Le p’tit bilan, calmement

Ça y est, je suis donc officiellement revenue de vacances (je dis officiellement, parce qu’en fait, il y a de grandes chances que je décroche encore quelques jours de rab voir ce que l’Atlantique a à me raconter).

Cet été a été riche de beaucoup de choses alors comme je suis là pour te raconter ma vie, tu ne vas couper à mon petit debrief de rentrée.

D’abord, j’ai retrouvé mes enfants.
Ouais, on commence par les trucs sérieux, ouais.
L’année scolaire est passé si vite que début juin je me croyais encore en novembre (et pas qu’à cause des températures).
On n’a pas vu le temps passé, du coup, on a eu cette impression de tellement peu profiter.
Et puis il y a eu cet été.
N°1 et Clapiotte m’ont accompagné à la mer, on s’est retrouvé, on a dormi ensemble, on a attrapé des poux (si si, merci LE KARMA), on a fait des châteaux sur la plage, ils m’ont fait tomber dans l’eau, on a beaucoup discuté d’un peu de tout et surtout, surtout, on a ri.
Ils m’ont fait remarqué que je n’étais pas vraiment comme les autres mamans de la plage. Je ne lis pas de livre à la plage, je me couche sur ma serviette quand elle est pleine de sable, je fais des gestes improbables quand je joue aux raquettes, j’ai les genoux rougis par le sable à force d’être à quatre pattes (je te vois sourire) et je m’auto-fais des croches-pieds pour tomber dans 10cm d’eau avec la classe d’un lamantin, tout en perdant mon haut de maillot.
Je ne me fais pas beaucoup de copines à la plage, du coup… Enfin… pas qui aient atteint la majorité en tout cas, mais ils aiment bien me voir comme ça, en vrai, et c’était drôlement cool.

Bon, y’a des légendes explicatives pour ces photos hein, en vrai, sur mon Instagram… hum…

Quand j’étais petite, j’en avais des tas des copines et des copains de plages.
Et cet été ça tombait bien, j’ai eu la chance de recroiser deux d’entre eux.

Ces amis là, c’est le concept même de ce qui peut être vraiment précieux. Des gens qui ne jugent pas beaucoup mais qui écoutent, des discussions trop longues, qui partent en vrille, font un lutz piqué et qui finissent toujours dans des fous rires. Passez du temps avec eux, c’est comme reprendre un souffle qu’on avait oublié, tout devient plus simple, plus beau et moins ennuyant.
Ces amis là, c’est l’un qui attend minuit pour me souhaiter mon anniversaire et l’autre qui arrive le jour J pour ne pas me laisser seule avec un rosé sans glaçon.
Ces amis-là, j’espère que tu les as.
MÊME si clairement, on ne dort pas assez quand on se retrouve 10 jours ensemble !


Et ELLE, elle déboite toutes les amitiés, je te le dis…

Et sinon, après les larmichettes on a quoi ?

Ha bah on a tout le reste.

On a les femmes aux seins refaits qu’on ne sait pas trop si ce sont des bouées ou pas quand elles vont dans l’eau tellement ça leur remonte jusque sous le menton.
C’est les chariottes de glace immonde où t’as tellement envie d’aller leur commander une pizza et du rosé, pour voir…

C’est les vieux dégueus qui profitent de la promiscuité estivale pour mater le fessier rebondi de ta pote.
Ce sont les enfants des autres que tu as envie de fracasser à coups de pelle parce que visiblement, ta tête fait partie de la plage, donc marcher dessus ne pose aucun souci.

C’est aussi ces parents qui disent :
« Si tu pleures en allant dans l’eau, je te laisse au large » ou « oui rhoooo ça va » sans se lever de leur serviette alors que leur gamine hurle de panique parce qu’elle ne les retrouve plus au milieu de tous les parasols (et donc, t’as aussi envie de les fracasser avec ta pelle, hein, on est d’accord ?)

Ce sont les gens qui continuent de planter des parasols alors que le vent te décolle ta propre plèvre, et qui ne bougent pas quand celui-ci s’envole pour aller se planter dans le sein d’une nana qui sortait de l’eau.

Ce sont ces « vieux » qui te connaissent depuis que « t’étais petite comme ça dis donc t’as grandi », qui te tiennent la jambe pendant 45 minutes alors que toi, bah ouais, t’étais petite comme ça, donc tu t’en souviens pas, tu as donc l’impression de raconter ta vie à de parfaits inconnus, alors même que ta propre mère n’est pas au courant de la moitié.

 

 

 

Et puis… c’est le Cap d’Agde, je vais pas te cacher que même si on est loin du camps naturiste qui fait tant parler de lui, l’humeur est rarement à autre chose que l’humour gras, sale et qui tâche. TOUT est prétexte à glousser une fois que tu es là-bas. C’est la tradition. Et bien évidemment, moi, j’adore les traditions. Surtout dans ce genre là.


Oui là aussi sur Instagram y’a des légendes, même si bon, t’as compris le concept…

 

C’était bien, c’était beau, c’était drôle, je suis en dépression, mais ça valait le coup. Beaucoup.

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Comments

5 comments

  1. Poulette Dodue says:

    Belle tranche d’été ! Jet lag des vacances moi aussi (et pourtant je suis revenue 23 juillet) le boulot qui approche (lundi OMG !) me rend chaffouine…
    Han l’Atlantique enjoy !

  2. T-L A says:

    Merci à Vous, Natacha, pour ce très bel article rempli de fraîcheur en ces périodes de fortes chaleurs.

    Que représente votre tatouage sur le bras gauche, sans indiscrétion ?

    Merci à Vous des plus profonds pour vos articles décalés, émouvants (beaucoup le sont) et précieux pour une future vie parentale.

    • cranemou says:

      Oh merci beaucoup :)
      Le tatouage, c’est l’ombre du lapin d’Alice au Pays des Merveilles, pour l’imaginaire, l’allégorie du personnage et son rapport au temps :)

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