Le risque du métier

C’est quoi, pour vous, le risque du métier de mère?

Ici, j’ai trouvé. J’ai perdu toute crédibilité en société. Même ma réputation de fille cool y est passée. Il ne me reste rien… que la toux pour pleurer.

Ça a commencé dès la maternité, où je suis devenue, dès pondaison, « la maman de N°1 » (et parfois, juste un numéro de chambre). Évidemment, je n’étais déjà plus que l’ombre de mon enfant, à la crèche, à l’école, chez la pédiatre. Même mes proches, mes amis, ne me considéraient plus comme un être à part entière. Je n’existais qu’à travers ce petit morveux collé dans mes bras.

« comment va N°1? »: pour ce que j’en sais, il en est à sa troisième laryngite, mais moi? t’as vu mes cernes? Comment ça tu t’en fous?

« T’as besoin de quoi pour N°1? », Rien, c’est l’été, je le laisserai en couche, en revanche, j’aurai besoin d’une tunique pour cacher ce gros bide! Comment ça tu t’en bats les couettes?

« Il veut quoi pour Noël N°1? », comme d’hab, des voitures, mais évite celles qui font un bruit monstrueux s’te plait! Comment ça, tant que c’est pas chez toi?

« et le p’tit? t’as de quoi le faire manger? » Oui, c’est bon, et nous on se pose où? Comment ça, on va pas l’emmener dans un endroit bonder ce pauvre enfant?

Voilà une liste d’exemples prouvant que les personnes qui prenaient soin de nous auparavant renient tout lien d’amitié juste parce que quand même il est trop craquounet ce petit bébé là mais t’es sure que tu t’en occupes bien?

Avant, j’étais Cranemou. Maintenant, je suis maman.

En même temps, je les comprends.

C’est vrai que le pull estampillé lait caillé au niveau de l’épaule alors qu’on jurait qu’on resterait branchée, c’est moins seyant.

C’est vrai aussi qu’ouvrir la bouche à chaque fois qu’on donne une bouchée de courgette-veau à notre troll nous donne un air complètement demeuré.

C’est vrai que se faire prendre en flagrant délit de gouzi-gouzi alors qu’on ne jurait que par notre image de marque ne risque pas d’arranger notre réputation.

C’est vrai que la trace de morve séchée en bas de notre mâchoire suite à un câlin bien senti tire un trait définitif sur nos charmes restant (déjà qu’il en restait pas des masses).

C’est vrai que sortir une tétine, 4 mouchoirs sales, une roue de petite voiture, un gormiti, une couche et un reste de Playmobils avant de retrouver sa carte bleue dans son sac fout un coup à notre regard charmeur au vendeur de chez Darel.

Nan j’déconne pour la phrase du dessus, je parlais du caissier de Carrefour.

C’est vrai que le « ARRRGHHH! C’est quoi cette tête? » crié intérieurement (chut, peut être que l’Homme n’a encore rien remarqué) devant notre miroir le matin devrait m’obliger à me pomponner, mais deux fois sur trois, je n’ai même pas le temps ni l’idée de repasser dans ma salle de bain.

Et je ne parle pas de ma démarche chalouper aux alentours de 18h parce que je n’ai pas pris le temps d’aller aux toilettes.

Est-ce bien raisonnable de préciser que je n’ouvre même plus à mon facteur quand il m’amène des colis tellement j’assume pas le gilet en polaire sur jogging mou (tenue de combat quoi)?

Bon, bref, tout métiers comportent un risque, me direz vous!

Et vous? c’est quoi le risque de votre métier?

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Y’en a qu’on des métiers moins drôles que d’autres!

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