L’art contemporain pour les enfants [spécial biennale de Lyon]

[Billet écrit par Toniolibero, moi je pouvais pas j’avais Londres !]
– bonjour, on vient pour la visite guidée pour les enfants…
– ah oui, la visite avec Georges…
– Georges… hein…?
– oui non je veux dire, la visite pédagogique que nous, Docks Art Fair, organisons en partenariat avec le magazine lyonnais Georges.
– ah oui voilà, c’est ça.Ouf, on s’est compris. Et la compréhension, c’est toujours un peu le souci permanent, avec l’art contemporain. C’est pour ça que tous les musées organisent des visites guidées de leurs expos, pour que les publics (enfants, séniors, blogueurs, etc.) puissent mieux appréhender les œuvres.
Et Docks Art Fair, foire officielle de la Biennale de Lyon, s’y est mis aussi, avec un angle plus général qui est la présentation des métiers du marché de l’art contemporain. On a donc testé avec Clapiotte (6 ans) et ma grande (10 ans), vu que Cranemou est partie à Londres avec n°1 voir s’il y pleuvait autant qu’en Bretagne.Déjà, parlons du lieu : Docks Art Fair s’est installé dans l’espace d’exposition du siège de GL Events, à côté de la Sucrière, à Confluence. Un immeuble de verre et de métal qui à lui seul justifie la visite.
Sur deux niveaux, les animatrices ont donc pris en main nos deux béta-testeuses qui ont été munies chacune d’un livret ludique, le Carnet des Petits, et qui permettra autant de récapituler la partie pédagogique que de les amener à regarder et questionner les œuvres sélectionnées pour le parcours (on vous avoue que c’est surtout cet aspect de présentation des œuvres qui les a surtout intéressées).

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A travers des sculptures, peintures ou photographies exposées, on abordera les métiers qui accompagnent la vie d’une œuvre : l’artiste, le galeriste, le collectionneur et la foire.
Les deux béta-testeuses ont ensuite testé et approuvé un jeu de l’oie consacré au thème de la visite (tranquillité assurée d’une vingtaine de minutes au moins), et sont reparties ravies de cette visite guidée comme de leur pochette-surprise (la pochette-surprise, ça marche à chaque fois, de toute façon).
art contemporain lyon enfant

La visite est très bien organisée, les animatrices disponibles pour les enfants, les œuvres sont variées, le livret de jeu est très bien fichu, et ils repartent donc  (oui c’ets impportant pour le greffon) avec une pochette surprise contenant notamment un exemplaire dudit magazine Georges, réalisé par l’équipe de Grains de Sel.
Et la visite finie, vous pourrez faire un petit tour des œuvres exposées, dont certaines valent le coup d’œil pour les néophytes comme pour un public plus averti (les deux œuvres un peu moins kid friendly étant judicieusement installées à des extrémités).
Et ce lieu, ses plafonds translucides, son entremêlement d’acier et de verre, avec vue sur la Saône.

La mauvaise nouvelle est qu’il ne reste plus que le dimanche 4 octobre pour s’inscrire aux visites guidées pour les kids. Mais la bonne nouvelle est que, hors visite guidée, vous pouvez encore visiter Docks Art Fair de ce mercredi à dimanche (11h-18h) et que le Carnet des Petits est offert à chaque mini-visiteur. Un bon complément à cette Biennale de Lyon, au final, si vous emmenez vos progénitures se frotter à l’art contemporain.

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Infos :
Docks Art Fair :
du mercredi au dimanche 4 octobre, 11h-18h, entrée gratuite
58 Quai Rambaud au Pavillon 8, entrée côté Saône
Visites kids : dimanche 4 octobre, sur réservation à info@docksartfair.com
Tarif : 5€ adulte / 3€ enfant
durée : 45 mn environ

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Tu es de Lyon (ou pas loin) ? Viens faire la blogueuse avec moi !

Dans les fantasmes actuels concernant la blogueuse, en tout premier arrive sa vie de rêve à paillettes et couleurs pastels.
Dans la vraie vie actuelle d’une blogueuse, il y a de ça, parfois, et plein d’autres trucs que je ne vais pas prendre la peine de lister ici sinon tu vas déprimer et tu ne vas pas lire la suite ce serait dommage.

Ce qui est vrai, c’est que parfois, on est invité à des trucs chouettes, parfois même avec nos enfants, et qu’on y découvre des trucs tout aussi chouettes et même aussi quelques fois des gens carrément cool.

Par exemple me croiser, c’est vraiment cool. (Je dis ce que je veux c’est mon blog, mon ego tout ça)

Trêve de plaisanterie, j’ai un truc à te proposer.
Si tu es de Lyon (ou pas trop loin), je te propose de venir m’accompagner à un événement blogueurs. Tu peux même venir avec ta progéniture si tu veux.
Ca se passera le mercredi 7 octobre à partir de 16h30 au Bonhomme de Bois, 7 crs F. Roosevelt  Lyon 6eme (arrêt de metro ligne A, Foch)
On y passera une après midi gourmand en découvrant les poupées Rubens Barn au passage (je ne connais pas, j’avoue) en compagnie d’autres blogueuses au moins aussi cool que moi et on pourra faire des blagues à propos des jouets genrés si tu veux (ou de la présence de gluten dans les dinettes)(ou de trucs vachement plus droles, ouais, ok, d’accord)

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Si tu veux venir, tu me laisses un message ci dessous en commentaire. Si vous êtes 168 à jouer, je tirerai au sort qui aura la merveilleuse chance de voir Clapiotte en VRAI et pourra constater que dans la réalité, je suis une grosse psychorigide à moitié sociopathe.
Maintenant que je t’ai vendu du rêve,  tu as jusqu’au 30 septembre midi pour jouer. J’annoncerai le gagnant (je mets au masculin parce que sache que si tu es brun, beau, gentil  et que tu sais te servir d’une perceuse à percussion pour mon mur hyper galère à percer, tu as DEJA gagné) en fin de journée et on se donnera RDV et tout !

Ca va etre super chouette tu verras !

Alors ? Quelqu’un ?

(si vraiment tu veux ABSOLUMENT etre là mais que tu doutes de ta chance, il y a des places à gagner aussi chez les copines  présentes ce jour là :

Pimpandpomme
Les Bien Aimés
,
Natachouette and Co,
Mille Lyon(s),
Malise

 

Édit : Juliette, je te contacté de ce pas pour que tu t’hyoet ventile des à présent : YOU WIN !

 

Merci à toutes pour vos coms j’ai bien rigolé. .. et ça me fait quand même pensé qu’il serait peut être temps de se prévoir une vraie rencontre en fait….

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J’ai vu #AladinLeFilm, Kev Adams, Black M et 450 pubères hormonalement déviantes.

L’avantage d’avoir un pré-ado à la maison, c’est que les discussions commencent à être un poil plus enrichissantes et que l’humour se développe enfin au delà du stade scatophile.

Et c’est vraiment cool.

L’inconvénient… c’est le reste.

Et dans ce reste, il y a toutes ces passions qu’on n’aura jamais en commun et qui nous feront passer, nous, parents, pour des gros mous pas drôles, relous voire à la ramasse.

Quand j’avais 10 ans, je faisais beaucoup de gym, et dans mon groupe il y avait Fanny.
Fanny, elle avait le genou cagneux, la tresse sèche et moins peur que moi, ce qui la rendait bien meilleure. Mais Fanny avait une grosse faiblesse. Elle était amoureuse de Richard Dean Anderson (alias Mac Gyver, oui, c’est ça).
Et fallait pas la taquiner avec ça. Parce qu’elle était DINGUE de cet acteur (même de sa coupe de cheveux, oui, tout à fait), et que si tu osais chambrer sur le sujet, tu te retrouvais automatiquement face à une déglingo qui hurlait au blasphème, voire qui se mettait carrément à pleurer.

Ça me fascinait.

Alors je la taquinais sur le sujet. Tout le temps.

Je n’ai jamais connu cet état de transe concernant quelqu’un qui ne m’étais pas physiquement abordable. Je n’ai jamais adulé, adoré, rêvé de ça. Je ne sais pas POURQUOI ni COMMENT cela arrive. Mais ça arrive.

Mon pré-ado à moi, à savoir N°1, est « fan » de, mais pas (encore) au stade de l’idolâtrie. Ça va.

Du coup, c’est très confiante en lui que je l’ai amener visionner l’avant première des « Nouvelles Aventures d’Aladin » la semaine dernière.

Pour tout avouer, l’affiche était loin de me faire rêver, me rappelant celle d’Iznogoud, film qui, il faut le dire, fait parti des pires parmi les pires. J’étais mitigée concernant le casting.
Alors bon, Eric Judor et Jean-Paul Rouve, j’adore. Élevée à Eric et Ramzy et les Robins des Bois, je suis un peu confiante en général sur ce qu’ils vont donner dans un film.
Kev Adams, en revanche… Bah je ne sais pas trop quoi en penser.
Je ne le connais que dans la série qui l’a rendu célèbre « SODA » et bien que ça me fasse sourire, ça reste du « djeuns » récurrent. Je lui préfère de loin William Lebghil (Slimane dans Soda) qui est plus dans les personnages décalés qui me font vraiment rire. Coup de bol, il fait aussi parti du casting.

Bon, N°1 était à fond, puisque l’équipe du film n’allait pas tarder à faire son entrée dans la salle, et moi, je patientais en essayant de cracker le réseau wifi du Pathé.
Ça a duré un certain temps, et l’ambiance dans la salle s’en ressentait. C’est là que j’ai un peu lâché mon wifi (qui ne marchait pas) pour me concentrer sur les spectateurs présents.

Des spectatrices pardon.

Des jeunes filles âgées entre 13 et 17 ans.
Des qui s’étaient mises sur leur 31, des qui s’étaient tatouées la totalité de leur avant bras d’énormes « KA » au marqueur, des qui avaient des cœurs sur les joues, des « KEV » sur le front, des banderoles, des cadeaux, des affiches et des stylos frétillants d’être tenus dans les doigts de LA star de cette soirée.

Non, hein, elles n’étaient pas là pour voir « Aladin », mais bel et bien pour voir Kev, 24 ans, le cheveu étrange, les dents écartées, l’allure d’un mec cool et tellement « swag ».

Ok.

J’ai eu quelques spasmes. Pour de vrai, je me suis pas sentie hyper bien. Ça grouillait, ça disait des trucs du genre « je vais pleurer », « je l’idolâtre », « tant pis pour le collège demain matin, je serai fatiguée mais c’est pour la BONNE CAUSE ».

J’avais des bouffées de chaleur, et N°1 m’énumérait tout ce qu’il trouvait d’étrange dans le comportement de ces pubères en puissance.

La salle n°1 du Pathé, ce soir là, était saturée d’hormones adolescentes, au point que j’ai failli crié « Patriiiiick ». Mais on ne crie plus « Patriiiiick »(encore moins depuis que c’est le pion dans Soda, justement).
On crie « Keeeeev » aujourd’hui. Et moi, si je crie Kev, on va me prendre pour la couguar de la salle.
La maman devant moi n’a pas eu à ce poser de question, elle aussi avait gravé le prénom sur son front. je l’ai même surprise en train d’essayer de courir après la voiture des acteurs, à la fin de la présentation.

Les gens sont fous.

Les acteurs étaient annoncés dans 2 minutes, enfin.

Les cris hystériques ont retenti. Les jouvencelles se tortillaient sur leur siège et tout ça commençait à devenir intenable pour pour tous (mais pas pour les mêmes raisons).

Et ils sont rentrés. Ça a hurlé. Le service de sécurité a dû en recadrer quelques unes, ils ont fait leur show devant l’écran géant encore blanc.
Un peu trop pour moi, pas assez pour elles.
Une surprise était prévue : Black M (qui a fait la BO du film) a fait son apparition (sachez que même si « Black M » fait penser que le gars est un énorme black façon américain bad boy, il n’en est rien. Il est tout fin, j’irai même dire pas bien grand (mais je ne suis pas un exemple).
« On va chanter la chanson du film, vous pouvez vous approcher »
A ce moment précis et en moins de temps qu’il ne faut pour que la phrase s’imprime dans mon cerveau TOUTES les donzelles étaient amassées contre la scène. Ne restait dans la salle que les parents, dépités, et N°1, qui regardait la scène d’un air consterné.

« Même pas je descends, contre elles, j’ai aucune chance, elles sont folles, je vais mourir étouffé »

Pertinent et sage petit garçon.


©Toniolibero

C’était terminé. Ils sont partis, Kev a signé 4 autographes à la va-vite (dont 1 à la gamine devant nous, qui a pleuré bien 20 minutes pour s’en remettre)

Le film a commencé.

J’étais encore moins sûre de mon coup, dans cette ambiance.

Et en fait….

En fait c’était bien. C’était drôle.

Évidemment, tu ne ressors pas de là en ayant l’impression d’être plus intelligent, c’est pas du cinéma d’auteur, mais c’est pas ce qu’on était venu cherché.
Je suis une inconditionnelle de l’humour absurde. J’ai été servie sur un tapis volant.
Le truc assez marrant, c’est que la salle ne riait pas en même temps. Il y avait les blagues de Kev qui faisaient rire les filles, les blagues du scénario qui faisait rire un peu tout le monde et les références et jeux de mots qui n’étaient lisibles que pour les plus âgés (ouais, les viocs, nous quoi).

Sincèrement, j’ai été agréablement surprise (et je ne prendrais pas le temps de le dire ici si ce n’était pas le cas).
Du bel absurde, du chouette second degré, j’ai globalement passé un bon moment (meilleur que pendant la présentation, mais bon, je partais de loin).
Mon acolyte Toniolibero a pensé de même (et pour le coup, il est chiant en film). Quant à N°1, il a beaucoup aimé et a hâte de l’avoir en DVD, surtout pour que je lui explique certaines blagues qui m’ont fait éclater de rire et qu’il n’a pas compris (à 10 ans, tu ne saisis pas encore les allusions sexuelles, demande donc A TA MERE DE T’EXPLIQUER !).

 

Bref, si vous ne craignez pas ce genre d’humour, et malgré vos réticences devant l’affiche, les bandes annonces (franchement nazes par rapport au film) (et Kev Adams), ca vaut le coup d’être curieux et de regarder ça de plus près.

Et malgré tout ce que je pense de sa musique (mais je suis VIEILLE HEIN), je remercie vraiment Black M d’avoir pris le temps (lui) de signer l’affiche du ciné pour les greffons (avec leur nom et tout), qui du coup sont refaits pour l’année à venir.
(Et merci à Vincent pour le cadeau, du coup :) )

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Affiche trônant dans… nos toilettes donc. Les enfants kiffent. Nous… euh… Bon….

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La vie de princesse

J’ai eu cette idée un peu dingue de croire que je ne parlerai pas de ça ici. Je ne sais pas trop pourquoi, par pudeur sûrement, parce que je voulais garder ça pour moi, parce que parler du « pas drôle » ici, ce n’est pas ce que je préfère, aussi, et que quand je le fais, c’est parce que tout a mûri et a été digéré, déjà.

C’est plus facile quand on a digéré, on n’a pas mal au ventre, on est moins fatigué et puis il n’y a pas ces drôles de bruit tout au fond de nous non plus.

Et puis j’ai lu ces gens. Au fil de mes lectures, j’ai avalé ces histoires d’autres qui se disaient tellement plus épanouis, tellement plus heureux. Ils ont le temps, ils revivent, ils s’extasient à la vie, ils redécouvrent leur « moi ».

J’ai lu les commentaires de ces autres gens qui ce posaient des questions depuis longtemps ou depuis maintenant.

Comme ça avait l’air bien.

Qu’elle a l’air belle cette nouvelle vie.

J’ai avalé sans avoir digéré.

Ce n’est jamais une bonne idée, ça te tord le bide et tu es obligé de parier sur les bienfaits du citrate pour faire passer.

Voilà 2 ans que ma vie d’avant n’est plus. Déjà deux ans qui sont passés à une rapidité incroyable.

Deux ans où chacun de notre côté, nous avons pris de nouveaux chemins. Chacun a refait sa vie, chacun est heureux, tout va bien dans le meilleur des mondes.

Les enfants sautent de maison en maison et se sont incroyablement bien adaptés à cette nouvelle configuration.

La semaine avec eux est intense, pleine de câlins, de discussions, de rigolades, d’allers-retours et de réveils à 7h15. Remplie de doigts plein de Nutella, de doudous qui trainent, de salon transformé en salle de jeu et d’étendage relégué en grosse cabane.
Elle est aussi et en permanence le terrain de mon angoisse principale et de mon observation permanente : que tout bascule et que les enfants n’aillent finalement pas si bien que ça.
J’observe de loin, je suis disponible pour n’importe quelles questions qui leur passent par la tête et je tâche de rester bienveillante et rassurante dans mes réponses. J’anticipe les petites crises et les coups de mou, je souris malgré tout et toujours.
Quand ils repartent, je suis épuisée et vidée d’en avoir fait autant, mais à chaque fois je ne peux m’empêcher d’être aux aguets.

Et puis la semaine sans eux commence.
C’est super de se retrouver, de trouver le temps, de dormir plus (et bien), de ne pas regarder l’heure, de revoir des amis, de sortir si on veut, de ne pas montrer l’exemple, de ne pas chercher la deuxième basket et de ne pas avoir à faire tourner chaque machine de l’appartement quotidiennement.

Je vais mieux qu’il y a 2 ans, c’est certain. Aucune des personnes de mon entourage ne dira le contraire. J’ai changé. En bien. Je me suis retrouvée, épanouie et je suis heureuse. Oui.

Mais jamais je ne sur-vendrai les ruptures, les divorces, les changements de cap radicaux.

Parce qu’il y a tout ce à quoi ça renvoie.

La décision est choisie, mûrie, réfléchie et assumée.

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Mais ça reste un échec.

Tout va mieux et parfois tout te saute à la figure. Parce que tu as la trouille, parce que c’est loin d’être drôle, parce que c’est moins simple.
Parce que tu ne dois plus penser à la communauté mais à toi, et que ça, tu sais plus trop comment ça marche.
Parce que tu perds des amis qui pensent de toi des choses pas forcément juste, mais que c’est « le jeu ».
Parce que même en y mettant du tien, il reste les rancœurs et que ça fausse les relations.
Parce que tu apprends à devenir plus fort-e en bravant les critiques.
Parce que tu affrontes des rendez-vous où on te demande des choses que tu jugeais intime.
Parce que souvent, tu es déçu.
Parce que c’est long. très.
Parce que tu pensais que tu étais au dessus de ça.
Parce que tu pensais que toi « c’est pas pareil ».
Parce que tu découvres l’autre sous un autre angle. Parfois meilleur, parfois pire.
Parce que tu déçois tes proches.
Parce que tu rentres dans une guerre que tu ne cherchais peut-être pas
Parce que tu ne crois plus bien en tout ça et que tu uses un peu trop de sarcasme quand tes copains t’annoncent leur mariage.
Parce que tu deviens celui ou celle qu’on appelle en premier quand un couple de l’entourage est bancal et que toi, franchement, t’as vraiment pas de conseil à donner, en vrai.

Alors voilà, tout va bien dans le meilleur de mon monde (pour de vrai hein), mais quand je lis que ce genre de nouvelle vie c’est le pied assuré, la liberté retrouvée et toute la panoplie de l’ado utopiste qui se cachait encore en toi, sache que parfois, la princesse et sa nouvelle vie à paillettes crient fort au fond de l’oreiller, et que de temps en temps, quand elle va se coucher et qu’elle passe couvrir ses « beaucoup d’enfants », elle grimace un peu en refermant la porte.

 

 

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J’ai testé l’immersion en club de vacances

J’adore les vacances.
Comme tout le monde ou presque on va dire.
En vacances, j’adore découvrir. Découvrir des lieux, des gens, des ambiances, des cultures. j’aime visiter, j’aime me perdre, j’aime prendre en photo des bouts de vies et collectionner des bouts de villes. J’aime partager ça avec les gens que j’aime.

Et souvent, je rentre fatiguée, les pieds enflés, les marques de bronzage des chaussettes et de mon marcel éternel.
Plus 3500 photos à trier.

Et puis un jour j’ai connu ce qu’étaient les « vraies » vacances. De celles où tu n’as qu’une chose à faire, penser à toi.

Certains ne s’offrent que ce genre de vacances, d’autres les dénigrent complètement.
Moi, j’aime tout. Je suis pas compliquée t’as vu !

Cette année, je me retrouvais avec les enfants les 15 derniers jours d’aout, je voulais leur faire plaisir sans rentrer de vacances en ayant l’impression d’avoir passer autant de temps à la plage qu’à récurer la salle de bain et faire à manger.

La solution etait trouvée : Club Med.

Je préviens, j’ai déjà essuyé les commentaires à la limite du respect sur Facebook parce qu’un « blogueuse qui se paie un Club Med en aout, c’est quand même louche ».
Comme effectivement, je louche très bien, je ne répondrai même pas à ce genre de chose.

J’en avais besoin, je pouvais, je l’ai fait. Point.

Nous voilà donc N°1, Clapiotte et moi arrivant au Club Med d’Agadir, Maroc après un vol plutôt fatigant, on avait un peu hâte de poser nos valises et de s’assurer que la dame et ses deux enfants affreux de l’avion ne nous suivaient pas (ils ne nous suivaient pas).

On a eu l’accueil qu’on imagine dans les clubs, avec des gens qui tapaient dans les mains quand on descendait les marches et qui avaient un sourire scotché, se demandant sûrement lequel d’etre nous allait être le plus sympa et surtout, lequel allait être le plus relou.

On nous a accompagné à notre chambre où les valises attendaient déjà. le long du chemin, j’ai pensé reconnaitre le GO qui nous montrait le chemin. Ah bah ouais, c’était le prof de tir à l’arc d’il y a deux ans quand j’étais allée tester le club de Djerba. Et moi, quand il y a du tir à l’arc, t’as 90% de chance de m’y trouver si jamais tu me cherches.

C’était cool de le revoir et de tomber sur lui comme ça. Sachez que cet homme, Imed, est le plus patient de toutes les personnes que j’ai jamais rencontré. Patient mais qui n’en pense pas moins quoi. On a bien rigolé pendant ces 15 jours, je vous raconte même pas.

Je vais passer aussi tous les trucs que vous imaginez, genre, que c’est trop cool de ne pas réfléchir à ce qu’on va faire à manger, de ne pas faire son lit, de ne pas débarrasser la table (ni la mettre), de même pas avoir à faire son café. Rien. Au final, le truc compliqué dans les « clubs » de vacances, c’est de trouver une place sur un transat.

Et de supporter certaines personnes.

A commencer par celles qui posent leurs serviettes sur les transats avant leur petit déj pour être certains d’avoir une place mais qui reviennent les récupérer à 17h parce que finalement ils ont fait du poney toute la journée.

Mais il y a aussi LE mec célibataire qui s’est planté de club et qui a atterri dans un club « famille ».

Alors oui, hein, t’as le droit de kiffer les mères ou pères célibataires. Certes.

Mais sache que te coller contre des poteaux et me fixer comme si j’allais subitement trouver que ça te rend cool et désirable, y’a un CHEMIN (ponctué de 40 litres de mojito et d’une lobotomie, dans mon cas). Ca te rend FLIPPANT MONSIEUR.
Encore plus quand il est venu me dire que « j’avais de beaux cheveux », que je devrais porter des robes plutot que des jeans (oui, il savait comment je m’étais habillée les 3 jours précédents) et que « lui aussi il était célibataire ». Et que même quand je lui disais « J’ai jamais dit que j’étais célibataire, je ne le suis pas », il décidait que j’étais rien qu’un bout en train, hein.

Ca, c’était mon relou. Ma croix.

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 (Pourtant, note bien comme j’y ai mis du mien pour faire flipper les gens quand même)

Mais tout ce temps, j’ai pu voir que tout le monde avait un peu sa croix, là bas.
Les GO qui devaient se caner les clients hyper exigeants et pas franchement respectueux, les animateurs qui devaient s’écraser devant quelques ados insupportables et mal élevés, les pères célibataires pris au piège par les mères célib venue là EXPRES pour trouver un nouveau père à leur petite fille (nana que j’ai même chopé en train de mater les photos de lui après son départ… krrr krrr, les gens sont flippants). Il y a aussi tous ces gens qui ne jurent que par leur situation professionnelle, ceux qui te parlent de leurs soucis intestinaux alors que tu les connais même pas (mais « prends pas de glaçon, je dis ça pour ton bien ») et ceux qui pensent qu’ils sont à un défilé à Milan alors que bon, hein, ça reste un buffet les gars, calmez vous hein !
Et puis, il y a ceux « qui ONT PAYE EUX ». (parce que toi, t’as sucer des crayons). Eux, ils comprennent même pas pourquoi il y a pas de soleil aujourd’hui alors qu’ils ont PAYE. Parait même qu’à Marrakech, deux nanas étaient outrées de… ne pas avoir LA MER QUOI !

Et puis, tu rencontres aussi des gens super, et ça a été le cas pour moi. J’ai eu un peu de mal à « rentrer dans la danse » de l’ambiance club, et puis ce couple là est venu me parler, et puis on ne s’est presque plus quitté. On a bien rigolé.

J’adore les amitiés de vacances, et j’espère toujours que je les recroiserai un jour, ces jolis gens. Ca a compensé les boulets, ça a compensé le manque de mon chéri, c’était chouette.

Et puis il y a eu l’arrivée de ma maman, puis, celle, surprise, des parents de mon chéri. Les vacances ont pris une autre tournure où j’ai moins fait de sport et où j’ai fait plus d’apéro, mais c’était toujours aussi cool.

Et puis les enfants. Les enfants qui ont conclu le séjour par « c’était les plus belles vacances de ma vie » et « bah pourquoi on n’habite pas là ? » (j’ai répondu très sincèrement à cette dernière en leur proposant de rencontrer ma banquière).

Pour les enfants, tout a été parfait. Les copains, le sport, la fête, les découvertes. Ils deviennent autonomes encore plus rapidement dans ce genre de contexte et moi, je n’avais qu’à les observer s’éclater et grandir, parce que je n’avais que ça à penser.

Le retour te met une petite claque (surtout quand tu te lèves de table et que tu vois ce qu’il y a a ranger, mais me voilà de retour « pour de vrai » cette fois, et je dois bien avouer qu’on peut reprocher tout ce qu’on veut à ce genre de vacaces; elles permettent de se déconnecter entièrement et à se reposer pleinement (sauf les fois où tes potes pensent que le Get 27 c’est du sirop de menthe)

Et pour info, j’ai cru apercevoir mon relou draguer une autre fille le dernier soir, je pense que sur un malentendu ça pouvait marcher.

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Le vol de la bienveillance

(ouais, je parle de départ en vacances le lendemain de la rentrée, j’aime bien être à la bourre… la preuve)

Samedi 15 août, je partais.
J’ai récupéré les deux greffons complètement surexcités après 10 jours de vacances avec leur papa. C’était mon tour. Et ils savaient que cette année, on allait pas trop s’ennuyer. C’était une année un peu particulière niveau vacances. cette année, on s’offrait LES vacances.
J’avais tout bien préparé et était, pour une fois, persuadée de ne rien avoir oublié.

On était en avance, tout allait bien. Valises, sac à dos, passeport : check.

C’est à 10 minutes de notre arrivée à l’aéroport que j’ai relu ma réservation, pépouze, bien installée dans la voiture, bien contente de partir pour 15 jours au soleil avec les greffons.

« Vous devez vous enregistrer en ligne et imprimer votre carte d’embarquement au maximum 24h avant le départ ».

« 24h avant le départ ».

On était 2h15 avant le départ, ça m’a semblé un peu juste. Mais cette phrase n’était ABSOLUMENT pas écrite avant ce jour là. J’en suis sûre. Je l’aurai vue hein, évidemment !

Les enfants ont vu que ma sérénité avait disparu. Encore plus quand j’ai bien relu la phrase disant que la compagnie se réservait le droit de ne pas me faire embarquer si je n’avais pas accompli ma mission.

Je suis arrivée au guichet avec la main tremblante et le regard qui disait « sivouplait je suis une buse, j’ai pas vu, j’ai pas fait mes devoirs, mais regardez mes enfants comme ils sont mignons, hein ? Hein ? Vous nous laissez monter dans l’avion hein ? Oui ? AAAHHHHH MERCI madame. MER-CI ! »

N°1 m’a appelé boulet.

Mérité.

On a eu chaud aux fesses.

Mais comme je n’avais pas fait mes devoirs, j’ai quand même été un peu punie. Nos trois places étaient celles du fond de l’avion. Celles juste à côté des toilettes. Les SEULES toilettes de l’avion. Les places de la loose où ton odorat décide subitement de refonctionner alors que ça fait 10 ans que tu ne sens plus rien, et où tu vois défiler le bal des vacanciers plus ou moins sympathiques, plus ou moins bruyants, plus ou moins éduqués au niveau de l’hygiène.

Parfait.

C’est pas grave. On se visse tous les 3 nos écouteurs branchés aux tablettes et on enclenche nos films. 3h de vol en matant des films, ça le fait. Même quand, comme moi, on est hyper stressé en avion. Du genre HYPER. Du genre que si les enfants n’avaient pas été là, j’aurai hurler à la mort à chaque secousse de l’avion. Je HAIS l’avion. Vraiment. Dans ma tête, je me suis déjà écrasée au moins 4 fois par heure de vol. Sur tous les vols que j’ai pu faire, autant le déclarer : je suis une rescapée en vrai.

CLAC.

3 minutes que mon film a commencé.

CLAC.

Je sursaute.

CLAC. CLAC.

J’enlève mes écouteurs, pour pour mieux écouter le bruit de l’avion qui chute.

C’est pas l’avion. C’est les deux gosses de devant, qui trouvent ça HYPER drôle, cet accoudoir qui se baisse en faisant CLAC.

CLAC CLAC CLAC.

J’aime pas l’avion, mais les bruits répétitifs me rendent complètement hystérique. Alors le combo stress-hystérie, je vous raconte même pas, j’ai perdu 15 ans de ma vie à pas pouvoir extérioriser.

CLAC.

Je tords mes doigts entre eux pour ne pas donner un grand coup dans le siège de la maman pour qu’elle réagisse.

Non, la dame, elle est zen, elle regarde même pas ce qu’il se passe. Ça la dérange pas.

Quand elle s’adresse à eux, elle a une voix posée. Du genre qui ne dépasse pas les 10 décibels. jamais. Elle est posée. Elle est bienveillante.

Moi aussi, je suis bienveillante. Je frappe pas mes enfants, même pas une tape sur la main. J’explique, je crie rarement, j’encourage, je suis positive. J’ai pas eu besoin de lire 124 livres sur l’éducation pour être comme ça. je suis comme ça. Comme elle, sûrement. A la différence que je ne supporte pas les bruits répétitifs. Ni l’irrespect. Ni l’impolitesse. Ni les caprices. Je n’aime pas qu’un enfant me dicte sa propre loi et fixe ses propres règles. Je suis bienveillante mais je cadre tout.

Elle, elle est juste bienveillante.

Elle aime bien voir ses enfants faire des expériences. Et cet accoudoir est tout trouvé pour comprendre le mécanisme de la charnière. Même pendant une heure.

CLAC.

Et puis ça les occupe. Beaucoup. Du coup, pendant ce temps, elle se demande certainement quel maillot elle va enfiler en arrivant.
Le bleu ou le rose ?
CLAC.
Elle gardera le rose pour quand elle sera plus bronzée, ça ressort mieux.
CLAC.

Je pète les plombs. Seule, sous mes écouteurs et ma tablette en pause, parce que je stresse et que je ne peux plus figer ma concentration que sur ce CLAC.

Et puis finalement, les sièges devant mes enfants se mettent à se secouer, ce qui fait rouler tous les dragibus disposés par dégradé de couleur sur la tablette par terre.

La mère bienveillante jette un œil à ces enfants qui ont visiblement décidé d’être embauché chez Airbus pour tester la solidité de sièges.
Elle ne dit rien.
C’est mignon, ce principe de balançoire. Ces enfants qui jouent. Comme ils sont épanouis, ces enfants.

Et puis finalement, les enfants cessent de nouveau.

Mais ils s’ennuient. Alors ils se mettent à hurler.
Un peu comme une mise en situation de crash.
Hurlements stridents, hurlements sourds, hurlements avec des pleurs. La totale.

La mère bienveillante se dit qu’il est temps de libérer ses enfants, les pauvres, arnachés à cet avion, c’est pas vraiment l’idée qu’elle avait d’une éducation libre et positive hein ?

Un d’eux se met immédiatement debout sur le siège et fixe N°1, qui me lance des regards interrogateurs.
Il secoue l’appuie tête comme un possédé, en criant et en fixant mon fils. Parce que mon fils regarde un film, et que ça a l’air cool, mais que sûrement que ça rentre pas dans l’éducation bienveillante de coller ses mômes devant Retour Vers le Futur pour que le vol passe plus vite pour tout le monde. Les écrans c’est pas bienveillant. Je sais. Je m’en fous un peu.

20150815_162050

Je lève les épaules en regardant N°1. je suis désolée, mais je ne me vois pas faire un scandale dans un endroit aussi confiné. 3h de vol, même avec des méta relous, ça se finira à un moment. Je m’accroche à ça en regardant mes pieds.

Et je vois une main dans mon sac à main.

Parce que je suis bonne élève (à part pour lire qu’il faut s’enregistrer au moins 24h avant), mon sac, il est TOUJOURS sous le siège de devant. Comme il a dit le monsieur de la voix enregistrée au début du vol.
Et là, il est dessous le siège de devant, et il y a une main dedans. Une petite main d’enfant qui se délecte de ses trouvailles.

Mon pied s’est avancé pour l’écraser comme quand on est surpris par une bestiole. Un réflexe. Mais je suis bienveillante. Même quand je déteste quelqu’un je ne vais jamais au bout de mon réflexe primitif.J’écrase donc mon sac du long de mon 37 et le fait pivoter pour éviter que l’ouverture soit à porter de main de greffon inconnu et imbuvable.

Greffon qui apparait tout à coup au dessus de l’appuie tête face à moi en me lançant un regard de mort parce que je venais de lui pourrir son groove là, sale conne que j’étais.

Moi, j’ai un regard spécialement dédié à ce genre de gosse. Un regard qui dit à lui seul tout ce que je pense et tout ce que je suis capable de faire si il continue ses conneries. Un regard qui dit que j’ai beau avoir une trouille bleu d’être à des kilomètres au dessus de la surface de la Terre, je suis sur le point de péter un hublot et de tester les lois de l’attraction terrestre.

Il se rassoit. Tout comme son frère qui a renoncé à bousiller le film de N°1, vu que celui ci a réussi à l’ignorer cordialement.

Pendant ce temps, la maman bienveillante n’a pas bouger. Elle regarde devant elle sans jamais intervenir. Elle vient de se rappeler qu’elle a laissé la crème solaire sur le comptoir de la salle de bain, mais c’est pas grave, elle pourra en racheter sur place, c’eut été plus embêtant si c’était sa robe de soirée.

Des passagers ont essayé d’intervenir de temps en temps, avec bienveillance, toujours (ils ont pigé le truc) et en essayant de divertir ces monstres ennuyés, mais rien n’y a fait. A aucun moment.

« Ils sont plein de vie, mes enfants, c’est pour ça »

Je sais pas si ils sont plein de vie, mais ils sont vide de toute éducation en société en tout cas, mais bon, restons bienveillant, ils s’expriment, ils s’épanouissent chaque minute, c’est beau, des enfants épanouis.

L’avion entame sa descente, il est temps de se  rattacher.

Elle aide ses enfants qui ne sont pas bien d’accord, parce que bon, hein, on n’attache pas des enfants c’est contre nature !

Ils hurlent.

On est à 15 minutes de la fin de notre calvaire (double, dans mon cas).

Les sièges de devant recommencent à se secouer. Mais je sais que c’est pas l’avion qui s’écrase cette fois. J’aurai peut être préféré à un moment, finalement.

Je ferme les yeux et j’essaye de me détendre et de visualiser combien de cheveux blancs sont apparus sur mon crâne en 3 heures.

Je sais que c’est bientôt fini.

Ca va aller.

Je range l’attirail des enfants, les tablettes, les coloriages, les mots fléchés et les dragibus bleus, parce que les bleus, ils sont pas bons.

Je les remercie d’avoir été gentils et de s’être occupés sans broncher. Je me félicite d’être un peu trop à cheval sur l’éducation, parfois. Je les remercie aussi de n’avoir pas sauté sur les sièges de devant pour étrangler deux enfants inconnus. C’est mieux, parce que je ne suis pas certaine des conditions de détentions des mineurs au Maroc.

Je souffle un coup.

ATTERRISSAGE.

Je me rappelle que j’ai laissé mon maillot de bain rose sur l’étendage, à la maison. c’est dommage, quand je serai bronzée dans quelques jours, ça aurait été joli.

CLAC.

CLAC.

CLAC.

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Où je t’hydrate pour les 6 prochains mois (concours #CapriSun)

Bonjour bonjour mes chers lecteurs !
J’espère que tout va bien pour vous. Nous, on est au soleil au Maroc, il fait chaud, il fait beau, et je viens de prendre les plus beaux coups de soleil de ma vie, si bien que rien que la sensation d’un TShirt sur mon ventre me fait grimacer (je ne hurle pas, parce que je suis polie, hein, mais j’aimerai bien, en vrai).

Comme tout bon lecteur de mon blog, tu as certainement lu il y a quelques semaines, mes génialissimes recommandations pour gérer la canicule.

Ayant inventé la poudre, je citais notamment l’hydratation comme un des points les plus importants.

Et bien sache qu’aujourd’hui, je vais t’aider dans cette quête.

J’ai pu organiser ici même pas mal de concours pour vous faire gagner des tas de trucs, mais ce qui me fait vraiment marrer, c’est quand on me propose de vous faire gagner un lot un peu dingo.

Juste avant mon départ, j’ai eu la joie de voir la tronche consternée du livreur m’apportant une palette de boissons Capri-Sun.

Une palette oui.

De Capri-Sun. Vous savez, ces boissons fruitées conditionnées dans des gourdes souples, à boire à la paille… Vous voyez ?

Et bien voilà. Plus d’une centaine de ces petites gourdes sont arrivées chez moi, aux goûts divers, histoire de varier les plaisirs (et c’est important de varier les plaisirs)(hum).

Capri sun
Si peu….

Et vous aussi, vous méritez de voir au moins une fois la tête d’un livreur qui se demande si vous n’êtes pas complétement fous de recevoir une PALETTE de jus de fruits.

De ce fait (oui, j’écris « de ce fait », ça fait distingué), j’ai donc exactement deux lots du même acabit à faire gagner, à deux d’entre vous donc.

Pour tenter votre chance, laissez moi juste un commentaire ci dessous en me précisant que vous participez.
Vous pouvez aussi relayer ça sur les réseaux sociaux, c’est (toujours) gratuit, et ça me fait (toujours) plaisir (bref, ça serait sympa quoi).

Vous avez jusqu’au 29 aout inclus pour jouer. Les 2 gagnants seront tirés au sort et contactés par mail à mon retour (encore une fois, ne me contactez pas le 30 au petit matin pour me demander qui a gagné, je serai en pleines lessives, je pourrai pas tout faire dans la minute, mais je tacherai d’être la plus rapide possible pour annoncer la bonne nouvelle aux gagnants)

Le lot ne pourra être envoyé qu’en France métropolitaine seulement (désolée).

Bonne chance et je vous dis à très vite (j’ai TELLEMENT de choses à vous raconter concernant ces vacances…)

 

EDIT :

TADAMMMM, j’ai mis le temps (je sais je sais, désolée), mais le tirage au sort est fait.
Et les deux gagnants sont Augustine et Floriane Goumy.

Je vous contacte par mail de suite pour avoir vos coordonnées.
Bravo à vous et merci a tous pour vos participations (et désolée, je sais qu’il y aura des décus)

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La liste de fournitures et des minions collants à gagner !

Fût un temps où je vouais une véritable passion pour les fournitures scolaires.
J’attendais la rentrée juste pour pouvoir trier et ranger mes nouvelles gommes et mes beaux stylos tout neufs dans ma trousse, je passais les deux mois d’été à décorer l’intérieur de mon agenda et je ne comprenais absolument pas pourquoi ma mère déclarait systématiquement que tout ça était LA corvée de l’année (ça et couvrir les livres, mais sur ce point j’ai toujours été d’accord).

Aujourd’hui, je suis du côté de ma mère. Fini les jolies tailles crayons tout neufs pour moi, les greffons ont pris le relai. Et ils adoooorent ça. Moi, moins, mais j’essaie encore de me rappeler l’excitation des ouvertures de blisters et la mise en trousse de tout ça pour tenir le coup.

Bref, Clapiotte m’a ramené, comme 90% des écoliers, sa petite liste de CP à la fin du mois de juin. Une liste qui impliquera qu’elle aura un cartable plus lourd qu’elle le jour de la rentrée, notons bien. N°1, lui, va rentrer en CM2 mais on est dans le flou niveau fournitures. Les enseignants sont TRES joueurs sur ce coup là !

Pour commencer, j’ai eu un sérieux coup de pouce de la part de Top Office (oui, je sais, coup de bol sur ce coup là), ce qui me permet de tester le service (rapide, efficace) qu’ils proposent pour ne plus avoir à me farcir les rayons rentrée bondés de Carrouf les prochaines fois. J’apprécie grandement, je ne vous cache pas.

fournitures scolaires
Une « petite » partie de ce qui va atterrir dans le cartable de Clapiotte… Sauf les équerres et compagnie, qui, elles, auront à priori une vie réduite avec N°1 qui doit organiser des tournois de joute avec, je ne vois pas d’autre explication vu la consommation qu’il en fait chaque année.

Comme chaque année, LA liste contient une quantité astronomique de tubes de colle.
C’est forcément quelque chose que tout parent d’enfant scolarisé connait. Et chaque année, chacun d’entre nous se pose la MEME question : Ils les bouffent ou quoi ?
Sérieusement, un enfant, en primaire, c’est dans les 6 tubes de colle. Et encore, dans les bonnes années.
Parfois, j’aimerai bien que les profs se rappellent que les PERFORATRICES existent toujours….
Mais bon… je suis un bon petit soldat parent d’élève, je me plie à cette nouvelle mode de la consommation de colles. Pis de toute façon, depuis quelques années, y’a Uhu qui sort des tubes à l’effigie de dessins animés sympas, et comme j’ai 5 ans, moi, j’adore !

Cette année, va pour les minions donc !
Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule (OUI, j’estime que les minions sur les colles Uhu, c’est une bonne nouvelle), et bien la marque vous offre le même kit que mes greffons, à savoir : patafix, scotch, correcteurs et colles (of course). De quoi aider un peu à remplir le cartable de rentrée. (et je ne vous dis pas qu’il y a des magnets Minions dans le kit, hein, non ? Non parce que… gniiiiiii sur le frigo quoi !)

kit Uhu rentree 2015 minions

Tadaaaaaam ! Tou es bella comme la papaya hein ?!

Pour tenter votre chance, laissez moi juste un commentaire ci-dessous pour dire que vous participez.
Vous pouvez bien évidemment répandre la nouvelle sur les réseaux sociaux, c’est gratuit et ça me fera super plaisir (au moins autant qu’un minion sur mon frigo, imaginez !)
Vous avez jusqu’au 21 aout inclus pour jouer.
Je tirerai au sort le gagnant et le contacterai par mail pour avoir ses coordonnées.
Le kit ne pourra être envoyé qu’en France métropolitaine (désolée pour les autres, mais VOUS, vous habitez une île donc bon.. voilà).
Sachez que comme je serai en vacances à l’étranger à ce moment, il est possible que ma connexion ne soit pas toujours au RDV, donc ayez pitié et ne m’envoyez pas 300 messages pour me demander si le tirage au sort a été fait. Je vous PROMETS de faire le maximum pour faire ça au plus vite, c’est tout ce que je peux dire.

Bonne chance et surtout… bon courage à ceux qui ont encore les cartables vides !

Edit :

Et hop
C’est Ravier qui remporte le lot Uhu.
Je t’envoie un mail pour tes coordonnées.
Bravo à toi et merci à tous !

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On dort où pendant un #TonioNatTour du Sud de la France ?

Alors comme globalement, il y a eu du positif dans tous les établissements testés, je vais tous vous les présenter, on sait jamais, des fois que vous passiez dans le coin, que ça corresponde à vos attentes et que ce soit dans votre budget…

 

Soir 1 : Les Pierres dorées, à Ambérieux d’Azergues (69)
Accueil très sympa et lieu vraiment joli. L’hôtel est assez récent ou alors très bien entretenu (ou les deux). Les chambres sont pas immenses mais la salle de bain est carrément canon (et j’avais besoin de ça pour me préparer pour le mariage). Douche à l’italienne et plein de savons miniatures et autres petits bonus. Genre, des cotons-tiges. J’oublie toujours les cotons-tiges, j’apprécie donc ce genre de détail (qui me rappelle qu’on se refait définitivement pas).
Les chambres sont climatisées et donnent sur un pallier-balcon traversant. On avait vue sur la piscine et le jacuzzi (ouais, carrément, vous n’imaginez pas la frustration de ne pas avoir le temps d’en profiter) dont les abords sont aménagés de façon à ne te donner qu’une envie : y courir, oublier le mariage et dire que t’avais la migraine.
Un peu cheros pour ce qu’on en a fait, mais si c’est une escale permettant d’en profiter, alors peut-être (compter 80-90 euros)…

Infos : http://www.hotel-beaujolais.com

Soir 2 : Castel Lubero à Apt, (84)
J’avais réservé au plus près (et disponible) des carrières d’ocre de Rustrel, à Apt, sans trop y croire, mais il n’y avait pas grand chose de dispo dans nos prix ailleurs.
Quelle ne fût pas notre surprise en arrivant.
Un accueil si chaleureux que je ne suis pas encore tout à fait remise. Je veux dire… c’est rare , en pleine saison, dans des lieux hyper touristiques de trouver des sourires ou des conseils. Hé bien pas au Castel Lubéron.
Les chambres « classiques » sont honnêtes. Pas de clim mais un ventilateur au plafond qui a bien fait son travail, un petit balcon… et surtout… un lieu dingue.
L’espace piscine avec le grand bassin ET la pataugeoire étaient étonnamment grands et des tas de transats n’attendaient que nos serviettes. On aurait dormi plus de 3h la veille, on aurait enchainé avec un baby foot, un billard, une partie de pétanque, un volley, un mini golf, un tennis… Le tout mis à la disposition des clients.
On a découvert que l’établissement proposait des formules all inclusive en juillet et août, à des tarifs plutôt cool étant donné les prestations. Outre les infrastructures à disposition, il y a des animations, un club enfants (oui oui) et évidemment le restaurant (type buffet avec un choix assez varié, un buffet spécial enfants et c’est pas trop dégueu, ça va)(ils proposent même le panier pique-nique si vous sortez la journée) et le bar. Et bien entendu, tous les bleds fabuleux et les sites de la région à ne pas rater… Je vais TRES sérieusement voir pour y passer une semaine l’année prochaine, je vous le dis.

Ca reste notre gros coup de cœur et on a adoré prendre un verre au soleil couchant, entre la piscine et une portion de vigne… Détente assurée.

Hotel castel Luberon

Infos : http://www.castel-luberon.com/

Soir 3 : Auberge du Guigaré, à Sernhac (30)
Au milieu de nulle part, cette maison d’hôte ne paye pas de mine et si la chaleur étouffante (merci la canicule) ne nous avait pas totalement empêché de dormir, on aurait trouvé ça tout à fait honnête. Les hôtes étaient charmants, la chambre basique mais très correcte (et propre, c’est important). Le petit déj sous la pergola comme si on était chez nous était plus qu’appréciable (non, j’ai pas de pergola chez moi, je sais, mais vous comprenez ce que je veux dire quoi).

auberge guigare

Infos : http://www.auberge-du-guigare.com/

Soir 4 : Commanderie Templière Launac le vieux
Voilà une maison d’hôte bien étonnante que celle-ci.
Dans cette bâtisse du XIIe siècle (prenant son allure definitive au XVIe), décorée comme si on y était, nous voilà partis dans dans des temps reculés. Nous étions au second étage du bâtiment principal, entourés de vieilles pierres mais ça n’a pas empêché la chaleur de s’immiscer dans notre chambre. Par chance, il n’y avait pas d’autre client dans la chambre à côté, du coup, on leur a volé un deuxième ventilateur pour la nuit.
Les chambres et les salles de bains sont bien entretenues et propres, la literie est confortable et, à part si on déteste la déco chevaleresque, ça vaut quand même la peine de vivre une nuit dans un tel endroit.
Penser à réserver en direct, on a accès aux plus jolies chambres !

commanderie templiere herault

Infos : http://launaclevieux.free.fr/

Soir 5 : La voile Blanche, Bouzigues (34)
Un hôtel restaurant en bord de l’étang de Thau. La chambre et la salle de bain était très chouette et faut avouer que la nuit dans une chambre climatisée était bien méritée.
L’accueil, que ce soit au téléphone ou sur place était très très cool. Je reste quand même assez impressionnée par l’accueil que nous avons reçu en général, notamment dans les villes les plus touristiques. Tout le monde a été vraiment cool, souriant, de bonne humeur et de bons conseils.
Le réveil avec vue sur l’étang est pas dégueu non plus, bref, rien à dire de négatif (même si le prix est un chouille élevé, mais à ce moment là, je crois que j’étais prête à tout pour dormir au frais au moins une nuit)

bouzigues voile blanche

Infos : http://www.alavoileblanche.fr/

Soir 6 : Villa Fontilha, Usclas d’Hérault (34)
GROS coup de cœur pour cette maison d’hôte au fin fond de la pampa de l’Hérault, dans un mini-village, une belle maison avec une chambre spacieuse au carrelage HALLUCINANT (sachant que visiblement tous les carrelages des pièces de l’étage étaient différents, il FAUT que j’y retourne un jour pour oser pousser les portes des autres chambres. La salle de bain commune est hyper originale avec un bac en béton façon bain marocain, avec le lavabo assorti.
Je ne sais même pas si je vous parle de la gentillesse incroyable de notre hôte qui était aux petits soins pour nous faire passer un bon séjour. Son petit-déjeuner dans la cour intérieure a eu raison de notre désir de repartir, on a vraiment eu du mal à décoller tant on s’y sentait bien.

villa fontilha uscla herault

maison fontilha usclas

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Le #TonioNatTour du sud de la France Acte 2

Je reprends où on était direct et sans transition, malgré le délai entre les deux posts (niveau réseau c’était pas génial où j’étais)(et puis je suis un peu en vacances, aussi) ?
Allez. Pour les retardataires, la première partie se trouve ici .

 

Jour 4 (mardi) : Castillon du Gard, Uzès, Nîmes, Bouzigues, Launac le Vieux.

On reprend la route depuis Sernhac où la nuit fût bien hachée à cause d’une chaleur dingue en direction d’Uzès.
Uzès, j’en entends parler depuis tellement longtemps tellement « c’est trop chouette », « c’est adorable », « c’est merveilleux », qu’une halte s’imposait avant.
Encore une fois, sur le chemin, on a croisé un panneau nous indiquant un vieux village. « Castillon du Gard ». Bon. Allez !
Un petit village dominant l’extrémité sud des Gorges du Gardon, ayant connu les guerres de religions du XVIe siècle auront détruits pas mal de monuments, les autres ont été restaurés avec talent dans les années 70. Avec de la vieille pierre dorée comme on aime et des tas de rues écharpées et des remparts, des gargouilles, des rues pavées qui racontent une histoire à chaque pas et surtout un calme appréciable, la visite ne dure pas plus qu’une heure, mais l’escale est bien plaisante.

castillon du gard

Je crois que j’avais déjà mal aux pieds en repartant, et la chaleur de la journée s’annonçait plutôt invivable.
Évidemment, en repartant vers Uzès, on a encore fait un petit arrêt obligatoire au « musée Haribo ».
Musée que nous n’avons pas visité (au prix de l’entrée, pour voir des vitrines de bonbecs et l’histoire de la Tagada… bon… voilà, on n’est pas joueur). On s’est contenté de faire des photos limites avec Harry devant des enfants, et d’acheter mon poids en bonbecs (et j’ai grossi pendant les vacances !). On a remballé tout ça dans un gros carton, en essyant notre bave qui coulait dessus, et au bout de 150m de route, j’avais déjà ouvert deux paquets.
ON SE REFAIT PAS.

musee haribo uzes

Uzès, enfin !
Bon… alors, comment vous dire que définitivement, et sûrement à cause du monde qui encombrait les rues, j’ai eu vraiment du mal à apprécier et à comprendre l’engouement pour cette ville, certes charmante, mais finalement pas autant que les petits villages qu’on a pu croisé jusque là.
On a fait un joli tour et le seul véritable intérêt de la visite a été de (re)découvrir l’artiste Eugène Barricade qui est installé là-bas depuis une année environ. Son travail correspond tellement à ce que je voudrais dans mon salon que je ne saurai même pas par quoi commencer.

eugene barricade

Après déjeuner (des burgers, pour faire passer les bonbons) sur la place, avec des serveurs tour à tour adorables et imbuvables et un voisin qui parlait tellement de lui, tellement fort, qui savait tellement tout et qui avait tellement tout vécu que j’ai failli faire un câlin à sa femme en partant en lui souhaitant bon courage, on a enquillé les km pour voir Nîmes.

Je vais en vacances au Cap d’Agde depuis 33 ans (OUI JE VAIS DU CÔTE DES GENS EN MAILLOTS) et je n’avais jamais vu Nîmes.
Le but, c’était déjà de voir les arènes, évidemment.
En descendant de la voiture, je pense qu’on a perdu 3 vies de chat chacun tellement on a eu l’impression d’étouffer. L’impression de crever. Oui. Tout à fait.
Mais il en fallait plus pour m’empêcher de visiter les arènes.
Oui, pour m’empêcher de visiter les arènes, il fallait qu’Etienne Daho et Christine & The Queens décident de pousser la chansonnette dès 14h pour leur concert du soir et donc, obligent les pauvres touristes, genre, nous, à rebrousser chemin et se contenter de l’architecture extérieure.
DEJA que je les portais ni l’un ni l’autre dans mon cœur, j’aime autant vous dire que pour le coup, vaut mieux pas m’offrir un CD à Noël.
Après avoir fait 4 fois le tour des arènes en râlant et en suffoquant, mon chéri a réussi à me convaincre d’aller voir autre chose. La Maison carrée ? Va pour la maison Carrée.
C’est une maison Carrée. Enfin, plutôt un temple. Mais comme j’ai à moitié fait un malaise tellement j’avais chaud, j’ai juste apprécié l’ombre qu’elle m’offrait, et on a fini par renoncer à notre visite de la ville. On reviendra hors saison, sans canicule, c’est une bonne idée pour pas griller nos dernières vies.

arenes de nimes maison carree

Du coup, on est parti vers notre maison d’hôtes pour la nuit, trop content qu’ils proposent une piscine. Une piscine façon lagon s’il vous plait ! On ne pensait plus qu’à se rafraichir à ce moment là.
Bon, en arrivant, le monsieur nous a avoué que la piscine dépendait en vrai du camping voisin et que vue l’heure, ça allait être compliqué.
Mais comme il était vraiment charmant ce monsieur (et qu’on était presque mort) on n’a rien dit, et on est parti prendre une douche dans notre chambre de Marie Antoinette et ses cousines. En ressortant, notre hôte nous a conseillé des resto sur Bouzigues et notamment « Le 29 – au bord de l’étang » . Par chance (il en fallait au moins un peu sur la journée), on a réussi à avoir une table pour deux (alors que le resto est toujours blindé, vaut mieux avoir réservé. On a mangé comme jamais pour 16 euros chacun. Je rigole pas, on n’a pas compris non plus. C’était dingue et on est rentré en se tenant l’estomac avec les deux mains.

Jour 5 (mercredi) : Aniane, Saint Guilhem le désert, Sète.

Notre nuit princière s’est déroulée sans trop de souci (mais Toniolibero SAVAIT qu’il ne fallait pas me parler des araignées dans la salle de bain). On a déjeuné avec nos hôtes et deux autres couples de clients avec du « tout fait maison » et des confiture BI-O (oui, ça avait l’air important de bien découper les syllabes).
On a un peu parlé de ce qu’on avait vu avec les autres clients, et on a quand même demandé à nos hôtes où on pouvait aller, dans l’idée ; dans le coin.
Ils nous ont conseillés Saint Guilhem Le Désert. J’avais effectivement pointé cette destination sur une carte. Au milieu de 24 autres. On s’est dit que c’était un signe alors on a foncé directement là-bas.
Enfin, d’abord, on a fait une halte à Aniane juste au dessous, parce que ça avait l’air mignon. Et ça l’était. Malgré son histoire pire qu’une tragédie grecque, à base de peste, de gel destructeur, de déchainement de violences, de choléra, Aniane a été joliment restaurée et un détour par son église du XVIIe ainsi qu’une balade au bord du ruisseau enclavé dans le béton (déconcertant mais marrant à voir) valent quelques minutes de nôtres temps. Ne pas oublier (ne JAMAIS oublier, de toute façon, de lever la tête dans de tels villages, on y découvre toujours de jolis trésors)

Aniane

Et c’était reparti.
Saint Guilhem donc.
Pour info, on y va en voiture, on se gare sur un immense parking (6 euros la journée me semble-il) et ensuite, une navette (gratuite) nous emmène à Saint Guilhem (avec un stop au pont du diable et un autre aux grottes de la Clamouse). A savoir qu’en contrebas du parking se trouve une plage pour se baigner dans l’Hérault.
Nous, on est monté.
En montant, on a croisé des gens à vélo. HAHAHA. Les gens sont cinglés quand même parfois.
Une fois débarqués du bus, et après à peine 20mètres, on a compris pourquoi Saint Guilhem fait parti des plus beaux villages de France. C’est juste incroyable comme village.
Tout y est joli, des pierres jusqu’aux commerçants et même l’humour de beaucoup d’habitants à en croire certaines décorations.
Si je ne dois conseiller qu’une seule destination parmi toutes celles de ce road trip, ce sera Saint Guilhem. Une étape aussi pour les marcheurs de Compostelle (chapeau à eux pour monter là haut).
Pour la petite histoire, à la base, il y a eu la fondation de l’abbaye de Gellone. En 804. Quelque part où, à la base, il n’y avait RIEN.
LES GENS SONT FOUS JE VOUS DIS !
Bref.
La visite de l’abbaye nous a coupé le souffle. De part la conservation des murs déjà (nan parce qu’on parle de la Révolution tout ça, qui menait à des destructions en masse… mais bon, hein, fallait y monter à Saint Guilhem avant de vouloir détruire quelque chose)(si il te restait des forces). L’orgue est le mieux conservé de France. Et il est monumental. Et le cloitre a gardé de son mysticisme malgré quelques pierres manquantes (bon, ok, des colonnes).
OUI, ils sont comme ça à Saint Guilhem. En fait, c’est simple, tout est joli. Ou beau.
Arpenter les petites rues du bourg était un réel plaisir, malgré les pentes et les marches. On a pu admirer les ruines du géant (on peut aller plus près si on veut, mes pieds n’étaient plus très d’accord).
En redescendant, on a fait un petit tour en contre bas pour admirer les gorges de l’Hérault, puis le Pont du Diable, datant du moyen âge.

saint guilhem desert

saint guilhem

Tout déshydratés qu’on était, et après avoir défoncé un litre et demi d’eau gelée, on est allé tranquillou en direction de Sète boire l’apéro.
Juste l’apéro. Enfin, d’abord, on est monté sur le Mont Saint Clair, et on a marché. Je crois qu’à un moment donné, tes jambes, elles te détestent tellement de ce que tu leur faire subir, qu’elles tentent carrément le suicide en prenant le dessus sur ta raison.

On a fini quand même par s’affaler sur des transats sur la plage à regarder les couleurs, les mouettes et nos marques de bronzage façon randonneurs.

C’est à cet instant là que notre plus grande décision du #TonioNatTour a été prise : le lendemain, on ne ferait RIEN.

sete plage

Jour 6 (jeudi) : Pézenas, Cap d’Agde, Usclas.

Oui, enfin « rien », on sait pas trop faire, alors d’abord, je voulais qu’on passe par Pézenas, parce que Pézenas reste pour moi la ville la plus sympa pour y faire des découvertes permanentes. Chaque année, je découvre des recoins, et chaque année, j’arrive encore à m’en émerveiller.

Pezenas

Et après manger (j’ai pris un camembert frit, pour mon régime), direction le Cap d’Agde .

Le Cap, je ne voulais pas y aller parce que c’est particulièrement joli, mais parce que c’est là que j’ai passé toutes mes vacances depuis que j’ai deux ans, que la plage de la Roquille regorge de mes souvenirs, parce que j’y ai construit les plus jolies amitiés, parce j’y connais toutes mes sensations, du bruit de la tong sur mon talon au crissement des grains de sable entre mes doigts, je sais l’odeur de la mer et le claquement des clés de la voisine, le craquement du lit superposé et ma peau qui colle aux chaises en plastique de la terrasse. Les allées de la résidence transpire encore de mes loups et font encore résonner nos rires quand on écoute bien. Je connais toutes les cachettes. Celles où j’ai sangloté et celles où j’ai embrassé.
Le Cap c’est un peu tout ça, et y emmener les gens que j’aime me paraît tout aussi important que de leur faire goûter ma meilleure recette (j’en ai qu’une de toute façon) pour leur dire qui je suis.
ET ENCORE UNE FOIS, OUI, je mets des maillots de bain. (J’anticipe vos vannes, tout à fait)

On s’est posé sur des énormes poufs, on a pris des bières, on a planté nos pieds dans le sable et on n’a plus bougé jusqu’à ce que ma copine d’enfance nous rejoigne. Et d’ailleurs, même là, on n’a pas bougé. On a mangé et on a rajouté des rires aux échos des murs de souvenirs …
Et on a dû repartir, quand même, à un moment.

cap d'agde

Jour 7 (vendredi) : Retour à Lyon via Point S (pas de stress) et Mornas Lès Adrets

Le petit déj dans notre maison d’hôtes tellement parfaite a eu raison de notre motivation à repartir, mais il le fallait bien. Notre discussion du matin consistait donc à savoir si on allait passer par le garage parce que la clim refaisait des siennes la veille au soir, sur le retour.
Évidemment, comme d’habitude, j’ai su garder mon sang froid.
« ON PART PAS. Je te PRÉVIENS, soit on fait réparer ça, soit on part pas. JE pars pas. Je vais MOURIR. Pitié pitié pitié »

J’ai eu gain de cause et on a passé une magnifique matinée chez Point S.

attente point S

Repartis dans la fraicheur (ou presque, rapport que la voiture est quand même sacrément mal en point), sur le chemin, mon cher et tendre homme parfait SAVAIT que je rêvais pas secrètement de m’arrêter à Mornas. Vous savez ? Cette immense forteresse que l’on voit sur l’autoroute des vacances quand on va dans le sud ? Oui ? Bah je voue un fantasme constant à son propos. Et bien voilà, j’ai ENFIN pu visiter. Et j’ai pas été déçue, ça non !

Mornas les adrets

Bon, mes jambes, mes mollets, mes pieds, TOUS les muscles de TOUT mon corps ont définitivement arrêté de me prendre au sérieux et ont en voté à l’unanimité pour me dégager. On est depuis en négociations à ce propos… mais je pense que je vais gagner quand même.

Je poste dès que possible (le traitement des trois milliards de photos me prenant plus de temps que prévu) le récap de nos nuités avec les adresses et tout, parce que certaines étaient VRAIMENT sympas !

Et évidemment, on continue le #TonioNatTour dès qu’on repart en vadrouille.
Au cas où, pour plus de photos, il y a toujours le storify   à regarder, et pour le reste, il y a :

– sur Twitter : @toniolibero / @cranemou
– sur Instagram : @toniolibero / @cranemou
– sur Facebook : toniolibero / cranemou

Et nos remerciements de nous avoir suivis (et supportés) pendant cette chouette semaine dans le sud)

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