. Je sens vibrer les murs remplis de secrets et d’histoire, j’entends murmurer l’insurrection, je vis.

Le coeur rempli de cette histoire qui m’échappe, j’atterris tout ailleurs, il fait froid, et les flocons tombent avec toute leur douceur sur le sol encore bouillant d’avoir tant vécu. Je savoure encore un instant la lenteur de cette neige muette qui s’efface sans un bruit, mourant en silence avant même d’avoir exister vraiment.

Le froid m’envahit, ma montre me rappelle à mon rendez-vous, il faut retrouver mon chemin et rattraper le temps, redevenir celle qu’il a rencontré la veille. Je pénètre l’épaisse fumée de cigarettes qui s’estompe progressivement, à mesure que mon œil s’habitue. Il est déjà là, et il sourit. Mon cœur s’emballe à nouveau. C’est LUI.

Voilà, autre chose, pour Sophie qui voulait connaitre « notre » Lyon.

On remet ça???!!!

Vous me connaissez bien, hein! j’ai pu voir le doute, un peu, mais en soi, je suis ravie de voir que personne n’y croyais vraiment! pis de toute façon, je suis jamais dans la tendance moi!

De quoi je parle?

Il y a peu, maman@Home organisait un concours où plus on mettait de com, plus on avait de chance de gagner. BBFlo a alors dû lâcher bien la moitié des 888 coms, et a dit qu’elle offrirait son cadal à une copine enceinte. Comme je suis la malhonnêteté incarnée en plus d’être une vendue, j’ai dit « moi, moi, je suis enceinte, raboule le cadeau! ». Et Maman@Home de sauter sur l’occase pour en rajouter quelques jours après sur son Hellocoton! Ca a jasé, un peu, mais vous n’êtes pas dupes. Cranemou n’enfantera plus! PLUS JAMAIS! NEVER AGAIN! KEIN CHANCE!

Pas que j’ai pas aimé que mes fœtus jouent au Boggle avec mes organes, pas que je ne rêverais pas de me réveiller chaque matin avec la sensation d’être un mexicain qui se serait noyé dans la téquila la veille, pas que mon corps ne soit plus capable d’accepter une nouvelle location, pas que je n’aime pas que les angoisses sous-louent les lieux pendant 9 mois, pas que je ne fantasme pas sur les dégradations intérieures et extérieures qu’un troisième morpion pourrait avoir l’idée d’accomplir, en voulant égaler voire surpasser ses prédécesseurs. Pas que je n’aime pas me restreindre en pensant à la toxoplasmose/listériose/grippe Z/diabète gestationnel (rayez la mention inutile si vous en trouvez). Pas que je n’adore pas mettre 2ans pour perdre les 4 deniers kilos, pas que je n’affectionne pas la haute couture de mes entrailles, pas que je ne raffole pas des nuits sans sommeils… mais NON! Finito elle a dit Cranemou! Le troisième sera un poisson ou ne sera pas!

Ah, oui, avaec Mamn@home, on s’est bien marrée hier de vous voir douter, mais il suffit, je ne voudrait pas faire de l’ombre à mes copines qui, elles sont vraiment ravies de la nouvelle…parce que si jamais vous venez d’un autre monde, vous n’êtes pas sans savoir que la moitié de la blogo couve consciencieusement leur haricots… tout ça pour ne pas perdre l’inspiration, avouez le!!!

Aller, les filles, je vous souhaite bien du courage, j’envoie des ondes, et malgré tout, je suis émue de vous savoir si heureuses!

Ce billet qui était bien plus drôle et complet il y a moins de 20 minutes a jugé bon de s’effacer…je n’ai pas casser l’ordinateur, ce qui est une bonne chose, déjà, mais en tout cas, je vous le dédie, à vous toutes, bande de dingues: Mary, Nanette, La Mere Joie, Mere Bordel, Miss Brownie, Zaza

Et la cousine de Tony… et sûrement que j’en oublie encore!!!


« inchallah » comme le dit si bien Miss Brownie!

La main dans le sac

Il y a de ça un moment circulait sur les blogs une mode étrange qui consistait à montrer ce qu’on avait dans notre sac: on vidait notre sac à main et on étalait le tout joliement, sans tricher, sans trier et on en prenait une photo…

Les enfants étant encore malades, on s’ennuie ferme à la maison, j’ai donc eu l’immense bonne idée de vouloir faire des trucs que je ne fais jamais, à savoir, trier des papiers, ranger les placards de bouffes (et me rendre compte qu’aller acheter 2/3 vivres serait nécessaire à notre survie) et ranger mon sac. Je ne range jamais mon sac. A la toute limite, si je croise une poubelle et qu’elle clignote me sommant de trouver un truc à lui faire becter, je brasse un coup dedans façon « momomotus » et je trouve une saleté à lui donner.

Bon, perso, je trouve que je m’en sors bien moi, je pensais que ça serait pire:

En vrac, une pochete faisant office de porte feuille, un porte monnaie, un chéquier échappé de la pochette, un feutre, un carnet, une voiture, des bonbons pour la picole, un portable, des mouchoirs propres ET sales, des paquets de chewing gum vides ou entamés, un bracelet anti moustique, un mini ballon de rugby, une mini tong, une chaussette de Clapiotte (Je l’ai retrouvée YES), des pantoufles, une pince à linge, le cadeau que je dois à LeoetLisa et des cartes pokémons…

Je suis donc: une ado attardée avec enfants…je confirme!

J’espère ne jamais à avoir à subir une fouille en pleine rue!

Et vous? vous êtes aussi bordéliques rassurez moi???

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Craquage

Je vous remercie d’abord de vos gentils petits messages, ça fait plaisir d’être soutenue, enfin…surtout « comprise » car tout le monde ne sait pas ce que c’est que de rester avec un bébé malade TOUTE la journée.
Nan, c’est sûr, certains ne savent pas… ne comprennent pas…. enfin bref.

Aujourd’hui jeudi, Clapiotte devait faire son 3ème jour d’adaptation à la crèche.

Ce matin, en me réveilant à 2h 3h 5h 5h45 6h50 7h15, quand j’ai croisé son regard brillant, j’ai tout de suite compris que ma journée serait rythmée une fois de plus par des pschitts de sérum phy et de pyvalone, que j’allais devoir enchaîner les dosages de câlins et de doliprane. Encore.

Et puis le repas c’est mieux passé que les jours d’avant. Alors une lueur d’espoir s’est éclairée.

La sieste était calme, sans toux aucune.

Mais trop courte à mon goût. Réveillée à 13h30, je connais trop bien Clapiotte pour savoir qu’elle allait claironner toute l’après midi puisque pas assez reposée, donc fatiguée, donc chiante (cqfd).

C’est là que je suis devenue Le Mal.

Tout en chantonnant, j’ai empaqueté les petites affaires, les couches taille 4, une sucette, un doudou, j’ai mis le tout dans la poussette et je suis partie, l’humeur joyeuse.

Je suis partie laisser Clapiotte à la crèche pour son heure d’adaptation.
MON heure de solitude, de tranquilité, de calme et d’insouciance.

Je suis une mère indigne et j’aime ça.

bon, faut déjà que je retourne la chercher, mouise.

Adaptation, première phase: Check

Clapiotte, ça serait le petit Jesus dans la crèche sous le sapin. Avec la mise en pli d’une grand mère, mais quand même le petit Jésus, rapport qu’elle est vraiment sage et innocente, cette petite.

Autour d’elle, 3 nanas inconnues toutes à leurs petites affaires de caca, 12 nains tout âges confondus, toute morve dehors, TShirt mouillé de bave et crottes de nez dans les bouclettes, 1 papa inconnu avec son fiston (sur lequel j’ai mis une option, en tant que futur gendre) en adaptation, des nouveaux jouets tellement cradingues que je la crois immunisé contre la syphillis et autre sympatiques pathologies à compter de ce jour et moi, donc.

Enfin, moi, pas longtemps, hein. Oui, j’ai pu tester que mon aura « les gosses me vénèrent » étaint toujorus d’actualité. En moins de 15 minutes, ils étaient tous sur moi, sauf la mienne qui s’en tapait le cul par terre de me voir devenir un mouchoir humain (hmmm…et vlan, ça m’apprendra à aller à la crèche avec ma belle tunique à 10000). Limite à un moment, les nanas m’avaient lâchement abandonné au milieu de ces incontrôlables trolls, j’ai dû me farcir les lacets de 3 paires de baskets (et je remercierai les parnets d’arrêter de foutre des godasses à lacets à leur gosses pour aller à la crèche…ah mais non, en fait, je m’en fout, j’y travaille pas, en vrai).
Je puais la bave et la compote prédigérée en partant, on aurait cru que je m’étais vomie dessus suite à une soirée Rhum arrangé chez Alorom avec son fils.

Bref, Clapiotte n’a pas bronché, pendant 1 heure, elle a à peine assommer 2 autres futurs ex copains à coups de voiture en plastique, a préféré faire des confettis d’un magazine pour que la crèche soit vraiment dans une ambiance de fête et a évidemment laissé son odeur de cul pourri dans toute la pièce de jeu juste avant de partir, histoire qu’on se rappelle bien d’elle jusqu’à la prochaine fois. Mais en aucun cas elle n’a ralé, ça l’aurait même fait marrer (en même temps, elle est vraiment bon public) de se retrouver dans cet endroit inconnu…

La prochaine fois, je me casse pour qu’elle voit ce que ça fait sans moi… qui de nous deux pleurera???