Les gens des internets

(oui, je viens de me prendre plus de 15 jours de grippe/sinusite/bronchite/maloventrite dans les dents, j’ai eu un peu de mal à revenir ici ces derniers temps…. MAIS CA Y ESSSST !)
(Ceci dit étant donné qu’on est la « journée des droits de la femme », cet article tombe plutôt pas mal, tu vas voir, c’est gratiné vers la fin)

Lorsque j’ai publié l’article « Mais t’es la maman, quand même ! », jamais, mais vraiment JAMAIS je n’ai pensé à avoir autant de retours.
Je l’ai fait pour moi, pour me faire du bien, pour extérioriser et pour balancer des généralités de ce qu’a pu être ou ce qu’est ma vie de mère, ce que j’ai accepté, ce que je n’accepte plus, ce que je constate.

L’article a été lu au moins 50 000 fois, il a été relayé des milliers de fois et commenté un peu partout.
Quelques jours après sa parution sur le blog, il a également été publié et relayé sur le Hufftington Post.
Un buzz qui pourrait faire plaisir à toute blogueuse qui se respecte si le sujet n’était pas si triste, au fond.

J’ai lu chaque commentaire.

J’ai reçu vos remerciements, vos témoignages, vos insultes comme autant de banderilles qu’on infligerait au taureau naïf qui ne sait pas trop ce qu’il fait dans l’arène, parce que pour tout vous dire, je me doutais bien que je n’étais pas la seule à vivre ces choses là, mais je ne me doutais pas que nous étions autant. Je ne réalisais pas qu’autant de femmes pouvaient aussi mal le vivre, ou aussi bien. Je n’imaginais pas que certains pères en souffraient également. Je ne pensais pas qu’on puisse le nier non plus d’ailleurs.
En publiant cet article là, j’ai reçu à la fois tant de messages de soutien et tant de mots remplis de haine.
Tout de même, les gens des internets sont parfois les plus belles personnes comme les plus ordurières. (Je remercie quand même les belles personnes d’être LARGEMENT en surnombre comparé aux autres, hein !)

Je voulais partager avec vous certains de ces mots.
Pas les plus beaux.
Mais ceux qui donnent à réfléchir sur notre façon de lire les histoires des autres, de les comprendre.
Sur notre façon aujourd’hui de lire un texte trop rapidement et de mal l’interpréter.
Sur notre façon de considérer la femme. Et l’homme.

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En attendant la suite

Oui, bon, 11 jours que je n’ai rien publié….
Il faut dire que le dernier article a provoqué tant de réactions et de messages que j’ai déjà passé es 3 jours suivants à ne faire que répondre…. (et encore, tu notes que je n’ai pas pas répondu aux commentaires du blog, grosse feignasse que je suis)….
Pour ne pas vous laissez dans l’ignorance totale de ce que peut provoquer ce genre d’article, je vous prévoie pour très très vite un petit condensé de ce que j’ai pu recevoir de beau comme de moins beau (mais de drôle) dans certains messages… Y’a pas de raison que je garde les joyeusetés pour moi hein !

Après, j’ai enchainé avec les vacances ET la grippe (cette dernière me fait vivre une petite misère depuis une semaine, si quelqu’un veut bien la prendre en garde alternée quelques temps je suis d’accord).

MAIS, quand même, il s’est passé des choses, et surtout, il va se passer des choses, notamment à Lyon, alors il fallait ce petit post pour vous dire tout ça vite fait, entre deux grogs et 48 mouchoirs.

D’abord, si vous avez le temps, vous pouvez aller au cinéma sans aucun problème pour voir Zootopie (gros succès) avec les greffons.
Ou Deadpool, aussi. Mais sans greffons. Non, vraiment, pas la peine, même s’ils sont remplis d’humour, c’est chaud (mais qu’est-ce qu’on a ri, nous, par contre). Le « déconseillé au moins de 12 ans » est compréhensible environ dès les premiers échanges, pas la peine d’insister, croyez moi sur parole, et pourtant, je suis plutôt ouverte comme fille, généralement.
Sinon ? Il est génial. Voilà.

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On a aussi tenté de faire comprendre aux enfants notre comportement en voiture quand on entend Bohemian Rhapsody et pourquoi, parfois, je leur tends un petit truc en leur disant « si tu vomis, vomis là d’dans ». Idem pour « t’es physiquement intelligente » ou « tu me vois, tu me vois plus »

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« Ouais mais t’es la maman, QUAND MÊME ! »

Oui oh ça va, on en a déjà parlé mille cinq cent fois, quand on devient maman, on a des nouvelles angoisses, du stress, des craintes, on a des doutes, de la culpabilité même et quelques kilos en trop en plus des cernes.

ON SAIT.

Tout le monde sait ça maintenant, ok, passons.

Mais tu sais ce qu’on ne dit pas à propos du fait d’être maman ?
Tu sais ce qu’on tait, parce que c’est « normal » ?
Sûrement que tu le sais en fait, mais comme je suis légèrement excédée, je vais en faire une liste, ça me calmera peut-être.

Oui, parce que quelque part, je savais déjà tout ça, mais depuis que je suis séparée du père des greffons, ça me saute à la tronche comme une harpie qui voudrait me décapsuler la glotte avec une cuillère à café.
Alors ouais, super, tout le monde ne pense pas comme ça et même tout le monde ne le vit pas du tout de cette manière, il n’empêche que ça reste des exceptions, alors que les exceptions, ça devrait être ça :

Tu es maman donc tu ne comptes pas.
Tu les as voulus tes mômes, tu peux mettre ça sur le compte des hormones, ce sont TES hormones, donc tes enfants, tu les gères de 7h du matin à 6h59 le lendemain, ça va de soi, tu es responsable d’eux, tu te dois donc de t’oublier entièrement pour ne te consacrer qu’à leur bien être. Et si tu comptes refaire tes besoins ou prendre une douche SEULE ou sans quelqu’un qui te parle avant que ta famille décide (sans toi) de la date à laquelle ils te le re-permettront, tu PLANES.

Tu es maman donc tu sais.
Oui, c’est à TOI de savoir leur pointure, leurs allergies, leur poids, leur taille, la date du rappel du vaccin et de la sortie à la piscine. C’est à toi que revient l’honneur de remplir les papiers de la rentrée, de faire la queue à la mairie et au centre aéré, c’est toi qui connais le mieux les dates de naissances et les dates d’inscription, chacun son taf non ?

 

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© copyright

Tu es maman donc tu es coupable.

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Dans la tête d’une femme (dans la mienne en tout cas)…

 

 

« Détends toi » et « je pige pas ce que tu as dans la tête » sont les deux phrases récurrentes de mon Poilu.
Et elles me sont destinées.

Parce que parfois je pète les plombs de trop de stress et/ou d’angoisses.
Parce que parfois je pense à mille trucs, que j’en dis une et qu’il va de soi qu’il devrait comprendre immédiatement les 999 autres sous entendues.

Il y a certainement des milliards de bouquins sur le sujet des hommes vs/ les femmes, sur leur façon de penser, de gérer, d’agir… L’égalité des sexes s’arrête là où commence le triturage de cerveau de chacun, et pour ce que j’en sais, dans la tête d’un homme, c’est un peu moins le bordel.

Si je devais schématiser, je ferais ce dessin :

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A part quelques exceptions dans un camps ou dans l’autre, je ne crois pas me tromper de beaucoup.

Je comprends bien pourquoi El Poilu se sent désarmé, parfois, devant mon incohérence que je trouve, MOI, tout à fait logique.

Il y a deux jours, je suis tombée sur un post sur Reddit où un mec postait un dessin de sa femme. Il disait qu’il lui avait demandé ce qu’elle avait dans la tête à ce moment précis et elle lui a fait un dessin.

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Mais c’est qui ce Valentin ?

Quand vient février, tu penses à plusieurs trucs :
– les crêpes (la BASE)
– le carnaval (et les paillettes qu’il faudra nettoyer le soir)
– la saint Valentin (et si tu es pour, contre, sans avis, sans idée)

J’adore les crêpes, je suis nulle en déguisement (en tout cas pour moi) et je trouve que quand on s’aime, on s’aime tous les jours.

Enfin… quand je dis tous les jours, c’est pour te la faire courte, hein, parce qu’en vrai, y’a quand même des matins où t’y foutrais bien des gros coups de lattes dans les tibias pour te venger des ronflements de la nuit (ou de tout autre truc qui aurait pu t’énerver).

Bref, je trouve que quand on s’aime, on n’a pas vraiment besoin d’un jour spécial (et puis comme ça, ça oblige mon chéri à être régulièrement au taquet sur les démonstrations amoureuses et ne pas s’appuyer uniquement sur le 14 février pour faire sa B.A de l’année).

Et puis mon chéri, en plus, il s’appelle pas Valentin. Et je m’appelle pas non plus Valentin. Bref, on fête pas la Saint Valentin en fait.

MAIS, comme je suis pas à une contradiction près, je crache pas sur une attention non plus ce jour là.
Après, mon mec me dit qu’il comprend rien comment je fonctionne, je ne vois pas du tout de quoi il parle, je me trouve HYPER cohérente moi !
(genre un tiramisu au Kinder ça m’ira très bien)(avec le burger aussi avant)(ceci est un message même pas subliminal)(comme ça si il fait rien et ne dit rien je saurai qu’il ment quand il dit qu’il lit mon blog… et je pourrai lui donner un coup de latte dans les tibias un prochain matin au réveil)(rire sardonique)

Bon, ok, je suis un peu compliquée à suivre.

MAIS, si jamais, j’ai de quoi le faire rougir le soir de la Saint Valentin, au cas où je me rende compte qu’il s’attend lui aussi à quelque chose (ce dont je doute, je pourrai donc garder ma culotte Petit Bateau cette soirée là). Tu penses bien que je suis futée comme la poule qui sommeille en moi.

Sinon, j’avais donc reçu une bouteille de champagne pour l’événement. Exprès. Édition spéciale les amoureux sont de sortis et vont faire des trucs chelous complètement ivres. Par le Champagne Don Juan (ça ne s’invente pas).
Une bouteille aussi pimpée qu’une Madonna de la grande époque.

Champagne

Hmmmm, bonjour mâdâââme…..

Tu parles, moi, la bouteille, je l’ai ramenée à une crémaillère plutôt, j’aime pas garder de l’alcool trop longtemps chez moi de toute façon.
La bouteille est passée, je pense, dans TOUTES les mains des gens présent à cette soirée. Ca a failli dégénéré, mais heureusement, on était beaucoup trop pour se mettre d’accord sur un scénario. Du coup on l’a juste bue.
Et OUI, la bouteille est sexy. NON elle ne te rend PAS sexy. Non. Vraiment. Ça ne marche pas.

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« Gnagnagnagna »
« Whaaa, tu fais trop bien le chat »

Bref, à la Saint Valentin, fais pas trop le malin, quand le champagne est sexy, je deviens bouffonerie.

(et je ne te montre pas toutes les photos, je préfère que tu m’imagines encore chaste et candide)(non, NON ! retire les trucs trop crades de ton esprit s’il te plait, quand même)

 

 

 

Je fus en mon inapaisé courroux plus muet que carpion en torrent

Lors commença a fastroillier
Et le bon fransoiz essillier,
Et d’un walois tout despannei
M’a dit: «Bien soiez vos venei,
Dame Cranemou, volontiers.

Tu vois, hier, j’étais un peu triste de cette histoire d’ognon, je me suis dit que quand même, tout se perd ma bonne dame, que vraiment, ohlala, ça devient navrant de vouloir tout faciliter, même notre jolie langue. Tu sais ? La langue hyper compliquée à apprendre parce qu’on a des règles de grammaire à la con qu’on doit apprendre par cœur à 8 ans mais qu’on a oublié à 16 ?

La langue qui nous fait devenir de vrais abrutis dédaigneux dès qu’on choppe quelqu’un faisant une belle faute (voire deux… voire cinquante quatre), parce que NOUS on a une éducation Madâme, NOUS on est au dessus de ça.

Enfin… Moi, pas trop. Moi je fais des fautes d’inattention les trois quart du temps parce que je ne me relis jamais, alors en général, et même si j’évite de lire des textes et des blogs qui me font mal à ce qu’il me reste de grammaire et d’orthographe, je la joue profil bas le plus souvent sur le sujet.

J’ai vu la plupart de mes « amis » des réseaux sociaux s’insurger devant cette nouvelle réforme, et j’ai rien dit.

Enfin, si, j’ai rigolé, parce que vraiment « ognon » c’est moche. Moi qui persiste à dire « maligne » quand j’ai le droit de faire plus simple, moi qui refuse d’entendre le « z » quand on mange des haricots alors que si, on peut…

Je suis de la catégorie des vieux cons, et pourtant quand je dis ça, je ne me visualise pas en vagin décrépi.

Alors au final, j’ai refusé, pour une fois, de mener une révolte vaine, j’ai mordu mon poing et je me suis dit qu’on n’était bien qu’une génération de râleurs, et que peut-être, là dedans, ce qui nous faisait vraiment peur, c’était de se faire traiter d’antiquité conservatrice et rétrograde quand on continuerait d’utiliser des circonflexes et des traits d’union. C’était de se rendre compte qu’on était devenu des cons de réacs quand on déclarerait notre mépris pour tous ces « jeunes » qui ne mettraient plus de h aux nénufars.

Je râlerai, sois-en certain.

Je continuerai à écrire comme on me l’a appris.

Sûrement même que je dirai à mes enfants ou à leurs enfants que « si ils veulent » ils peuvent aussi l’écrire « comme avant », que la langue française est jolie et que j’aime à croire qu’elle se respecte, n’en déplaise à Keen V, Booba et l’écriture sms.

Mais je ne crois pas qu’on « nivelle par le bas ».

Je crois qu’on a pas de bol et qu’on tombe sur une simple et fatale évolution de la langue, comme ça a été le cas, finalement, depuis sa naissance.

Et puisque je sais que beaucoup d’entre vous ne seront pas d’accord avec mon constat, je vous invite à m’insulter et à débattre au subjonctif plus que parfait et au passé simple dans les commentaires, tant qu’à faire, qu’on me démontre que j’ai tort de croire qu’on est bien tous content de pouvoir s’en passer aujourd’hui.

Sur ce, y’a révision de dictée de Clapiotte, et je te promets que si un jour elle est ministre, tu vas bouffer de la « voitur », de la « coutur » et des « étoils ».

Il commença alors à baragouiner
et à massacrer le bon français,
dans un valois tout écorché
il me dit: «Soyez le bienvenu,
Madame Cranemou, vraiment!

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©Toniolibero, Marseille 2015

Tu seras allergique, mon fils.

Vois tu, mes enfants ont beau donner au monde l’aperçu de ce qu’est la perfection (très modestement), je me dois en tant que mère objective avouer que tout de même, on a raté deux trois trucs au niveau des finitions.

Les genres de finitions sur lesquels, au départ, tu ne peux que parier, quand vient la grande loterie des gènes moisis.

Par exemple, moi, j’ai une très bonne vue, je n’ai côtoyé que deux fois l’ophtalmo dans ma vie (et ça tombe plutôt bien vu que j’ai une phobie des yeux et que les 2 fois je suis tombée dans les pommes). Bref, j’ai une vue de lynx niveau lunette de sniper.

Bah mes enfants (OUI, les deux !) ont pris la vue pourrie de leur père.

Autre exemple, leur père est plutôt pas mal au niveau de la dentition. Je te laisse deviner, N°1 (au moins) a choppé ma salive qui entartre en 1 mois ta dent qui n’a pourtant rien demandé (je coûte TRES cher en détartrage).

Et là, drame absolu, leur père ET moi même sommes tous les deux allergiques à un tas de trucs.

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Le jour où j’ai voulu être allergique au chlore

Tu sais quoi, en ce moment, j’ai la poisse. La loose me poursuit. Mais pas le genre de loose qui te ferait marrer, non (enfin, disons que pour le moment, j’ai pas vraiment le recul pour te faire rire avec mes aventures surtout).
Du coup, VOILA, le blog est à l’abandon. Parce que soit je publie rien, soit je vais te faire pleurer, tu vas me plaindre, tu vas trouver que la vie est vraiment pas cool avec moi, et très sincèrement, même si ça serait adorable de compatir de ta part, ce n’est pas (ou alors rarement), ce que je cherche ici.
[rien de trop grave hein, juste que bon, j’aimerai que la routourne tourne enfin en ma faveur à un moment là…]

BREF du coup, voilà, je raconte plus rien.

Mais t’inquiète, il y a des loose plus drôles que d’autres tout de même, et je fais en sorte de ne pas les rater. Ça égaye toujours un peu !

Donc, un jour de grande humeur, j’ai inscrit dans le carnet de Clapiotte « Si vous avez besoin un jour de quelqu’un en renfort pour l’accompagnement piscine, je vous propose deux de mes mardis après midi. S’il vous manque quelqu’un, n’hésitez pas à m’appeler »

Dès le vendredi après-midi j’avais un coup de fil « bonjour, c’est la maitresse [là, je flippe, rapport que quand la maitresse t’appelle en général, c’est plutôt pour te dire que ton gamin a vomi dans sa trousse], j’ai lu votre mot, pour mardi ça serait ok ? »

Wokayyyy, bon, bien, dès le premier mardi alors. Soit.

Je me pointe le premier mardi, en sachant que ce n’était pas « ma semaine » avec les enfants et qu’en plus, Clapiotte était absente pour cause de laryngite. Quand je te dis que j’ai pas de bol en ce moment, je mens même pas un peu.
Autant te dire que j’y suis pas allée en Moonwalk tu vois.

Je rentre dans l’école, je croise la maitresse qui a l’air en panique : « c’est la grève, y’a pas piscine en fait« .

BON.

Quelque part, au milieu de la fange de ma vie actuelle, parfois, j’ai des coups de bol quand même.

Je tourne les talons pour m’échapper, étouffant un cri de joie, et j’entends « du coup ? La semaine prochaine alors ? »

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Ha. Bon. Oui, la semaine prochaine.

La semaine prochaine, c’était hier, et hier, une fois de plus, j’étais à l’heure pour accompagner la classe des CP de Clapiotte. Cette fois, Clapiotte venait. Elle n’allait pas se baigner, parce qu’entre temps, elle avait plutôt une pneumopathie, et même si ça allait mieux, la jeter un à l’eau un deux février ne me semblait guère approprié.

J’étais le SEUL parent de la classe.
Mais j’ai pris mon rôle très au sérieux.

J’ai bouclé au moins 41 ceintures de sécurité (alors qu’ils ne sont que 24 et que la maitresse en a fait bien la moitié, du coup je ne sais pas trop comment expliquer cette impression)(haha je rigole, je le SAIS très bien).

J’ai répondu à 320 « Comment tu t’appelles HÉ toi, la maman de Clapiotte ? »

J’ai du rire à propos des 34 blagues qu’on peut faire à propos de mon prénom.

Et je suis descendue du car avec un léger bourdonnement d’oreille.

J’étais chargée de m’occuper du vestiaire des garçons.

Avant, il fallait qu’on enlève TOUS nos chaussures et nos chaussettes.

Il a fallu que je laisse ma paire d’Americana (que j’ai quand même cherché deux ans avant de les trouver dans ma taille) plantée là, comme ça, au milieu d’un SAS par lequel transitaient tous les gens, sans moyen de savoir si j’allais la retrouver une heure plus tard. Je suis du genre confiante en général, mais franchement la prochaine fois, je viendrais plutôt avec mes vieilles converses ça me fera moins mal.

Les garçons qui se déshabillent (parce que pour le moment, je n’aurai connu que ce vestiaire dans ma vie d’accompagnatrice de piscine) se divisent en 3 catégories dans un vestiaire :

  • ceux qui sont visiblement assistés puissance 50 chez eux et ne savent pas enlever un tshirt.
  • ceux qui se débrouille hyper bien sans rien demander
  • ceux qui planent, qui arrivent à mettre leur slip dans la poche d’un autre sac que le leur et qui ne savent plus si c’est bien leur pantalon ou pas.

Il y a aussi celui qui, une fois nu, ne peut s’empêcher de faire une petite danse au milieu du vestiaire pour amuser ses copains.

Merci pour ce moment d’enchantement et de poésie Kevin.

Vraiment.

J’ai vissé des bonnets de bain sur des têtes, j’ai ventousé des lunettes de piscine… A la fin, je ne savais même plus qui était qui. je les ai tous envoyé dans le couloir avec leur tronche de coton-tiges. Ils avaient fini avant les filles, j’avais trop la classe, hola général et départ de la classe dans le bassin avec la maîtresse.

coton-tiges piscine

Youhouuuu, la maîtresse en maillot de baiiiin !

Moi ?

Non, vous, vous restez dans le vestiaire.

C’est à dire le vestiaire ? Celui qui pue la pisse là ?

Voilà. celui-là même.

« En plus de Clapiotte qui ne se baigne pas, il y a Mireille qui a oublié le haut du maillot de bain, du coup »

Va pour Mireille, me dis-je en pensant aux parents qui ne savent pas lire les mots dans les carnets « pas de 2 pièces, pas de collants, pas de ceinture, pas de chaussures compliquées BORDEL ! »

Mireille était triste. Alors, j’ai fait une grenouille à Mireille.

Y’en a, pour faire diversion, ils meublent en parlant.

Moi, je dis « tu veux une grenouille ? Une grenouille qui saute en plus hein ? »

3 fois sur 4, l’enfant se calme direct et me prend pour Dieu.

J’ai fait une grenouille, on l’a même colorié (oui, j’ai des feutres aussi dans mon sac) et on lui a donné un nom.

Et puis la maîtresse est rentrée dans le vestiaire de pisse-in et m’a dit « ça vous dérange pas, je vous laisse aussi Gentiane, rapport que je crois bien qu’elle a de la fièvre »

Ca me dérange pas.

Gentiane n’a pas de la fièvre, hein. Gentiane se prend plutôt pour une chaudière. Gentiane est en maillot alors je lui propose de se rhabiller, avant qu’elle puisse se reposer.

Elle avait les pieds mouillés. Et elle m’a montrée ses collants.

BORDEL !

J’ai mis 108 ans pour les lui enfiler à peu près.. Je lui ai mis son Tshirt et l’ai allongée sur le banc. Ça va aller Gentiane, va…

AH non. En fait, vu comme elle pleure, en se tenant l’oreille, ça va plutôt moyen moins là.

Clapiotte me fait remarquer que j’aurai quand même pu être docteur, ça aurait été plus pratique quand même.

Merci Clapiotte pour cette participation.

Je voudrais bien demander à la maitresse si y’a pas un moyen de prévenir la maman de Gentiane, mais déjà, fallait que je trouve un moyen d’accéder aux bassins sans me faire plaquer par un maitre nageur psychopathe.

Au final, on a jugé qu’il y avait pas grand chose qu’on pouvait faire immédiatement, alors je suis retournée dans le vestiaire écouter les plaintes de Gentiane, les remarques de Clapiotte et les sauts de grenouille en papier.

« Tu veux une grenouille ? Je vais te faire une grenouille. Elle saute en plus ma grenouille. Tu vas voir. »

On l’a appelée Otite La grenouille. Elle a eu le mérite de faire passer les 10 dernières minutes de façon un peu plus douce pour tout le monde.

J’ai dû retourner dans le vestiaire des garçons.

J’ai compris que j’aurais peut-être dû y passer 5 minutes avant histoire de dé-tirbouchonner les pantalons et remettre les Tshirts dans le bon sens.

J’ai sécher des cheveux à grandes frictions de serviette, j’ai retrouvé un slip et sauvé un bonnet de bain. J’ai dit à Kevin que non, c’est bon, la danse, c’était pas nécessaire.

On a repris le car.

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©Agnieszka Bladzik

J’ai rattaché des ceintures.

J’ai vu une place à côté d’une petite fille et lui ai demandé la permission de m’assoir à côté d’elle.

Elle m’a souri et m’a répondu :

« Oh oui Madame. Tu peux t’assoir. Viens. J’ai des choses à te raconter. »

Elle s’est tournée vers la vitre et a acquiescé : « hein on a des trucs à lui raconter à la dame ».

Et elle et son ami imaginaire m’ont fait une grande thèse à propos du sac de piscine qui ne fermait pas.

La maîtresse m’a remerciée.

Je suis rentrée.

J’avais pas mes clés.

En attendant de pouvoir les retrouver, j’ai fait un détour par la pharmacie.

« En 500 l’Efferalgan ? »

« Non. 1000. Donnez moi plutôt du 1000 »

 

 

 

De l’art de faire la crêpe.

AVERTISSEMENT : Cher toi qui me lit et qui est éventuellement breton, donc, par définition, un peu obtus sur les bords, tu te détends, j’adore aussi TES crêpes, mais comme une billig ne rentre pas dans ma cuisine et que de toute façon, je suis bien loin d’en maitriser l’art, je me contente donc de faire dans la crêpe classique. Donc, tu viens pas crier au blasphème tout de suite, je t’en supplie.

J’adore les crêpes. A ça près que j’adore seulement les crêpes au chocolat OU les crêpes de ma belle sœur (qui, ELLE, a une billig)(ça fait partie de la dot chez les bretons, je pense). Donc, concrètement, j’en fais pas très souvent, sinon je pèserais le double de mon poids, à peu près (je mets BEAUCOUP de chocolat dans mes crêpes). Mais je me laisse très volontiers emporter dans la mouvance quand vient la chandeleur et là, c’est un peu fête à la maison, parce que bon, je ne suis visiblement pas la seule à vouer un culte à la bonne crêpe.

Jusqu’ici, si je suis tout à fait honnête avec toi, je dois t’avouer que même si j’aime ça, j’ai toujours eu tendance à les faire un chouille trop épaisses, un chouille trop trouées, un chouille trop accrochées à la poêle ou un chouille trop tombée par terre. Parce qu’une crêpe, tu la fais sauter, sinon, ça n’amuse personne, c’est bien connu.

Faut dire que j’ai toujours fait ça dans une poêle normale. A raison de deux sessions annuelles, j’ai jamais trouvé l’occasion d’acheter une crêpière.

Et puis Tefal est venu me parler de la chandeleur, me rappelant que ça arrivait, que j’avais pas perdu mes kilos de Noël et que donc, c’était pas la peine de commencer maintenant puisque maintenant, c’était l’heure de la crêpe.

Les enfants ont crié YOUHOUUUUU. Mon poilu a crié GRAAAAAAS ! Et je suis vite partie acheter des œufs pour calmer l’excitation générale.

J’ai tapé dans la recette de la pâte à crêpes ultra basique histoire que Clapiotte n’est rien à redire :

500 gr de farine
1l de lait
5 œufs
1 bonne pincée de sel
2c.s. d’huile

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Et vas-y que j’y ai donné du mien pour faire disparaître toute trace de grumeaux. Bon, ok, j’ai « un peu » utiliser le robot de ma mère (j’ai pas de robot, moi, je l’ai cassé), puis j’ai battu le fond du récipient (parce que bizarrement son robot ne va pas jusqu’au fond) au fouet et à la fin, j’ai même filtré la pâte. Plus lisse t’es une piste de curling.

La crêpière que Tefal m’a offerte pour l’occasion a eu tout juste. D’abord, parce que je n’ai pas eu besoin une seule fois de graisser la poêle, ça n’accrochait tout simplement pas (dingue). Et puis parce qu’il n’y a pas à dire, ça a été bien étudié pour faire des jolies crêpes pas épaisses et qui se retournent sans broncher.
(note pour Tefal : est-ce que tu fais pareil pour les omelettes ?)
Vint le moment où j’ai dû rameuter la famille au complet pour qu’ils s’extasient devant ma dextérité au niveau du retournage de crêpes. On m’avait bien dit de garder une pièce dans ma main gauche pendant que la droite s’occupait de manœuvrer, mais bon, en fait, j’ai quand même besoin de mes deux mains pour faire ce genre de truc, la prospérité attendra.

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J’ai été déclarée meilleure crêpière de tous les temps, à l’unanimité, sache-le !

Et comme depuis le début de cet article tu t’extasies (je te vois) devant la photo avec les ustensiles Nestlé Dessert, et bien tu peux te procurer la boite en allant voir les deux offres sur Tefal.fr. De plus, il y a plein de cadeaux à gagner (dont la fameuse crêpière, la balance et même les accessoires Tefal Enjoy que j’ai également pu tester) sur la page Facebook de Tefal avec leur « Quiz Poêlant »

Voilà, voilà… c’était bien, c’était bon, et je file me racheter un pantalon à ma taille parce que maintenant que les enfants ont découvert mon don de la crêpe, je vais devoir m’y coller plus souvent apparemment !

 

Article sponsorisé

Le banquier, la freelance et l’humour

Un jour, tu refais ta vie, t’es super heureuse, tout va bien (ou presque)(non parce que vivre en couple reste tout de même une belle arnaque), et tu te dis « tiens, si on aménageait « pour de vrai » ensemble ? »

Comprendre : tiens, si on arrêtait de payer un loyer à une régie qui se fout bien de notre gueule et qu’on remboursait plutôt une banque à la place (oui je sais que c’est comique du coup) pour être « chez nous » ?

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