Dans la tête d’une femme (dans la mienne en tout cas)…

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« Détends toi » et « je pige pas ce que tu as dans la tête » sont les deux phrases récurrentes de mon Poilu.
Et elles me sont destinées.

Parce que parfois je pète les plombs de trop de stress et/ou d’angoisses.
Parce que parfois je pense à mille trucs, que j’en dis une et qu’il va de soi qu’il devrait comprendre immédiatement les 999 autres sous entendues.

Il y a certainement des milliards de bouquins sur le sujet des hommes vs/ les femmes, sur leur façon de penser, de gérer, d’agir… L’égalité des sexes s’arrête là où commence le triturage de cerveau de chacun, et pour ce que j’en sais, dans la tête d’un homme, c’est un peu moins le bordel.

Si je devais schématiser, je ferais ce dessin :

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A part quelques exceptions dans un camps ou dans l’autre, je ne crois pas me tromper de beaucoup.

Je comprends bien pourquoi El Poilu se sent désarmé, parfois, devant mon incohérence que je trouve, MOI, tout à fait logique.

Il y a deux jours, je suis tombée sur un post sur Reddit où un mec postait un dessin de sa femme. Il disait qu’il lui avait demandé ce qu’elle avait dans la tête à ce moment précis et elle lui a fait un dessin.

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Mais c’est qui ce Valentin ?

Quand vient février, tu penses à plusieurs trucs :
– les crêpes (la BASE)
– le carnaval (et les paillettes qu’il faudra nettoyer le soir)
– la saint Valentin (et si tu es pour, contre, sans avis, sans idée)

J’adore les crêpes, je suis nulle en déguisement (en tout cas pour moi) et je trouve que quand on s’aime, on s’aime tous les jours.

Enfin… quand je dis tous les jours, c’est pour te la faire courte, hein, parce qu’en vrai, y’a quand même des matins où t’y foutrais bien des gros coups de lattes dans les tibias pour te venger des ronflements de la nuit (ou de tout autre truc qui aurait pu t’énerver).

Bref, je trouve que quand on s’aime, on n’a pas vraiment besoin d’un jour spécial (et puis comme ça, ça oblige mon chéri à être régulièrement au taquet sur les démonstrations amoureuses et ne pas s’appuyer uniquement sur le 14 février pour faire sa B.A de l’année).

Et puis mon chéri, en plus, il s’appelle pas Valentin. Et je m’appelle pas non plus Valentin. Bref, on fête pas la Saint Valentin en fait.

MAIS, comme je suis pas à une contradiction près, je crache pas sur une attention non plus ce jour là.
Après, mon mec me dit qu’il comprend rien comment je fonctionne, je ne vois pas du tout de quoi il parle, je me trouve HYPER cohérente moi !
(genre un tiramisu au Kinder ça m’ira très bien)(avec le burger aussi avant)(ceci est un message même pas subliminal)(comme ça si il fait rien et ne dit rien je saurai qu’il ment quand il dit qu’il lit mon blog… et je pourrai lui donner un coup de latte dans les tibias un prochain matin au réveil)(rire sardonique)

Bon, ok, je suis un peu compliquée à suivre.

MAIS, si jamais, j’ai de quoi le faire rougir le soir de la Saint Valentin, au cas où je me rende compte qu’il s’attend lui aussi à quelque chose (ce dont je doute, je pourrai donc garder ma culotte Petit Bateau cette soirée là). Tu penses bien que je suis futée comme la poule qui sommeille en moi.

Sinon, j’avais donc reçu une bouteille de champagne pour l’événement. Exprès. Édition spéciale les amoureux sont de sortis et vont faire des trucs chelous complètement ivres. Par le Champagne Don Juan (ça ne s’invente pas).
Une bouteille aussi pimpée qu’une Madonna de la grande époque.

Champagne

Hmmmm, bonjour mâdâââme…..

Tu parles, moi, la bouteille, je l’ai ramenée à une crémaillère plutôt, j’aime pas garder de l’alcool trop longtemps chez moi de toute façon.
La bouteille est passée, je pense, dans TOUTES les mains des gens présent à cette soirée. Ca a failli dégénéré, mais heureusement, on était beaucoup trop pour se mettre d’accord sur un scénario. Du coup on l’a juste bue.
Et OUI, la bouteille est sexy. NON elle ne te rend PAS sexy. Non. Vraiment. Ça ne marche pas.

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« Gnagnagnagna »
« Whaaa, tu fais trop bien le chat »

Bref, à la Saint Valentin, fais pas trop le malin, quand le champagne est sexy, je deviens bouffonerie.

(et je ne te montre pas toutes les photos, je préfère que tu m’imagines encore chaste et candide)(non, NON ! retire les trucs trop crades de ton esprit s’il te plait, quand même)

 

 

 

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Je fus en mon inapaisé courroux plus muet que carpion en torrent

Lors commença a fastroillier
Et le bon fransoiz essillier,
Et d’un walois tout despannei
M’a dit: «Bien soiez vos venei,
Dame Cranemou, volontiers.

Tu vois, hier, j’étais un peu triste de cette histoire d’ognon, je me suis dit que quand même, tout se perd ma bonne dame, que vraiment, ohlala, ça devient navrant de vouloir tout faciliter, même notre jolie langue. Tu sais ? La langue hyper compliquée à apprendre parce qu’on a des règles de grammaire à la con qu’on doit apprendre par cœur à 8 ans mais qu’on a oublié à 16 ?

La langue qui nous fait devenir de vrais abrutis dédaigneux dès qu’on choppe quelqu’un faisant une belle faute (voire deux… voire cinquante quatre), parce que NOUS on a une éducation Madâme, NOUS on est au dessus de ça.

Enfin… Moi, pas trop. Moi je fais des fautes d’inattention les trois quart du temps parce que je ne me relis jamais, alors en général, et même si j’évite de lire des textes et des blogs qui me font mal à ce qu’il me reste de grammaire et d’orthographe, je la joue profil bas le plus souvent sur le sujet.

J’ai vu la plupart de mes « amis » des réseaux sociaux s’insurger devant cette nouvelle réforme, et j’ai rien dit.

Enfin, si, j’ai rigolé, parce que vraiment « ognon » c’est moche. Moi qui persiste à dire « maligne » quand j’ai le droit de faire plus simple, moi qui refuse d’entendre le « z » quand on mange des haricots alors que si, on peut…

Je suis de la catégorie des vieux cons, et pourtant quand je dis ça, je ne me visualise pas en vagin décrépi.

Alors au final, j’ai refusé, pour une fois, de mener une révolte vaine, j’ai mordu mon poing et je me suis dit qu’on n’était bien qu’une génération de râleurs, et que peut-être, là dedans, ce qui nous faisait vraiment peur, c’était de se faire traiter d’antiquité conservatrice et rétrograde quand on continuerait d’utiliser des circonflexes et des traits d’union. C’était de se rendre compte qu’on était devenu des cons de réacs quand on déclarerait notre mépris pour tous ces « jeunes » qui ne mettraient plus de h aux nénufars.

Je râlerai, sois-en certain.

Je continuerai à écrire comme on me l’a appris.

Sûrement même que je dirai à mes enfants ou à leurs enfants que « si ils veulent » ils peuvent aussi l’écrire « comme avant », que la langue française est jolie et que j’aime à croire qu’elle se respecte, n’en déplaise à Keen V, Booba et l’écriture sms.

Mais je ne crois pas qu’on « nivelle par le bas ».

Je crois qu’on a pas de bol et qu’on tombe sur une simple et fatale évolution de la langue, comme ça a été le cas, finalement, depuis sa naissance.

Et puisque je sais que beaucoup d’entre vous ne seront pas d’accord avec mon constat, je vous invite à m’insulter et à débattre au subjonctif plus que parfait et au passé simple dans les commentaires, tant qu’à faire, qu’on me démontre que j’ai tort de croire qu’on est bien tous content de pouvoir s’en passer aujourd’hui.

Sur ce, y’a révision de dictée de Clapiotte, et je te promets que si un jour elle est ministre, tu vas bouffer de la « voitur », de la « coutur » et des « étoils ».

Il commença alors à baragouiner
et à massacrer le bon français,
dans un valois tout écorché
il me dit: «Soyez le bienvenu,
Madame Cranemou, vraiment!

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©Toniolibero, Marseille 2015

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Tu seras allergique, mon fils.

Vois tu, mes enfants ont beau donner au monde l’aperçu de ce qu’est la perfection (très modestement), je me dois en tant que mère objective avouer que tout de même, on a raté deux trois trucs au niveau des finitions.

Les genres de finitions sur lesquels, au départ, tu ne peux que parier, quand vient la grande loterie des gènes moisis.

Par exemple, moi, j’ai une très bonne vue, je n’ai côtoyé que deux fois l’ophtalmo dans ma vie (et ça tombe plutôt bien vu que j’ai une phobie des yeux et que les 2 fois je suis tombée dans les pommes). Bref, j’ai une vue de lynx niveau lunette de sniper.

Bah mes enfants (OUI, les deux !) ont pris la vue pourrie de leur père.

Autre exemple, leur père est plutôt pas mal au niveau de la dentition. Je te laisse deviner, N°1 (au moins) a choppé ma salive qui entartre en 1 mois ta dent qui n’a pourtant rien demandé (je coûte TRES cher en détartrage).

Et là, drame absolu, leur père ET moi même sommes tous les deux allergiques à un tas de trucs.

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Le jour où j’ai voulu être allergique au chlore

Tu sais quoi, en ce moment, j’ai la poisse. La loose me poursuit. Mais pas le genre de loose qui te ferait marrer, non (enfin, disons que pour le moment, j’ai pas vraiment le recul pour te faire rire avec mes aventures surtout).
Du coup, VOILA, le blog est à l’abandon. Parce que soit je publie rien, soit je vais te faire pleurer, tu vas me plaindre, tu vas trouver que la vie est vraiment pas cool avec moi, et très sincèrement, même si ça serait adorable de compatir de ta part, ce n’est pas (ou alors rarement), ce que je cherche ici.
[rien de trop grave hein, juste que bon, j’aimerai que la routourne tourne enfin en ma faveur à un moment là…]

BREF du coup, voilà, je raconte plus rien.

Mais t’inquiète, il y a des loose plus drôles que d’autres tout de même, et je fais en sorte de ne pas les rater. Ça égaye toujours un peu !

Donc, un jour de grande humeur, j’ai inscrit dans le carnet de Clapiotte « Si vous avez besoin un jour de quelqu’un en renfort pour l’accompagnement piscine, je vous propose deux de mes mardis après midi. S’il vous manque quelqu’un, n’hésitez pas à m’appeler »

Dès le vendredi après-midi j’avais un coup de fil « bonjour, c’est la maitresse [là, je flippe, rapport que quand la maitresse t’appelle en général, c’est plutôt pour te dire que ton gamin a vomi dans sa trousse], j’ai lu votre mot, pour mardi ça serait ok ? »

Wokayyyy, bon, bien, dès le premier mardi alors. Soit.

Je me pointe le premier mardi, en sachant que ce n’était pas « ma semaine » avec les enfants et qu’en plus, Clapiotte était absente pour cause de laryngite. Quand je te dis que j’ai pas de bol en ce moment, je mens même pas un peu.
Autant te dire que j’y suis pas allée en Moonwalk tu vois.

Je rentre dans l’école, je croise la maitresse qui a l’air en panique : « c’est la grève, y’a pas piscine en fait« .

BON.

Quelque part, au milieu de la fange de ma vie actuelle, parfois, j’ai des coups de bol quand même.

Je tourne les talons pour m’échapper, étouffant un cri de joie, et j’entends « du coup ? La semaine prochaine alors ? »

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Ha. Bon. Oui, la semaine prochaine.

La semaine prochaine, c’était hier, et hier, une fois de plus, j’étais à l’heure pour accompagner la classe des CP de Clapiotte. Cette fois, Clapiotte venait. Elle n’allait pas se baigner, parce qu’entre temps, elle avait plutôt une pneumopathie, et même si ça allait mieux, la jeter un à l’eau un deux février ne me semblait guère approprié.

J’étais le SEUL parent de la classe.
Mais j’ai pris mon rôle très au sérieux.

J’ai bouclé au moins 41 ceintures de sécurité (alors qu’ils ne sont que 24 et que la maitresse en a fait bien la moitié, du coup je ne sais pas trop comment expliquer cette impression)(haha je rigole, je le SAIS très bien).

J’ai répondu à 320 « Comment tu t’appelles HÉ toi, la maman de Clapiotte ? »

J’ai du rire à propos des 34 blagues qu’on peut faire à propos de mon prénom.

Et je suis descendue du car avec un léger bourdonnement d’oreille.

J’étais chargée de m’occuper du vestiaire des garçons.

Avant, il fallait qu’on enlève TOUS nos chaussures et nos chaussettes.

Il a fallu que je laisse ma paire d’Americana (que j’ai quand même cherché deux ans avant de les trouver dans ma taille) plantée là, comme ça, au milieu d’un SAS par lequel transitaient tous les gens, sans moyen de savoir si j’allais la retrouver une heure plus tard. Je suis du genre confiante en général, mais franchement la prochaine fois, je viendrais plutôt avec mes vieilles converses ça me fera moins mal.

Les garçons qui se déshabillent (parce que pour le moment, je n’aurai connu que ce vestiaire dans ma vie d’accompagnatrice de piscine) se divisent en 3 catégories dans un vestiaire :

  • ceux qui sont visiblement assistés puissance 50 chez eux et ne savent pas enlever un tshirt.
  • ceux qui se débrouille hyper bien sans rien demander
  • ceux qui planent, qui arrivent à mettre leur slip dans la poche d’un autre sac que le leur et qui ne savent plus si c’est bien leur pantalon ou pas.

Il y a aussi celui qui, une fois nu, ne peut s’empêcher de faire une petite danse au milieu du vestiaire pour amuser ses copains.

Merci pour ce moment d’enchantement et de poésie Kevin.

Vraiment.

J’ai vissé des bonnets de bain sur des têtes, j’ai ventousé des lunettes de piscine… A la fin, je ne savais même plus qui était qui. je les ai tous envoyé dans le couloir avec leur tronche de coton-tiges. Ils avaient fini avant les filles, j’avais trop la classe, hola général et départ de la classe dans le bassin avec la maîtresse.

coton-tiges piscine

Youhouuuu, la maîtresse en maillot de baiiiin !

Moi ?

Non, vous, vous restez dans le vestiaire.

C’est à dire le vestiaire ? Celui qui pue la pisse là ?

Voilà. celui-là même.

« En plus de Clapiotte qui ne se baigne pas, il y a Mireille qui a oublié le haut du maillot de bain, du coup »

Va pour Mireille, me dis-je en pensant aux parents qui ne savent pas lire les mots dans les carnets « pas de 2 pièces, pas de collants, pas de ceinture, pas de chaussures compliquées BORDEL ! »

Mireille était triste. Alors, j’ai fait une grenouille à Mireille.

Y’en a, pour faire diversion, ils meublent en parlant.

Moi, je dis « tu veux une grenouille ? Une grenouille qui saute en plus hein ? »

3 fois sur 4, l’enfant se calme direct et me prend pour Dieu.

J’ai fait une grenouille, on l’a même colorié (oui, j’ai des feutres aussi dans mon sac) et on lui a donné un nom.

Et puis la maîtresse est rentrée dans le vestiaire de pisse-in et m’a dit « ça vous dérange pas, je vous laisse aussi Gentiane, rapport que je crois bien qu’elle a de la fièvre »

Ca me dérange pas.

Gentiane n’a pas de la fièvre, hein. Gentiane se prend plutôt pour une chaudière. Gentiane est en maillot alors je lui propose de se rhabiller, avant qu’elle puisse se reposer.

Elle avait les pieds mouillés. Et elle m’a montrée ses collants.

BORDEL !

J’ai mis 108 ans pour les lui enfiler à peu près.. Je lui ai mis son Tshirt et l’ai allongée sur le banc. Ça va aller Gentiane, va…

AH non. En fait, vu comme elle pleure, en se tenant l’oreille, ça va plutôt moyen moins là.

Clapiotte me fait remarquer que j’aurai quand même pu être docteur, ça aurait été plus pratique quand même.

Merci Clapiotte pour cette participation.

Je voudrais bien demander à la maitresse si y’a pas un moyen de prévenir la maman de Gentiane, mais déjà, fallait que je trouve un moyen d’accéder aux bassins sans me faire plaquer par un maitre nageur psychopathe.

Au final, on a jugé qu’il y avait pas grand chose qu’on pouvait faire immédiatement, alors je suis retournée dans le vestiaire écouter les plaintes de Gentiane, les remarques de Clapiotte et les sauts de grenouille en papier.

« Tu veux une grenouille ? Je vais te faire une grenouille. Elle saute en plus ma grenouille. Tu vas voir. »

On l’a appelée Otite La grenouille. Elle a eu le mérite de faire passer les 10 dernières minutes de façon un peu plus douce pour tout le monde.

J’ai dû retourner dans le vestiaire des garçons.

J’ai compris que j’aurais peut-être dû y passer 5 minutes avant histoire de dé-tirbouchonner les pantalons et remettre les Tshirts dans le bon sens.

J’ai sécher des cheveux à grandes frictions de serviette, j’ai retrouvé un slip et sauvé un bonnet de bain. J’ai dit à Kevin que non, c’est bon, la danse, c’était pas nécessaire.

On a repris le car.

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©Agnieszka Bladzik

J’ai rattaché des ceintures.

J’ai vu une place à côté d’une petite fille et lui ai demandé la permission de m’assoir à côté d’elle.

Elle m’a souri et m’a répondu :

« Oh oui Madame. Tu peux t’assoir. Viens. J’ai des choses à te raconter. »

Elle s’est tournée vers la vitre et a acquiescé : « hein on a des trucs à lui raconter à la dame ».

Et elle et son ami imaginaire m’ont fait une grande thèse à propos du sac de piscine qui ne fermait pas.

La maîtresse m’a remerciée.

Je suis rentrée.

J’avais pas mes clés.

En attendant de pouvoir les retrouver, j’ai fait un détour par la pharmacie.

« En 500 l’Efferalgan ? »

« Non. 1000. Donnez moi plutôt du 1000 »

 

 

 

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De l’art de faire la crêpe.

AVERTISSEMENT : Cher toi qui me lit et qui est éventuellement breton, donc, par définition, un peu obtus sur les bords, tu te détends, j’adore aussi TES crêpes, mais comme une billig ne rentre pas dans ma cuisine et que de toute façon, je suis bien loin d’en maitriser l’art, je me contente donc de faire dans la crêpe classique. Donc, tu viens pas crier au blasphème tout de suite, je t’en supplie.

J’adore les crêpes. A ça près que j’adore seulement les crêpes au chocolat OU les crêpes de ma belle sœur (qui, ELLE, a une billig)(ça fait partie de la dot chez les bretons, je pense). Donc, concrètement, j’en fais pas très souvent, sinon je pèserais le double de mon poids, à peu près (je mets BEAUCOUP de chocolat dans mes crêpes). Mais je me laisse très volontiers emporter dans la mouvance quand vient la chandeleur et là, c’est un peu fête à la maison, parce que bon, je ne suis visiblement pas la seule à vouer un culte à la bonne crêpe.

Jusqu’ici, si je suis tout à fait honnête avec toi, je dois t’avouer que même si j’aime ça, j’ai toujours eu tendance à les faire un chouille trop épaisses, un chouille trop trouées, un chouille trop accrochées à la poêle ou un chouille trop tombée par terre. Parce qu’une crêpe, tu la fais sauter, sinon, ça n’amuse personne, c’est bien connu.

Faut dire que j’ai toujours fait ça dans une poêle normale. A raison de deux sessions annuelles, j’ai jamais trouvé l’occasion d’acheter une crêpière.

Et puis Tefal est venu me parler de la chandeleur, me rappelant que ça arrivait, que j’avais pas perdu mes kilos de Noël et que donc, c’était pas la peine de commencer maintenant puisque maintenant, c’était l’heure de la crêpe.

Les enfants ont crié YOUHOUUUUU. Mon poilu a crié GRAAAAAAS ! Et je suis vite partie acheter des œufs pour calmer l’excitation générale.

J’ai tapé dans la recette de la pâte à crêpes ultra basique histoire que Clapiotte n’est rien à redire :

500 gr de farine
1l de lait
5 œufs
1 bonne pincée de sel
2c.s. d’huile

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Et vas-y que j’y ai donné du mien pour faire disparaître toute trace de grumeaux. Bon, ok, j’ai « un peu » utiliser le robot de ma mère (j’ai pas de robot, moi, je l’ai cassé), puis j’ai battu le fond du récipient (parce que bizarrement son robot ne va pas jusqu’au fond) au fouet et à la fin, j’ai même filtré la pâte. Plus lisse t’es une piste de curling.

La crêpière que Tefal m’a offerte pour l’occasion a eu tout juste. D’abord, parce que je n’ai pas eu besoin une seule fois de graisser la poêle, ça n’accrochait tout simplement pas (dingue). Et puis parce qu’il n’y a pas à dire, ça a été bien étudié pour faire des jolies crêpes pas épaisses et qui se retournent sans broncher.
(note pour Tefal : est-ce que tu fais pareil pour les omelettes ?)
Vint le moment où j’ai dû rameuter la famille au complet pour qu’ils s’extasient devant ma dextérité au niveau du retournage de crêpes. On m’avait bien dit de garder une pièce dans ma main gauche pendant que la droite s’occupait de manœuvrer, mais bon, en fait, j’ai quand même besoin de mes deux mains pour faire ce genre de truc, la prospérité attendra.

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J’ai été déclarée meilleure crêpière de tous les temps, à l’unanimité, sache-le !

Et comme depuis le début de cet article tu t’extasies (je te vois) devant la photo avec les ustensiles Nestlé Dessert, et bien tu peux te procurer la boite en allant voir les deux offres sur Tefal.fr. De plus, il y a plein de cadeaux à gagner (dont la fameuse crêpière, la balance et même les accessoires Tefal Enjoy que j’ai également pu tester) sur la page Facebook de Tefal avec leur « Quiz Poêlant »

Voilà, voilà… c’était bien, c’était bon, et je file me racheter un pantalon à ma taille parce que maintenant que les enfants ont découvert mon don de la crêpe, je vais devoir m’y coller plus souvent apparemment !

 

Article sponsorisé

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Le banquier, la freelance et l’humour

Un jour, tu refais ta vie, t’es super heureuse, tout va bien (ou presque)(non parce que vivre en couple reste tout de même une belle arnaque), et tu te dis « tiens, si on aménageait « pour de vrai » ensemble ? »

Comprendre : tiens, si on arrêtait de payer un loyer à une régie qui se fout bien de notre gueule et qu’on remboursait plutôt une banque à la place (oui je sais que c’est comique du coup) pour être « chez nous » ?

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Faites des gosses, ça alimentera votre flux Facebook

C’est pas la première fois que je fais ça, et je t’avoue que j’aime bien stocker ici même toutes les perles des greffons, histoire d’avoir un dossier assez complet et facilement « retrouvable » quand ils se marieront et que je relancerai la mode du montage Power point.

Voici donc les quelques punchlines et autres anecdotes de ces derniers mois, made in Les Greffons en puissance, que j’ai relayé assidument sur la page Facebook en attendant de vous les compiler ici-même :

« Tu as quoi dans la bouche N°1 ? »
« Un médicament contre les allergies à la betise des gens »
Voilà voilà…

Le retour des vacances, c’est aussi celui où tu appelles tout le monde pour donner des nouvelles.
Après 2 premiers coups de fil, je demande à N°1 :
« Qui est ce qu’on appelle ? »
« S.O.S Fantôme ! »
‪#‎EducationLevelExpert‬

« Est Ce que la toute première des petites filles qui existait elle est morte aujourd’hui ? »
« Euh… oui »
« D’accord. Et du coup grande mamie il lui reste combien de temps ? « 
…hum… je vais me coucher tôt moi ce soir.

[A la télé la pub Gillette pour nous les hommes tout ca]
« De toute façon nous on s’en fiche, les filles ça a pas de poil. ……
……
……
……
Enfin si toi t’as quand même des poils en fait. »
(C’est ma fête aujourd’hui je crois)

N°1 qui passe la sécurité en disant « ma mère elle sonne tout le temps » et qui sonne LUI.
Qui laisse le douanier vérifier.
Qui tourne la tête en rigolant.
En foutant un ÉNORME COUP DE BOULE DU DOUANIER
PAYE TA FAMILLE !

Cette année le mercredi, Clapiotte fait de la gym.
« Ça y est maman, je sais faire la roulade »
« Oh chouette, tu me montreras ? »
Elle m’a montré.
Dans la rue.
Sur le goudron
Cette enfant est magique.

« Clapiotte, on finira demain les bracelets là, faut que je prépare à manger, demain on aura le temps c’est le Week end »
« Non mais parce que j’ai pas envie d’aller au spectacle de danse ! »
« Hein ? De quoi tu parles ? »
« Ah non c’est bon parce qu’il y aura des grands en fait ! »
« Allô ? qu’est ce que tu racontes ? »
[se tournant vers son frère]
« T’as pas vu mon ketchup ? »
« il doit être dans ta chambre »
Si tu veux tester les effets du LSD sans prendre de risque (quoi que), à priori c’est chez moi que ça se passe.

« Je peux pas me laver les dents avec ce dentifrice »
« ha ? Et pourquoi ? »
« Sa couleur me fait mal au ventre »
Sincèrement je plains vraiment les profs qui devront se fader les argumentaires de Clapiotte.

N°1 apprend « à tchic à tchic à tchic. Aiie aie aie » à sa soeur.
Il rajoute « Shoot ! » auquel il faut répondre « buuut » (merci le foot)
Clapiotte, à fond dans son rôle de bonne élève , répète avec ferveur :
« A tchic, aie aie aie.
Tchoutch ! Biiiite « 
La semaine commence merveilleusement.

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Clapiotte, 8h15, sur le chemin de l’école….
« Si quelqu’un restait tout seul sur la Terre, il serait riche de tout en fait…. »
« ….. »
« Mais…. en fait… au tout début la ? C’était comment ? Comment ça se fait qu’on existe et qu’on est comme ça ? Y’avait quoi en premier ? »
JE
VAIS
ME
RECOUCHER.

Parfois, en mère pas très originale, je m’extasie sur mes enfants.
« Rhoooo Clapiotte t’es trop mignonne »
« Oui je sais. Mais merci. »
« …. »
« C’est pour ça que tout le monde me connaît. Et m’aime »
‪#‎PointModestie‬
‪#‎JaiEnfantéLadyGaga‬.

« Allez hop; mets tes chaussures Clapiotte on y va »….
….
….
« Qu’est ce que tu fabriques ? Allez… dépêche toi ! »
« … Je me demande si mes bottines vont bien avec mes tresses »
HA.
BAH FORCÉMENT…..

C’est vraiment bien de sensibiliser les enfants au harcèlement.
D’ailleurs quand ils ont vu le dernier spot de prévention (Oui celui qui fait beaucoup parler de lui) ils ont été CAP-TI-VÉS.
Du coup j’ai enchaîné la conversation.
« Vous avez compris de quoi ça parle ? Vous voulez en parler ? Poser des questions ? »
[en choeur]
 » OUI ! Comment le papier et la règle tiennent collés sur sa figure ? »
EFFICACE donc. Très.

« Maman, tu sais pourquoi la nuit j’enlève ma couverture ? »
« Non pourquoi ? »
« Parce que je suis bronzée »
TOUT EST LIMPIDE MAINTENANT !
‪#‎ClapiotteTexplique

‬Et vous avez fait quoi cet aprem du coup ?
On a joué aux brigands et aux gredins.
N°1, made in 1912, fils vintage.

J’ai fini le repas avec le hoquet.
« Ah. Moi j’ai un truc pour faire passer le hoquet maman. »
« Ah oui ? »
« Oui. Il te faut faire des calculations rapides »
(le rire étouffé ça marche bien aussi je confirme)

« Maman j’ai rêvé de toi cette nuit »
« Ah ? »
« Oui, on faisait une expérience pour comparer ton intelligence à celle d’un cheval »
« Hmm hmm »
« Bah t’étais vraiment plus bête que lui »
Mon fils a une haute estime de moi dans son subconscient je crois « 

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Je suis fâchée contre mon sourire et je parle avec tes yeux »
Clapiotte va trop loin dans la métaphore je crois. »

Au début, si y’avait que une femme et un homme, ils ont fait vachement d’enfants quand même c’est pas possible…. alors peut être que c’est leurs enfants qui ont fait des enfants….. MAIS C EST DEGUEU !
Il devait pas y avoir que deux personnes seules au tout début donc c’est pas possible »
Clapiotte vient de deglinguer le Noel catho de mamy.
Je devrais l’inscrire au catéchisme un jour. JUSTE pour rire.

« Maman, c’est qui qui a inventé l’écriture ? »
« Heu… exactement je ne sais pas qui… »
« Oui mais il a eu l’idée comment ? »
« Bah il a du se dire que c’était une bonne idée pour garder des souvenirs, avoir des traces écrites tout ça. … »
« Oui mais pourquoi un A c’est un A et ça s’écrit comme ça ? »
« Euh….. on cherchera.. je ne sais pas »
« Oui mais pourquoi c’est dans cet ordre les lettres ? Pourquoi ils ont choisi ce sens plutôt qu’un autre ? »
TOI AUSSI COMMANDE VITE TA CLAPIOTTE POUR NOËL, UN CADEAU A LA FOIS LUDIQUE ET ENRICHISSANT »

C’est qui lui déjà ? »
« Gérard Depardieu »

« Haaaa…. c’est grâce à lui qu’on appelle la Tour de Part dieu ? »
N°1, alias Jean Michel à peu presque.

 

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Heureusement, ils permettent aussi d’alimenter ton flux Instagram de façon plus poétique 😉

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Te raconter une belle histoire

Ca ne t’aura pas échappé, je suis lyonnaise et j’aime particulièrement ma ville.
Je suis née ici seulement et n’y ai habité qu’à partir de mes 15-16 ans, pourtant, j’en connaissais quelques traditions déjà petite.
Parmi elles, le fameux 8 décembre.

Nombre d’entre vous associe le 8 décembre à la Fête des Lumières, ce grand rassemblement sur plusieurs jours, dans la ville, faisant danser les murs de nos plus beaux monuments, en son et lumière et organisation aussi onéreuse que draconienne.

Je ne crache pas sur la Fête des Lumières. C’est une belle fête. Une fête où le lyonnais de base ne met pas un pied dehors, laissant les longues heures de piétinement aux touristes, mais une belle fête au final.

Mais le 8 décembre, c’est autre chose, au départ.
Le 8 décembre, c’est le jour où les lyonnais allument des lumignons et les déposent sur le rebord de leurs fenêtres.
C’est le jour où on se rassemble par la lumière.

Oui, oui, ça fait un peu grande secte spirituelle, mais quelque part, c’est un peu ça.

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Pour l’histoire, un peu rapide, c’est en 1852 qu’on devait célébrer l’inauguration de la statue de la Vierge Marie à Fourvière. Sauf qu’une inondation repoussa l’inauguration du 8 septembre  (fête de la naissance de la Vierge) au 8 décembre (fête de l’immaculée Conception).
Ce jour là était prévues des tas de festivités pour l’occasion, dont un grand feu d’artifice. Pas de bol, une pluie torrentielle vint une nouvelle fois s’abattre sur la ville et tout fût annulé.
C’était sans compter sur une éclaircie à la tombée de la nuit et l’envie des lyonnais de célébrer ça envers et contre tout.
Dans une grande inspiration improvisée, « tout à coup apparaissent à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu… La ville s’était embrasée en un instant. Bientôt, il ne restait plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. Les petits marchands, les clochers, illuminaient leurs baraques, leurs voitures et jusqu’aux bordures des trottoirs… Quelques feux de Bengale s’allumèrent sur les toits de la chapelle de Fourvière, la statue de la Vierge apparaît et la grosse cloche de Saint Jean, cet éloquent interprète des joies publiques, est lancée à toute volée. A huit heures, la population entière était dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie. On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : « Vive Marie !  » Les étrangers n’en revenaient pas de leur surprise, et les Lyonnais, tout remplis qu’ils étaient de cette fête improvisée, se demandaient comment, en un instant, une population de trois cent mille âmes avait pu être saisie de la même pensée ».

Voilà, le lyonnais qui lâche rien venait de créer les Illuminations, une institution dès lors.

Nous allumons donc, certains religieusement, d’autres simplement par tradition, nos petits lampions, chaque 8 décembre.

Et lorsque tu es n’importe où dans le Monde, si tu es dehors à la tombée de la nuit et que tu lèves les yeux, tu croiseras certainement quelques lumignons à des fenêtres, parce que même loin, on y tient.

Cette année, la Fête des Lumières a été annulée pour raison de sécurité dans la ville, étant donné les événements de novembre, la prudence était de mise.

Sais-tu donc ce que les lyonnais ont fait ?

Ils ont redoublé ou simplement remis, la tradition s’effacent peu à peu avec la grande fête des lumières, leur lumignons à leurs fenêtres et sont sortis dans les rues contempler le spectacle silencieux des petites flammes dansant au gré du vent.

Alors voilà, tu vois, les grands décideurs, les gros vilains méchants ou les pluies torrentielles ne seront jamais aussi puissants que la volonté d’un peuple qui veut continuer de voir briller sa ville et danser sa vie.

Et c’est vraiment joli.

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mes meilleurs souhaits

Que vous dire qui n’a pas été déjà dit mille fois sur mille blogs.
Que cette année 2015 a été teintée de peurs, de pleurs et de terreurs.
Qu’elle a vu son lot de jolies choses, aussi, et surtout.
Parce que c’est à cela que je veux me raccrocher, c’est cela que je veux ne pas oublier, même si cette année a fait de moi un Charlie, même si cette année a réveillé en moi une conscience que je n’avais plus, coincée que j’étais dans ma petite vie et mes petits problèmes.
Je me croyais bien forte, je me pensais au dessus de tant de choses, je me voyais drôle, je m’imaginais avec mes soucis de vie et mes joies insolentes.

Et puis 2015 m’a secouée, réveillée.

J’ai parcouru cette année des milliers de kilomètres et des dizaines de fuseaux horaires. J’ai pris des tas d’avions, de trains et de voitures, du Nord au Sud et bien plus à l’Est.
J’ai rencontré tellement de gens et j’ai ri autant de fois que cette année m’a permis de le faire.
J’ai refait et re-défait des cartons. Je me suis posée mille questions, je me suis souciée aussi, beaucoup, peut-être trop et parfois pas assez.
J’ai accompagné, soigné, veillé et beaucoup appris.
Sur eux, sur moi, sur un peu tout.
J’ai vu que je croyais en une justice utopique qui n’a de juste que quelques lettres.
J’ai vu que parfois, les méchants gagnaient dans la vraie vie.

La vraie vie qui est la mienne et la vraie vie tout court.

Mais 2015, c’est l’année qui nous a demandé de rester debout et de continuer notre chemin, alors on a tous eu les mêmes raisons de pleurer et on en a eu des tas d’autres encore de le faire, mais je ne retiens que toutes les fois où j’ai réussi à rire juste après, parce qu’il faut bien se relever et continuer.
Et tous les rires qui ont suivi, jusqu’à la claque suivante, plus ou moins violente, plus ou moins douloureuse.

Je suis juste prête pour 2016.

Je nous souhaite juste un peu moins de gifles, mais je nous souhaite encore plus de savourer les belles choses, toutes, de les prendre et de les accepter. Je nous souhaite d’aimer encore un peu plus.
Je ne ferai pas de liste de bonnes résolutions, que je ne tiendrai de toute façon jamais.
Juste des souhaits de rester ceux que nous sommes devenus cette année, et de cultiver ces changements pour en faire quelque chose d’encore meilleur.

Je vous souhaite tout le bon, tous les rires, toutes les rencontres et toutes les belles choses que vous pourrez trouver en 2016 !

A l’année prochaine, et merci, pour tout.

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