Le #TonioNatTour du sud de la France Acte 2

Je reprends où on était direct et sans transition, malgré le délai entre les deux posts (niveau réseau c’était pas génial où j’étais)(et puis je suis un peu en vacances, aussi) ?
Allez. Pour les retardataires, la première partie se trouve ici .

 

Jour 4 (mardi) : Castillon du Gard, Uzès, Nîmes, Bouzigues, Launac le Vieux.

On reprend la route depuis Sernhac où la nuit fût bien hachée à cause d’une chaleur dingue en direction d’Uzès.
Uzès, j’en entends parler depuis tellement longtemps tellement « c’est trop chouette », « c’est adorable », « c’est merveilleux », qu’une halte s’imposait avant.
Encore une fois, sur le chemin, on a croisé un panneau nous indiquant un vieux village. « Castillon du Gard ». Bon. Allez !
Un petit village dominant l’extrémité sud des Gorges du Gardon, ayant connu les guerres de religions du XVIe siècle auront détruits pas mal de monuments, les autres ont été restaurés avec talent dans les années 70. Avec de la vieille pierre dorée comme on aime et des tas de rues écharpées et des remparts, des gargouilles, des rues pavées qui racontent une histoire à chaque pas et surtout un calme appréciable, la visite ne dure pas plus qu’une heure, mais l’escale est bien plaisante.

castillon du gard

Je crois que j’avais déjà mal aux pieds en repartant, et la chaleur de la journée s’annonçait plutôt invivable.
Évidemment, en repartant vers Uzès, on a encore fait un petit arrêt obligatoire au « musée Haribo ».
Musée que nous n’avons pas visité (au prix de l’entrée, pour voir des vitrines de bonbecs et l’histoire de la Tagada… bon… voilà, on n’est pas joueur). On s’est contenté de faire des photos limites avec Harry devant des enfants, et d’acheter mon poids en bonbecs (et j’ai grossi pendant les vacances !). On a remballé tout ça dans un gros carton, en essyant notre bave qui coulait dessus, et au bout de 150m de route, j’avais déjà ouvert deux paquets.
ON SE REFAIT PAS.

musee haribo uzes

Uzès, enfin !
Bon… alors, comment vous dire que définitivement, et sûrement à cause du monde qui encombrait les rues, j’ai eu vraiment du mal à apprécier et à comprendre l’engouement pour cette ville, certes charmante, mais finalement pas autant que les petits villages qu’on a pu croisé jusque là.
On a fait un joli tour et le seul véritable intérêt de la visite a été de (re)découvrir l’artiste Eugène Barricade qui est installé là-bas depuis une année environ. Son travail correspond tellement à ce que je voudrais dans mon salon que je ne saurai même pas par quoi commencer.

eugene barricade

Après déjeuner (des burgers, pour faire passer les bonbons) sur la place, avec des serveurs tour à tour adorables et imbuvables et un voisin qui parlait tellement de lui, tellement fort, qui savait tellement tout et qui avait tellement tout vécu que j’ai failli faire un câlin à sa femme en partant en lui souhaitant bon courage, on a enquillé les km pour voir Nîmes.

Je vais en vacances au Cap d’Agde depuis 33 ans (OUI JE VAIS DU CÔTE DES GENS EN MAILLOTS) et je n’avais jamais vu Nîmes.
Le but, c’était déjà de voir les arènes, évidemment.
En descendant de la voiture, je pense qu’on a perdu 3 vies de chat chacun tellement on a eu l’impression d’étouffer. L’impression de crever. Oui. Tout à fait.
Mais il en fallait plus pour m’empêcher de visiter les arènes.
Oui, pour m’empêcher de visiter les arènes, il fallait qu’Etienne Daho et Christine & The Queens décident de pousser la chansonnette dès 14h pour leur concert du soir et donc, obligent les pauvres touristes, genre, nous, à rebrousser chemin et se contenter de l’architecture extérieure.
DEJA que je les portais ni l’un ni l’autre dans mon cœur, j’aime autant vous dire que pour le coup, vaut mieux pas m’offrir un CD à Noël.
Après avoir fait 4 fois le tour des arènes en râlant et en suffoquant, mon chéri a réussi à me convaincre d’aller voir autre chose. La Maison carrée ? Va pour la maison Carrée.
C’est une maison Carrée. Enfin, plutôt un temple. Mais comme j’ai à moitié fait un malaise tellement j’avais chaud, j’ai juste apprécié l’ombre qu’elle m’offrait, et on a fini par renoncer à notre visite de la ville. On reviendra hors saison, sans canicule, c’est une bonne idée pour pas griller nos dernières vies.

arenes de nimes maison carree

Du coup, on est parti vers notre maison d’hôtes pour la nuit, trop content qu’ils proposent une piscine. Une piscine façon lagon s’il vous plait ! On ne pensait plus qu’à se rafraichir à ce moment là.
Bon, en arrivant, le monsieur nous a avoué que la piscine dépendait en vrai du camping voisin et que vue l’heure, ça allait être compliqué.
Mais comme il était vraiment charmant ce monsieur (et qu’on était presque mort) on n’a rien dit, et on est parti prendre une douche dans notre chambre de Marie Antoinette et ses cousines. En ressortant, notre hôte nous a conseillé des resto sur Bouzigues et notamment « Le 29 – au bord de l’étang » . Par chance (il en fallait au moins un peu sur la journée), on a réussi à avoir une table pour deux (alors que le resto est toujours blindé, vaut mieux avoir réservé. On a mangé comme jamais pour 16 euros chacun. Je rigole pas, on n’a pas compris non plus. C’était dingue et on est rentré en se tenant l’estomac avec les deux mains.

Jour 5 (mercredi) : Aniane, Saint Guilhem le désert, Sète.

Notre nuit princière s’est déroulée sans trop de souci (mais Toniolibero SAVAIT qu’il ne fallait pas me parler des araignées dans la salle de bain). On a déjeuné avec nos hôtes et deux autres couples de clients avec du « tout fait maison » et des confiture BI-O (oui, ça avait l’air important de bien découper les syllabes).
On a un peu parlé de ce qu’on avait vu avec les autres clients, et on a quand même demandé à nos hôtes où on pouvait aller, dans l’idée ; dans le coin.
Ils nous ont conseillés Saint Guilhem Le Désert. J’avais effectivement pointé cette destination sur une carte. Au milieu de 24 autres. On s’est dit que c’était un signe alors on a foncé directement là-bas.
Enfin, d’abord, on a fait une halte à Aniane juste au dessous, parce que ça avait l’air mignon. Et ça l’était. Malgré son histoire pire qu’une tragédie grecque, à base de peste, de gel destructeur, de déchainement de violences, de choléra, Aniane a été joliment restaurée et un détour par son église du XVIIe ainsi qu’une balade au bord du ruisseau enclavé dans le béton (déconcertant mais marrant à voir) valent quelques minutes de nôtres temps. Ne pas oublier (ne JAMAIS oublier, de toute façon, de lever la tête dans de tels villages, on y découvre toujours de jolis trésors)

Aniane

Et c’était reparti.
Saint Guilhem donc.
Pour info, on y va en voiture, on se gare sur un immense parking (6 euros la journée me semble-il) et ensuite, une navette (gratuite) nous emmène à Saint Guilhem (avec un stop au pont du diable et un autre aux grottes de la Clamouse). A savoir qu’en contrebas du parking se trouve une plage pour se baigner dans l’Hérault.
Nous, on est monté.
En montant, on a croisé des gens à vélo. HAHAHA. Les gens sont cinglés quand même parfois.
Une fois débarqués du bus, et après à peine 20mètres, on a compris pourquoi Saint Guilhem fait parti des plus beaux villages de France. C’est juste incroyable comme village.
Tout y est joli, des pierres jusqu’aux commerçants et même l’humour de beaucoup d’habitants à en croire certaines décorations.
Si je ne dois conseiller qu’une seule destination parmi toutes celles de ce road trip, ce sera Saint Guilhem. Une étape aussi pour les marcheurs de Compostelle (chapeau à eux pour monter là haut).
Pour la petite histoire, à la base, il y a eu la fondation de l’abbaye de Gellone. En 804. Quelque part où, à la base, il n’y avait RIEN.
LES GENS SONT FOUS JE VOUS DIS !
Bref.
La visite de l’abbaye nous a coupé le souffle. De part la conservation des murs déjà (nan parce qu’on parle de la Révolution tout ça, qui menait à des destructions en masse… mais bon, hein, fallait y monter à Saint Guilhem avant de vouloir détruire quelque chose)(si il te restait des forces). L’orgue est le mieux conservé de France. Et il est monumental. Et le cloitre a gardé de son mysticisme malgré quelques pierres manquantes (bon, ok, des colonnes).
OUI, ils sont comme ça à Saint Guilhem. En fait, c’est simple, tout est joli. Ou beau.
Arpenter les petites rues du bourg était un réel plaisir, malgré les pentes et les marches. On a pu admirer les ruines du géant (on peut aller plus près si on veut, mes pieds n’étaient plus très d’accord).
En redescendant, on a fait un petit tour en contre bas pour admirer les gorges de l’Hérault, puis le Pont du Diable, datant du moyen âge.

saint guilhem desert

saint guilhem

Tout déshydratés qu’on était, et après avoir défoncé un litre et demi d’eau gelée, on est allé tranquillou en direction de Sète boire l’apéro.
Juste l’apéro. Enfin, d’abord, on est monté sur le Mont Saint Clair, et on a marché. Je crois qu’à un moment donné, tes jambes, elles te détestent tellement de ce que tu leur faire subir, qu’elles tentent carrément le suicide en prenant le dessus sur ta raison.

On a fini quand même par s’affaler sur des transats sur la plage à regarder les couleurs, les mouettes et nos marques de bronzage façon randonneurs.

C’est à cet instant là que notre plus grande décision du #TonioNatTour a été prise : le lendemain, on ne ferait RIEN.

sete plage

Jour 6 (jeudi) : Pézenas, Cap d’Agde, Usclas.

Oui, enfin « rien », on sait pas trop faire, alors d’abord, je voulais qu’on passe par Pézenas, parce que Pézenas reste pour moi la ville la plus sympa pour y faire des découvertes permanentes. Chaque année, je découvre des recoins, et chaque année, j’arrive encore à m’en émerveiller.

Pezenas

Et après manger (j’ai pris un camembert frit, pour mon régime), direction le Cap d’Agde .

Le Cap, je ne voulais pas y aller parce que c’est particulièrement joli, mais parce que c’est là que j’ai passé toutes mes vacances depuis que j’ai deux ans, que la plage de la Roquille regorge de mes souvenirs, parce que j’y ai construit les plus jolies amitiés, parce j’y connais toutes mes sensations, du bruit de la tong sur mon talon au crissement des grains de sable entre mes doigts, je sais l’odeur de la mer et le claquement des clés de la voisine, le craquement du lit superposé et ma peau qui colle aux chaises en plastique de la terrasse. Les allées de la résidence transpire encore de mes loups et font encore résonner nos rires quand on écoute bien. Je connais toutes les cachettes. Celles où j’ai sangloté et celles où j’ai embrassé.
Le Cap c’est un peu tout ça, et y emmener les gens que j’aime me paraît tout aussi important que de leur faire goûter ma meilleure recette (j’en ai qu’une de toute façon) pour leur dire qui je suis.
ET ENCORE UNE FOIS, OUI, je mets des maillots de bain. (J’anticipe vos vannes, tout à fait)

On s’est posé sur des énormes poufs, on a pris des bières, on a planté nos pieds dans le sable et on n’a plus bougé jusqu’à ce que ma copine d’enfance nous rejoigne. Et d’ailleurs, même là, on n’a pas bougé. On a mangé et on a rajouté des rires aux échos des murs de souvenirs …
Et on a dû repartir, quand même, à un moment.

cap d'agde

Jour 7 (vendredi) : Retour à Lyon via Point S (pas de stress) et Mornas Lès Adrets

Le petit déj dans notre maison d’hôtes tellement parfaite a eu raison de notre motivation à repartir, mais il le fallait bien. Notre discussion du matin consistait donc à savoir si on allait passer par le garage parce que la clim refaisait des siennes la veille au soir, sur le retour.
Évidemment, comme d’habitude, j’ai su garder mon sang froid.
« ON PART PAS. Je te PRÉVIENS, soit on fait réparer ça, soit on part pas. JE pars pas. Je vais MOURIR. Pitié pitié pitié »

J’ai eu gain de cause et on a passé une magnifique matinée chez Point S.

attente point S

Repartis dans la fraicheur (ou presque, rapport que la voiture est quand même sacrément mal en point), sur le chemin, mon cher et tendre homme parfait SAVAIT que je rêvais pas secrètement de m’arrêter à Mornas. Vous savez ? Cette immense forteresse que l’on voit sur l’autoroute des vacances quand on va dans le sud ? Oui ? Bah je voue un fantasme constant à son propos. Et bien voilà, j’ai ENFIN pu visiter. Et j’ai pas été déçue, ça non !

Mornas les adrets

Bon, mes jambes, mes mollets, mes pieds, TOUS les muscles de TOUT mon corps ont définitivement arrêté de me prendre au sérieux et ont en voté à l’unanimité pour me dégager. On est depuis en négociations à ce propos… mais je pense que je vais gagner quand même.

Je poste dès que possible (le traitement des trois milliards de photos me prenant plus de temps que prévu) le récap de nos nuités avec les adresses et tout, parce que certaines étaient VRAIMENT sympas !

Et évidemment, on continue le #TonioNatTour dès qu’on repart en vadrouille.
Au cas où, pour plus de photos, il y a toujours le storify   à regarder, et pour le reste, il y a :

– sur Twitter : @toniolibero / @cranemou
– sur Instagram : @toniolibero / @cranemou
– sur Facebook : toniolibero / cranemou

Et nos remerciements de nous avoir suivis (et supportés) pendant cette chouette semaine dans le sud)

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