Le TonioNatTour du sud est de la France, acte 1

Il faut que je parle de Bruxelles, de Marseille et de Montgenevre… Mais je vais commencer par notre escapade la plus récente… faut bien démarrer par quelque chose et tant qu’à faire, on va commencer par là où il y a beaucoup à raconter (quoi que Bruxelles se défend pas mal).

En juillet, j’ai eu un « break » sans enfant de 6 jours.

Oui je sais, 6 jours entiers sans enfant et tout ce temps libre, c’est presque impoli d’en parler. Mais bougez pas, on est parti avec Toniolibero avec un super concept : on sera encore plus fatigué en revenant.

Pari gagné. On était bien bien défoncé en rentrant, pas de souci. Mais je vais reprendre du début, plutôt.

« On fait quoi ? »

Oui, à même pas une semaine de nos vacances en commun (les seules de l’été à 2, rapport que niveau organisation, on a eu quelques soucis qui ont raccourci de beaucoup notre temps libre), o ne savait pas trop où aller. Barcelone ? La Bretagne ? Dublin ?

LE SUD DE LA FRANCE !

Un road trip en France avec escale dans toutes les petites bourgades qui nous inspiraient. Et il y en a eu.

En 6 jours, nous avons parcouru 1200 km, on a eu chaud (très), on a marché au moins 15 km par jour en moyenne (et je pense que je suis gentille). Nous n’avons raté AUCUNE rue des villages plus mignons les uns que les autres.

C’était une parenthèse ultra active. On était rentré dans une sorte de transe touristique. On a arpenté les rues en ne perdant pas une miette de chaque détail de ces vielles pierres qui avaient plus d’histoires que le père castor, son grand père et ses aïeuls sur 70 générations.

Je dédierai le prochain billet aux découvertes de maison d’hôtes incroyables, d’hôtels sympas et de restos à ne pas rater sur la route.

D’ailleurs, la route, c’est celle-ci :

 
(Mon chéri est formidable, je sais, je le trouve pas mal aussi)
(oui, ca fait beaucoup de villes)

Mais aujourd’hui, je vous raconte VRAIMENT ce qu’il s’est passé.

Jour -1 : à Lyon :

« Euh… ma chérie… la voiture n’a plus de clim »
PERFECT TIMING en pleine canicule. J’ai beaucoup aimé ma réaction pleine de sagesse et de contrôle : « ON PART PAS ! Je te PREVIENS, soit on fait réparer ça demain matin avant le mariage des copains, soit on part pas. JE pars pas. Je vais MOURIR. Pitié pitié pitié. »
Non, je garde mon sang froid en toute circonstance, je vois pas de quoi vous parlez.

Jour 1 (samedi) :
Mon cher et tendre (et très patient) chéri a passé plusieurs heures pour trouver un garage voulant bien voir pour le souci de clim.
Le mariage de ses amis était à 16h, ça nous laissait un chouille de temps.
Il a fini par trouvé. Le garagiste a fixé le problème (de recharge) rapidement, pour 90 euros (bonjouuuur), en rajoutant que ça serait bien de changer le joint de culasse, là. Oui oui. En revenant, on verra.
Arrivés à l’hôtel, dans la Beaujolais, il me restait genre 30minutes pour prendre une douche et me préparer. Entièrement. EASY.
Le marié étant supporter de St Etienne, le frère de la mariée de Lyon, et le débat à propos de ma robe blanc cassé prévue pour l’occasion avaient eu raison de ma tenue : je serai toute de vert vêtue. De toute façon, le foot, je m’en tape, et j’ai toujours eu envie de foutre un peu la merde à un mariage où je ne connaissais absolument personne.
C’était très sympa. Y compris le moment où on était tout content de trouver deux places dans l’église. Libres simplement parce qu’au dessus de la soufflerie. Je maitrise le maintien de robe avec l’élégance d’un camionneur, mais mon voisin de derrière n’aura pas vu ma culotte. Le prêtre non plus. ET CA C’EST IMPORTANT.

robe cranemou
(ça sera la minute mode de ce billet, comme le prouveront les prochaines photos, OUI, je peux faire pire que ce pas-coiffee-pas-maquillée-du-matin)(j’ai mis des chaussures noires en vrai)

Jour 2 (dimanche) : Le Luberon.
On avait la clim, on pouvait partir, donc.
On avait aussi dormi 3heures, certes. Et évidemment, je n’avais pas DU TOUT de gueule de bois, c’est pas vrai, je suis une fille fragile et migraineuse, c’est tout.
Un de mes rêves était de voir de mes yeux les carrières d’ocre du Luberon. Il n’en a pas fallu plus à mon chéri (qui est parfait)(oui je flagorne si je veux) pour m’y emmener pour la première journée. première journée qu’on a passé dans la voiture, hein, ne nous mentons pas. On a quand même fini par arriver à côté de Rustrel vers 17h dans un super hotel avec piscine et cadre parfait pour se détendre et éventuellement dormir avant de partir marcher le lendemain (et récupérer de la veille).

castel luberon

Jour 3 (lundi) : Le Colorado Provençal, Saint Saturnin, Gordes, Goult, Isle sur la Sorgue.

NON, on n’a pas chaumé. Le problème, c’est que dès qu’on voyait un panneau indiquant « ville médiévale » ou quelque chose dans le genre, on faisait le détour. Forcément, ça aide pas. Mais c’est tellement chouette d’improviser. Et c’était magnifique.
Le Colorado Provençal nous a pris une grosse partie de la matinée jusqu’à 13h environ. C’est très impressionnant et dépaysant, on se croirait… partout sauf là où on est en réalité. C’est aussi là que j’ai découvert le nouveau hashtag des vacances #1Jour1photoClasse… Parce que je vois des phallus partout, un peu, quand même…

Pour la petite histoire, tout de même, je me baladais seule à un moment donné, le chéri étant parti je ne sais où faire une photo de caillou. Étant donné ma petite taille, mes réflexes de survie ont grandement baissé quand il s’agit de ne pas se cogner la tête, puisqu’en général, je passe largement sous les obstacles. Alors, quand je suis passée sous cet arbre, j’étais sur de moi. Jusqu’à ce que cette branche se prenne dans mes cheveux et… m’accrochent directement à l’arbre.
J’étais là, au milieu du Colorado provençal, une branche agrippant par les cheveux, sur la pointe des pieds pour ne pas que ça me tire trop… Oui. Je sais. Ne rajoutez rien.
J’ai attendu qu’un couple passe par là pour demander qu’on me libère.
Ils se sont bien marrés les bougres en me détachant !

rustrel colorado provencal

Le détour par Saint Saturnin lès Apt, sur le chemin de Gordes, nous a permis de gravir quelques marches supplémentaires parce qu’on voulait absolument voir les ruines de la forteresse et surtout de nous sustenter dans une petite auberge où c’était bon et le service fort sympathique. Bon, nous, on était tellement crevé qu’on a pas été particulièrement avenant, c’est vrai. Mais je pense qu’on était un peu déshydraté quand même.

saint saturnin les apt

On nous avait parlé de Gordes avec des étoiles dans les yeux, alors on a parié dessus. Et… bon, OK, c’est très charmant, c’est tout à fait le genre de petite ville que j’adore mais là, tout ce monde, tous ces touristes, TOUS CES GENS alors que jusque là, on avait pas croisé un clampin et demi, j’avoue que ça m’a perturbé… Je vais donc devoir retenter ma chance hors saison pour me faire une vraie idée.

gordes

Goult fût plus à mon goût (et ne riez pas trop de ce jeu de mot, c’est un hommage aux gens du pays qui manient le détournement des noms de leurs villages avec un talent certain).
Un village figé dans le temps où on a usé nos semelles dans TOUTES les rues. On y a découvert le moulin de Jerusalem (à Goult, donc. Pas à Jerusalem. On aime marcher mais on a des limites). En faisant le tour des remparts, avides d’un café en terrasse pour se reposer un peu (et faire pipi oui ok), on a découvert que le lundi (je ne m’avancerai pas pour les autres jours), TU BOIS PAS DE CAFE à Goult. On a trouvé une superette, bu un litre d’eau chacun et finit de tester les limites de ma vessie (les toilettes publics de Goult sont parfaitement propres, sachez le)

goult luberon vaucluse

Je pense sincèrement qu’on était au bout à la fin de la visite… mais je ne sais pas, on était pris dans une spirale infernale et l’envie de découvrir encore.

« On y va ? »
« Oui oui »
Et puis on est passé à côté de l’Isle sur la Sorgue et en tant que grands amateurs de brocantes et vides greniers, il fallait qu’on s’y arrête. C’est une ville, tout de suite, c’est moins choupi que Goult ou Saint Saturnin. Mais c’est mignon aussi dans le genre et surtout, c’est la ville des antiquaires. Je me suis fais jouir les rétine avec du matos vintage que jamais tu ne verras ailleurs. Les prix étaient nettement moins sympas, eux.

isle sur la sorgue

On a fini par s’installer en bord de Sorgue pour manger un bout avant de rejoindre notre chambre d’hôtes à Sernhac.

En partant, j’ai dit que j’avais jamais vu le pont d’Avignon.

Alors il m’a montré le Pont d’Avignon.

Je me suis couchée sous 40°c, les pieds en mort cérébrale, mais en en ayant pris plein la vue toute la journée.

Jour 4 (mardi): Castillon du Gard, Uzès, Nimes, Bouzigues, Launac le Vieux.

Mais ça, je vous raconterai demain, parce que c’est déjà un peu long là en fait….

Vous pouvez regarder le magnifique Storify que Toniolibero a fait (il est bien hein ? je l’ai déjà dit ?) en attendant (pour les photos instagram, il suffit de passer la souris dessus pour les voir apparaitre… y’a de la blaguounette en pagaille je préviens), c’est bien pratique pour avoir une vue d’ensemble du road trip.

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Comments

11 comments

  1. lexou says:

    J’ai regardé avec attention le rapport de ton chéri sur ce voyage et je me suis dis que vous aviez vu du pays comme on dit si bien!Au moins ces 6 jours sas enfants t’ont permis de voir du paysage et de changer un peu.Nous partons tous les trois en famille à Vias dans 15 jours, nous avons hâte, ras le bol du boulot, une VRAIE parenthèse de soleil, du VRAI soleil, pas celui de la région parisienne qui vient quand il veut.Mojito, soleil, plage, barbecue et chateaux de sable sont au programme.J’adorerais faire un peu plus de visites pendant nos vacances, mais il évident qu’avec notre mini de 5 ans,il faut bien entendu adapter le programme.Balades à vélos sont prévues.En tout cas Très joli road trip vous avez fait là, ca donne envie cette région!

  2. sophie says:

    Oh le Luberon. Ce sont mes vacances d’enfance dans la maison de mes grands parents a Bonnieux. Cet odeur de chaud, de thym, romarin, lavande mélangé. Rustrell est vraiment très joli. G hâte un jour d’y amener ma petite. Très bon choix de vacances. J’attends la suite pr bouzigues et ses huitres et moules. La prochaine fois descendez encore plus bas de les Pyrénées orientales où je vis dorénavant ( ms hors ete y’a trop de monde)

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