Pourquoi on mange pour pas cher à Palma de Majorque ?

A vrai dire, j’en sais rien. C’est juste que ça sonnait bien titre et que c’est vrai qu’on mange pas cher à Palma de Majorque. Pour ce qui est de la raison de ce bon marché, c’est pas à moi qu’il faut demander (Rho ça va, ne faites pas comme si c’était la première fois qu’on vous incitait à cliquer avec un titre). Par contre, on va quand même parler bouffe. Ça devrait me faire pardonner.

Durant notre séjour à Palma (dont le pourquoi du comment est expliqué ici), nous avons pu expérimenter la qualité de restauration de Majorque. Autant vous le dire tout de suite, il y a à boire et à manger dans cette histoire (ce qui tombe plutôt bien).

Pour commencer, nous avons tout de suite pris le pli des habitudes espagnoles. Le temps d’arriver, de trouver l’hôtel et d’en sortir à peu près présentable nous a conduit à débuter les recherches de vivres vers 16 heures. Nous étions en plein cœur du vieux Palma, sur une place charmante face à l’église Santa Eulalia. Natacha n’ayant qu’un seul critère “Une terrasse !”, nous avons atterri au Café Plaça.

Cette facture est intéressante à plusieurs niveaux. D’abord on notera qu’on a pris une seule pizza pour deux (parce que 16 heures déjà et on pensait plutôt au dîner). Si vous voulez perdre 30 kilos avant l’arrivée de l’hiver pour être bien dans votre combinaison de ski, pensez donc à décaler vos horaires de repas en fait. Pour ce qui est de la pizza, on n’a pas pensé à la prendre en photo mais ce n’est pas grave parce que je l’ai retrouvée dans les courses en ligne.

Le soir, on a décidé de faire confiance aux guides, ceux que j’avais empruntés à la bibliothèque. On a choisi un peu au hasard et on est tombé sur “Bar Espanya”. On devait déjà être fatigués (il était presque 10 heures) sinon on se serait peut être méfié du nom de ce bar. Imaginez en France un resto qui s’appellerait “Bar français”, c’est un peu louche non ? Autant vous le dire tout de suite, on lui met quatre étoiles à ce bar de ruelle sombre : une étoile pour l’ambiance avec sa bonne musique et sa clientèle enjouée, une étoile pour le service parce que tout le monde était sympa derrière le bar et enfin deux étoiles pour les tapas qui enfin nous donnait l’impression de bien se trouver sur une terre hispanique.

 

 

 

On a pu avoir un bon aperçu des spécialités à goûter absolument si vous faites un séjour à Majorque. D’abord le pa amb tomaquét, un pain frotté à l’ail et à la tomate avec de l’huile d’olive accompagné de jambon ibérica. Ensuite la fameuse sobrasada que je qualifie, sans doute à tort mais ça vous donne une idée, de pâte de chorizo à tartiner. Ils l’ont servi sur un morceau de pain avec un piment vert mariné, un vrai délice. On aussi commandé des croquetas (2 de morue et 2 aux légumes) qui déchiraient. Enfin Natacha a pris un burger de gambas et là j’ai pas compris, je l’ai laissée seule avec cette incongruité.
Pour la soif, j’ai pris deux verres de Bla Bla Bla. Non que je ne me souvienne pas de ce que j’ai bu mais ceci est le vrai nom de ce vin majorquin, peut être en hommage à la qualité de ton discours (ou de ce que tu comprends) si tu finis la bouteille.

Sinon Natacha a bu de l’eau (si, si).
On en a eu pour 29 € et des cacahuètes à deux, on avait donc envie de faire la Ola (que tal ?) quand on a vu l’addition.

Bar Espanya, Carrer de Can Escursac, 12, 07001 Palma, Illes Balears, Espagne

 

Le lendemain on partait pour une expédition en vélo et on avait prévu environ 60 kilomètres de route. C’était donc plutôt une bonne idée que de s’arrêter un moment pour un petit-déjeuner conséquent. Il faut dire que c’est assez facile à Palma car ils aiment bien le sucre et le gras dès le réveil.


(oui, on s’envoyait des messages trop mignons de ce genre pendant le séjour alors qu’on était à côté)

On s’est arrêté près de notre loueur de vélos à côté de la station sur la plaça d’Espanya. Cet endroit semble être l’un des points stratégiques de la ville donc n’espérez pas profiter de la quiétude du petit matin cependant on a eu une bonne surprise avec le restaurante “La Parada” et j’ai enfin pu goûter l’ensaïmada, LA spécialité de majorque pleine de saindoux et de sucre. Natacha a préféré se rabattre sur une flauta crema qui est une recette … mexicaine.

Restaurante La Parada, Plaça d’Espanya, 6, 07002 Palma, Illes Balears, Espagne (pour le petit déjeuner, le reste on ne sait pas).

Le but de notre voyage en vélo consistait à pouvoir s’éloigner de la ville pour profiter d’une côte un peu plus sauvage, se faire dorer la pilule et trouver une paillote remplie de beaux majorquins qui feraient griller des poissons sur la plage.

A la place on a eu ça.

Vers 17 heures, à bout de forces et cédant à nos fesses qui se demandaient bien pourquoi on les obligeait à subir l’épreuve des poteaux alors que normalement c’est les pieds qui s’y collent, on a fini par revoir à la baisse nos exigences. En vrai, on n’avait plus aucune exigence. Ah si, Natacha voulait une terrasse !

Sachant qu’on avait perdu environ 3742 calories, on n’a pas hésité à prendre des patatas bravas. SI vous connaissez les potatoes des fast-food, vous visualisez assez bien le concept même si ici, l’huile d’olive prime. J’ai cru que j’allais défoncer la marmite tellement j’avais faim mais en fait ça ressemblait un peu à un miracle comme celui de la multiplication des pains. Quand je mangeais une patata brava, deux autres apparaissaient dans mon assiette comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus que j’ai prise à la fin de mon repas.

 

En rentrant le soir, on n’avait même plus la force de manger mais comme c’était notre dernière nuit à Palma, on a fait l’effort. On s’était en plus promis de trouver une place au Café Antiquari, un bar qui nous faisait de l’oeil depuis la veille. On a enfin pris un vrai apéro pour nous féliciter de ce #coworkBeach réussi et de nos efforts physiques. J’ai sauté sur la sangria, juste parfaite et réalisée devant mes yeux ébahis pendant que Natacha succombait à l’appel de la Guiness (il faudra donc un jour que j’explique le concept de spécialité locale à cette fille).

On était tellement prête à tout pour aller dans ce bar qu’on a accepté la place prisée des marches de l’escalier (spéciale dédicace à nos fesses).

Café Antiquari, Carrer Arabí, 5, 07003 Palma, Illes Balears, Espagne (il paraît qu’on y mange bien aussi).

Le lendemain, on devait partir assez tôt pour se rendre à l’aéroport. Autant dire que je me souviens même pas de ce qu’on a pu boire et manger. Comme on devait poireauter dans les salles d’embarquement, j’en ai profité pour acheter quelques dernières spécialités culinaires comme une sobrasada (en IGP) …

… et des Haribos Goldbären parce que ceux des Allemands sont meilleurs (les arômes naturels doivent y être pour quelque chose) et que là-bas on était quand même un peu en Allemagne, il faut l’avouer.

Sinon, pour la prochaine fois, si vous avez l’adresse d’une paillote avec de beaux majorquins qui font griller la pêche du jour pas loin de Palma, on est preneuses !

 

Cet article a été écrit par Séverine, Aka Electroménagère, mon acolyte de coworkBeach, je ne comprends pas du tout de quoi elle parle quand elle dit que j’ai un problème avec les terrasses et les commandes de tout sauf les spécialités. Vraiment. N’importe quoi évidemment.

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Comments

One comment

  1. T-L A says:

    Vous lire à la troisième personne peut être, également, intéressant, Chère Natacha.

    L’essentiel, je crois, à mon humble avis, est que cette petite escapade vous ait fait du bien à toutes les Deux.

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