Week end à Londres avec un enfant (et Harry Potter, aussi, un peu) : l’organisation et les bons plans

En bonne mère que je suis, j’ai fait rater l’école à N°1 dès la troisième semaine de rentrée. Mais c’était pour la bonne cause : un week end à Londres, featuring une visite des Warner Bros Studio pour voir de plus près Harry Potter… Je vous avoue que faire Londres avec un enfant de 10 ans, j’appréhendais un peu, parce que je n’avais pas trop envisagé Londres sans participer aux afterwoks dans des pubs tous les soirs. Mais en fait, c’était carrément génial et pour la peine, voilà un « petit » résumé de notre périple de 4 jours (au passage, un gros merci aux Aéroports de Lyon et Lyon citycrunch qui nous ont permis de voyager sur British Airways, c’était bien cool)

 

D’abord, on s’est OR-GA-NI-SÉ :
Les transports :
J’ai acheté un plan (récent, les miens étaient un peu datés) et une Oyster Card chargée avec 30£ sur VisitBritain, le site de l’office du tourisme de Grande Bretagne. La Oyster Card m’a permis de voyager (principalement en bus, certes, c’est moins cher et bien plus sympa pour voir la ville) pendant ces 4 jours, sans avoir eu besoin de la recharger une seule fois (ils doit rester 2 ou 3 £ dessus). Les enfants de moins de 12 ans ne payent pas les transports en commun, ils passent avec nous par les portiques. GROS bon point, vu les dépenses dingues sur place, c’est toujours ça de pris (de pas dépensé en tout cas).
Faut juste s’y prendre à l’avance, ici, ça a mis bien 3 semaines à arriver chez moi (soit l’avant veille de mon départ, j’ai eu chaud !)

Le logement :
« Les Airbnb c’est ce qu’il y a de moins cher c’est top »…. Hum… J’ai pas vu de grosse différence avec les hôtels hors de prix à la nuit moi. Du coup, je me suis rabattue sur le Easy Hotel de Paddington (il y en a un à Victoria, aussi), très bien situé et desservi. En s’y prenant assez tôt et selon les dates, on peut payer 34£ la nuit pour celui de Paddington (35 pour celui de Victoria) ce qui est VRAIMENT bon marché pour Londres. Dormir à Londres pas cher, c’est un vrai luxe. Les hôtels Easy Hotel ne servent ni petit dej, donnent en général qu’une seule serviette, proposent de toutes petites chambres (si tu prends une chambre « handicapé, c’est un chouille plus grand, mais moins pratique pour la salle de bain) et sont pas terriblement bien isolés au niveau du bruit du voisinage MAIS c’est propre, on a des toilettes et une douche dans la chambre avec gel douche et shampooing et le personnel est super sympa et serviable (le monsieur m’a prêté un adaptateur et m’a présenté au type de la supérette d’à côté pour que je puisse en acheter un sans me faire arnaquer). (Oui, je suis organisée, mais j’avais pas pris le bon adaptateur, faut pas déconner).
A ce prix là, t’as pas le wifi hein, rêve pas. D’ailleurs ils font pas ta chambre non plus pendant ton séjour sache le.

Les « valises »
Sur 4 jours, pas besoin de partir avec 12 valises. On a pris chacun un sac à dos où j’ai soigneusement roulé fringues de rechanges, affaires de toilettes et une petite serviette en rab. Une bonne paire de baskets chacun un un seul jeans. pari risqué avec un enfant mais tant pis, je ne voulais pas être encombrée pour pouvoir me balader avec si besoin. et puis ca coute un peu moins cher, aussi, quand tu laisses un sac a dos aux vestiaires des musées plutôt qu’une valise ou deux !

Manger à Londres
J’avais souvenir que manger à Londres, c’était plutot abordable.
C’était surement parce que, seule, je vais plutôt manger sur le pouce ou dans des restos chinois ou indiens bon marché. Alors qu’avec un enfant de 10ans, t’as besoin de faire un peu des vraies pauses et que chinois/indiens, gustativement, ça passe encore moyen à cet âge.
Du coup, tu manges des burgers dans des fastfood (dans les 10-12£ à 2) et tu mixes avec des restos de chaines genre Garfunkel ou encore des Pubs, histoire que ta progéniture ne passe quand même pas à côté des traditions british, pour manger un fish & chips plus gros que lui (et le finir, si si, c’est possible) (compter dans les 15£ par personne).
Ne déjeunant pas le matin personnellement, on se faisait un café et lui un muffin-jus d’orange dans des cafés du coin pour pas très cher. Sauf une fois où j’ai voulu lui faire gouter un VRAI petit dej anglais avec les œufs et compagnie, qui a couté plus cher, évidemment, mais il a adoré (j’ai donc eu raison de lui offrir ça le dernier jour : MALYNX !)

manger londres
Plus grasse la vie !

La connexion
T’es blogueuse et t’as pas de réseau ? Non mais allo ! (comment ça cette blague est trop vieille ?).
Dès mon arrivée à Heathrow, j’ai trouvé un stand (Lebara dans mon cas) où une jeune femme m’a gentiment vendu une carte SIM avec 2Giga de Data (25£), ce qui m’a permis de pouvoir communiquer avec mes proches, de poster des photos qui foutaient la mort sur mon Instagram et SURTOUT d’avoir accès à Google Map en permanence. Un vrai investissement intelligent en quelque sorte !

Harry Potter au Warner Bros Studio
Et un rêve de réalisé pour N°1, un !
Alors que ce soit bien clair : ça coute UNE BLINDE de faire cette expo. Genre vraiment (168 euros à deux plus exactement. Oui oui, tu as bien lu). ET ça te prend une grosse demi journée. Compter 2h de bus aller, 2h retour. Oui oui tu as bien lu encore. Et 3h sur place environ (je pensais qu’on irait plus vite… mais en fait… non, on a bien rentabilisé les 3h, sans être lents en plus).
Et c’est bien Harry Potter ?
Pour le prix, j’aime autant te dire que tu sers un peu les fesses en arrivant et tu pries pour ne pas avoir investi dans un truc pourrave.
Mais en fait, c’était très chouette (bon, sincèrement, si t’es pas fan, garde tes sous hein).
D’abord, ton voyage en bus passe relativement vite avec, évidemment, Harry Potter en diffusion tout le long et un accueil plutôt sympa à l’entrée du bus. On te file tes places à ce moment là avec le créneau horaire que tu avais choisi sur internet (si jamais, sur Vente-privee, parfois, ils font des ventes, checker avant de commander sur le site officiel Warner Bros StudioTour est donc une bonne idée)
Sur place, tu fais un peu la queue à l’entrée, mais globalement ça va, c’est pas foufou non plus.
Il y a un vestiaire à l’entrée si jamais, et ils fournissent des « passeports » aux enfants (ou à toi, si vraiment t’es comme un dingue) avec une sorte de jeu de piste assez cool dedans (en anglais donc, par contre).
Tu rentres ensuite dans une salle de cinéma. Genre à 70 personnes environ, ce qui est parfait, parce que du coup, tu fais la visite avec « seulement » ces gens là, et ça permet de vraiment bien tout voir, de participer aux activités et de prendre des photos sans 110 clampins devant toi. Ça rend la visite hyper fluide et agréable, un des très bons points de l’organisation de cette expo.
Sur place… bah… Tu vois des tas de trucs des films : décors, effets spéciaux, explications, jeux interactifs, c’est l’éclate totale pendant 3h. Même qu’à un moment, tu crois que c’est fini… et non, en fait ça continue.
L’ambiance est très bon enfant, tout le monde est là parce qu’il kiffe, les gamins sont des gamins de fans trentenaires, c’est du grand n’imp au niveau des fringues des gens qui se croient à Hogwarts (Poudlard), tu montes dans le train en passant par la plateforme 9 ¾, tu fais du balai volant dans Londres, tu toques à la porte du N°4 de Private Drive, tu fais des selfies devant le miroir du Riséd (Mirror of Erised), tu conduis la bécane de Hagrid et tu bois de la Butterbeer (écœurant, une pour 4, c’est largement suffisant). BREF, on s’est marré et on a passé un super moment, hors du temps, avec plein de magie et des tas de souvenirs.

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Comment ça on a tous les deux 5 ans et demi ? Je comprends pas….

Du coup, je regrette pas du tout (et j’ai attendu pour en parler justement parce que je ne savais pas si, après coup, je n’allais pas regretter, malgré le bon moment. Et bien non, je ne regrette rien)
Petit bonus, après le petit brief dans la salle de ciné du début, tu te retrouves devant les portes du Grand Hall. Ils ont demandé si c’était l’anniversaire de quelqu’un, j’ai poussé N°1 à y aller (après tout, c’était le cadeau d’anniv de ses grands parents, hein, donc c’est pareil). Il a eu le GRAND privilège d’ouvrir la grande porte et de rentrer, seul, dans la grande salle, face aux professeurs de magie dans le fond, arpentant les pavés entre les tables des écoles. M.A.G.I.Q.U.E. (Merci Léonie pour l’info)

NB : prévois quelques livres supplémentaires (de toute façon, à ce stade, tu n’es plus à ça près) pour la boutique de souvenirs… dur de ne repartir sans rien !

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Voilà, voilà, ça, c’était pour les bons plans et la partie techniques et mon avis (certes très personnel) sur les Studio WarnerBros Harry Potter.
Le prochain billet sera donc consacré à… tout le reste (et y’a de quoi faire, crois moi !)

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Je te propose un voyage dans le temps, via l’Art et La Machine

Je ne parle pas souvent de ce qu’il se passe à Lyon, parce que majoritairement, ce blog est lu par beaucoup n’y habitant pas, et que je me dis que bon, ça ne va pas beaucoup vous parler, du coup.
Mais j’aime bien faire des exceptions, surtout quand il s’y passe des petites choses merveilleuses. Et plus le temps passe, plus je me dis que vous devriez TOUS passer des vacances ici, un jour, parce que des choses merveilleuses, en vrai, il s’en passe à la pelle.
L’automne s’est installé et avec lui, le froid et la grisaille qui ne donnent qu’envie de se rouler sous un plaid au milieu d’un bain de chocolat chaud. Mais voilà, pas le temps, l’automne, à Lyon, c’est le Festival lumière et ses films à revoir sur grand écran partout dans la ville, c’est la biennale d’Art Contemporain et ses divers sites d’expositions dont le thème « la vie moderne » s’adapte tout à fait, en parallèle, à la toute nouvelle exposition du musée des Confluences : l’Art et la Machine (qui ouvre ses portes aujourd’hui même).

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L’art et la Machine et la mise en scène du musée des Confluence :

J’ai eu le privilège de découvrir cette exposition avant tout le monde, hier, en mode quasi privé, ce qui est grandement agréable puisque les responsables sont tout à toi pour bien t’expliquer ce que tu es en train de regarder.
Ceci étant, les œuvres (178 au total, regroupées ici grâce aux prêts de plus de 70 musées et collectionneurs privés, ce qui est exceptionnel sachez le) et leur interprétation est largement à la portée du grand public. C’est justement le gros point fort du musée des Confluences qui s’acharne à nous proposer des expositions à la scénographie si chiadée qu’elle rend accessible à elle seule les œuvres exposées.

On commence de façon grandiose et symbolique avec un écran géant diffusant l’entrée en gare de La Ciotat, premier film des Frères Lumières (qui sont lyonnais, dois-je le rappeler ?) et on passe donc de salle en salle pour découvrir la machine dans l’art et l’art par la machine, de l’industrialisation à nos jours. On y découvre la fascination de l’esthétisme industriel au fil des décennies en contemplant toiles, sculptures, photographies ou même films (dont la salle et ses installations sont juste dingues, grâce à la mise en place d’un drivin proposant des écrans tactiles référençant une grosse vingtaines d’extraits de films de toutes les époques) pour finir dans une dernière salle éblouissante (au sens propre) nous ouvrant les yeux sur la société actuelle grâce à des œuvres plus contemporaines constituées de machines ne servant à rien d’autre qu’à rêver et à s’interroger, et dont la toute dernière pièce (qui ne rentrera pas dans ton salon sois en sûr), le Méta-Maxi (de Jean Tinguely) n’avait jamais été exposée en France jusqu’à aujourd’hui et encore moins mis en route.

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Bref, le musée des Confluences n’y est pas allée de main morte et on comprend au fil de ces 1500 m2 d’exposition comment on en est venu nous aussi à se fasciner de l’esthétisme des machines, la preuve nos décos remplies de collections de vieux projecteurs, notre envie de vivre dans une vieille usine retapée en loft tout en gardant les traces de son passé ou même notre addiction à concevoir des machines improbables en Lego par pur plaisir créatif.

César, Monet, Duchamp, Léger, Tingerly et nous… même combat : quand tu t’émerveilles devant des rouages ou des vieilles poulies abandonnées, c’est que tes yeux voient l’art dans la machine. Cette expo en est une synthèse incroyable.

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Dates et infos à retenir :

Musée de Confluences, 86 quai Perrache, Lyon 2 (arrêt musée Confluences tram T1), tous les jours sauf le lundi.
Expo l’Art et la Machine : du 13 octobre au 24 janvier 2015.

Ateliers enfants « Big Bang Machine » à partir du 19 décembre (6euros)

Rendez vous exceptionnel le 21 octobre 2015 sur le parvis du musée avec Marty et Doc et dans l’auditorium à 14h pour la projection gratuite de Retour vers le Futur 2 (Places limitées, pas de réservation)

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#FashionClapiotte ou comment ma fille devient blogueuse mode à 6 ans.

Et par pitié ne venez pas me parler de sexisme hein. (on en parle à la fin).
J’ai effectivement un garçon et une fille. Et force est de constater que le premier voue une passion sans fin depuis 3  ou 4 ans aux vêtements pratiques, confortables, ressemblant si possible à un jogging, malgré mes réticences, mes supplications et mes prières au Dieu du bon goût.
A côté de ça, ma fille kiffe s’habiller de façon sympathique. Certes, si je lui permettais, elle serait certainement recouverte de mille et un sequins de façon permanente, mais à nous deux, on arrive à trouver un équilibre, qui, ma foi, tient pas mal la route.
Le truc, c’est qu’à chaque tenue, il faut faire une photo.
Du coup, je me demande si ce n’est qu’une question d’ego de sa part ou si elle prévoit d’envoyer son book à Cristina Cordula, n’empêche que je me fais plaisir, parce que 1/ j’aime bien prendre des photos, 2/ Clapiotte étant la plus jolie des petites filles, en plus d’être hyper photogénique, forcément, tout est merveilleux dès qu’elle le porte (je suis à la limite de lui créer un Instagram à sa gloire, c’est pour dire)

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Ca a commencé relativement tôt cette histoire de fringues….

Toujours est-il qu’assouvir nos envies respectives de jolis looks peut vite coûter un bras, et même si je m’autorise un petit budget pour certaines pièces (principalement les pantalons, dont les derniers, trouvés chez Zara, sont juste formidablement confortables façon leggings ressemblant à des jeans, dans toutes les couleurs, pour moins de 10 euros), trouver des vêtements filles pas cher reste ma préoccupation principale, rapport que ça grandit vite, ces bestioles.

Du coup, je cours les bons plans, les dépôts vente et les réductions en tout genre. On dirait une grande cinglée qui découpe les bons de réduc dans le journal du coin.

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Ouais, je sais, je pense que Zoé Macaron tremble déjà dans ses Stan Smith à l’heure qu’il est. (Zoé, si tu as besoin d’une stagiaire….) <3

Bon, bref, tout ça pour dire que tout de même, y’a quand même quelque chose qui se passe au niveau des gènes non ? C’est pas qu’une question de sexisme ordinaire ces histoire de fringues…
Pourquoi N°1 ne jure que par sa paire de Nike air et ses jogging (même les trop courts, il s’en balance complètement de ce à quoi il ressemble, c’est navrant) alors que Clapiotte montre des signes évident de bon goût (à l’exception des paillettes) en matière de vêtement ?
Je vais même pousser plus loin la réflexion, mais pourquoi mon fils a toujours détesté le rose (alors que je lui en mettais, quand il était en âge de ne rien dire, encore) alors que ma fille pourrait vivre chez Barbie sans aucun problème ?

COMMENT je fais, moi, pour leur faire comprendre que tout ça, on s’en fout, alors que clairement, j’ai un souci avec les chaussures et les sacs ?
Comment on défend ça ?
Et surtout, comment je fais pour faire revenir N°1 dans le droit chemin avant que Cristina ma chériiiiie se pende avec un pashmina ? Parce que non, hein, vraiment, le look bidochon, ça coulait sur les photos de classe des1984 (la preuve, les miennes), mais il FAUT que cela cesse, vraiment. C’est important.

Voilà.

Ne me remercie pas d’avoir soulevé des questions hautement philosophiques avant le week end, c’est cadeau.
Ceci dit, si tu as des réponses (ou des méga bons plans pour la saison d’hiver, aussi), je suis à ton écoute.

 

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Les ratés de la rentrée

Dans une autre vie, j’ai dû égorger des chatons angoras, sans quoi, je ne vois pas pourquoi il m’arrive autant de choses dans cette vie là, où franchement, je suis plutôt cool, comme meuf.

Je ne le fais pas exprès. Je ne le prévois pas. Jamais. Mais je me fais mal CHAQUE jour en me cognant, en trébuchant, en posant ma main sur la cocotte en fonte comme si elle ne sortait pas du four… J’oublie aussi, beaucoup de choses. Et puis souvent les circonstances font qu’il se passe des trucs improbables dans ma vie. Si possible en se cumulant, sinon c’est moins drôle.

La rentrée n’a pas échappé à mon destin, voici donc mon top de septembre.

1/ Clapiotte a eu un magnifique cartable pour son entrée en CP. Nous l’avions rempli de toute la fameuse liste pour le jour J. Et le matin du jour J m’est venue une question un chouille cruciale : « au fait, est ce qu’elle arrive à l’ouvrir, son cartable ? » (tu sais, avec ces clics hyper durs à manipuler quand t’as des doigts en mousse de 5 ans et demi là…).
Bon, bah non, donc, elle savait pas. Ca a été la panique à 10 minutes de rentrer dans la classe. Jusqu’à ce qu’elle me dise, hyper sereine : » oh bah pas grave, je demanderai à des copains, ils le feront à ma place ».
Bon. ok.

 

2/ J’avais oublié les mouchoirs de la liste. Et filé une mauvaise règle aussi. Du coup, je me suis excusée direct auprès de la maitresse pour éviter à Clapiotte l’humiliation du 1er jour. Clapiotte qui, pendant ce temps, avait bien entendu le « tu prends place où tu veux » et qui donc, était déjà bien installée, tout au fond de la classe, près de la fenêtre et du radiateur, en train de regarder ce qu’il se passait dans la cour de récré.
Famille Cranemou = les cancres du CP : CHECK.

3/ J’ai dû, dès le 1er jour, écrire un mot dans le carnet de N°1 parce qu’il allait rater 2 jours d’école en septembre. Pour partir à Londres avec moi. Ouais ouais. Pas de jaloux, les cancres Cranemou sont aussi au CM2.

4/ J’ai envoyé N°1 à l’école avec un cartable vide le premier jour. Parce que j’avais pas eu « LA LISTE ».
Il est donc parti avec une trousse, une gomme et une calculatrice (parce qu’avoir une calculatrice, c’est vraiment trop cool)(alors que c’est la calculatrice pour la 6ème et qu’il en aura pas besoin cette année avant le mois de mai)(pour une fois que j’anticipe)(enfin, c’est surtout Casio qui avait fait un cadeau à N°1, c’est même pas moi, en vrai). Pis c’était pas une gomme, c’était une clé USB. J’avais donc tout bon, en somme.
Au final, j’ai su qu’il n’y avait PAS de liste pour les CM2.
J’ai eu honte pour rien. Bien la peine tiens.

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(calcultraice Casio, la Fx 92… comme à notre époque, mais en version 2015. GROSSE classe pour N°1)

(et après on se plaint des cartables trop lourds… Alors qu’avec moi, C’EST SIMPLE !)

 

5/ J’ai zappé les premiers gouters. Et l’eau. Les deux premiers jours au moins. C’est pas FACILE de reprendre le rythme, et c’est valable pour tout le monde hein !

6/ J’ai mis de chaussures trop petites à Clapiotte pendant 4 jours.
En même temps, c’est le temps qu’elle a mis pour me dire qu’elle avait terriblement mal aux pieds. J’ai dû acheter des bottines à sa taille vite fait pour remplacer les siennes. Il s’avère qu’on a fait ça tellement « vite fait » qu’au final, les nouvelles sont un peu trop grandes. Mais on va y arriver, je crois en nous.

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7/ J’ai pété les plombs pendant les devoirs de Clapiotte
Littéralement, à un moment, j’ai pété une durite, ça m’a agacé qu’elle n’y arrive pas, là, à déchiffrer ses quatre mots et demi, ça prenait des plombes, j’étais crevée et BIM, j’ai commencé à pas être cool.
Du coup, elle avait les larmes aux yeux.
Du coup, je me suis excusée, mais bon, je voyais qu’elle avait bien les boules.
ET puis le lendemain, y’avait réunion de l’école, où la maitresse de CP a bien dit que c’était NORMAL que nos enfants ne sachent pas lire au bout d’une semaine. Qu’il fallait PAS les forcer, qu’il fallait que ce soit un PLAISIR et qu’il ne fallait pas nous INQUIÉTER.

Gna gna gna gna gna.

8/ J’ai raté l’arrêt de tram
Cette année, avec d’autres parents de l’école dont les fils font du foot avec N°1, on a eu l’intelligence de s’organiser. Du coup, le lundi, c’est moi qui emmène toute la troupe au foot après la sortie d’école.
C’est pas très compliqué, et on se dit avec les autres parents que bientôt, ils pourront même y aller seuls, sans nous.
Du coup, pour leur mettre un petit coup de pression, pendant le trajet, et parce qu’ils étaient légèrement excités aussi, je leur sort un bon petit tacle de mère relou : « c’est pas en vous comportant comme ça qu’on vous laissera y aller seuls, à votre foot ».
Ce à quoi ils ont répondu en chœur « au moins, si on y était allés seuls, on aurait pas raté l’arrêt… Bon, on descend au prochain du coup. »

9/ J’ai pas saisi les horaires.
L’an dernier, je laissais N°1 rentrer dans son école et je posais Clapiotte en maternelle juste après. Les portes fermaient à 8h40.
C’était comme ça pendant 3 ans, du coup, je me suis jamais trop posée de question concernant les horaires d’ouverture de porte.
Cette année qu’ils sont dans la même école, j’ai dû me rendre à l’évidence : la primaire, c’est de 8h20 à 8h30. Et à 8h30, les portes sont fermées.
On a beaucoup vu les portes fermées les premiers jours, avant que je pige le concept que je n’avais plus autant de temps que les années précédentes pour Clapiotte.

10/ Le come back des poux.
Après 10 jours d’école, un mercredi, alors que je récupère mes enfants pour ma semaine, à 11H30 et après la séance de retrouvaille qui va bien à cette heure ci, après une semaine sans eux, je m’écarte et ne peux que constater : des poux se baladent sur la tête de N°1. Je les vois à l’œil nu. Je vérifie, et là dedans, c’est la teuf. Clapiotte en a un peu moins.
Je traite tout le monde en haïssant la terre entière et prends un RDV coiffeur pour le lendemain.
Je remercie Pouxit, quand même, il le faut, parce qu’après l’application et le peignage (au bas mot 2h de temps pour les deux enfants), il n’y avait plus RIEN.
A part dans mes cheveux. Rapport aux câlins de 11h30.
(Coucou Pouxit, depuis, j’asperge mes enfants régulièrement mes enfants avec le Pouxit Protect que tu m’avais envoyé pour prévenir le souci, mais si tu veux, je peux te redonner mon adresse pour une cargaison de 152 flacons de lotions, hein, parce qu’avec nos cheveux, là, à 5, je te dis pas ce qu’on utilise)

(Bonus) 11/ J’ai laissé N°1 partir seul à l’école.
Parce qu’il me le demande depuis longtemps. Parce qu’il n’a « que » deux rues à traverser.
Parce qu’il en est capable.
(parce que comme ça, lui, il arrive pas devant les portes fermées)
Parce qu’il est grand, maintenant.
C’est pas un raté.
Je sais.
Ça le sera encore moins quand je n’aurai plus cette boule au ventre quand je l’entends claquer la porte d’entrée.

 

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Et parce que ça m’a fait sourire :
15 ans (voire plus, je sais plus trop) séparent ces 2 modèles…
Pour info, les piles de la, mienne sont toujours opérationnelles.
Je vais leur poster sur la page FB Casio tiens…

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Les bisous magiques, ce qu’on pense des croûtes (alors qu’on a tort) et le test de Flamigel

Article sponsorisé (mais avec des trucs à gagner dedans)

Haaaaa ce qu’on peut faire d’un peu bécasson quand on a des enfants.
A commencer par le fameux « bisou magique », celui qui guérit d’à peu près tout, surtout des chutes au parc, des genoux écorchés et des bosses en pagaille.

J’ai usé du bisou magique à chaque fois que je ne pouvais faire autrement (rapport que j’étais dehors et que bon, là tout de suite, je n’avais pas ma parfaite petite panoplie du secouriste).
Bon, la méthode marche moins bien sur les fractures ouvertes, clairement… Même si je n’ai pas testé, je me permets quand même d’émettre un gros doute.

Le bisou magique marche moins bien aussi quand l’enfant grandit. On le note assez rapidement, au regard rempli de pitié à notre égard que nous lance le greffon, genre « ça y est, on l’a perdue, elle veut embrasser notre sang. A QUI EST CETTE MÈRE S’IL VOUS PLAIT ? ».

J’en suis là. Le bisou magique ne fonctionne plus. Sur aucun de mes enfants.

Maintenant, j’use de câlins réconfortants (sans dire qu’ils sont magiques, rapport à leurs regards) et de discours positifs du type « ça va aller » (oui, je suis mauvaise). Parfois même je suis moins sympa et je lance un « rho ça va c’est rien hein, t’en verras d’autres » alors que je prie pour qu’ils n’en voient pas d’autres, justement, mais dans la panique, parfois, je dis des trucs étranges.

Le truc qui marche bien encore sur Clapiotte, c’est un mix câlin/doudou. Tout devient tout à coup un peu moins grave que ce coude ensanglanté parsemé de graviers avec ce combo de luxe. Si tu y rajoutes un bonbec, tu as presque vaincu les sanglots. Et si tu as de quoi nettoyer la plaie, y déposer de la crème cicatrisante et y scotcher un joli pansement (le pansement, chez le greffon, fait office de Graal intersidéral de la récompense ultime pour acte de bravoure, sachez le).

Tout ça pour dire que j’ai testé cet été le gel Flamigel, cicatrisant plaies et brulures, et que, contre toute attente (oui, parfois, je doute de la véracité de ce qu’il y a d’écrit sur les produits), ça a super bien marché, c’était propre et net rapidement. J’ai traité pendant quelques jours et tout s’est résorbé plutôt vite  et pourtant, la plaie était assez grosse à la base.
Bref, essai validé.

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(Au départ, j’avais prévu une photo du coude… mais vraiment c’était moche, désolée)

Au passage, Flamigel organise en ce moment un concours fort sympathique sur ce qui réconforte les greffons quand ils se font mal.
Pour participer, il suffit de poster une photo sur Instagram (OUI, il faut Instagram, je sais, mais bon, j’y suis pour rien moi) avec le #flamigelfaitdubien jusqu’au 9 octobre 2015.
50 participants seront tirés au sort et pourront gagner des trousses « premiers soins » comprenant deux paires de gants d’examen vinyle non poudrés , un savon végétal, un lot de 12 pansements extensibles et un tube de Flamigel – format 50G. La totale à avoir dans ton sac pour les sorties, en gros.

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#flamigelFaitDuBien (mais avec une licorne c’est mieux)

La participation au jeu signifie que vous acceptez que votre photographie puisse être réutilisée sur les outils de communication institutionnelle de Flamigel, hors publicité. Les participants cèdent donc leur droit à l’image à la Société Organisatrice à titre gracieux, sans limitation de durée. Pour lire tout le règlement, cliquez ici.

 

Flamigel organise aussi un petit quiz, si vous voulez vous amuser à tester vos connaissances sur le sujet, c’est marrant à faire (et moi qui pensait être la reine de la plaie, j’ai quand même réussi à faire 3 fautes… sur 5.  Beau score, en même temps, hein, moi, je pensais que les croûtes c’était vraiment bien pour de vrai… hum…)
C’est ici :

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L’art contemporain pour les enfants [spécial biennale de Lyon]

[Billet écrit par Toniolibero, moi je pouvais pas j’avais Londres !]
– bonjour, on vient pour la visite guidée pour les enfants…
– ah oui, la visite avec Georges…
– Georges… hein…?
– oui non je veux dire, la visite pédagogique que nous, Docks Art Fair, organisons en partenariat avec le magazine lyonnais Georges.
– ah oui voilà, c’est ça.Ouf, on s’est compris. Et la compréhension, c’est toujours un peu le souci permanent, avec l’art contemporain. C’est pour ça que tous les musées organisent des visites guidées de leurs expos, pour que les publics (enfants, séniors, blogueurs, etc.) puissent mieux appréhender les œuvres.
Et Docks Art Fair, foire officielle de la Biennale de Lyon, s’y est mis aussi, avec un angle plus général qui est la présentation des métiers du marché de l’art contemporain. On a donc testé avec Clapiotte (6 ans) et ma grande (10 ans), vu que Cranemou est partie à Londres avec n°1 voir s’il y pleuvait autant qu’en Bretagne.Déjà, parlons du lieu : Docks Art Fair s’est installé dans l’espace d’exposition du siège de GL Events, à côté de la Sucrière, à Confluence. Un immeuble de verre et de métal qui à lui seul justifie la visite.
Sur deux niveaux, les animatrices ont donc pris en main nos deux béta-testeuses qui ont été munies chacune d’un livret ludique, le Carnet des Petits, et qui permettra autant de récapituler la partie pédagogique que de les amener à regarder et questionner les œuvres sélectionnées pour le parcours (on vous avoue que c’est surtout cet aspect de présentation des œuvres qui les a surtout intéressées).

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A travers des sculptures, peintures ou photographies exposées, on abordera les métiers qui accompagnent la vie d’une œuvre : l’artiste, le galeriste, le collectionneur et la foire.
Les deux béta-testeuses ont ensuite testé et approuvé un jeu de l’oie consacré au thème de la visite (tranquillité assurée d’une vingtaine de minutes au moins), et sont reparties ravies de cette visite guidée comme de leur pochette-surprise (la pochette-surprise, ça marche à chaque fois, de toute façon).
art contemporain lyon enfant

La visite est très bien organisée, les animatrices disponibles pour les enfants, les œuvres sont variées, le livret de jeu est très bien fichu, et ils repartent donc  (oui c’ets impportant pour le greffon) avec une pochette surprise contenant notamment un exemplaire dudit magazine Georges, réalisé par l’équipe de Grains de Sel.
Et la visite finie, vous pourrez faire un petit tour des œuvres exposées, dont certaines valent le coup d’œil pour les néophytes comme pour un public plus averti (les deux œuvres un peu moins kid friendly étant judicieusement installées à des extrémités).
Et ce lieu, ses plafonds translucides, son entremêlement d’acier et de verre, avec vue sur la Saône.

La mauvaise nouvelle est qu’il ne reste plus que le dimanche 4 octobre pour s’inscrire aux visites guidées pour les kids. Mais la bonne nouvelle est que, hors visite guidée, vous pouvez encore visiter Docks Art Fair de ce mercredi à dimanche (11h-18h) et que le Carnet des Petits est offert à chaque mini-visiteur. Un bon complément à cette Biennale de Lyon, au final, si vous emmenez vos progénitures se frotter à l’art contemporain.

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Infos :
Docks Art Fair :
du mercredi au dimanche 4 octobre, 11h-18h, entrée gratuite
58 Quai Rambaud au Pavillon 8, entrée côté Saône
Visites kids : dimanche 4 octobre, sur réservation à info@docksartfair.com
Tarif : 5€ adulte / 3€ enfant
durée : 45 mn environ

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Tu es de Lyon (ou pas loin) ? Viens faire la blogueuse avec moi !

Dans les fantasmes actuels concernant la blogueuse, en tout premier arrive sa vie de rêve à paillettes et couleurs pastels.
Dans la vraie vie actuelle d’une blogueuse, il y a de ça, parfois, et plein d’autres trucs que je ne vais pas prendre la peine de lister ici sinon tu vas déprimer et tu ne vas pas lire la suite ce serait dommage.

Ce qui est vrai, c’est que parfois, on est invité à des trucs chouettes, parfois même avec nos enfants, et qu’on y découvre des trucs tout aussi chouettes et même aussi quelques fois des gens carrément cool.

Par exemple me croiser, c’est vraiment cool. (Je dis ce que je veux c’est mon blog, mon ego tout ça)

Trêve de plaisanterie, j’ai un truc à te proposer.
Si tu es de Lyon (ou pas trop loin), je te propose de venir m’accompagner à un événement blogueurs. Tu peux même venir avec ta progéniture si tu veux.
Ca se passera le mercredi 7 octobre à partir de 16h30 au Bonhomme de Bois, 7 crs F. Roosevelt  Lyon 6eme (arrêt de metro ligne A, Foch)
On y passera une après midi gourmand en découvrant les poupées Rubens Barn au passage (je ne connais pas, j’avoue) en compagnie d’autres blogueuses au moins aussi cool que moi et on pourra faire des blagues à propos des jouets genrés si tu veux (ou de la présence de gluten dans les dinettes)(ou de trucs vachement plus droles, ouais, ok, d’accord)

bonhomme de bois lyon

Si tu veux venir, tu me laisses un message ci dessous en commentaire. Si vous êtes 168 à jouer, je tirerai au sort qui aura la merveilleuse chance de voir Clapiotte en VRAI et pourra constater que dans la réalité, je suis une grosse psychorigide à moitié sociopathe.
Maintenant que je t’ai vendu du rêve,  tu as jusqu’au 30 septembre midi pour jouer. J’annoncerai le gagnant (je mets au masculin parce que sache que si tu es brun, beau, gentil  et que tu sais te servir d’une perceuse à percussion pour mon mur hyper galère à percer, tu as DEJA gagné) en fin de journée et on se donnera RDV et tout !

Ca va etre super chouette tu verras !

Alors ? Quelqu’un ?

(si vraiment tu veux ABSOLUMENT etre là mais que tu doutes de ta chance, il y a des places à gagner aussi chez les copines  présentes ce jour là :

Pimpandpomme
Les Bien Aimés
,
Natachouette and Co,
Mille Lyon(s),
Malise

 

Édit : Juliette, je te contacté de ce pas pour que tu t’hyoet ventile des à présent : YOU WIN !

 

Merci à toutes pour vos coms j’ai bien rigolé. .. et ça me fait quand même pensé qu’il serait peut être temps de se prévoir une vraie rencontre en fait….

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J’ai vu #AladinLeFilm, Kev Adams, Black M et 450 pubères hormonalement déviantes.

L’avantage d’avoir un pré-ado à la maison, c’est que les discussions commencent à être un poil plus enrichissantes et que l’humour se développe enfin au delà du stade scatophile.

Et c’est vraiment cool.

L’inconvénient… c’est le reste.

Et dans ce reste, il y a toutes ces passions qu’on n’aura jamais en commun et qui nous feront passer, nous, parents, pour des gros mous pas drôles, relous voire à la ramasse.

Quand j’avais 10 ans, je faisais beaucoup de gym, et dans mon groupe il y avait Fanny.
Fanny, elle avait le genou cagneux, la tresse sèche et moins peur que moi, ce qui la rendait bien meilleure. Mais Fanny avait une grosse faiblesse. Elle était amoureuse de Richard Dean Anderson (alias Mac Gyver, oui, c’est ça).
Et fallait pas la taquiner avec ça. Parce qu’elle était DINGUE de cet acteur (même de sa coupe de cheveux, oui, tout à fait), et que si tu osais chambrer sur le sujet, tu te retrouvais automatiquement face à une déglingo qui hurlait au blasphème, voire qui se mettait carrément à pleurer.

Ça me fascinait.

Alors je la taquinais sur le sujet. Tout le temps.

Je n’ai jamais connu cet état de transe concernant quelqu’un qui ne m’étais pas physiquement abordable. Je n’ai jamais adulé, adoré, rêvé de ça. Je ne sais pas POURQUOI ni COMMENT cela arrive. Mais ça arrive.

Mon pré-ado à moi, à savoir N°1, est « fan » de, mais pas (encore) au stade de l’idolâtrie. Ça va.

Du coup, c’est très confiante en lui que je l’ai amener visionner l’avant première des « Nouvelles Aventures d’Aladin » la semaine dernière.

Pour tout avouer, l’affiche était loin de me faire rêver, me rappelant celle d’Iznogoud, film qui, il faut le dire, fait parti des pires parmi les pires. J’étais mitigée concernant le casting.
Alors bon, Eric Judor et Jean-Paul Rouve, j’adore. Élevée à Eric et Ramzy et les Robins des Bois, je suis un peu confiante en général sur ce qu’ils vont donner dans un film.
Kev Adams, en revanche… Bah je ne sais pas trop quoi en penser.
Je ne le connais que dans la série qui l’a rendu célèbre « SODA » et bien que ça me fasse sourire, ça reste du « djeuns » récurrent. Je lui préfère de loin William Lebghil (Slimane dans Soda) qui est plus dans les personnages décalés qui me font vraiment rire. Coup de bol, il fait aussi parti du casting.

Bon, N°1 était à fond, puisque l’équipe du film n’allait pas tarder à faire son entrée dans la salle, et moi, je patientais en essayant de cracker le réseau wifi du Pathé.
Ça a duré un certain temps, et l’ambiance dans la salle s’en ressentait. C’est là que j’ai un peu lâché mon wifi (qui ne marchait pas) pour me concentrer sur les spectateurs présents.

Des spectatrices pardon.

Des jeunes filles âgées entre 13 et 17 ans.
Des qui s’étaient mises sur leur 31, des qui s’étaient tatouées la totalité de leur avant bras d’énormes « KA » au marqueur, des qui avaient des cœurs sur les joues, des « KEV » sur le front, des banderoles, des cadeaux, des affiches et des stylos frétillants d’être tenus dans les doigts de LA star de cette soirée.

Non, hein, elles n’étaient pas là pour voir « Aladin », mais bel et bien pour voir Kev, 24 ans, le cheveu étrange, les dents écartées, l’allure d’un mec cool et tellement « swag ».

Ok.

J’ai eu quelques spasmes. Pour de vrai, je me suis pas sentie hyper bien. Ça grouillait, ça disait des trucs du genre « je vais pleurer », « je l’idolâtre », « tant pis pour le collège demain matin, je serai fatiguée mais c’est pour la BONNE CAUSE ».

J’avais des bouffées de chaleur, et N°1 m’énumérait tout ce qu’il trouvait d’étrange dans le comportement de ces pubères en puissance.

La salle n°1 du Pathé, ce soir là, était saturée d’hormones adolescentes, au point que j’ai failli crié « Patriiiiick ». Mais on ne crie plus « Patriiiiick »(encore moins depuis que c’est le pion dans Soda, justement).
On crie « Keeeeev » aujourd’hui. Et moi, si je crie Kev, on va me prendre pour la couguar de la salle.
La maman devant moi n’a pas eu à ce poser de question, elle aussi avait gravé le prénom sur son front. je l’ai même surprise en train d’essayer de courir après la voiture des acteurs, à la fin de la présentation.

Les gens sont fous.

Les acteurs étaient annoncés dans 2 minutes, enfin.

Les cris hystériques ont retenti. Les jouvencelles se tortillaient sur leur siège et tout ça commençait à devenir intenable pour pour tous (mais pas pour les mêmes raisons).

Et ils sont rentrés. Ça a hurlé. Le service de sécurité a dû en recadrer quelques unes, ils ont fait leur show devant l’écran géant encore blanc.
Un peu trop pour moi, pas assez pour elles.
Une surprise était prévue : Black M (qui a fait la BO du film) a fait son apparition (sachez que même si « Black M » fait penser que le gars est un énorme black façon américain bad boy, il n’en est rien. Il est tout fin, j’irai même dire pas bien grand (mais je ne suis pas un exemple).
« On va chanter la chanson du film, vous pouvez vous approcher »
A ce moment précis et en moins de temps qu’il ne faut pour que la phrase s’imprime dans mon cerveau TOUTES les donzelles étaient amassées contre la scène. Ne restait dans la salle que les parents, dépités, et N°1, qui regardait la scène d’un air consterné.

« Même pas je descends, contre elles, j’ai aucune chance, elles sont folles, je vais mourir étouffé »

Pertinent et sage petit garçon.


©Toniolibero

C’était terminé. Ils sont partis, Kev a signé 4 autographes à la va-vite (dont 1 à la gamine devant nous, qui a pleuré bien 20 minutes pour s’en remettre)

Le film a commencé.

J’étais encore moins sûre de mon coup, dans cette ambiance.

Et en fait….

En fait c’était bien. C’était drôle.

Évidemment, tu ne ressors pas de là en ayant l’impression d’être plus intelligent, c’est pas du cinéma d’auteur, mais c’est pas ce qu’on était venu cherché.
Je suis une inconditionnelle de l’humour absurde. J’ai été servie sur un tapis volant.
Le truc assez marrant, c’est que la salle ne riait pas en même temps. Il y avait les blagues de Kev qui faisaient rire les filles, les blagues du scénario qui faisait rire un peu tout le monde et les références et jeux de mots qui n’étaient lisibles que pour les plus âgés (ouais, les viocs, nous quoi).

Sincèrement, j’ai été agréablement surprise (et je ne prendrais pas le temps de le dire ici si ce n’était pas le cas).
Du bel absurde, du chouette second degré, j’ai globalement passé un bon moment (meilleur que pendant la présentation, mais bon, je partais de loin).
Mon acolyte Toniolibero a pensé de même (et pour le coup, il est chiant en film). Quant à N°1, il a beaucoup aimé et a hâte de l’avoir en DVD, surtout pour que je lui explique certaines blagues qui m’ont fait éclater de rire et qu’il n’a pas compris (à 10 ans, tu ne saisis pas encore les allusions sexuelles, demande donc A TA MERE DE T’EXPLIQUER !).

 

Bref, si vous ne craignez pas ce genre d’humour, et malgré vos réticences devant l’affiche, les bandes annonces (franchement nazes par rapport au film) (et Kev Adams), ca vaut le coup d’être curieux et de regarder ça de plus près.

Et malgré tout ce que je pense de sa musique (mais je suis VIEILLE HEIN), je remercie vraiment Black M d’avoir pris le temps (lui) de signer l’affiche du ciné pour les greffons (avec leur nom et tout), qui du coup sont refaits pour l’année à venir.
(Et merci à Vincent pour le cadeau, du coup :) )

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Affiche trônant dans… nos toilettes donc. Les enfants kiffent. Nous… euh… Bon….

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La vie de princesse

J’ai eu cette idée un peu dingue de croire que je ne parlerai pas de ça ici. Je ne sais pas trop pourquoi, par pudeur sûrement, parce que je voulais garder ça pour moi, parce que parler du « pas drôle » ici, ce n’est pas ce que je préfère, aussi, et que quand je le fais, c’est parce que tout a mûri et a été digéré, déjà.

C’est plus facile quand on a digéré, on n’a pas mal au ventre, on est moins fatigué et puis il n’y a pas ces drôles de bruit tout au fond de nous non plus.

Et puis j’ai lu ces gens. Au fil de mes lectures, j’ai avalé ces histoires d’autres qui se disaient tellement plus épanouis, tellement plus heureux. Ils ont le temps, ils revivent, ils s’extasient à la vie, ils redécouvrent leur « moi ».

J’ai lu les commentaires de ces autres gens qui ce posaient des questions depuis longtemps ou depuis maintenant.

Comme ça avait l’air bien.

Qu’elle a l’air belle cette nouvelle vie.

J’ai avalé sans avoir digéré.

Ce n’est jamais une bonne idée, ça te tord le bide et tu es obligé de parier sur les bienfaits du citrate pour faire passer.

Voilà 2 ans que ma vie d’avant n’est plus. Déjà deux ans qui sont passés à une rapidité incroyable.

Deux ans où chacun de notre côté, nous avons pris de nouveaux chemins. Chacun a refait sa vie, chacun est heureux, tout va bien dans le meilleur des mondes.

Les enfants sautent de maison en maison et se sont incroyablement bien adaptés à cette nouvelle configuration.

La semaine avec eux est intense, pleine de câlins, de discussions, de rigolades, d’allers-retours et de réveils à 7h15. Remplie de doigts plein de Nutella, de doudous qui trainent, de salon transformé en salle de jeu et d’étendage relégué en grosse cabane.
Elle est aussi et en permanence le terrain de mon angoisse principale et de mon observation permanente : que tout bascule et que les enfants n’aillent finalement pas si bien que ça.
J’observe de loin, je suis disponible pour n’importe quelles questions qui leur passent par la tête et je tâche de rester bienveillante et rassurante dans mes réponses. J’anticipe les petites crises et les coups de mou, je souris malgré tout et toujours.
Quand ils repartent, je suis épuisée et vidée d’en avoir fait autant, mais à chaque fois je ne peux m’empêcher d’être aux aguets.

Et puis la semaine sans eux commence.
C’est super de se retrouver, de trouver le temps, de dormir plus (et bien), de ne pas regarder l’heure, de revoir des amis, de sortir si on veut, de ne pas montrer l’exemple, de ne pas chercher la deuxième basket et de ne pas avoir à faire tourner chaque machine de l’appartement quotidiennement.

Je vais mieux qu’il y a 2 ans, c’est certain. Aucune des personnes de mon entourage ne dira le contraire. J’ai changé. En bien. Je me suis retrouvée, épanouie et je suis heureuse. Oui.

Mais jamais je ne sur-vendrai les ruptures, les divorces, les changements de cap radicaux.

Parce qu’il y a tout ce à quoi ça renvoie.

La décision est choisie, mûrie, réfléchie et assumée.

divorce

Mais ça reste un échec.

Tout va mieux et parfois tout te saute à la figure. Parce que tu as la trouille, parce que c’est loin d’être drôle, parce que c’est moins simple.
Parce que tu ne dois plus penser à la communauté mais à toi, et que ça, tu sais plus trop comment ça marche.
Parce que tu perds des amis qui pensent de toi des choses pas forcément juste, mais que c’est « le jeu ».
Parce que même en y mettant du tien, il reste les rancœurs et que ça fausse les relations.
Parce que tu apprends à devenir plus fort-e en bravant les critiques.
Parce que tu affrontes des rendez-vous où on te demande des choses que tu jugeais intime.
Parce que souvent, tu es déçu.
Parce que c’est long. très.
Parce que tu pensais que tu étais au dessus de ça.
Parce que tu pensais que toi « c’est pas pareil ».
Parce que tu découvres l’autre sous un autre angle. Parfois meilleur, parfois pire.
Parce que tu déçois tes proches.
Parce que tu rentres dans une guerre que tu ne cherchais peut-être pas
Parce que tu ne crois plus bien en tout ça et que tu uses un peu trop de sarcasme quand tes copains t’annoncent leur mariage.
Parce que tu deviens celui ou celle qu’on appelle en premier quand un couple de l’entourage est bancal et que toi, franchement, t’as vraiment pas de conseil à donner, en vrai.

Alors voilà, tout va bien dans le meilleur de mon monde (pour de vrai hein), mais quand je lis que ce genre de nouvelle vie c’est le pied assuré, la liberté retrouvée et toute la panoplie de l’ado utopiste qui se cachait encore en toi, sache que parfois, la princesse et sa nouvelle vie à paillettes crient fort au fond de l’oreiller, et que de temps en temps, quand elle va se coucher et qu’elle passe couvrir ses « beaucoup d’enfants », elle grimace un peu en refermant la porte.

 

 

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J’ai testé l’immersion en club de vacances

J’adore les vacances.
Comme tout le monde ou presque on va dire.
En vacances, j’adore découvrir. Découvrir des lieux, des gens, des ambiances, des cultures. j’aime visiter, j’aime me perdre, j’aime prendre en photo des bouts de vies et collectionner des bouts de villes. J’aime partager ça avec les gens que j’aime.

Et souvent, je rentre fatiguée, les pieds enflés, les marques de bronzage des chaussettes et de mon marcel éternel.
Plus 3500 photos à trier.

Et puis un jour j’ai connu ce qu’étaient les « vraies » vacances. De celles où tu n’as qu’une chose à faire, penser à toi.

Certains ne s’offrent que ce genre de vacances, d’autres les dénigrent complètement.
Moi, j’aime tout. Je suis pas compliquée t’as vu !

Cette année, je me retrouvais avec les enfants les 15 derniers jours d’aout, je voulais leur faire plaisir sans rentrer de vacances en ayant l’impression d’avoir passer autant de temps à la plage qu’à récurer la salle de bain et faire à manger.

La solution etait trouvée : Club Med.

Je préviens, j’ai déjà essuyé les commentaires à la limite du respect sur Facebook parce qu’un « blogueuse qui se paie un Club Med en aout, c’est quand même louche ».
Comme effectivement, je louche très bien, je ne répondrai même pas à ce genre de chose.

J’en avais besoin, je pouvais, je l’ai fait. Point.

Nous voilà donc N°1, Clapiotte et moi arrivant au Club Med d’Agadir, Maroc après un vol plutôt fatigant, on avait un peu hâte de poser nos valises et de s’assurer que la dame et ses deux enfants affreux de l’avion ne nous suivaient pas (ils ne nous suivaient pas).

On a eu l’accueil qu’on imagine dans les clubs, avec des gens qui tapaient dans les mains quand on descendait les marches et qui avaient un sourire scotché, se demandant sûrement lequel d’etre nous allait être le plus sympa et surtout, lequel allait être le plus relou.

On nous a accompagné à notre chambre où les valises attendaient déjà. le long du chemin, j’ai pensé reconnaitre le GO qui nous montrait le chemin. Ah bah ouais, c’était le prof de tir à l’arc d’il y a deux ans quand j’étais allée tester le club de Djerba. Et moi, quand il y a du tir à l’arc, t’as 90% de chance de m’y trouver si jamais tu me cherches.

C’était cool de le revoir et de tomber sur lui comme ça. Sachez que cet homme, Imed, est le plus patient de toutes les personnes que j’ai jamais rencontré. Patient mais qui n’en pense pas moins quoi. On a bien rigolé pendant ces 15 jours, je vous raconte même pas.

Je vais passer aussi tous les trucs que vous imaginez, genre, que c’est trop cool de ne pas réfléchir à ce qu’on va faire à manger, de ne pas faire son lit, de ne pas débarrasser la table (ni la mettre), de même pas avoir à faire son café. Rien. Au final, le truc compliqué dans les « clubs » de vacances, c’est de trouver une place sur un transat.

Et de supporter certaines personnes.

A commencer par celles qui posent leurs serviettes sur les transats avant leur petit déj pour être certains d’avoir une place mais qui reviennent les récupérer à 17h parce que finalement ils ont fait du poney toute la journée.

Mais il y a aussi LE mec célibataire qui s’est planté de club et qui a atterri dans un club « famille ».

Alors oui, hein, t’as le droit de kiffer les mères ou pères célibataires. Certes.

Mais sache que te coller contre des poteaux et me fixer comme si j’allais subitement trouver que ça te rend cool et désirable, y’a un CHEMIN (ponctué de 40 litres de mojito et d’une lobotomie, dans mon cas). Ca te rend FLIPPANT MONSIEUR.
Encore plus quand il est venu me dire que « j’avais de beaux cheveux », que je devrais porter des robes plutot que des jeans (oui, il savait comment je m’étais habillée les 3 jours précédents) et que « lui aussi il était célibataire ». Et que même quand je lui disais « J’ai jamais dit que j’étais célibataire, je ne le suis pas », il décidait que j’étais rien qu’un bout en train, hein.

Ca, c’était mon relou. Ma croix.

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 (Pourtant, note bien comme j’y ai mis du mien pour faire flipper les gens quand même)

Mais tout ce temps, j’ai pu voir que tout le monde avait un peu sa croix, là bas.
Les GO qui devaient se caner les clients hyper exigeants et pas franchement respectueux, les animateurs qui devaient s’écraser devant quelques ados insupportables et mal élevés, les pères célibataires pris au piège par les mères célib venue là EXPRES pour trouver un nouveau père à leur petite fille (nana que j’ai même chopé en train de mater les photos de lui après son départ… krrr krrr, les gens sont flippants). Il y a aussi tous ces gens qui ne jurent que par leur situation professionnelle, ceux qui te parlent de leurs soucis intestinaux alors que tu les connais même pas (mais « prends pas de glaçon, je dis ça pour ton bien ») et ceux qui pensent qu’ils sont à un défilé à Milan alors que bon, hein, ça reste un buffet les gars, calmez vous hein !
Et puis, il y a ceux « qui ONT PAYE EUX ». (parce que toi, t’as sucer des crayons). Eux, ils comprennent même pas pourquoi il y a pas de soleil aujourd’hui alors qu’ils ont PAYE. Parait même qu’à Marrakech, deux nanas étaient outrées de… ne pas avoir LA MER QUOI !

Et puis, tu rencontres aussi des gens super, et ça a été le cas pour moi. J’ai eu un peu de mal à « rentrer dans la danse » de l’ambiance club, et puis ce couple là est venu me parler, et puis on ne s’est presque plus quitté. On a bien rigolé.

J’adore les amitiés de vacances, et j’espère toujours que je les recroiserai un jour, ces jolis gens. Ca a compensé les boulets, ça a compensé le manque de mon chéri, c’était chouette.

Et puis il y a eu l’arrivée de ma maman, puis, celle, surprise, des parents de mon chéri. Les vacances ont pris une autre tournure où j’ai moins fait de sport et où j’ai fait plus d’apéro, mais c’était toujours aussi cool.

Et puis les enfants. Les enfants qui ont conclu le séjour par « c’était les plus belles vacances de ma vie » et « bah pourquoi on n’habite pas là ? » (j’ai répondu très sincèrement à cette dernière en leur proposant de rencontrer ma banquière).

Pour les enfants, tout a été parfait. Les copains, le sport, la fête, les découvertes. Ils deviennent autonomes encore plus rapidement dans ce genre de contexte et moi, je n’avais qu’à les observer s’éclater et grandir, parce que je n’avais que ça à penser.

Le retour te met une petite claque (surtout quand tu te lèves de table et que tu vois ce qu’il y a a ranger, mais me voilà de retour « pour de vrai » cette fois, et je dois bien avouer qu’on peut reprocher tout ce qu’on veut à ce genre de vacaces; elles permettent de se déconnecter entièrement et à se reposer pleinement (sauf les fois où tes potes pensent que le Get 27 c’est du sirop de menthe)

Et pour info, j’ai cru apercevoir mon relou draguer une autre fille le dernier soir, je pense que sur un malentendu ça pouvait marcher.

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