Pourquoi on mange pour pas cher à Palma de Majorque ?

A vrai dire, j’en sais rien. C’est juste que ça sonnait bien titre et que c’est vrai qu’on mange pas cher à Palma de Majorque. Pour ce qui est de la raison de ce bon marché, c’est pas à moi qu’il faut demander (Rho ça va, ne faites pas comme si c’était la première fois qu’on vous incitait à cliquer avec un titre). Par contre, on va quand même parler bouffe. Ça devrait me faire pardonner.

Durant notre séjour à Palma (dont le pourquoi du comment est expliqué ici), nous avons pu expérimenter la qualité de restauration de Majorque. Autant vous le dire tout de suite, il y a à boire et à manger dans cette histoire (ce qui tombe plutôt bien).

Pour commencer, nous avons tout de suite pris le pli des habitudes espagnoles. Le temps d’arriver, de trouver l’hôtel et d’en sortir à peu près présentable nous a conduit à débuter les recherches de vivres vers 16 heures. Nous étions en plein cœur du vieux Palma, sur une place charmante face à l’église Santa Eulalia. Natacha n’ayant qu’un seul critère “Une terrasse !”, nous avons atterri au Café Plaça.

Cette facture est intéressante à plusieurs niveaux. D’abord on notera qu’on a pris une seule pizza pour deux (parce que 16 heures déjà et on pensait plutôt au dîner). Si vous voulez perdre 30 kilos avant l’arrivée de l’hiver pour être bien dans votre combinaison de ski, pensez donc à décaler vos horaires de repas en fait. Pour ce qui est de la pizza, on n’a pas pensé à la prendre en photo mais ce n’est pas grave parce que je l’ai retrouvée dans les courses en ligne.

Le soir, on a décidé de faire confiance aux guides, ceux que j’avais empruntés à la bibliothèque. On a choisi un peu au hasard et on est tombé sur “Bar Espanya”. On devait déjà être fatigués (il était presque 10 heures) sinon on se serait peut être méfié du nom de ce bar. Imaginez en France un resto qui s’appellerait “Bar français”, c’est un peu louche non ? Autant vous le dire tout de suite, on lui met quatre étoiles à ce bar de ruelle sombre : une étoile pour l’ambiance avec sa bonne musique et sa clientèle enjouée, une étoile pour le service parce que tout le monde était sympa derrière le bar et enfin deux étoiles pour les tapas qui enfin nous donnait l’impression de bien se trouver sur une terre hispanique.

 

 

 

On a pu avoir un bon aperçu des spécialités à goûter absolument si vous faites un séjour à Majorque. D’abord le pa amb tomaquét, un pain frotté à l’ail et à la tomate avec de l’huile d’olive accompagné de jambon ibérica. Ensuite la fameuse sobrasada que je qualifie, sans doute à tort mais ça vous donne une idée, de pâte de chorizo à tartiner. Ils l’ont servi sur un morceau de pain avec un piment vert mariné, un vrai délice. On aussi commandé des croquetas (2 de morue et 2 aux légumes) qui déchiraient. Enfin Natacha a pris un burger de gambas et là j’ai pas compris, je l’ai laissée seule avec cette incongruité.
Pour la soif, j’ai pris deux verres de Bla Bla Bla. Non que je ne me souvienne pas de ce que j’ai bu mais ceci est le vrai nom de ce vin majorquin, peut être en hommage à la qualité de ton discours (ou de ce que tu comprends) si tu finis la bouteille.

Sinon Natacha a bu de l’eau (si, si).
On en a eu pour 29 € et des cacahuètes à deux, on avait donc envie de faire la Ola (que tal ?) quand on a vu l’addition.

Bar Espanya, Carrer de Can Escursac, 12, 07001 Palma, Illes Balears, Espagne

 

Le lendemain on partait pour une expédition en vélo et on avait prévu environ 60 kilomètres de route. C’était donc plutôt une bonne idée que de s’arrêter un moment pour un petit-déjeuner conséquent. Il faut dire que c’est assez facile à Palma car ils aiment bien le sucre et le gras dès le réveil.


(oui, on s’envoyait des messages trop mignons de ce genre pendant le séjour alors qu’on était à côté)

On s’est arrêté près de notre loueur de vélos à côté de la station sur la plaça d’Espanya. Cet endroit semble être l’un des points stratégiques de la ville donc n’espérez pas profiter de la quiétude du petit matin cependant on a eu une bonne surprise avec le restaurante “La Parada” et j’ai enfin pu goûter l’ensaïmada, LA spécialité de majorque pleine de saindoux et de sucre. Natacha a préféré se rabattre sur une flauta crema qui est une recette … mexicaine.

Restaurante La Parada, Plaça d’Espanya, 6, 07002 Palma, Illes Balears, Espagne (pour le petit déjeuner, le reste on ne sait pas).

Le but de notre voyage en vélo consistait à pouvoir s’éloigner de la ville pour profiter d’une côte un peu plus sauvage, se faire dorer la pilule et trouver une paillote remplie de beaux majorquins qui feraient griller des poissons sur la plage.

A la place on a eu ça.

Vers 17 heures, à bout de forces et cédant à nos fesses qui se demandaient bien pourquoi on les obligeait à subir l’épreuve des poteaux alors que normalement c’est les pieds qui s’y collent, on a fini par revoir à la baisse nos exigences. En vrai, on n’avait plus aucune exigence. Ah si, Natacha voulait une terrasse !

Sachant qu’on avait perdu environ 3742 calories, on n’a pas hésité à prendre des patatas bravas. SI vous connaissez les potatoes des fast-food, vous visualisez assez bien le concept même si ici, l’huile d’olive prime. J’ai cru que j’allais défoncer la marmite tellement j’avais faim mais en fait ça ressemblait un peu à un miracle comme celui de la multiplication des pains. Quand je mangeais une patata brava, deux autres apparaissaient dans mon assiette comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus que j’ai prise à la fin de mon repas.

 

En rentrant le soir, on n’avait même plus la force de manger mais comme c’était notre dernière nuit à Palma, on a fait l’effort. On s’était en plus promis de trouver une place au Café Antiquari, un bar qui nous faisait de l’oeil depuis la veille. On a enfin pris un vrai apéro pour nous féliciter de ce #coworkBeach réussi et de nos efforts physiques. J’ai sauté sur la sangria, juste parfaite et réalisée devant mes yeux ébahis pendant que Natacha succombait à l’appel de la Guiness (il faudra donc un jour que j’explique le concept de spécialité locale à cette fille).

On était tellement prête à tout pour aller dans ce bar qu’on a accepté la place prisée des marches de l’escalier (spéciale dédicace à nos fesses).

Café Antiquari, Carrer Arabí, 5, 07003 Palma, Illes Balears, Espagne (il paraît qu’on y mange bien aussi).

Le lendemain, on devait partir assez tôt pour se rendre à l’aéroport. Autant dire que je me souviens même pas de ce qu’on a pu boire et manger. Comme on devait poireauter dans les salles d’embarquement, j’en ai profité pour acheter quelques dernières spécialités culinaires comme une sobrasada (en IGP) …

… et des Haribos Goldbären parce que ceux des Allemands sont meilleurs (les arômes naturels doivent y être pour quelque chose) et que là-bas on était quand même un peu en Allemagne, il faut l’avouer.

Sinon, pour la prochaine fois, si vous avez l’adresse d’une paillote avec de beaux majorquins qui font griller la pêche du jour pas loin de Palma, on est preneuses !

 

Cet article a été écrit par Séverine, Aka Electroménagère, mon acolyte de coworkBeach, je ne comprends pas du tout de quoi elle parle quand elle dit que j’ai un problème avec les terrasses et les commandes de tout sauf les spécialités. Vraiment. N’importe quoi évidemment.

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Et elles inventèrent le #CoworkBeach

« Ouaaaaah, t’as trop de chance d’être freelance, c’est super, tu fais ce que tu veux, c’est génial ! »

Qu’est-ce que j’aime faire rêver les gens, si tu savais…
Parce qu’on va pas se mentir, être indépendante, c’est surtout pas mal la merde en vrai.

Par exemple, moi, en juillet et en aout, je bosse moyen moins, parce que mes clients sont en vacances. Du coup, en septembre, je commence le mois avec zéro, c’est génial et pile dans le timing pour pouvoir payer ma taxe d’habitation et ma taxe foncière, j’aime beaucoup.

Et puis il y a les fois où tu es malade et où vraiment tu peux pas bosser, mais comme t’es freelance et pas salarié, y’a personne qui t’envoie quand même un minimum pour vivoter.

Et ces fois où tu te retrouves à accepter bien trop de taf et à bosser comme un husky parce que « on sait jamais »…

Et puis freelance, c’est aussi le synonyme de solitude, un peu. Parfois, j’en viens à parler  à ma cafetière, c’est dire si je pète les plombs…
Du coup, depuis quelques mois (ou années, je ne sais même plus); on essaye de se retrouver une fois par semaine avec ma désormais coéquipière Séverine, rédactrice web également, histoire de se soutenir et d’éviter de parler à du sopalin.
Et un jour, au détour d’un 43ème café, elle me dit « et si on partait 3 jours quelques part, n’importe où, au moins cher ? »

Après, tout, c’est ça aussi, le freelance. Pouvoir gérer son emploi du temps comme on veut, et travailler d’où on veut si besoin.

On a dégainé le site Kayak et sa fonction « explore » et on a cliqué sur le billet le moins cher aux dates qu’on avait choisies.
Ca aurait pu être Dunkerque.
On s’est retrouvé avec deux billets allers-retours à Palma de Majorque pour 40€ chacune aller-retour.

Comme on éructait notre excitation et notre joie d’avoir de si bonnes idées et autant de chance, on s’est lancé un défi : 3 jours, 2 nuits, 150€. TOUT compris.

Voilà le résultat (pour UNE personne, hein, faut pas déconner)

– Billets d’avion A/R Lyon-Palma : 40€ (EasyJet)
– Trajet Lyon-Aéroport (aller) : 4€  (BlablaCar)
– 2 nuits en auberge de jeunesse (Hostel Fleming) : 55€
– Taxe de séjour : 1€
– Navette aéroport Palma A/R : 10€
– location de vélo : 9€ (Palma Lock and Go, Plaça d’Espanya)
– Visite Église : 5€
– Pause déj pizza/2 boissons : 6€
– Apéro : 2,50€
– Bar à tapas (tapas (plein) + 1 verre de vin + eau) : 15€
– Petit déj (Café + spécialité patissière bien grasse « ensaimada ») 2,5€
– Supermarché pré sortie vélo (eau/collations) : 2,50€
– Coca de survie pendant sortie vélo : 1,5€
– Pause déj : 1 plat + boisson : 7€
– Apéro : 5,50 €
– Collation du soir (histoire de) : 5€ (mais en vrai on se souvient pas très bien, on pense moins, mais on va mettre large)
– Trajet Aéroport-Lyon : 6€ (BlablaCar)

 

Et au total du coup ?

Et bah 177,50€, porte à porte depuis Lyon pour 3 jours et 2 nuits à Palma de Mallorca.
On a « un peu » dépassé le budget, mais je pense qu’on aurait pu économiser sur les nuits… sauf qu’on n’était pas encore tout à faire prête pour le couchsurfing, ni pour les chambres communes de l’auberge de jeunesse.
Bref…

On va être obligé de refaire pour rentrer dans le budget. TROP dommage !

Sans avoir eu l’impression de nous priver, on a vraiment rentabilisé notre excursion. On s’est aussi perdu, parce que c’est quand même la base, on a vu de choses magnifiques et d’autres moins cool mais on a beaucoup dit « Hannnn c’est trop beauuuuu », c’est que ça nous a plu.
Et donc, OUI, j’ai aussi travaillé un peu, dans l’avion et dans la chambre, donc TOUT est possible, en fait.

Le freelance c’est trop cool ?

Ouais. GRAVE ! (mais pas tous les jours, comme le reste quoi)
Mais surtout, on vient de nous prouver à nous-mêmes qu’on pouvait visiter des pays sans non plus se ruiner, et sans pour autant, non plus, faire les pouilleuses (parce que ouais, on n’a plus trop l’âge d’avoir le courage d’assumer ce qu’on assumait quand on avait 20 ans, en vrai…)

Et je te débriefe le voyage en question très rapidement, promis, tu vas rigoler !

 

 

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Une eau chaude pour la 4 !

Oui rhooo ça vaaa j’avais dit que je revenais « demain » te raconter mon histoire d’eau chaude, mais en même temps, j’avais pas dit QUEL demain. Note bien.

Hum.

Bref.

Je disais la dernière fois que la rentrée avait été quelques peu perturbée et pas qu’à cause des réunions et des fournitures scolaires.

Il se trouve que dans un mélange de dépression post-vacances trop cool-excès de vacances trop cool – rentrée pas trop cool – fatigue générale pour cause de mise à profit de vacances trop cool et retour à la réalité dans un froid de gueux, je suis tombée malade.

La bronchite, ma désormais meilleure amie de chacune de mes rentrées depuis quelques années, est revenue me rappeler que j’étais humaine et que donc, je devais aussi ressentir, parfois, cette impression de mourir comme si j’avais la lèpre de la plèvre (si tu le dis très vite c’est pas facile-facile).

Et comme en plus j’étais fatiguée, c’était le combo parfait pour avoir l’impression que j’allais décéder juste en faisant l’effort de cligner des yeux. Rouges, les yeux.

Du coup, j’ai comblé le peu de temps de vie active qu’il me restait en faisant des vertiges, histoire que mon hypocondrie s’active de façon exponentielle à mon mal-être.

C’était génial. J’ai même gémi je crois.

J’ai réussi à ramper chez le médecin qui m’a fait comprendre que je n’avais pas de leucémie, mais des résultats sanguins dégueulasses, option ça craint, rapport, éventuellement, à une alimentation bière-chips que j’ai pu avoir pendant l’été (on m’avait forcé, évidemment).

Je me suis excusée auprès de mon corps (si, si, je ‘lai vraiment fait), et du coup, je me suis fait une cure de jus de légumes, graines en tout genre, tisanes et autres jus de citron.

Plus de café, plus d’alcool, plus de gras, plus de sucre, j’étais devenue du jour au lendemain l’ambassadrice du healthy instagrammable (mais tu noteras que j’ai rien instagrammé).

J’ai commandé du thé vert dans les cafés et des Perrier-tranche dans les bars, en constatant que les régimes detox en gardant une vie sociale, ça coutait finalement aussi cher que de boire des cocktails au yuzu et feuilles d’or 24 carats.

Même qu’au Coworking (Chez Sofffa, c’est trop bien (en plus tu peux me voir) je te conseille), comme je pouvais plus boire de café, ils me faisaient goûter tous les trucs bien chelous qu’ils avaient en stock…

 

Et j’ai dormi. Plein. C’était bien.

Petit à petit, je me suis remise d’aplomb. Bon, j’ai pas encore refait de prise de sang, mais j’ai plus l’impression de marcher à l’envers dans un roller coaster, donc y’a quand même du mieux.

Pendant tout ce temps, quand même, où j’ai dû me plier à un régime sain, je suis allée dans des magasins bio histoire de faire ça vraiment bien (tant qu’à faire, je me suis carrément investie dans ma mission de régénération cellulo-plasmatique, je ne fais jamais les trucs à moitié)

Une fois, j’étais devant le rayon tisanes d’un magasin bio de mon quartier, m’extasiant devant autant de choix de saveurs et de couleurs (oui, je fais aussi très bien semblant de trouver ça formidable de passer 4h devant le rayon tisanes), remplissant mon panier de toutes ces petites boites mirifiquement alléchantes, je suis allée à la caisse.

Pendant que je me rendais compte que je n’avais pas de sac pour ramener mes 43 paquets de tisanes, m’offrant en sus un 64ème totebag pour la peine, la jeune femme de la caisse s’extasiait à son tour sur mon choix de tisanes.

  • Ohhhh vous en avez pris beaucoup ! Vous êtes fan ?
  • Euh… fan de tisanes ? Haha, non, pas vraiment, mais quitte à boire que ça, autant varier je me suis dit.
  • Vous les connaissez celles-ci ?
  • Non.
  • J’aime pas du tout.
  • Ha bah c’est motivant ça.
  • Non mais je n’aime pas les tisanes en général en fait.
  • Ha ok… En même temps si vous avez encore le droit de boire du café, hein, profitez-en pour ceux qui doivent s’en passer…
  • Ha non mais moi, je ne bois que de l’eau chaude.
  • HAHAHAHA.
  • Non mais je ne rigole pas.
  • Mais de l’eau chaude, c’est à dire… de l’eau… chaude. Et c’est tout ????
  • Oui oui, quand je bois de l’eau chaude, ça me donne l’impression de purifier mon corps, ça me procure un sentiment de réconfort, c’est un peu ma boisson doudou.
  • Qu’on soit bien d’accord, votre boisson doudou, c’est donc… de l’eau. Chaude.
  • J’adore oui ! Vous devriez essayer.
  • Alors écoutez, je trouvais ma vie assez hyper triste comme ça avec mes tisanes, donc je vais en rester là, mais promis si je me mets à l’eau chaude je vous appelle hein !

Je suis sortie déjà vachement moins dépressive qu’en entrant, du coup je me suis dit que les magasins bio, c’était peut-être le secret de la bonne humeur…

J’ai croisé un copain à qui j’ai raconté mon histoire, trop fière de pouvoir enfin dire que ma vie de merde n’était finalement que joie des papilles et festivités gustatives.

  • Ha mais arrête de rire, tu sais ce qui est VRAIMENT bien ?
  • Vas-y…
  • L’eau tiède.

Franchement, les mecs, merci à vous d’avoir embelli mon quotidien morose du mois de septembre, grâce à vous, à chaque fois que j’engloutissais une tisane, un Perrier ou, fête, une Badoit rouge, je me disais que quelque part, dans Lyon, des personnes trinquaient à l’eau chaude.

Et ça m’a fait du bien.

Cœur avec mon plasma !


Cœur avec la vie aussi hein !

 

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Rangs très serrés.

Reine du jeu de mot : CHECK.

OUI.
Je sais.
Presque un mois sans revenir écrire ici mais attends, c’est qu’il s’en est passé des trucs pendant ce mois… si tu savais…

Mais bouge pas tu vas savoir, en fait, tu penses bien que je ne reviens pas pour rien.

 

Alors, déjà, et surtout y’a eu la rentrée et je sais pas chez toi, mais ici cette année, ça s’est présenté un peu comme l’anti-chambre de l’enfer cette histoire.

Premièrement (et principalement), parce que je suis tombée malade et que mon corps a dit en même temps « allez, salut, j’te laisse là grognasse », mais je t’en reparle un peu plus tard.
Parlons des greffons.

Greffons à qui il manquait des mines de criterium et des règles pas cassées, même après avoir fait les fournitures au point par point pour être bien sûr de ne rien avoir raté. Par contre, N°1 a maintenant en sa possession 5 jolis cahiers 24×32 petits carreaux. Vas savoir ce qu’il s’est passé le jour où j’ai fait les courses. Je ne sais pas.

Après, on a enchainé direct avec le froid et les habits pas adaptés, et du coup, le… rhume Mesdames et Messieurs. Forcément, hein, on est beau, on est bronzé MAIS ON EST SURTOUT enrhumé !!! C’est un package rentrée cette histoire de mouchoirs je pense (en bonus de 4 cahiers en trop et du porte mines en moins).

Et ensuite, bien évidemment, les inscriptions aux activités extra-scolaires (tu peux cliquer là, j’en ai fait un article) et… les… réunionnnnns de rentrée OH YEAH !

Je ne lâche pas l’affaire.
10 ans de scolarité pour l’un, 6 pour l’autre, et pas une seule réunion à laquelle j’aurais échappé (avec els réunion foot en prime, parce qu’on dirait que j’étais en manque)
Et pourtant, c’est pas faute de savoir ce qu’il va se passer.
Des instits qui s’attendent à des questions bien pourries, des parents au taquet sur les devoirs, des explications bien trop longues concernant le programme qui a encore changé… C’est long, on a chaud, on a soif, on regarde les balles de tennis qui ancrent les pieds des chaises et on se dit que nos scotchs ont bien du courage de rester assis là des heures durant et que finalement, on comprendra peut-être la punition pour rêvasserie ou décrochage en cours de leçon. (Non, je rigole, évidemment, comme tout le monde, je frappe mes enfants à coups de règle en fer si ils reviennent avec une punition).
Le truc drôle de cette année, c’est que je me suis pointée à la réunion en robe/collants/bottes/coiffée/maquillée, rapport que j’avais un truc après où on m’avait demandé d’éviter les baskets. Je pense que seulement 4% des gens que j’ai croisé m’a reconnue du coup. Le reste devait juste se demander si y’avait pas une erreur de casting au niveau de la soirée.


Mais non j’ai pas utilisé mon téléphone une seule pendant ces 143h de réunion…
Que dalle.

La nouveauté, c’est le collège à la limite.
Tu es bien tranquille assis dans ta salle de classe avec le prof principal – physiquement sympathique, du coup, tu te dis que ça va le faire cette réunion, pour une fois – qui te présente un peu comment ça va se passer, et là, le défilé des autres profs commence.
Tu as celle dont ton fils t’a parlé, qui l’a déjà puni 2 fois (COUPS DE RÈGLE) pour oubli de matériel alors que bon, c’était le premier jour et grâce à qui ton hypothalamus se casse à Hawaï au bout de 4 phrases, te laissant dans le vague absolu d’une brume envahissant ton cerveau. Pas faute d’avoir essayé d’être drôle (mais c’était raté). J’ai longuement hésité à taper son nom dans Google pour savoir si elle n’était pas la créatrice de la narcolepsie.
Il y avait celui qui avait 103 ans. On ne savait pas trop comment il pouvait encore respirer, mais il y arrivait. Du coup, old school oblige (il faut croire), il nous parlait comme si on avait 4 ans et demi, c’était un peu gênant au bout d’un temps. Pis du coup ça a remis en cause des tas de préjugés sur l’âge de la retraite des fonctionnaires alors depuis je suis pas très bien.
Il y a eu la prof avec LE défaut physique qui te fait dire qu’elle a quand même le moral de se taper des ados susceptibles à tout moment de lui faire une blague débile sur le sujet.
Et puis gros big up au prof d’histoire, qui, en parlant des devoirs, a réussi à caler « déporter ». J’ai failli applaudir mais je me suis souvenue à temps que c’était pas avec moi qu’il avait fait le pari.

Ce qui reste pas mal, quand même, il faut le dire, c’est que depuis la maternelle, j’ai eu le temps de me faire pas mal de copains et comme nos enfants se suivent dans les classes, je te fais pas un dessin de l’ambiance quand on se retrouve tous assis les uns à côté des autres.
Ça a vachement moins fait rire mon gamin qui a eu le droit avec sa pote à un « Ah bah vos mères elles parlent encore plus que vous pendant que j’explique un truc ».
Il était pas fier de moi (COUP DE RÈGLE !)


Genre ça ça pourrait être moi. En fait (mas j’ai plus de ride)

Je ne me suis pas suicidée à coup de ramettes de papier, c’est que je m’en suis sortie.
Et demain, je te raconte comment j’en suis venue à parler eau chaude avec une inconnue (true story).

Tu vois ! Je suis pas morte, c’est juste que j’étais un peu occupée…

 

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T’as tes règles ou quoi ?

Tu étais peut-être dans une grotte à ce moment là, mais cet été, le magazine BIBA a eu l’idée incommensurablement subtile de demander à des hommes ce qu’ils pensaient… des règles.

Bon, en soi, pourquoi pas. Mais pour le coup, ils ont choppé une belle tripotée de mecs nés en 1903 visiblement si on lit leurs réactions de petite chose fragile dégoutée face à un truc qui, bon, allez, je le dis, touche UNE PERSONNE SUR DEUX en âge de procréer.
Evidemment, gros bad buzz, relayé par Buzzfeed par la suite. Ça m’a énervée.

En lisant des « beuuuurk » et autres petits commentaires remplis de dégoût, je me disais que c’était pas possible, pas là, pas aujourd’hui, pas « Jules, 25 ans » ni « Paul, 38 ans ». Je sais pas, moi, j’avais pas l’impression qu’autour de moi, les mecs soient dérangés par le concept pourtant…
Alors j’y suis allée de ma petite enquête dans mon entourage, et Ô surprise, je fréquente uniquement des gens éduqués, cultivés, ouverts d’esprits et qui vivent bien en 2017 (ils sont drôles et beaux, aussi, allez, cadeau).

J’ai ma copine Almira Gulsh qui a partagé l’article sur les réseaux sociaux et j’ai bien évidemment participé à la conversation, parce que moi, j’aime bien donner mon avis, surtout pour dire que les gens sont cons, donc, surtout dans ce genre de cas. Parce que je pige pas, moi, d’avoir honte de cacher son tampon ou sa serviette, de parler de ça comme d’un tout autre sujet.Mais genre VRAIMENT je pige pas. J’accepte qu’on essaye de m’expliquer, hein, j’aime bien essayer de comprendre, mais à part si tu as vécu un traumatisme sanguinolent dans la vie, je comprends pas.
En soi, on est bien ok que si on pouvait faire sans, on signerait direct, mais bon, dans la vraie vie où t’as pas trop choisi d’avoir un utérus, bah tu vis avec.

T’sais, moi, ça dure 7 jours TOUS les 28 jours, alors autant te dire que ça fait BIEN partie de ma vie, et qu’étant donné mon caractère festif, je me planque pas une semaine entière tous les mois depuis 23 ans. Tu sais pourquoi ? Déjà, parce que ça ferait plus de 5 ans à se planquer (je viens de vivre un petit traumatisme en calculant ça, sache le)(5 ans PUTAIN !), en tout, et que je suis nulle en cache-cache de toute façon (pis ça me donne toujours envie de faire pipi en plus).
Puis parce que c’est comme ça, je vois pas le problème, d’autant que je fais partie des miraculée qui n’ont pas spécialement mal ou peu (ou parfois vraiment beaucoup, et là, j’ai envie d’égorger des chatons un peu).

Ça, c’est mon point de vue.

Autour de moi, mes copains ont pas de suite compris pourquoi je les agressais avec mes « Et les règles, t’en penses quoi toiiiii ? » entre deux cafés et sans transition au milieu d’une conversation sur la cuisson des pâtes.
Mais j’ai eu ce genre de réponses :

« Bah, euh… rien. Je devrais en penser quoi ? »
« Bah c’est comme ça »
« Bon je t’avoue que pour un one shot si la meuf a ses règles je saute pas au plafond mais sinon, j’ai jamais eu de souci avec ça » (et de rajouter « en plus j’en ai connu une qui était en feu dans cette période je te raconte pas » (non, me raconte pas).
« Bon, je te cache pas que la toute première fois, j’étais pas hyper à l’aise, mais bon… c’était la première fois »

Des gens normaux quoi.
Bon, après, ce sont mes amis, forcément ils sont normaux (pour compenser avec moi).

Tout ça pour dire que dans ma conversation avec Almira, elle m’a présenté virtuellement Jack Parker alias Taous Merakchi qui tient un blog… sur les règles : Passion Mentrues.
Oui.
Et qui a sorti « Le grand mystere des règles » chez Flammarion.
Je te conseille vivement d’avoir ce livre dans ta bibliothèque, que ce soit pour en savoir plus ou pour savoir comment aborder sainement le sujet avec ta progéniture si jamais tu n’es pas à l’aise avec le sujet.

Il se lit à la cool, sans jugement, mais bon, si tu n’es pas tout à fait d’accord avec ce que j’ai pu écrire plus haut, ça risque de te faire un peu grincer les dents, parce que globalement, elle pense tout comme moi (mais elle l’écrit en mieux, dans un bouquin, donc).

Le livre traite d’à peu près tout ce qu’on voudrait savoir sur les règles, de comment sa marche à qu’est-ce qu’on doit faire pour que le sujet ne soit plus un truc à planquer comme si on portait la peste noire en collier une fois par mois, en passant par leur place dans la société, dans l’histoire, comment mieux les vivre, enfin comprendre qu’on n’est pas toutes pareilles ou comment et pourquoi De Palma a traumatisé toute une génération de jeunes filles pré-pubères (genre moi).
On en sait plus aussi sur le pourquoi de la fameuse tradition de « la claque » des premières règles, et même, on sait qu’en Espagne, on fait dans la métaphore fine en disant que « le steak décongèle ».

J’ai refermé le livre moins bête de beaucoup de choses et je le garde bien précieusement en cas de questions des greffons, parce que j’ai beau me vanter de les éduquer sans tabous ni non-dits, si je peux le faire encore mieux, je prends.
Et je te le conseille.

 

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Le p’tit bilan, calmement

Ça y est, je suis donc officiellement revenue de vacances (je dis officiellement, parce qu’en fait, il y a de grandes chances que je décroche encore quelques jours de rab voir ce que l’Atlantique a à me raconter).

Cet été a été riche de beaucoup de choses alors comme je suis là pour te raconter ma vie, tu ne vas couper à mon petit debrief de rentrée.

D’abord, j’ai retrouvé mes enfants.
Ouais, on commence par les trucs sérieux, ouais.
L’année scolaire est passé si vite que début juin je me croyais encore en novembre (et pas qu’à cause des températures).
On n’a pas vu le temps passé, du coup, on a eu cette impression de tellement peu profiter.
Et puis il y a eu cet été.
N°1 et Clapiotte m’ont accompagné à la mer, on s’est retrouvé, on a dormi ensemble, on a attrapé des poux (si si, merci LE KARMA), on a fait des châteaux sur la plage, ils m’ont fait tomber dans l’eau, on a beaucoup discuté d’un peu de tout et surtout, surtout, on a ri.
Ils m’ont fait remarqué que je n’étais pas vraiment comme les autres mamans de la plage. Je ne lis pas de livre à la plage, je me couche sur ma serviette quand elle est pleine de sable, je fais des gestes improbables quand je joue aux raquettes, j’ai les genoux rougis par le sable à force d’être à quatre pattes (je te vois sourire) et je m’auto-fais des croches-pieds pour tomber dans 10cm d’eau avec la classe d’un lamantin, tout en perdant mon haut de maillot.
Je ne me fais pas beaucoup de copines à la plage, du coup… Enfin… pas qui aient atteint la majorité en tout cas, mais ils aiment bien me voir comme ça, en vrai, et c’était drôlement cool.

Bon, y’a des légendes explicatives pour ces photos hein, en vrai, sur mon Instagram… hum…

Quand j’étais petite, j’en avais des tas des copines et des copains de plages.
Et cet été ça tombait bien, j’ai eu la chance de recroiser deux d’entre eux.

Ces amis là, c’est le concept même de ce qui peut être vraiment précieux. Des gens qui ne jugent pas beaucoup mais qui écoutent, des discussions trop longues, qui partent en vrille, font un lutz piqué et qui finissent toujours dans des fous rires. Passez du temps avec eux, c’est comme reprendre un souffle qu’on avait oublié, tout devient plus simple, plus beau et moins ennuyant.
Ces amis là, c’est l’un qui attend minuit pour me souhaiter mon anniversaire et l’autre qui arrive le jour J pour ne pas me laisser seule avec un rosé sans glaçon.
Ces amis-là, j’espère que tu les as.
MÊME si clairement, on ne dort pas assez quand on se retrouve 10 jours ensemble !


Et ELLE, elle déboite toutes les amitiés, je te le dis…

Et sinon, après les larmichettes on a quoi ?

Ha bah on a tout le reste.

On a les femmes aux seins refaits qu’on ne sait pas trop si ce sont des bouées ou pas quand elles vont dans l’eau tellement ça leur remonte jusque sous le menton.
C’est les chariottes de glace immonde où t’as tellement envie d’aller leur commander une pizza et du rosé, pour voir…

C’est les vieux dégueus qui profitent de la promiscuité estivale pour mater le fessier rebondi de ta pote.
Ce sont les enfants des autres que tu as envie de fracasser à coups de pelle parce que visiblement, ta tête fait partie de la plage, donc marcher dessus ne pose aucun souci.

C’est aussi ces parents qui disent :
« Si tu pleures en allant dans l’eau, je te laisse au large » ou « oui rhoooo ça va » sans se lever de leur serviette alors que leur gamine hurle de panique parce qu’elle ne les retrouve plus au milieu de tous les parasols (et donc, t’as aussi envie de les fracasser avec ta pelle, hein, on est d’accord ?)

Ce sont les gens qui continuent de planter des parasols alors que le vent te décolle ta propre plèvre, et qui ne bougent pas quand celui-ci s’envole pour aller se planter dans le sein d’une nana qui sortait de l’eau.

Ce sont ces « vieux » qui te connaissent depuis que « t’étais petite comme ça dis donc t’as grandi », qui te tiennent la jambe pendant 45 minutes alors que toi, bah ouais, t’étais petite comme ça, donc tu t’en souviens pas, tu as donc l’impression de raconter ta vie à de parfaits inconnus, alors même que ta propre mère n’est pas au courant de la moitié.

 

 

 

Et puis… c’est le Cap d’Agde, je vais pas te cacher que même si on est loin du camps naturiste qui fait tant parler de lui, l’humeur est rarement à autre chose que l’humour gras, sale et qui tâche. TOUT est prétexte à glousser une fois que tu es là-bas. C’est la tradition. Et bien évidemment, moi, j’adore les traditions. Surtout dans ce genre là.


Oui là aussi sur Instagram y’a des légendes, même si bon, t’as compris le concept…

 

C’était bien, c’était beau, c’était drôle, je suis en dépression, mais ça valait le coup. Beaucoup.

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Hop hop hop les fournitures scolaires, c’est mon affaire !

Avant de reprendre sérieusement les articles où je vais te raconter ma vie en long, en large et en travers, j’ai encore un petit cadeau pour toi en ces derniers jours de vacances (scolaires, tout du moins).

 

La dernière fois, je t’ai laissé en parlant de cartable, bon, , il est clairement temps de le remplir non ?

Comme chaque année, maintenant, il est grand temps que je te fasse gagner ton petit kit de fournitures scolaires pour alléger ton budget de rentrée (ou celui de l’année, vu le nombre de tubes de colles que les greffons arrivent à avaler en moins de deux mois, ça te servira toujours)

Top Office m’a envoyé un petit colis et tu peux en recevoir un toi aussi, ça te dit ?

Pour cela, tu as jusqu’au 27 aout 18h pour me laisser un (gentil)(ou drole) commentaire ci dessous, avec une bonne adresse mail (parce que je contacterai le gagnant par ce biais).
Le colis sera envoyé en France métropolitaine seulement.

Je commence le tri de mes photos pour te faire baver et je reviens avec des anecdotes du Cap d’Agde que même dans tes rêves les plus fous tu ne pouvais imaginer ça !

Bon courage à ceux qui, comme moi, sont revenus, et pour les autres, bah… profitez-en bien !

 

 

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T’as préparé leur rentrée ?

Nan mais LA BLAGUE.
15 jours que les greffons sont en vacances, on a fait les foufous et on est partir DIRECT et vacances histoire de couper avec une année un peu fatigante et en rentrant, que vois-je ? Je DÉCOUVRE la liste de fournitures pour la rentrée.
Nan mais je ne m’y attendais pas. Tellement pas. Je vivais dans le déni depuis 2 semaines et j’ai même pas eu le temps de vider ma valise que me voilà avec cette corvée supplémentaire.
Bon.

Ça veut dire quand même que j’ai biiiiien profité des vacances, on va dire, tellement j’avais zappé la vraie vie.

Gros avantage quand même de la blogueuse que je suis, c’est que j’ai pu déjà pallier à une grosse envie de Clapiotte pour sa rentrée : un nouveau cartable. Un truc qui fasse moins « bébé » (Clapiotte cette ado de 7 ans et demi).
Chez Auchan, ils ont sorti 3 nouvelles collections de cartables et sacs à dos et Clapiotte a pu choisir.

Je te laisse deviner ce qu’elle a pris ? Mais si t’es vraiment curieux, tu peux aller voir sur Instagram la photo, on te fait gagner la même chose qu’elle (parce que Clapiotte est trop une influenceuse tu vois) pour la rentrée !
Je te laisse le soin d’aller voir le post Instagram pour, donc, jouer et tenter de gagner le même cartable et la même trousse que mon Scotch. Tu as jusqu’au 30 juillet, allez, c’est les vacances je te laisse du temps.

 

Maintenant… Plus qu’à remplir ce sac donc… Arf… A moi les courses  ! (kill me)

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Pourquoi ne jamais inscrire son enfant au foot ?

Dans un monde parfait, créé de toutes pièces dans mon esprit de mère-poule, mes enfants pratiqueraient un sport qui allierait le respect du corps, de l’équilibre, de l’humain en général. Un sport qui apporterait des valeurs qui sont, pour moi, des principes de vie.
Accessoirement, ils pratiqueraient un sport qui ne les mettrait pas en danger. Jamais. Genre… Je sais pas, le Yoga ?
Le Yoga c’est pas mal.

Mais dans la vraie vie, ils font tout autre chose.

N°1 a commencé par faire de la gym, comme moi, mais son délire, c’était pas vraiment d’avoir la tête en l’air. Alors, il a fait du judo. Mais son délire, c’était pas vraiment de se faire mettre à terre 45 fois par heure.
Alors, il a fait du tennis. Ca c’était bien. Il était bon en plus? Mais son délire, c’était pas de se rendre compte qu’il était moins puissant que ses copains du même âge, rapport que physiquement, c’était pas encore tout à fait ça.

Non.
Son délire, c’est le foot.

Son délire, c’est de faire des passements de jambe, de vénérer Juninho comme un Dieu vivant et d’avoir les tibias qui sentent la chaussette.

Tu me diras, y’a pire que Juninho comme idole du foot, il a bon goût en terme de génie footballistique, c’est toujours ça de pris (et de rassurant)(quand t’en es à te rassurer parce que ton gosse est fan d’un joueur de foot quadra, c’est pathétique ou pas ?).

Bref.

N°1 fait du foot.
Depuis 2 ans.
Il est en U13. U13, ça veut dire qu’il a 12 ans. Mais il était aussi en U13 quand il en avait 11. Après, on se fout de la gueule du comptage de points au tennis quoi, laissez moi rigoler un peu.

Depuis 2 ans, il va à son club de foot deux fois deux heures par semaine plus les fois où il est convoqué le week end.
C’est à dire, environ tous les week end.
Plus les fois où il y a des fêtes du club.
Plus les fois où ils se barrent quelques jours faire des tournois loin.
Plus les fois où il y a des réunions.

Mettre ton enfant au foot, si tant est qu’il soit pas trop mauvais, c’est donc t’assurer de ne plus avoir JAMAIS de week end de disponibles ET de devoir te lever à 6h30 les samedis et dimanches, parfois. Si. Je te jure. Même toi oui.

Quand il n’est pas au foot, il fait du foot dans sa chambre.
On a une cour intérieure immense, chez moi, mais apparemment, il préfère sa chambre.
Du coup, il jongle. Il fait tomber son ballon. Il jongle. Il fait tomber son ballon. Il jongle. Il fait….

T’as compris le principe. Moi qui ai un réel souci avec les bruits répétitifs ET le respect des voisins, je pète les plombs régulièrement, jusqu’à entendre l’excuse mirifique du pré-ado de la pichenette : « tu ne te rends pas compte comme c’est dur de voir un ballon sans le toucher »

Non. Je ne me rends pas compte. Du coup j’essaie de voir ça comme si j’avais Ryan Gosling dans mon armoire pour me mettre en situation.

Enfin… Comme si j’avais Ryan Gosling, Robert Downey Jr, Joshua Jackson et Stephen Amell dans mon placard, si je dois avoir autant de tentations qu’il a de ballons de foot dans sa chambre.
(Les gars, j’ai un grand placard, you’re welcome pour le test en live hein)

Quand je commence à gueuler un peu, rapport au bruit, aux voisin et aux Lego défoncés par les ballons en cuir, il s’arrête, s’empare de la patafix et… colle des affiches dans sa chambre.
Des affiches de foot.
Évidemment.
De toute beauté. Du plus bel effet. Un goût certain pour la déco donc. Y’a aussi quelques écharpes de clubs ou de matchs importants, au cas où on n’ait pas bien compris qu’il y avait mercato-Damidot au dessus de son lit.

Et puis il y a ces discussions interminables sur un passement de jambes (sur le beat je flambe), dont mon cerveau refuse de ne saisir plus d’un mot sur deux, comme s’il se déroulait un derby historique à l’intérieur de mon cortex, entre volonté d’appuyer mon fils et douce envie de fuir au Chili.

Et puis il y a tous ces autres parents à côtoyer.
Moi qui ai déjà un vrai problème d’insertion sociale auprès des parents de l’école, je te laisse imaginer le désespoir profond qui me remplie quand je dois rester au club et faire la discussion. Plus mal à l’aise, tu meurs. Pourtant, je devrais être bien heureuse parce qu’ils sont loin des stéréotypes qu’on se fait des parents de jeunes joueurs, dans son club.

Et puis il y a ce souci de lunettes.
N°1 a été diagnostiqué « porteur de lunettes » quand il avait genre 5 ans. Quand je vois sa correction, je me demande comment il a pu y voir jusque là.
Seulement voilà, le foot, c’est des tampons et des ballons sur la tête, des neurones en moins, des bleus partout et des ongles d’orteils noirs.
Du coup, ses lunettes, il les laissait aux vestiaires (dans ses baskets, sans leur boitier, hein, faut pas déconner au niveau des précautions non plus).
Il a joué comme ça pendant presque deux saisons. Je lui demandais comment il pouvait y voir et il répondait qu’il se débrouillait.
Et puis bon, je me suis dit que ce n’était quand même pas génial cette histoire et qu’en vrai, il devait juste voir que dalle et jouer au feeling, ce qui, on l’admettra, est mieux quand on n’est pas myope ET astigmate façon taupe des Pyrénées.

C’est là que Bollé entre en scène (Aziz lumièèèèèère !)(oui, je n’ai que de très bonnes références).

Bollé, tu dois connaitre parce qu’un jour, t’as eu un masque de ski de cette marque, peut-être. C’est mon cas en tout cas.
Et puis aussi, ce sont ceux qui ont fait faire des lunettes de protection pour Tony Parker quand il avait eu l’idée très mature de se retrouver dans une bagarre de bar et s’était pris un truc dans l’œil alors que bon, il avait juste quelques matchs à jouer un peu importants après… GENRE les J.O quoi. (oui, j’ai aussi des références « potins de coiffeurs », mais je te rappelle quand même que Tony, c’est un peu comme mon livreur de pizza, donc, quand il se retrouve dans des bagarres à cause de Rihanna, JE SAIS TOUT).
Donc, chez Bollé, ils lui ont envoyé une paire de lunettes de protection pour ses petits yeux fragiles et du coup, Tony, il a été ok pour faire quelques photos, rapport qu’il est sympa, en vrai.
Et là, Bollé, ils ont proposé à N°1 de le sponsorisé façon « toi aussi tu vaux autant que Tony Parker, tu mérites tes lunettes ».
Des lunettes super confortables, à sa vue, qui ne bougent pas, qui absorbent les chocs, qui protègent ses yeux… Bref, des lunettes qui craignent pas ET qui lui permettent de VOIR. C’est la gamme « sport protective« , il a choisi celles avec l’elastique pour des raisons de confort personnel.
Depuis près de 2 mois, il est tout content de voir ses petits coéquipiers (et le ballon) de loin. Il s’y est bien fait et trouve ça plutôt confortable, même si, pendant les grosses chaleurs dernières, il a eu quelques soucis de buée quand même avec la transpiration excessive des derniers jours.

Au delà du foot, pour info, ces lunettes de protection Bollé protègent les yeux des sportifs au hand, squash, tennis et tout autre sport où tu peux te prendre une balle dans l’oeil à des vitesses proches du 250km/h.

Du coup, je suis obligée de parler aux parents du foot intéressés par cette nouveauté sur le nez de N°1, je vais proposer mes services de VRP chez Bollé à force.

Et sinon, pendant que j’écrivais cet article, N°1 est venu me voir avec son magazine de foot remplis de plein de nouveaux posters en me demandant si je connaissais Pogba.

– Tu connais Pogba ?
– Ouaip.
– Tu connais son prénom ?
– Paul !
– Tu le connais comment ?
– Parce qu’il fait le dab…
– …
– …
– Euh… ok… Et il joue quel poste ?
– Avant centre !

Il est reparti. Dépité.

Je suis en train de finaliser les papiers pour la licence 2017-2018.

Au pire, j’en aurai « un peu » chié, mais j’assure ma retraite, ON SAIT PAS !

 

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Chers parents, ne faites PAS ça.

Bon, que ce soit bien clair.
Je ne donne presque jamais de conseils ici-même, parce que j’estime que je n’ai vraiment rien à enseigner à personne en terme de parentalité. J’imagine que je me vautre aussi souvent qu’un parent normal en ce qui concerne l’éducation, donc je m’abstiens quasiment toujours de tout jugement.

MAIS PAS AUJOURD’HUI.

 

Aujourd’hui, l’heure est GRAVE.

Aujourd’hui, des centaines d’enfants scolarisés, que dis-je, des MILLIERS, sont partis faire des classes vertes, classes péniche, classes de langue, classes découvertes, classe pas classe ou que sais-je encore.

Des TAS d’enfants sont partis avec leurs petits sacs à dos avec leurs petits camarades à petits sac à dos et se sont retrouvés, l’espace de quelques jours, sans vous, parents.

Ahhhh, oui, tu as souffert hein , c’était ta première fois ? C’est normal, on a tous, à un moment, ce petit souci avec ce cordon dans lequel on se prend les pattes.

Mais bon, au final ? Ça a été ? Ça s’est bien passé ?
Oui, il a ramené des poux, oh ça va, hein, fais pas comme si tu ne savais pas que ça tomberait sur toi !

Tu sais, les profs, ils ont tous bien compris que toi, parent, t’étais un chouilla traumatisé par cette petite escapade. Alors ils se sont adaptés.

A mon époque (c’est l’instant vieille peau), alors que j’étais encore en maternelle, ma mère m’a foutue dans un car pour partir une semaine faire une classe de neige et je suis pas certaine qu’elle ait eu des nouvelles durant tout ce temps, si tu veux tout savoir. Alors que bon, j’étais jamais montée sur des skis avant hein.
Moi non plus d’ailleurs, j’ai pas eu de nouvelles, mais je m’en foutais, j’avais apporté un Musclor et une copine avait Sheira, autant te dire que j’ai passé les meilleures soirées de ma vie à ce moment précis.
Faut croire que le stress parental est apparu après 1996, date de  mon tout dernier voyage de classe, parce que je ne crois pas que ma mère n’ait jamais stressé pour moi en fait (et pourtant, j’etais partie à New York quoi, note bien, je m’éloignais de plus en plus, je montais dans un avion où on pouvait fumer, picoler et j’ai même dû remplir des questionnaires en jurant que je n’étais pas une terroriste, sans aide de ma maman).


Salut les nazes !

Non, aujourd’hui, c’est plus comme ça.
Aujourd’hui, les profs ont accès à des plateformes sur lesquels ils mettent des nouvelles des enfants touuuus les soirs.
J’imagine à quel point ils finissent leur journée sur les rotules en voulant se percer les tympans avec des cintres rouillés, mais NON, ils prennent le temps de venir raconter la siouper journée qu’ils ont passé tous ensemble.
Ces gens sont des dieux.

Et toi, parent, c’est super cool, tu peux COMMENTER ces petits récits quotidiens.

C’est là que je te le dis tout net : NE. FAIS. PAS. CA.

JAMAIS.

C’est NON.

Déjà, parce que ton gosse, hein, il joue aux cartes ou il roule une pelle à Sabrina derrière le réfectoire, il a autre chose à faire que de voir si tu lui as laissé un mot quelconque, donc à la base, tu perds un peu ton temps.

MAIS SURTOUT…

Comment veux-tu qu’ils se remette de ce genre de message. Je veux dire. Comment veux-tu CONCRÈTEMENT qu’il puisse construire sa vie sereinement alors que tu lui as écrit ce genre de choses publiquement.

 

« Bisous bisous ma gagouille »
SANS DECONNER ? « ma gagouille » ? Publiquement ? Je… C’est… Non mais non  !

 

 » Ta marraine te fais des bisous bisous »
ARRETEZ avec les bisous-bisous. Et puis je pense que Chouchou peut se passer des bisous de marraine pendant 4 jours, il VA survivre.

 

« Papy et mamy ont bien repris le train. Il y a eu un peu de retard, mais heureusement, il a fini par partir »
QUI. S’EN. FOUT ?

 

« Mon Barbouillou, tu nous manques tellement, ton petit frère te pleure déjà »
Le combo cucul-culpabilisant, ça se passe comment chez vous ? Bien ou bien ?

 

« on t’embrassent tendrement ma petite amour chéri »
Bon, outre le fait que c’est un peu chelou comme tournure de phrase, relis toi. Si. je te jure. Fais le. Ou n’écris juste pas en fait. Voilà.

 

« J’espère que ça va » (08/06 à 12:03)
« Coucou ! vous devez vous éclatez ! C’est tip-top » (08/06 à 14:08)
 » Tu me manques mon choubidou » (08/06 à 16:32)
« J’ai fait du poulet rôti pour penser à toi comme tu adores ça » (08/06 à 19:01)
« Je t’en referai quand tu reviendras » (08/06 à 19:04)
« J’ai hâte que tu reviennes » (08/06 à 19:18)
« Bonne nuit et doux bisous, fais de beaux rêves » (08/06 à 20:37)
Normalement, vu que tu as transgressé toutes les lois relatives à l’humiliation publique de ton enfant, déjà, les profs ont blacklisté ton adresse IP pour que tu arrêtes.
Et éventuellement, des hommes en blancs sont venus te récupérer le 08/06 vers 21:06.
TU ARRÊ-TES !

 

« Ohhhh vous étiez trop chou dans le bus »
Alors, déjà, ok, respect, c’est bien, tu affiches pas ton seul môme, tu mets toute la classe dans le même panier, bien joué. Mais bon, quand même. C’est quand même NON.

« 2-1 pour L’OL à la mi-temps. je te tiens au courant de la suite, bisous ! Allez l’OL »
Si un jour tu te demandes si tu en fais trop… Oui. La réponse est oui.

« Bon courage aux profs ».
Bon, toi, t’as le droit, en fait, parce que les profs sont les seuls qui liront tous ces petits messages et ce sont surtout les seuls qui vont revenir en voulant partir en retraite de 8 mois au Tibet.

 

C’est tout ce que j’avais à dire.
NE. FAITES. PAS. ÇA.

Merci pour eux.

Ça serait tip-top.
Bisous-bisous.

Allez, file !
Et SURTOUT : ne te retourne pas !

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