Les voyages forment la jeunesse…

Je suis bien loin d’appartenir à ce groupe de personnes ayant un sac à dos greffer aux reins et ne pouvant s’empêcher de bouger sans arrêt, sans véritable ancrage, toujours à la recherche d’autres horizons.

Cependant, je reste de ceux dont les voyages ont forgé un caractère un peu particulier : celui d’aimer l’autre.

J’ai un caractère plutôt réservé (si, si, je vous jure)(à la base), et lorsque mes parents m’ont envoyé faire un séjour linguistique en Angleterre ado  , je peux vous dire que j’étais loin de faire la maligne (pour pas dire que je faisais carrément la gueule) de savoir que j’allais :
1/ rater 1 mois de vacances avec mes copains du Sud et
2/ devoir me faire des copains ET parler anglais à longueur de journée.

Ah ça, j’ai pas été déçue… Et je ne vous raconte pas la fois où ils m’ont annoncé qu’on partait vivre en Allemagne… J’étais bien convaincue qu’ils complotaient contre mon épanouissement social.

Alors, d’avance, je préfère prévenir mes enfants, parce que le jour viendra où je me vengerai :

« N°1, Clapiotte, dans une dizaine d’années, prévoyez dores et déjà de me détester car vous allez partir vivre quelques semaines sans MOI (et je sais que ce sera le plus dur) (étant donné que vous ne pouvez protestez face à cette affirmation aujourd’hui, on dira qu’elle est vraie) (Vous n’aviez qu’à craquer le code de l’ordinateur).
Et surtout, vous allez partir voir ailleurs si votre langue sait s’adapter (sans mauvais jeu de mot).

Sur place, voilà ce qu’il va vous arriver :

–       Vous avez de fortes chances de dormir 1 mois dans une chambre que je n’aurai pas décoré. Ni vous. A priori, si vous avez de la chance, ça sera sommaire. Si vous en avez moins, ça ressemblera à ça à peu près

 

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– Vous allez devoir être gentils avec la personne qui vous accueillera. Même si elle vous emmène à la messe le dimanche, même si elle vous parle de son mari décédé, même si elle vous accueille avec une pizza-spaghettis-frites-gelly pour vous faire plaisir (mais si ca vous fait plaisir) (mange. Et dis merci à la dame)

– Vous allez devoir faire des économies non négligeables pour ne pas avoir à manger tous les jours les sandwichs douteux qu’elle vous aura préparés avec amour.

– Vous allez devoir faire connaissance avec les personnes de votre groupe, qu’ils soient anglais ou non, sans quoi vous allez vous taper la messe les autres jours que le dimanche avec Charlyne, votre hôte.

– Je vous obligerai à m’envoyer un mail minimum par jour. Voire deux, histoire que je sois bien certaine que la nuit a été bonne. Pas de ma faute si vous êtes nés après 2000, perso, j’avais qu’à envoyer une carte postale, mais c’est le jeu.

 

Les premiers jours, ça ne sera pas forcément évident, surtout si vous tenez de moi. Mais l’expérience vous apprendra à prendre suffisamment de recul sur vous pour faire le premier pas vers « ces autres ».

Et je vous promets que ça change la vie.

Bisous.

Maman.

Qui vous aime.

Et qui partira en voyage aussi pendant ce temps d’ailleurs. »

 

Vous pensez à envoyer vos enfants à l’étranger un jour vous ? Nan parce que j’ai hâte…

dictionnaire anglais

Lien hôte.

 

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Comments

16 comments

  1. Helmut le prout says:

    j’ai de très bon souvenirs de mes 4 séjours linguistiques à Dublin (dont 3 dans la même famille… avec qui j’ai repris contact 18 ans plus tard) : les copains, Trevor, les sorties, Trevor, les pop corn au fromage, Trevor, la guiness, Trevor, les 5 doghnuts pour une livre (10 francs), Trevor, ma première cuite, Trevor, Trevor, Trevor…
    Mon presque 6 ans aime déjà beaucoup les colos (il part lundi pendant 5 jours, à sa demande, tellement il a kiffé l’année dernière), donc il y a de grandes chances pour qu’il teste également les séjours linguistiques

  2. Working Maman says:

    J’adore cet article, ça me rappelle mon séjour linguistique en Angleterre (tout est véridique ! surtout pour la photo de la chambre HaHa). Ceci dit c’était génial !
    Kelly de Working Maman

  3. Madeleine says:

    Perso, j’ai des bons et des mauvais souvenirs. Je suis partie à 8 ans pour la première fois en immersion totale 1 mois en Angleterre (par une société payante), et j’ai pleuré comme une madeleine les 1ers jours. Ensuite ça a été chaque année jusque mes 15 ans mais j’étais pas fan. Par contre je suis partie en Allemagne deux fois deux semaines aussi mais chez des gens franchement adorables par bouche à oreille (avec retour des correspondantes à la maison) et j’ai pleuré seulement dans l’avion.
    Je suis une pleurnicheuse je crois!

  4. Poulette Dodue says:

    Rhooo j’au surkiffé mes sejours linguistiques en Irlande ! Je vois toujours mon poto L avec qui était dans la même famille que moi a 13 piges !!!
    Et j’en garde des souvenirs impérissables , ainsi que de Trévor (Helmut c’est ouf que nos amoureux irlandais se nomment Trévor !!!)
    Donc triple oui; si mes finances le perment séjours linguistiques !
    Bises

  5. MilyMaman says:

    Ca sent le vécu ! Et ça me rappelle des souvenirs. La jelly, les petits pois verts fluo, les sandwichs au « Marmite »… Ma logeuse ne m’emmenait pas à la messe (pas le genre) mais elle me faisait dîner tôt avec le petit et elle mangeait après (j’avais presque 20 ans quand même…). J’ai hâte d’imposer ça à mes enfants, parce que malgré tout ce sont de bons souvenirs :)

  6. miss Julie says:

    Le point positif c’est que c’est souvent lors de ce genre de voyages qu’on se perfectionne en langue (physique) aussi. 1ers roulages de pelles avec les p’tits english-boys, on en revient transformées, épanouies, et les parents sont ravis…;-)

  7. sternelle says:

    Personnellement un mauvais souvenir (m’enfin avec le recul je ne retiens que le positifà de mon séjour de 6 mois en allemagne en seconde … Une Gast Familie totalement tarée, une correspondante qui pronait l’anorexie, une mère coincé pire qu’un trou du c… , non mais sérieux ABUSE, bonjour les remarques qu’elles pensaient que je ne comprenais pas, les mensonges … comment casser une ado de 15 et lui infliger 2 ans de psychothérapie de retour en France … Mais je ne retiens maintenant que le positif, sisisis, mes ami(e)s de là-bas; le bord de mer, le super festival du mois de juin , les concerts, les cinoches avec les françaises, mes super camarades de classe, le super papa de la famille d’accueil, avec qui j’ai passé des bons moments en moto, lors de la coupe du monde de foot, les whisky coca servit en douce au bar …

  8. lexou says:

    j’adore les voyages, j’aime les langues étrangères, petite, enfin presque ado, cela ne m’a pas dérangé de partir plusieurs fois sans mes parents, mais heureusement, sauf à Londres, je n’ai eu que de gentilles familles, avec qui je suis encore pour certaines en relation d’ailleurs!par contre, concernant ma fille, va falloir qu’elle parte avec moi parce que je ne suis pas prête de la lacher comme ca ;)

  9. Ti koala says:

    Ici j’ai passé 3 mois entiers au Canada (anglophone) dans une famille et ma corres est venue 3 mois en France. Sûrement l’une des plus belles expériences de ma vie, j’avais 14 ans. Et je suis revenue bilingue.
    Alors oui, ti Koala ira voir du pays, si le coeur lui en dit.
    Sinon alors il restera en France mais partira sans Papa/Maman parfois, qu’il le veuille ou non, il faut apprendre à grandir.
    En attendant, j’ai pas spécialement hâte, je profite des calins :)

  10. FoxyMama says:

    C’est aussi à ces moments là qu’ils achèteront leurs premiers paquets de clopes et qu’ils vont pecho pour la première fois. Toujours aussi emballée ? ;)

  11. Chocololita says:

    J’ai vécu deux ans à l’étranger et ça reste l’une des plus belles expériences de ma vie. J’espère qu’un jour Petit Bonhomme aura lui aussi envie de tenter l’expérience!

  12. Merré says:

    Je suis partie à 17 ans vivre un an aux Etats-Unis en tant qu’étudiante d’échange, ce qui n’a aucun rapport avec un séjour linguistique d’un mois on en conviendra…J’en garde des souvenirs extraordinaires, inoubliables. J’ai fait des rencontres magiques, notamment avec mes parents d’acueil!!!C’était une année unique qui m’a fait évoluer, je suis revenue bilingue bien sûr mais ce n’était pas le but de cette aventure..je suis surtout revenue avec un autre état d’esprit, j’avais mûri..
    J’espère vraiment que ma fille aura l’envie et le courage de se lancer dans une telle aventure..

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