La compile des Greffons acte 822

Le temps passe et voilà 3 mois que je n’ai pas fait de petit récap des plus belles punchline des greffons ici-même.
En général, je les poste sur ma page Facebook, mais bon, il est parfois bon de se remémorer les meilleurs moments d’un seul coup.
Un peu de moi et surtout beaucoup d’eux, pour le meilleur et pour bien en rire.

Un jour j’ai dû me dire :
« Je mets TOUS les parapluies LÀ comme ça on les cherchera plus partout »
Vu ce qu’il tombe ça m’arrangerait bien MAINTENANT de me souvenir de ce rangement génial.

« Le vent est un peintre, il change les couleurs des feuilles »
Clapiotte, poète.
Poët.

 

 

« …Cinq, six, sept, luite, neuf… »
« T’as dit quoi après sept ? « 
« Luite »
« On dit huit »
« Luite »
« Huit »
« Luite »
« Non chérie, HUIT »
« Ça veut rien dire « huit »  »
#‎PasDeSolutionPasDeProbleme‬

 

– tu me donnes la douche, tu fais à manger, tu ranges… en fait tu fais tout. Tu voudrais bien avoir un serviteur ? Ça serait bien pour toi !
– haha oui… mais on n’a pas les moyens de payer quelqu’un pour faire tout ça !
– Ça coûte cher ?
– Je sais pas ça dépend de ce qu’il fait je pense.
– ha… (reflexion intense)… Moi, j’aurai un serviteur.
Mais je le paierai pas.
– Comment ça ?
– Bah il fera tout mais je le paierai pas.
– Ça s’appelle un esclave ça.
– Oui voila. J’aurai un esclave.

#‎LavieSimpleSelonClapiotte‬‪#‎FailEducatif‬

 

Tu vois les pubs/films où le mec tombe par terre tellement elle est belle ?
Bah un arbre vient de faire ça quand je suis passée.
Je passe et POUF il tombe. Raide. Sans vent, rien. Juste moi qui passe.

Je sais pas comment le prendre.

Cette paire de chaussettes était destinée aux pieds de Clapiotte pour la journée.

Elle est donc partie avec ses chaussettes – pantoufles anti derapantes dans ses bottes.
Ou pieds nus.

#‎LaVieDuneClapiottePerchee‬

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2 ans à vivre sans ma balance.
Aujourd’hui, je lui ai remis une pile.
BAH FAUT CROIRE QUE CA LUI A PAS SERVI DE LEÇON CONNASSE !

 

« Maman, comment on ecrit « zamis » ? »
« Comme ami »
« Non mais comme « les zamis » ? »
« Avec un s »
« Ça commence par s donc ? »
« Non, par a. … comme ami »
« Mais tu comprends rien ou quoi ? »

ÇA DOIT VENIR DE MOI OUI…..
#‎LaVieSelonClapiotte‬

 

Les enfants jouent à « The Voice »
Clapiotte vient de chanter Demis Roussos et Eddy Mitchell….
Je ne COMPRENDS PAS sa culture musicale.

 

« Mais maman pourquoi on n’a pas d’animal de compagnie ? »

« Parce que je suis allergique »

« Et un mignon petit poussin tu es allergique ? »

« Non »

« Alors un mignon petit poussin c’est possible ! »

« Tu sais qu’un « mignon petit poussin » ça devient une poule après ? »

« Bah oui, et comme ça, après, on la mange »

Je crois que Clapiotte vient de tenter le tout pour le tout pour me convaincre…

« Ferme tes yeux ! »
« Voilaaa »
« Maintenant tu peux ouvrir »
« J’ouvre lequel en premier ? »
« Bah n’importe je sais pas moi, la bouche, le nez, n’importe ! »

LES ENFANTS SONT RE.VE.NUS !!!!!

 

« Bon les enfants, on va dîner chez des copains ce soir, vous ne les connaissez pas mais vous serez sages ok ? »

« OK. Mais est – ce qu’il ont le même humour que vous ? »

« Oui »

« Bon bah ça devrait bien se passer maman »

—> La messe est dite.

 

« La tribu l’acclama à son retour…. »

– C’est nul « acclama ». Ça serait mieux de dire « accrama » je pense.

Clapiotte réformera cette langue française toute pourrie un jour, je vous raconte pas le bordel.

 

 

« Mais ? Pourquoi il a des lunettes lui, il en avait pas avant ? »

« Parce qu’il est vieux. Moi par exemple je n’ai pas besoin de lunettes mais peut être que quand je serai vieille j’en aurai »

« Quand tu seras PLUS vieille ! « 

La claque du mercredi vous est offerte gracieusement par Clapiotte.

 

 

« Maman c’est quoi cette crème ? « 
« Tu sais c’est celle que je te mets parfois quand tu as des petits boutons sur le visage. »
« Ah oui. Tu devrais t’en mettre souvent toi t’en as vraiment beaucoup beaucoup »

V.E.N.D.R.E.D.I.

 

« Maman, c’est qui Jésus et ça veut dire quoi croire en Dieu ? »
(7h26)
La.
Comme ça.
Les parents devraient avoir 3 jokers pour quand, non, vraiment là ça va pas être possible reviens demain

jesus officiel

Hier, nous avons fêté le mariage de deux amies.
Clapiotte était « contente, c’est la 1ere fois que je vois 2 filles qui s’epousent »

Puis, elle était étonnée parce que quand meme « QUOI ? Elle est DEJA enceinte ? » (Clapiotte a un côté old school)

Après réflexion, elle a demandé à l’une d’elles comment elles avaient pu faire un bébé entre filles.
Explications faites de la graine donnée par un gentil monsieur qui voulait aider tout ça….

« OUAIS OK. Mais la graine elle se la met où après ? »

Une (longue) après – midi comme une autre dans mon monde de mère de Clapiotte.

 

[Réunion avec la maîtresse de Clapiotte. Avec Clapiotte]

« Blablabla tout va bien, peut être juste des étourderies parfois.
Tu vois Clapiotte, là tu as répondu 15 pour 10-5. Tu as fait l’addition au lieu de la soustraction »

« Oui. Mais regarde maîtresse. Toi t’as corrigé en mettant 10 alors que ça fait 5. T’as fait ni l’un ni l’autre. »

V.O.I.L.A.V.O.I.L.A

 

« Maman c’est quoi le Sida ? »
« Arf… Une maladie grave… »
« Et on l’attrape comment ? »
« Euh… principalement en… euh… En. .. En ayant des relations sexuelles »
« Beuuuuurk « 
« Non mais c’est compliqué, il faut que l’un des amoureux aient la maladie pour que l’autre l’attrape »
« Mais du coup…….. »
« Du coup il faut se protéger, ça n’empêche pas du tout d’avoir un amoureux hein, mais il faut pas faire n’importe quoi »
« ….. »
« Non mais vous vous êtes petits, c’est des trucs de grands tout ca »
« Mais… On se protège comment ? « 
« Hum…. En. .. En mettant comme un petit capuchon »
« Un capuchon ? « 
« Comme…. Un petit chapeau si tu préfères »
« ??? »
« Sur le zizi des garçons »
« Ha donc ouf moi non »
« Bah… Si. Ton amoureux il devra mettre ça, ça concerne tout le monde donc »

« Hannnnn ! Papuuuuuche il a un capuchonnnnnn du ziziiiii ! Hahahahah »

ELLE EST REVENUUUUUE !!!!!
(Et je devrais pas être aussi mal à l’aise tellement pour elle, mais PAS DE PROBLEME !)

 

« Maman j’adore quand tu parles de mes match de foot avec moi, tu comprends tellement rien… »
Je crois qu’il se moque….

 

C’est tout….

Pour le moment !

 

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Cherche grande forêt, sans petits cailloux pour le chemin retour…..

Une histoire de casting

Je suis ce genre de personne qui se fout pas mal du ridicule en règle générale.
Y’a qu’à voir quand on me  recherche dans google image, je suis pas très regardante.

Dans la vie de tous les jours, je n’ai aucun souci pour dire oui à une pub pour du PQ (même si ça me suit encore et encore aujourd’hui), ni pour faire la roue au milieu de la rue ou pour parler de mycose vaginale (si si, j’ai dû faire ça aussi à un moment).
Je m’en fiche, tant qu’on me propose un truc qui va potentiellement me faire marrer, je dis « ok, pas de problème ».

Un jour, alors que je discutais avec ma copine Marie du fait que tout de même, ça serait hyper cool d’avoir PLEIN de thunes de côté pour me sentir à l’aise concernant ma situation de freelance, elle m’a dit « faudrait faire un jeu TV et gagner des sous »

J’ai rigolé.

Elle nous a inscrit au casting de Money Drop dans la foulée.

J’ai re-rigolé.

Pis y’avais déjà Cynthia et Valérie qui l’avaient fait, donc bon….

Et puis 15 jours après, on avait un mail qui nous donnait rendez-vous à Paris dans les studios de l’émission pour passer le casting.

« On y va ? HAHAHAHA MAIS OUI ! »

J’ai jamais fait ça, et ça manquait vraiment à mon palmarès des expériences étranges.

On s’est rejoint toutes les deux pas loin du lieu de rendez-vous, autour d’un café, histoire de se rendre compte qu’on s’était pas vraiment renseigné sur l’émission et du casting en question.
Pas grave, on va se marrer.

On s’est pointé à l’heure et on a vu une looooongue queue de pleiiiiin de gens.

Ah, ouais, quand même.

On nous a fait rentrer dans un genre d’énorme hangar où une centaine de chaises étaient disposées, au milieu, avec, en face, une petite table et deux autres chaises.

Deux « casteuses » nous ont demandés gentiment de prendre place et nous ont briefés sur le casting en question.

Le casting de Money drop se déroule en 3 parties. Lire la suite →

(Du) L’art à Lyon pour les enfants (les expos kid friendly existent aussi)

Les enfants grandissent et je commence enfin à pouvoir me détendre au niveau culturel.
Alors, certes, les sorties ciné ressemblent plus à des expéditions familiales sponsorisées par Disney, MAIS, d’un autre côté, l’âge des greffons aidant, on peut désormais au moins se faire plaisir sur les expos.

Moi qui vomissais l’idée de zoner des heures dans les musées quand j’avais leur âge, je leur fais découvrir des tas de choses depuis quelque temps, et à en juger par leur enthousiasme, il n’y a pas à chipoter : soit mes enfants sont nettement plus intéressés par la culture que moi à l’époque, soit je suis vachement plus douée que ma mère sur le choix des expos, soit les expos, les artistes et les musées savent de plus en plus parler aux famille.

Bref, en quelques jours, on a vu PLEIN de choses vraiment cool avec les Scotchs et il fallait que je vous en parle.

 

D’abord, l’expo Nés Quelque Part, à la Sucrière (Lyon 2), qui a été prolongée jusqu’au 27 mars et qui est VRAIMENT super.
L’idée, c’est que tu deviens, pendant 1h15, quelqu’un d’autre, dans un autre pays, et que tu t’immerges dans sa vie.
J’ai été Mamedoua, 28 ans, veuve, mère de deux enfants au Maroc. Je vivais dans un bidonville à Casablanca avec mon frère et sa famille.  Suite au recensement en vue de la destruction des bidonvilles du pays, on me propose d’accéder à la propriété d’une parcelle de terrain pour y construire ma maison. J’ai donc fait des plans, les démarches administratives, aller quémander des prêts à la banque. J’ai dû lutter contre quelques européens voulant racheter ma nouvelle maison une misère, j’ai développer un petit commerce de proximité dans mon nouveau quartier et j’ai pu payer des études à mes enfants. Lire la suite →

Ce matin va être une pure soirée

Il y a quelque chose que je voulais te raconter depuis longtemps.
BIzarrement, je n’ai jamais pris le temps.
Et pourtant, je t’en raconte des trucs de ma vie… Alors voilà, je vais poser ça là, ce sera pour la petite histoire de début de semaine.
Si tu veux bien, mettons nous en situation et rentrons dans mon intimité la plus totale : un matin chez Cranemou.

 

Le matin, mon réveil sonne à 7h15.

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Trop fort, toujours trop fort. Je déteste les réveils. Avant, j’avais un simulateur d’aube et je me réveillais en douceur, c’était génial, j’étais belle et fraiche, mais cette petite merveille est restée avec mes innombrables affaires dans mon autre vie d’avant.
Aujourd’hui, je me réveille avec mon téléphone.

A 7h15.
Avec une musique ignoble.
A 7h21, il re-sonne.
6 minutes qui me permettent d’émerger à peu presque.

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Les gens des internets

(oui, je viens de me prendre plus de 15 jours de grippe/sinusite/bronchite/maloventrite dans les dents, j’ai eu un peu de mal à revenir ici ces derniers temps…. MAIS CA Y ESSSST !)
(Ceci dit étant donné qu’on est la « journée des droits de la femme », cet article tombe plutôt pas mal, tu vas voir, c’est gratiné vers la fin)

Lorsque j’ai publié l’article « Mais t’es la maman, quand même ! », jamais, mais vraiment JAMAIS je n’ai pensé à avoir autant de retours.
Je l’ai fait pour moi, pour me faire du bien, pour extérioriser et pour balancer des généralités de ce qu’a pu être ou ce qu’est ma vie de mère, ce que j’ai accepté, ce que je n’accepte plus, ce que je constate.

L’article a été lu au moins 50 000 fois, il a été relayé des milliers de fois et commenté un peu partout.
Quelques jours après sa parution sur le blog, il a également été publié et relayé sur le Hufftington Post.
Un buzz qui pourrait faire plaisir à toute blogueuse qui se respecte si le sujet n’était pas si triste, au fond.

J’ai lu chaque commentaire.

J’ai reçu vos remerciements, vos témoignages, vos insultes comme autant de banderilles qu’on infligerait au taureau naïf qui ne sait pas trop ce qu’il fait dans l’arène, parce que pour tout vous dire, je me doutais bien que je n’étais pas la seule à vivre ces choses là, mais je ne me doutais pas que nous étions autant. Je ne réalisais pas qu’autant de femmes pouvaient aussi mal le vivre, ou aussi bien. Je n’imaginais pas que certains pères en souffraient également. Je ne pensais pas qu’on puisse le nier non plus d’ailleurs.
En publiant cet article là, j’ai reçu à la fois tant de messages de soutien et tant de mots remplis de haine.
Tout de même, les gens des internets sont parfois les plus belles personnes comme les plus ordurières. (Je remercie quand même les belles personnes d’être LARGEMENT en surnombre comparé aux autres, hein !)

Je voulais partager avec vous certains de ces mots.
Pas les plus beaux.
Mais ceux qui donnent à réfléchir sur notre façon de lire les histoires des autres, de les comprendre.
Sur notre façon aujourd’hui de lire un texte trop rapidement et de mal l’interpréter.
Sur notre façon de considérer la femme. Et l’homme.

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En attendant la suite

Oui, bon, 11 jours que je n’ai rien publié….
Il faut dire que le dernier article a provoqué tant de réactions et de messages que j’ai déjà passé es 3 jours suivants à ne faire que répondre…. (et encore, tu notes que je n’ai pas pas répondu aux commentaires du blog, grosse feignasse que je suis)….
Pour ne pas vous laissez dans l’ignorance totale de ce que peut provoquer ce genre d’article, je vous prévoie pour très très vite un petit condensé de ce que j’ai pu recevoir de beau comme de moins beau (mais de drôle) dans certains messages… Y’a pas de raison que je garde les joyeusetés pour moi hein !

Après, j’ai enchainé avec les vacances ET la grippe (cette dernière me fait vivre une petite misère depuis une semaine, si quelqu’un veut bien la prendre en garde alternée quelques temps je suis d’accord).

MAIS, quand même, il s’est passé des choses, et surtout, il va se passer des choses, notamment à Lyon, alors il fallait ce petit post pour vous dire tout ça vite fait, entre deux grogs et 48 mouchoirs.

D’abord, si vous avez le temps, vous pouvez aller au cinéma sans aucun problème pour voir Zootopie (gros succès) avec les greffons.
Ou Deadpool, aussi. Mais sans greffons. Non, vraiment, pas la peine, même s’ils sont remplis d’humour, c’est chaud (mais qu’est-ce qu’on a ri, nous, par contre). Le « déconseillé au moins de 12 ans » est compréhensible environ dès les premiers échanges, pas la peine d’insister, croyez moi sur parole, et pourtant, je suis plutôt ouverte comme fille, généralement.
Sinon ? Il est génial. Voilà.

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On a aussi tenté de faire comprendre aux enfants notre comportement en voiture quand on entend Bohemian Rhapsody et pourquoi, parfois, je leur tends un petit truc en leur disant « si tu vomis, vomis là d’dans ». Idem pour « t’es physiquement intelligente » ou « tu me vois, tu me vois plus »

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« Ouais mais t’es la maman, QUAND MÊME ! »

Oui oh ça va, on en a déjà parlé mille cinq cent fois, quand on devient maman, on a des nouvelles angoisses, du stress, des craintes, on a des doutes, de la culpabilité même et quelques kilos en trop en plus des cernes.

ON SAIT.

Tout le monde sait ça maintenant, ok, passons.

Mais tu sais ce qu’on ne dit pas à propos du fait d’être maman ?
Tu sais ce qu’on tait, parce que c’est « normal » ?
Sûrement que tu le sais en fait, mais comme je suis légèrement excédée, je vais en faire une liste, ça me calmera peut-être.

Oui, parce que quelque part, je savais déjà tout ça, mais depuis que je suis séparée du père des greffons, ça me saute à la tronche comme une harpie qui voudrait me décapsuler la glotte avec une cuillère à café.
Alors ouais, super, tout le monde ne pense pas comme ça et même tout le monde ne le vit pas du tout de cette manière, il n’empêche que ça reste des exceptions, alors que les exceptions, ça devrait être ça :

Tu es maman donc tu ne comptes pas.
Tu les as voulus tes mômes, tu peux mettre ça sur le compte des hormones, ce sont TES hormones, donc tes enfants, tu les gères de 7h du matin à 6h59 le lendemain, ça va de soi, tu es responsable d’eux, tu te dois donc de t’oublier entièrement pour ne te consacrer qu’à leur bien être. Et si tu comptes refaire tes besoins ou prendre une douche SEULE ou sans quelqu’un qui te parle avant que ta famille décide (sans toi) de la date à laquelle ils te le re-permettront, tu PLANES.

Tu es maman donc tu sais.
Oui, c’est à TOI de savoir leur pointure, leurs allergies, leur poids, leur taille, la date du rappel du vaccin et de la sortie à la piscine. C’est à toi que revient l’honneur de remplir les papiers de la rentrée, de faire la queue à la mairie et au centre aéré, c’est toi qui connais le mieux les dates de naissances et les dates d’inscription, chacun son taf non ?

 

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© copyright

Tu es maman donc tu es coupable.

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Dans la tête d’une femme (dans la mienne en tout cas)…

 

 

« Détends toi » et « je pige pas ce que tu as dans la tête » sont les deux phrases récurrentes de mon Poilu.
Et elles me sont destinées.

Parce que parfois je pète les plombs de trop de stress et/ou d’angoisses.
Parce que parfois je pense à mille trucs, que j’en dis une et qu’il va de soi qu’il devrait comprendre immédiatement les 999 autres sous entendues.

Il y a certainement des milliards de bouquins sur le sujet des hommes vs/ les femmes, sur leur façon de penser, de gérer, d’agir… L’égalité des sexes s’arrête là où commence le triturage de cerveau de chacun, et pour ce que j’en sais, dans la tête d’un homme, c’est un peu moins le bordel.

Si je devais schématiser, je ferais ce dessin :

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A part quelques exceptions dans un camps ou dans l’autre, je ne crois pas me tromper de beaucoup.

Je comprends bien pourquoi El Poilu se sent désarmé, parfois, devant mon incohérence que je trouve, MOI, tout à fait logique.

Il y a deux jours, je suis tombée sur un post sur Reddit où un mec postait un dessin de sa femme. Il disait qu’il lui avait demandé ce qu’elle avait dans la tête à ce moment précis et elle lui a fait un dessin.

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Mais c’est qui ce Valentin ?

Quand vient février, tu penses à plusieurs trucs :
– les crêpes (la BASE)
– le carnaval (et les paillettes qu’il faudra nettoyer le soir)
– la saint Valentin (et si tu es pour, contre, sans avis, sans idée)

J’adore les crêpes, je suis nulle en déguisement (en tout cas pour moi) et je trouve que quand on s’aime, on s’aime tous les jours.

Enfin… quand je dis tous les jours, c’est pour te la faire courte, hein, parce qu’en vrai, y’a quand même des matins où t’y foutrais bien des gros coups de lattes dans les tibias pour te venger des ronflements de la nuit (ou de tout autre truc qui aurait pu t’énerver).

Bref, je trouve que quand on s’aime, on n’a pas vraiment besoin d’un jour spécial (et puis comme ça, ça oblige mon chéri à être régulièrement au taquet sur les démonstrations amoureuses et ne pas s’appuyer uniquement sur le 14 février pour faire sa B.A de l’année).

Et puis mon chéri, en plus, il s’appelle pas Valentin. Et je m’appelle pas non plus Valentin. Bref, on fête pas la Saint Valentin en fait.

MAIS, comme je suis pas à une contradiction près, je crache pas sur une attention non plus ce jour là.
Après, mon mec me dit qu’il comprend rien comment je fonctionne, je ne vois pas du tout de quoi il parle, je me trouve HYPER cohérente moi !
(genre un tiramisu au Kinder ça m’ira très bien)(avec le burger aussi avant)(ceci est un message même pas subliminal)(comme ça si il fait rien et ne dit rien je saurai qu’il ment quand il dit qu’il lit mon blog… et je pourrai lui donner un coup de latte dans les tibias un prochain matin au réveil)(rire sardonique)

Bon, ok, je suis un peu compliquée à suivre.

MAIS, si jamais, j’ai de quoi le faire rougir le soir de la Saint Valentin, au cas où je me rende compte qu’il s’attend lui aussi à quelque chose (ce dont je doute, je pourrai donc garder ma culotte Petit Bateau cette soirée là). Tu penses bien que je suis futée comme la poule qui sommeille en moi.

Sinon, j’avais donc reçu une bouteille de champagne pour l’événement. Exprès. Édition spéciale les amoureux sont de sortis et vont faire des trucs chelous complètement ivres. Par le Champagne Don Juan (ça ne s’invente pas).
Une bouteille aussi pimpée qu’une Madonna de la grande époque.

Champagne

Hmmmm, bonjour mâdâââme…..

Tu parles, moi, la bouteille, je l’ai ramenée à une crémaillère plutôt, j’aime pas garder de l’alcool trop longtemps chez moi de toute façon.
La bouteille est passée, je pense, dans TOUTES les mains des gens présent à cette soirée. Ca a failli dégénéré, mais heureusement, on était beaucoup trop pour se mettre d’accord sur un scénario. Du coup on l’a juste bue.
Et OUI, la bouteille est sexy. NON elle ne te rend PAS sexy. Non. Vraiment. Ça ne marche pas.

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« Gnagnagnagna »
« Whaaa, tu fais trop bien le chat »

Bref, à la Saint Valentin, fais pas trop le malin, quand le champagne est sexy, je deviens bouffonerie.

(et je ne te montre pas toutes les photos, je préfère que tu m’imagines encore chaste et candide)(non, NON ! retire les trucs trop crades de ton esprit s’il te plait, quand même)

 

 

 

Je fus en mon inapaisé courroux plus muet que carpion en torrent

Lors commença a fastroillier
Et le bon fransoiz essillier,
Et d’un walois tout despannei
M’a dit: «Bien soiez vos venei,
Dame Cranemou, volontiers.

Tu vois, hier, j’étais un peu triste de cette histoire d’ognon, je me suis dit que quand même, tout se perd ma bonne dame, que vraiment, ohlala, ça devient navrant de vouloir tout faciliter, même notre jolie langue. Tu sais ? La langue hyper compliquée à apprendre parce qu’on a des règles de grammaire à la con qu’on doit apprendre par cœur à 8 ans mais qu’on a oublié à 16 ?

La langue qui nous fait devenir de vrais abrutis dédaigneux dès qu’on choppe quelqu’un faisant une belle faute (voire deux… voire cinquante quatre), parce que NOUS on a une éducation Madâme, NOUS on est au dessus de ça.

Enfin… Moi, pas trop. Moi je fais des fautes d’inattention les trois quart du temps parce que je ne me relis jamais, alors en général, et même si j’évite de lire des textes et des blogs qui me font mal à ce qu’il me reste de grammaire et d’orthographe, je la joue profil bas le plus souvent sur le sujet.

J’ai vu la plupart de mes « amis » des réseaux sociaux s’insurger devant cette nouvelle réforme, et j’ai rien dit.

Enfin, si, j’ai rigolé, parce que vraiment « ognon » c’est moche. Moi qui persiste à dire « maligne » quand j’ai le droit de faire plus simple, moi qui refuse d’entendre le « z » quand on mange des haricots alors que si, on peut…

Je suis de la catégorie des vieux cons, et pourtant quand je dis ça, je ne me visualise pas en vagin décrépi.

Alors au final, j’ai refusé, pour une fois, de mener une révolte vaine, j’ai mordu mon poing et je me suis dit qu’on n’était bien qu’une génération de râleurs, et que peut-être, là dedans, ce qui nous faisait vraiment peur, c’était de se faire traiter d’antiquité conservatrice et rétrograde quand on continuerait d’utiliser des circonflexes et des traits d’union. C’était de se rendre compte qu’on était devenu des cons de réacs quand on déclarerait notre mépris pour tous ces « jeunes » qui ne mettraient plus de h aux nénufars.

Je râlerai, sois-en certain.

Je continuerai à écrire comme on me l’a appris.

Sûrement même que je dirai à mes enfants ou à leurs enfants que « si ils veulent » ils peuvent aussi l’écrire « comme avant », que la langue française est jolie et que j’aime à croire qu’elle se respecte, n’en déplaise à Keen V, Booba et l’écriture sms.

Mais je ne crois pas qu’on « nivelle par le bas ».

Je crois qu’on a pas de bol et qu’on tombe sur une simple et fatale évolution de la langue, comme ça a été le cas, finalement, depuis sa naissance.

Et puisque je sais que beaucoup d’entre vous ne seront pas d’accord avec mon constat, je vous invite à m’insulter et à débattre au subjonctif plus que parfait et au passé simple dans les commentaires, tant qu’à faire, qu’on me démontre que j’ai tort de croire qu’on est bien tous content de pouvoir s’en passer aujourd’hui.

Sur ce, y’a révision de dictée de Clapiotte, et je te promets que si un jour elle est ministre, tu vas bouffer de la « voitur », de la « coutur » et des « étoils ».

Il commença alors à baragouiner
et à massacrer le bon français,
dans un valois tout écorché
il me dit: «Soyez le bienvenu,
Madame Cranemou, vraiment!

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©Toniolibero, Marseille 2015