J’ai conjugué « agacer » au subjonctif imparfait.

Et quand tu parles à tes enfants, ça donne « que vous agaçassiez ».

(J’ai vérifié pour être sûre)

On a bien rigolé.

Ils n’ont rien compris. Ça nous a détendu, c’était parfait.

Il faut dire que régulièrement, et je suis presque certaine que c’est pareil chez vous, toutes les petites choses qui nous titillent la patience à longueur de journée s’accumulent jusqu’au point de craquage. C’est ainsi que nous sommes agacés. Et que, peut être, éventuellement, parce qu’on n’aura pas dormi plus de 5h la nuit précédente, on PÈTE UN CÂBLE. Littéralement.

Jusqu’à parler au subjonctif imparfait. Pour se détendre.

Dans la liste de ces petites choses pas trop graves mais qui, mises bout à bout, nous donnent envie de crever des yeux de chatons avec leurs propres moustaches, il y a, en vrac :

 

– la rapidité relative : si tu pars pour Walibi à 8h du matin, tout le monde sera habillé-coiffé-chaussé à 7h45 pétante, te priant, en trépignant, de te magner avec ton brushing (qui sert à rien en plus, Maman, tu vas faire des manèges je te rappelle).
Par contre, si tu dois renouveler (en urgence) ton stock de PQ, là, il faut presque un tracto-pelle pour les faire sortir et arriver avant la fermeture du supermarché.
– la flemme relative : sur le même principe que l’idée précédente, l’enfant va se trainer comme un lamantin pubère pour faire quoi que ce soit nécessitant une dépense énergétique de plus de 15 Kcal alors qu’il arrive aussi bien à construire un château en origami en flinguant toute la ramette de feuilles (qu’on volera au bureau, la prochaine fois, pour la peine).
– la déconnexion wifi : Ce moment où tu parles à ta descendance mais que tu constates que le routeur s’est déconnecté. C’est exactement aussi agaçant que quand ton ordi perd le Wifi pendant que tu valides un article sur ton blog. SAUF QUE LUI IL PEUT PAS GÉRER CA PUISQUE JUSTEMENT C’EST UN ORDINATEUR.

– le réveil juste comme ça. Parce qu’il fallait demander quelle heure il était (pour être bien sûr que le réveil était bien réglé).

– La fausse bonne excuse. Récemment, j’ai eu le droit à « Maman, je ne trouve plus mon drap » comme excuse de réveil nocturne. Le drap, roi du cache-cache, donc. Qui était donc… à sa place, évidemment. Petit coquin, le drap.

– la question existentielle. Si possible à un moment adéquat, genre, quand on est avec sa copine pas vue depuis 7 mois et demi. Si possible, un truc auquelle nous-mêmes n’avions jamais pensé (et qui va nous retourner l’esprit une bonne partie de la nuit suivante, normalement).
Exemple : « les poils de nez ont ils une odeur ? »

– le sel sur la plaie : pile le jour où ton miroir te renvoie une image ignoble de ton reflet, que ta coupe de cheveux ressemble à celle de Rihanna (mais qu’on n’est PAS Rihanna), qu’on se rend compte que notre jeans est drôlement plus serré qu’hier  quand même. PILE quand on comprend qu’il va falloir se reprendre en main deux minutes, normalement, là, on a le droit à « Maman, c’est quoi CA ? » en pointant du doigt ce p’tain de poil noir qui nous pousse sur le menton depuis notre grossesse et ses poussées d’hormones qui jouent avec nos gènes cubains.

– la fonction replay. Tous les jours, on répète les mêmes choses. TOUJOURS les mêmes choses; Avec en tête « tes chaussures », les dents », « tu t’es lavé les mains ? AVEC DU SAVON ? » « Mange ! »

– En bonus : le livreur qui a encore dit qu’on n’était pas là ALORS QU’ON BOSSE A LA MAISON BORDEL !

 

C’est agaçant hein ?

Mais jamais plus que de conjuguer agacer au subjonctif imparfait.

Et j’aime cette relativité.

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Reste plus que ça de toute façon !

 

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