Rangs très serrés.

Reine du jeu de mot : CHECK.

OUI.
Je sais.
Presque un mois sans revenir écrire ici mais attends, c’est qu’il s’en est passé des trucs pendant ce mois… si tu savais…

Mais bouge pas tu vas savoir, en fait, tu penses bien que je ne reviens pas pour rien.

 

Alors, déjà, et surtout y’a eu la rentrée et je sais pas chez toi, mais ici cette année, ça s’est présenté un peu comme l’anti-chambre de l’enfer cette histoire.

Premièrement (et principalement), parce que je suis tombée malade et que mon corps a dit en même temps « allez, salut, j’te laisse là grognasse », mais je t’en reparle un peu plus tard.
Parlons des greffons.

Greffons à qui il manquait des mines de criterium et des règles pas cassées, même après avoir fait les fournitures au point par point pour être bien sûr de ne rien avoir raté. Par contre, N°1 a maintenant en sa possession 5 jolis cahiers 24×32 petits carreaux. Vas savoir ce qu’il s’est passé le jour où j’ai fait les courses. Je ne sais pas.

Après, on a enchainé direct avec le froid et les habits pas adaptés, et du coup, le… rhume Mesdames et Messieurs. Forcément, hein, on est beau, on est bronzé MAIS ON EST SURTOUT enrhumé !!! C’est un package rentrée cette histoire de mouchoirs je pense (en bonus de 4 cahiers en trop et du porte mines en moins).

Et ensuite, bien évidemment, les inscriptions aux activités extra-scolaires (tu peux cliquer là, j’en ai fait un article) et… les… réunionnnnns de rentrée OH YEAH !

Je ne lâche pas l’affaire.
10 ans de scolarité pour l’un, 6 pour l’autre, et pas une seule réunion à laquelle j’aurais échappé (avec els réunion foot en prime, parce qu’on dirait que j’étais en manque)
Et pourtant, c’est pas faute de savoir ce qu’il va se passer.
Des instits qui s’attendent à des questions bien pourries, des parents au taquet sur les devoirs, des explications bien trop longues concernant le programme qui a encore changé… C’est long, on a chaud, on a soif, on regarde les balles de tennis qui ancrent les pieds des chaises et on se dit que nos scotchs ont bien du courage de rester assis là des heures durant et que finalement, on comprendra peut-être la punition pour rêvasserie ou décrochage en cours de leçon. (Non, je rigole, évidemment, comme tout le monde, je frappe mes enfants à coups de règle en fer si ils reviennent avec une punition).
Le truc drôle de cette année, c’est que je me suis pointée à la réunion en robe/collants/bottes/coiffée/maquillée, rapport que j’avais un truc après où on m’avait demandé d’éviter les baskets. Je pense que seulement 4% des gens que j’ai croisé m’a reconnue du coup. Le reste devait juste se demander si y’avait pas une erreur de casting au niveau de la soirée.


Mais non j’ai pas utilisé mon téléphone une seule pendant ces 143h de réunion…
Que dalle.

La nouveauté, c’est le collège à la limite.
Tu es bien tranquille assis dans ta salle de classe avec le prof principal – physiquement sympathique, du coup, tu te dis que ça va le faire cette réunion, pour une fois – qui te présente un peu comment ça va se passer, et là, le défilé des autres profs commence.
Tu as celle dont ton fils t’a parlé, qui l’a déjà puni 2 fois (COUPS DE RÈGLE) pour oubli de matériel alors que bon, c’était le premier jour et grâce à qui ton hypothalamus se casse à Hawaï au bout de 4 phrases, te laissant dans le vague absolu d’une brume envahissant ton cerveau. Pas faute d’avoir essayé d’être drôle (mais c’était raté). J’ai longuement hésité à taper son nom dans Google pour savoir si elle n’était pas la créatrice de la narcolepsie.
Il y avait celui qui avait 103 ans. On ne savait pas trop comment il pouvait encore respirer, mais il y arrivait. Du coup, old school oblige (il faut croire), il nous parlait comme si on avait 4 ans et demi, c’était un peu gênant au bout d’un temps. Pis du coup ça a remis en cause des tas de préjugés sur l’âge de la retraite des fonctionnaires alors depuis je suis pas très bien.
Il y a eu la prof avec LE défaut physique qui te fait dire qu’elle a quand même le moral de se taper des ados susceptibles à tout moment de lui faire une blague débile sur le sujet.
Et puis gros big up au prof d’histoire, qui, en parlant des devoirs, a réussi à caler « déporter ». J’ai failli applaudir mais je me suis souvenue à temps que c’était pas avec moi qu’il avait fait le pari.

Ce qui reste pas mal, quand même, il faut le dire, c’est que depuis la maternelle, j’ai eu le temps de me faire pas mal de copains et comme nos enfants se suivent dans les classes, je te fais pas un dessin de l’ambiance quand on se retrouve tous assis les uns à côté des autres.
Ça a vachement moins fait rire mon gamin qui a eu le droit avec sa pote à un « Ah bah vos mères elles parlent encore plus que vous pendant que j’explique un truc ».
Il était pas fier de moi (COUP DE RÈGLE !)


Genre ça ça pourrait être moi. En fait (mas j’ai plus de ride)

Je ne me suis pas suicidée à coup de ramettes de papier, c’est que je m’en suis sortie.
Et demain, je te raconte comment j’en suis venue à parler eau chaude avec une inconnue (true story).

Tu vois ! Je suis pas morte, c’est juste que j’étais un peu occupée…

 

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Comments

4 comments

  1. Picou says:

    Ca fait plaisir de retrouver ta plume mordante et personnelle par ici! Pour une fois que l’insolence et l’impertinence peuvent te valoir des bonspoints ;o)

  2. Juju says:

    La mort ici aussi cette rentrée. Et je n’ai toujours pas eu ces fucking réunions. Ils vont me les caler toutes le même soir (auquel cas j’aurai des alibis et je pourrai rester chez moi)

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