Les gosses c’est la merde épisode 912

Mais enfin, ça fait plus de 6 mois qu’on n’avait pas fait de petit récap « les gosses, c’est la merde » par ici les gers !
Faut me rappeler à l’ordre hein, sinon comment on fait ?
Je viens de me prendre 14 fous rire dans le coworking, j’espère que de revoir ces petits souvenirs made by les greffons te fera pareil, en ce beau vendredi de caillante extrême.
Et si tu ne le savais pas encore, en live, ça se passe sur la page FB du blog.

 

6h ce matin, CLapiotte se faufile dans mon lit.
« Maman, j »ai fait un cauchemar je peux finir la nuit ici ? »
4minutes plus tard :
« Bon. En fait, je vais dans mon lit. Tu ronfles trop c’est pire que le cauchemar »
(Elle avait rêvé que les profs étaient des livres vivants qui prenaient les enfants par les pieds pour les mettre dans des cachots… je dois ronfler fort… vraiment)

 

« Nan mais à Koh Lanta ils se construisent des trucs pour leurs épreuves juste pour une seule année ? J’espère que c’est recyclable au moins ! »
Clapiotte cette militante écolo…

Dans la case « talent particulier », N°1 a écrit :
« imiter Super Chinois »
J’oscille entre fierté absolue et honte suprême concernant mon éducation.

 

– Bon Clapiotte, comme tu m’as dit que tu ne comprenais pas vraiment ces histoires de noms et pronoms, tu sais, va falloir penser à vraiment travailler à la maison du coup pour y arriver.
– Mais c’est pas que je comprends pas.
– Comment ça ?
– Bah je comprends.
Mais je comprends pas comment on a donné des noms aux choses et aux gens. Pourquoi c’est comme ça ? Comment on en est arrivé là ?
➡️
Faire rentrer des questions existentielles dans les leçons de grammaires : CHECK.

 

– Maman c’est quoi le Ramadan ?
– C’est le mois de jeûne que pratiquent les musulmans. Ils ne doivent pas manger ou boire jusqu’au coucher du soleil. Ça fait partie de leur religion.
– Ah d’accord.
Tu devrais faire le Ramadan. Ça te ferait maigrir.
Je ne sais même pas pourquoi j’essaye encore d’éduquer ces enfants.

 

Jouer au mime avec Clapiotte, c’est risquer qu’elle se foute à poils et court dans le salon pour mimer « la liberté ».
Elle me fascine chaque jour un peu plus.

 

– Ça c’est quelle note ?
– Sol dièse !
– Et ça ?
– Euh… La mi-molle !
ÇA, C’EST FAIT.
#ClapiotteIsTheNewBeethoven

 

Lesson d’anglais acte 1 scene 44 of the english
– I brush my tits.
– HEIN ?
– I brush my tits !
– Fais voir ton cahier. Ce n’est PAS écrit ça
(—> teeth donc, hein. Bon. )
(oui, j’ai dû lui expliquer du coup. Il le redira pas je pense vu sa tête)

 

« Ça va, tu t’en sors bien comme Maman, c’est cool » [se colle à moi alors qu’il fait 128°c]
12 ans de « maman » aujourd’hui.
J’ai encore un peu le droit de croire que l’adolescence n’aura pas ma peau (à défaut de la sienne)

 

– Maman, vas-y, il joue quel poste Pogba ?
– Demi de mêlée !?
😣😣
Je le fatigue je crois.

 

« Maman, toi, tu fais l’arbre, et tes narines, ça serait des bananes. »
Le cerveau de Clapiotte en mode vacances est au top de sa forme visiblement…


©virginie Dubois Photographer

 

« Clapiotte réalise une année frisant la perfection tant dans son excellent travail que dans son comportement exemplaire ».
Les enfants ne sont que des petits êtres schizophrènes donc.
En voilà la preuve.
#ClapiottelArnaque

 

Clapiotte joue avec une petite fille à la plage, devant les parents de cette dernière :
– Tiens regarde. Là, tu mets bien le seau, tu fais couler, tu touilles juste un peu.
Apres faut attendre quelques minutes…
Et voilaaaaa ça fait de la cervoise !
– C’est quoi ?
– De la bière. Mais ma mère elle dit cervoise.
–> je suis cachée sous la serviette depuis 10minutes.

 

– Oh la la y’a trop de vent j’imagine même pas ma tête…
– Oh bah tu ressembles à un ara là avec ta coiffure.
#ClapiotteMeRassureTousLesJours

 

Cette semaine nous sommes dans l’appartement en bord de mer de ma copine Virginie (photographe à Paris, hein, pour info)
Clapiotte :
 » C’est bizarre y’a beaucoup de verres à vin par rapport aux verres à eau ».
N°1 : « Bwof. Ça m’étonne pas trop. On est chez Virginie hein ».
–> Toi aussi deviens mon ami et fais toi juger par mes greffons.

 

Les mouettes viennent me dire bonjour pendant mon café en paradant devant moi et finissent par s’envoler pour me lâcher des fientes sur les épaules. J’ai définitivement un truc avec les animaux….
(Je pense ré écrire une version trash de Blanche Neige, sérieusement.)

 

Et passer le dernier jour de vacances à traquer…. les poux.
Sous vos applaudissements.
– Nan mais Maman, pas grave, on va pas les tuer, je les garde moi sinon.
#ClapiotteBardot

 

La meuf qui tombe en arrière en voulant ra5ttrapper une balle dans 10cm d’eau et dont le fils hurle  » quand tu tombes t’as encore moins la classe » C EST PAS MOI.

 

– Maman, est-ce que quand on mange bio du coup on est naturiste ?
Sérieux les mecs… je vous la laisse et vous lui expliquez hein…

#ClapiotteDemande

 

Les devoirs de vacances, la bonne éducation, l’apéroooooo.
LA VIE BY CLAPIOTTE

 

« J’ai mal à mon sourire »
Clapiotte ou le résumé des vacances.

 

En un an j’ai eu une entorse en marchant sur une barre de seuil, une tendinite avec un téléphone et un claquage en descendant d’un tabouret de bar.
Pierre Richard a écrit ma vie.

 

– Prêt pour la rentrée les greffons ?
– Mouais… (ils tiennent cet enthousiasme de moi je pense)
– Bon on va peut être faire vos sacs ça sera fait.
– ok
– Elles sont où vos listes de fournitures ?
– …..
-……
Du coup on est parti pour faire un festival de street art à la place.

#OnEstPresquePrêt

 

 

– Si tu regardes bien finalement le bout du nez ça sert à rien.
#LanatomieByClapiotte

Mamannnnn !
– Quoi ?
– Mais je comprends pas comment on est fait !
– C’est à dire ?
– Bah… Y’a un squelette, des organes, du sang et des tas de trucs….
– Et ?
– Bah… On est fait d’un tas de petites couvertures de trucs dégueus les unes sur les autres en fait ? C’est ça ? Et Après ça fait des humains ?


😱😱😱
#ClapiottePrixNobelDeBiologie

 

– C’est trop horrible ma vie.
– qu’est-ce qu’il se passe ?
– Y’a pas de paille dans cette maison.
– ha… Pour faire quoi ?
– un satellite.
HA D’ACCORD.
#ClapiotteDeLaNASA

 

 

 

Et elle traversa la plus grande rue piétonne de Lyon en se demandant pourquoi les gens la regardaient en souriant…
Son Tshirt avait fait un saut perilleux, laissant la moitié de son soutif vivre sa vie tranquillou.
FIN DE LA BLAGUE.
Merci.
AU REVOIR. 🙈🙉

 

– Et donc en histoire, Clapiotte m’a demandé comment on pouvait être sûr que ce qu’il s’était passé c’était vraiment passé vu que c’est passé depuis longtemps…
Je souhaite la bienvenue dans ma vie à la prof de Clapiotte.

 

Clapiotte vient de gagner 12 fois au Chifoumi contre N°1.
– Ha ouais nan mais t’as trop de chance aussi !
– C’est pas de la chance. C’est du talent.
Clapiotte, plieuse de game 3e Dan.

 

 

Conversation Clapiotte – ma grand-mère :

– Moi, je crois en Dieu par exemple. Et toi, ma chérie, tu crois en quoi ?
– Ha non mais moi je préfère croire au Père Noël.
(Je pense qu’au niveau des étrennes on va voir serré cette année du coup)

 

 

 

– Tu goutes, tu fais tes devoirs, tu prends ta douche et APRÈS on construira ton jeu.


Goûte pendant 1000ans. Monte les escaliers, se retourne :
– Faut que je fasse quoi après ?
– Nan mais serieux t’as une memoire de poisson ! Douche et devoirs !
– Ah oui. Mais c’est parce que ça m’intéresse pas.
BON. Je peux pas lui reprocher d’être malhonnête au moins….
#ClapiottesPriorities

 

« Je vais inventer quelque chose qui soufflera du vent pour renvoyer le vent du sol vers le ciel »
Clapiotte, avant le café, clairement, elle va trop loin.

 

– Et tu sais pourquoi on l’appelle Homo Erectus ?
– Parce que c’est le premier à avoir l’érection.
#LÉvolutionByClapiotte : 18 points.

 

 

C’est tout.
POUR LE MOMENT…

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Les greffons ont du talent, il faut les écouter vraiment.

Oui, rhooooo je sais que souvent, je rigole des greffons, parce qu’en soi, ils sont drôles, déjà, souvent.
Parfois, ils sont un peu relous.
Et puis souvent, en fait, ils sont perspicaces. Et bons. Et remplis de toute cette empathie qui s’évapore de nos cerveaux d’adultes grandissant pour laisser plus de place à notre sarcasme et notre besoin de nous plaindre.

C’est pour ça que ma grande passion, c’est de les faire parler sur plein de sujet, parce que leur point de vue, à eux, n’est pas biaisé, ils ne s’encombrent pas (encore) de tous les facteurs qui les empêcheront bien trop vite de rêver encore.
C’est en ça que le projet Good World organisé par Okaïdi depuis quelques années maintenant me touche plus particulièrement.

Le concept est simple.

On propose aux enfants de réfléchir à ce qu’ils feraient, eux, si ils pouvaient proposer quelque chose qui changerait la donne.
On parle ici de proposer des projets autour de 6 thématiques : l’environnement, le vivre ensemble, la solidarité, l’éducation, la musique et les arts, le sport.
Pour chaque thématique, un projet sera sélectionné par un jury et se verra récompenser par sa réalisation.

On sait bien que les enfants ne manque pas d’idée, ici, N°1 voudrait qu’on puisse rendre le sport accessible à tous, sans barrière financière ou autre, qu’on organise des collecte pour le matériel à destination de ceux qui ne peuvent pas forcément accéder à tout un équipement qu’il existe des aides pour que les licences et inscriptions dans les clubs puissent devenir des choses ne constituant pas un frein à la pratique d’une passion.
Faut dire qu’à la maison, le sport, c’est du sérieux, on sait ce que ça apporte en terme d’éducation, de bien-être et de principes et voir que N°1 a compris ça, déjà, pour moi, c’est une grande fierté, mais qu’il veuille en faire profiter tout le monde, je crois bien que tout au fond de moi ça ressemble à une petite victoire.

Si toi aussi tu as des enfants inspirés et inspirants, le site goodworld.fr vient d’ouvrir ses portes et les projets de nos enfants peuvent désormais y être déposés. Okaïdi s’engage aux côtés des associations CATS, Idkids Fondation, Surfrider Foundation Europe, Les éditions Play Bac, le label We are World Citizens, et Sport dans la ville pour continuer de défendre les droits des enfants.

Une bonne façon d’animer les dîner de la semaine que de parler de tout ce qui ne va pas et de ce qu’on pourrait faire pour faire bouger les choses.

Et puis n’hésite pas à me dire ce que ça donne, hein, parce que moi, j’adore les voir rêver et puis, aussi, j’adore me voir y croire !

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Rêve de gosse n°312 : Avoir un trampoline à la maison.

Tu le sais, depuis le temps, j’ai environ l’âge mental d’un enfant de 7 ans.
Ou plutôt les envies d’un enfants de 7 ans : avoir le dernier Lego, faire la roue dans un magasin, manger des céréales au dîner, dessiner sur les murs… La seule différence, c’est qu’en plus, je fais le ménage et à manger.
Quoique pour le « manger », c’est pas tout à fait ça, on est d’accord.
Bref, dans ma liste de rêves d’enfants que j’ai gardé en bonne place dans ma tête, il y avait un baby foot et un trampoline quelque part.

Le Babyfoot, à partir du moment où t’as un peu de place, ça se fait, clairement, mais concernant le trampoline, je t’avoue que j’étais plus sceptique, à cause de la place déjà mais aussi à cause des voisins du dessous, parce que bon, je n’ai pas du tout les moyen d’avoir une maison en plein centre ville.

Et puis bon, hein, allez, viens on a dit « tant pis », le jour où j’ai eu ce gentil mail me disant « Hey Cranemou ! Tu veux pas un trampoline ? »

Trop tentant de dire oui.
J’ai pas dit non.

Pis ils disaient qu’il était petit et qu’il se rangeait, au pire, dans un sac. J’ai re-dis oui, donc, et quelques jours plus tard arrivait à la maison le Graal : un trampoline Topflex dit « de fitness ».
Tu dois voir à peu près à quoi ça ressemble, ce sont ces trampolines où tu peux rajouter une barre de maintien histoire de ne pas t’envoler quand tu fais des exercices de fitness. Il a même des élastiques pour compléter les exercices du haut du corps si tu as envie.

Je l’ai mis pile dans l’entrée, au niveau des escaliers, surtout parce que c’est tellement drôle, déjà, de sauter dessus pour accéder à l’étage (oui, on est des oufs un peu)(aucun membre de la famille Cranemou n’a été blessé pendant ce test).

(A la base, c’était une vidéo rigolote, mais comme ça fait 2h que j’essaie de la mettre en ligne, en vain, je te colle des captures d’écran et je suis dé-so-lée pour ce fail minable de ma part du coup)

Je ne suis pas encore hyper assidue pour pratiquer du fitness dessus quotidiennement, mais quand je m’y mets sérieusement plutôt que juste essayer de faire des figures avec atterrissage sur mon canapé, bah c’est plutôt vachement plus marrant que les exos bateau à faire au sol. Et je te raconte même pas niveau cardio, ça te fait bien comprendre qu’il faut que tu te bouge quand même un peu plus pour développer ton souffle quand même (ou alors que tu vieillis)

(Je pense acheter un tapis histoire de faire evoluer un peu la chose et finir par faire CA dans mon salon. Direct. Mais bon… après Noel. D’ici là j’apprends à mettre des vidéos sur le blog promis)

Les enfants, depuis, construise une famille de petites statuettes à mon effigie pour me remercier d’être un peu tarée, leurs copains sont sur la liste d’attente pour l’adoption, et à ce jour, aucun voisin n’est venu clouer d’oiseau mort sur ma porte en guise de représailles.

Du coup, ça fait plusieurs semaines qu’il se tient là, je n’ai pas du tout envie de le ranger dans son petit sac parce qu’on aime vraiment trop ça, il fait désormais partie de la déco (à côté des Batman et des chaises en formica, je suis à CA de créer une rubrique « toi aussi décore ton appart en brisant les codes esthétiques actuels », mais je suis pas certaine que le monde des internets soit prêt pour tant d’anarchie)

Bref, j’ai un trampoline (un mini-trampoline, ok) à la maison, je viens de rayer le point n°312, et je ne compte pas me soigner (mais vraiment pas)(JAMAIS).

 

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J’étais plus forte que le #MeToo quand tout à coup.


©Super Families Andry Rajoelina

Ce week-end ont navigué sur les réseaux sociaux les hashtags #MeToo et #BalanceTonPorc, lancés par Alyssa Milano ainsi que la journaliste Sandra Miller, suite à l’affaire Weintein.
Je ne pense pas que tu sois passé-e à côté.
L’idée étant de se servir de ces hashtags pour faire prendre conscience de l’ampleur de ce que peuvent subir les femmes quand il s’agit de harcèlement sexuel.

J’ai vu mes flux se saturer de #MeToo et d’histoires plus glauques les unes que les autres et j’ai contribué à faire passer le message.

Mais moi, tu sais, je suis forte.
Moi, j’ai pas peur.
moi, je le vis bien.
Je suis comme ça. J’ai une cape de Batman, un sourire qui dit que je vais bien, partout, tout le temps. Je ris, et puis de toute façon, je cours vite et je frappe fort.

Alors, pour moi, c’était facile d’écrire.

Et puis en fait…

En fait, après avoir posté mon statut, en lisant vos messages, j’ai été prise d’un malaise que je ne connaissais pas.

Parce que j’avais listé ce qu’il m’était arrivée.

Pour moi, ce n’était qu’une accumulation de choses désagréables qui se sont succédées en 37 ans.
Des petits trucs pas cool qui font partie de la vie.
De ma vie.

Et de la tienne.

Partout. Tout le temps.

– Les fois où on s’est frotté à moi, prenant pour prétexte que nous étions serrés, qu’il y avait du monde, quand j’avais 12 ans et tous les jours d’après.
– Les fois où mon moniteur d’auto-école me mettait sa main sur la cuisse en me disant que la leçon s’était bien passée.
– Les fois où « t’es bonne, tu dois aimer sucer toi, je suis sûr, avec ce sourire »
– Les fois où le prof d’EPS me touchait à pleines mains pour « mieux me positionner » en gym.
La fois où j’ai claqué la porte assez vite avant d’entendre ce qu’il allait me faire si il réussissait à l’ouvrir.
– La fois dans l’ascenseur.
– Les fois où j’aimerais ne pas savoir ce que tu voudrais « faire à mon cul ».
– La fois où il était caché dans un buisson en train de se toucher alors que j’étais sur le banc avec des copines.
– La fois où il a fallu qu’il me montre son intimité dans un parc.
– Les fois où je reçois des bites en photo alors que je n’ai rien demandé.
– Les fois où on m’a suivie en voiture en ralentissant à chaque fois devant moi.
– Les fois où on m’a suivie alors que je disais non merci.
– La fois où il m’a dit « Laisse toi faire, ça va te faire du bien »
– Toutes ces fois où t’as pas le choix.

J’ai sombré dans une profonde déprime, hier soir, en lisant tout ça.

Parce que j’en oublie.

Parce que c’est ancré dans ma vie.

C’est qui je suis. C’est sur ça que j’ai construit mon personnage.

J’ai plus peur, je me dis que c’est comme ça, c’est quotidien, c’est même plus fatigant, c’est juste une habitude, un caractère à se faire, un truc qui passera, ou pas.
On verra.

Et en fait, on verra pas.
Faut voir ça maintenant, faut pas faire comme si c’était normal, une petite fatalité de la vie parce que c’est facile de vivre en insurgé-e sans bouger, c’est facile d’avoir un bouclier comme état d’âme, mais tu vois, hier soir, ça a tout pété en dedans de moi.
Ça veut dire que ça marche pas.

Parce qu’on m’a pas aidée.
On m’a pas écoutée.
On m’a pas crue.
On m’a pas relevée.
On m’a même pas regardée.

Et on est un paquet dans ce cas.

Et si on n’avait plus peur de marcher seule, de sortir tard, de prendre des rues moins éclairées et de ne plus avoir avoir la crainte d’ouvrir une photo en pièce jointe aussi ?
Et si on n’avait plus peur pour nos gamines qui arrivent là-dedans ?

Alors voilà, qu’est-ce t’en dis, on va se sortir le bras du cul pour le coller plutôt dans la gueule des pourris.
On va écouter sa voisine et laisser pleurer sa copine si elle veut, parce que c’est dur, en vrai.
On va arrêter de croire qu’en étant plus forte ça passera alors qu’en fait, ça les arrêtera pas.
On va croire ce qu’on nous dit.
On va plus minimiser.
On va regarder. Et se bouger.
On va dire que ça suffit et on va le répéter à nos petits, on leur racontera comment on peut vivre sans ça, que c’est cool, que ça vaut le coup de tenter, de plus se taire et de toujours réagir quand ça arrive à côté de toi.
Tu risques quoi ?

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Pourquoi on mange pour pas cher à Palma de Majorque ?

A vrai dire, j’en sais rien. C’est juste que ça sonnait bien titre et que c’est vrai qu’on mange pas cher à Palma de Majorque. Pour ce qui est de la raison de ce bon marché, c’est pas à moi qu’il faut demander (Rho ça va, ne faites pas comme si c’était la première fois qu’on vous incitait à cliquer avec un titre). Par contre, on va quand même parler bouffe. Ça devrait me faire pardonner.

Durant notre séjour à Palma (dont le pourquoi du comment est expliqué ici), nous avons pu expérimenter la qualité de restauration de Majorque. Autant vous le dire tout de suite, il y a à boire et à manger dans cette histoire (ce qui tombe plutôt bien).

Pour commencer, nous avons tout de suite pris le pli des habitudes espagnoles. Le temps d’arriver, de trouver l’hôtel et d’en sortir à peu près présentable nous a conduit à débuter les recherches de vivres vers 16 heures. Nous étions en plein cœur du vieux Palma, sur une place charmante face à l’église Santa Eulalia. Natacha n’ayant qu’un seul critère “Une terrasse !”, nous avons atterri au Café Plaça.

Cette facture est intéressante à plusieurs niveaux. D’abord on notera qu’on a pris une seule pizza pour deux (parce que 16 heures déjà et on pensait plutôt au dîner). Si vous voulez perdre 30 kilos avant l’arrivée de l’hiver pour être bien dans votre combinaison de ski, pensez donc à décaler vos horaires de repas en fait. Pour ce qui est de la pizza, on n’a pas pensé à la prendre en photo mais ce n’est pas grave parce que je l’ai retrouvée dans les courses en ligne.

Le soir, on a décidé de faire confiance aux guides, ceux que j’avais empruntés à la bibliothèque. On a choisi un peu au hasard et on est tombé sur “Bar Espanya”. On devait déjà être fatigués (il était presque 10 heures) sinon on se serait peut être méfié du nom de ce bar. Imaginez en France un resto qui s’appellerait “Bar français”, c’est un peu louche non ? Autant vous le dire tout de suite, on lui met quatre étoiles à ce bar de ruelle sombre : une étoile pour l’ambiance avec sa bonne musique et sa clientèle enjouée, une étoile pour le service parce que tout le monde était sympa derrière le bar et enfin deux étoiles pour les tapas qui enfin nous donnait l’impression de bien se trouver sur une terre hispanique.

 

 

 

On a pu avoir un bon aperçu des spécialités à goûter absolument si vous faites un séjour à Majorque. D’abord le pa amb tomaquét, un pain frotté à l’ail et à la tomate avec de l’huile d’olive accompagné de jambon ibérica. Ensuite la fameuse sobrasada que je qualifie, sans doute à tort mais ça vous donne une idée, de pâte de chorizo à tartiner. Ils l’ont servi sur un morceau de pain avec un piment vert mariné, un vrai délice. On aussi commandé des croquetas (2 de morue et 2 aux légumes) qui déchiraient. Enfin Natacha a pris un burger de gambas et là j’ai pas compris, je l’ai laissée seule avec cette incongruité.
Pour la soif, j’ai pris deux verres de Bla Bla Bla. Non que je ne me souvienne pas de ce que j’ai bu mais ceci est le vrai nom de ce vin majorquin, peut être en hommage à la qualité de ton discours (ou de ce que tu comprends) si tu finis la bouteille.

Sinon Natacha a bu de l’eau (si, si).
On en a eu pour 29 € et des cacahuètes à deux, on avait donc envie de faire la Ola (que tal ?) quand on a vu l’addition.

Bar Espanya, Carrer de Can Escursac, 12, 07001 Palma, Illes Balears, Espagne

 

Le lendemain on partait pour une expédition en vélo et on avait prévu environ 60 kilomètres de route. C’était donc plutôt une bonne idée que de s’arrêter un moment pour un petit-déjeuner conséquent. Il faut dire que c’est assez facile à Palma car ils aiment bien le sucre et le gras dès le réveil.


(oui, on s’envoyait des messages trop mignons de ce genre pendant le séjour alors qu’on était à côté)

On s’est arrêté près de notre loueur de vélos à côté de la station sur la plaça d’Espanya. Cet endroit semble être l’un des points stratégiques de la ville donc n’espérez pas profiter de la quiétude du petit matin cependant on a eu une bonne surprise avec le restaurante “La Parada” et j’ai enfin pu goûter l’ensaïmada, LA spécialité de majorque pleine de saindoux et de sucre. Natacha a préféré se rabattre sur une flauta crema qui est une recette … mexicaine.

Restaurante La Parada, Plaça d’Espanya, 6, 07002 Palma, Illes Balears, Espagne (pour le petit déjeuner, le reste on ne sait pas).

Le but de notre voyage en vélo consistait à pouvoir s’éloigner de la ville pour profiter d’une côte un peu plus sauvage, se faire dorer la pilule et trouver une paillote remplie de beaux majorquins qui feraient griller des poissons sur la plage.

A la place on a eu ça.

Vers 17 heures, à bout de forces et cédant à nos fesses qui se demandaient bien pourquoi on les obligeait à subir l’épreuve des poteaux alors que normalement c’est les pieds qui s’y collent, on a fini par revoir à la baisse nos exigences. En vrai, on n’avait plus aucune exigence. Ah si, Natacha voulait une terrasse !

Sachant qu’on avait perdu environ 3742 calories, on n’a pas hésité à prendre des patatas bravas. SI vous connaissez les potatoes des fast-food, vous visualisez assez bien le concept même si ici, l’huile d’olive prime. J’ai cru que j’allais défoncer la marmite tellement j’avais faim mais en fait ça ressemblait un peu à un miracle comme celui de la multiplication des pains. Quand je mangeais une patata brava, deux autres apparaissaient dans mon assiette comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus que j’ai prise à la fin de mon repas.

 

En rentrant le soir, on n’avait même plus la force de manger mais comme c’était notre dernière nuit à Palma, on a fait l’effort. On s’était en plus promis de trouver une place au Café Antiquari, un bar qui nous faisait de l’oeil depuis la veille. On a enfin pris un vrai apéro pour nous féliciter de ce #coworkBeach réussi et de nos efforts physiques. J’ai sauté sur la sangria, juste parfaite et réalisée devant mes yeux ébahis pendant que Natacha succombait à l’appel de la Guiness (il faudra donc un jour que j’explique le concept de spécialité locale à cette fille).

On était tellement prête à tout pour aller dans ce bar qu’on a accepté la place prisée des marches de l’escalier (spéciale dédicace à nos fesses).

Café Antiquari, Carrer Arabí, 5, 07003 Palma, Illes Balears, Espagne (il paraît qu’on y mange bien aussi).

Le lendemain, on devait partir assez tôt pour se rendre à l’aéroport. Autant dire que je me souviens même pas de ce qu’on a pu boire et manger. Comme on devait poireauter dans les salles d’embarquement, j’en ai profité pour acheter quelques dernières spécialités culinaires comme une sobrasada (en IGP) …

… et des Haribos Goldbären parce que ceux des Allemands sont meilleurs (les arômes naturels doivent y être pour quelque chose) et que là-bas on était quand même un peu en Allemagne, il faut l’avouer.

Sinon, pour la prochaine fois, si vous avez l’adresse d’une paillote avec de beaux majorquins qui font griller la pêche du jour pas loin de Palma, on est preneuses !

 

Cet article a été écrit par Séverine, Aka Electroménagère, mon acolyte de coworkBeach, je ne comprends pas du tout de quoi elle parle quand elle dit que j’ai un problème avec les terrasses et les commandes de tout sauf les spécialités. Vraiment. N’importe quoi évidemment.

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Et elles inventèrent le #CoworkBeach

« Ouaaaaah, t’as trop de chance d’être freelance, c’est super, tu fais ce que tu veux, c’est génial ! »

Qu’est-ce que j’aime faire rêver les gens, si tu savais…
Parce qu’on va pas se mentir, être indépendante, c’est surtout pas mal la merde en vrai.

Par exemple, moi, en juillet et en aout, je bosse moyen moins, parce que mes clients sont en vacances. Du coup, en septembre, je commence le mois avec zéro, c’est génial et pile dans le timing pour pouvoir payer ma taxe d’habitation et ma taxe foncière, j’aime beaucoup.

Et puis il y a les fois où tu es malade et où vraiment tu peux pas bosser, mais comme t’es freelance et pas salarié, y’a personne qui t’envoie quand même un minimum pour vivoter.

Et ces fois où tu te retrouves à accepter bien trop de taf et à bosser comme un husky parce que « on sait jamais »…

Et puis freelance, c’est aussi le synonyme de solitude, un peu. Parfois, j’en viens à parler  à ma cafetière, c’est dire si je pète les plombs…
Du coup, depuis quelques mois (ou années, je ne sais même plus); on essaye de se retrouver une fois par semaine avec ma désormais coéquipière Séverine, rédactrice web également, histoire de se soutenir et d’éviter de parler à du sopalin.
Et un jour, au détour d’un 43ème café, elle me dit « et si on partait 3 jours quelques part, n’importe où, au moins cher ? »

Après, tout, c’est ça aussi, le freelance. Pouvoir gérer son emploi du temps comme on veut, et travailler d’où on veut si besoin.

On a dégainé le site Kayak et sa fonction « explore » et on a cliqué sur le billet le moins cher aux dates qu’on avait choisies.
Ca aurait pu être Dunkerque.
On s’est retrouvé avec deux billets allers-retours à Palma de Majorque pour 40€ chacune aller-retour.

Comme on éructait notre excitation et notre joie d’avoir de si bonnes idées et autant de chance, on s’est lancé un défi : 3 jours, 2 nuits, 150€. TOUT compris.

Voilà le résultat (pour UNE personne, hein, faut pas déconner)

– Billets d’avion A/R Lyon-Palma : 40€ (EasyJet)
– Trajet Lyon-Aéroport (aller) : 4€  (BlablaCar)
– 2 nuits en auberge de jeunesse (Hostel Fleming) : 55€
– Taxe de séjour : 1€
– Navette aéroport Palma A/R : 10€
– location de vélo : 9€ (Palma Lock and Go, Plaça d’Espanya)
– Visite Église : 5€
– Pause déj pizza/2 boissons : 6€
– Apéro : 2,50€
– Bar à tapas (tapas (plein) + 1 verre de vin + eau) : 15€
– Petit déj (Café + spécialité patissière bien grasse « ensaimada ») 2,5€
– Supermarché pré sortie vélo (eau/collations) : 2,50€
– Coca de survie pendant sortie vélo : 1,5€
– Pause déj : 1 plat + boisson : 7€
– Apéro : 5,50 €
– Collation du soir (histoire de) : 5€ (mais en vrai on se souvient pas très bien, on pense moins, mais on va mettre large)
– Trajet Aéroport-Lyon : 6€ (BlablaCar)

 

Et au total du coup ?

Et bah 177,50€, porte à porte depuis Lyon pour 3 jours et 2 nuits à Palma de Mallorca.
On a « un peu » dépassé le budget, mais je pense qu’on aurait pu économiser sur les nuits… sauf qu’on n’était pas encore tout à faire prête pour le couchsurfing, ni pour les chambres communes de l’auberge de jeunesse.
Bref…

On va être obligé de refaire pour rentrer dans le budget. TROP dommage !

Sans avoir eu l’impression de nous priver, on a vraiment rentabilisé notre excursion. On s’est aussi perdu, parce que c’est quand même la base, on a vu de choses magnifiques et d’autres moins cool mais on a beaucoup dit « Hannnn c’est trop beauuuuu », c’est que ça nous a plu.
Et donc, OUI, j’ai aussi travaillé un peu, dans l’avion et dans la chambre, donc TOUT est possible, en fait.

Le freelance c’est trop cool ?

Ouais. GRAVE ! (mais pas tous les jours, comme le reste quoi)
Mais surtout, on vient de nous prouver à nous-mêmes qu’on pouvait visiter des pays sans non plus se ruiner, et sans pour autant, non plus, faire les pouilleuses (parce que ouais, on n’a plus trop l’âge d’avoir le courage d’assumer ce qu’on assumait quand on avait 20 ans, en vrai…)

Et je te débriefe le voyage en question très rapidement, promis, tu vas rigoler !

 

 

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Une eau chaude pour la 4 !

Oui rhooo ça vaaa j’avais dit que je revenais « demain » te raconter mon histoire d’eau chaude, mais en même temps, j’avais pas dit QUEL demain. Note bien.

Hum.

Bref.

Je disais la dernière fois que la rentrée avait été quelques peu perturbée et pas qu’à cause des réunions et des fournitures scolaires.

Il se trouve que dans un mélange de dépression post-vacances trop cool-excès de vacances trop cool – rentrée pas trop cool – fatigue générale pour cause de mise à profit de vacances trop cool et retour à la réalité dans un froid de gueux, je suis tombée malade.

La bronchite, ma désormais meilleure amie de chacune de mes rentrées depuis quelques années, est revenue me rappeler que j’étais humaine et que donc, je devais aussi ressentir, parfois, cette impression de mourir comme si j’avais la lèpre de la plèvre (si tu le dis très vite c’est pas facile-facile).

Et comme en plus j’étais fatiguée, c’était le combo parfait pour avoir l’impression que j’allais décéder juste en faisant l’effort de cligner des yeux. Rouges, les yeux.

Du coup, j’ai comblé le peu de temps de vie active qu’il me restait en faisant des vertiges, histoire que mon hypocondrie s’active de façon exponentielle à mon mal-être.

C’était génial. J’ai même gémi je crois.

J’ai réussi à ramper chez le médecin qui m’a fait comprendre que je n’avais pas de leucémie, mais des résultats sanguins dégueulasses, option ça craint, rapport, éventuellement, à une alimentation bière-chips que j’ai pu avoir pendant l’été (on m’avait forcé, évidemment).

Je me suis excusée auprès de mon corps (si, si, je ‘lai vraiment fait), et du coup, je me suis fait une cure de jus de légumes, graines en tout genre, tisanes et autres jus de citron.

Plus de café, plus d’alcool, plus de gras, plus de sucre, j’étais devenue du jour au lendemain l’ambassadrice du healthy instagrammable (mais tu noteras que j’ai rien instagrammé).

J’ai commandé du thé vert dans les cafés et des Perrier-tranche dans les bars, en constatant que les régimes detox en gardant une vie sociale, ça coutait finalement aussi cher que de boire des cocktails au yuzu et feuilles d’or 24 carats.

Même qu’au Coworking (Chez Sofffa, c’est trop bien (en plus tu peux me voir) je te conseille), comme je pouvais plus boire de café, ils me faisaient goûter tous les trucs bien chelous qu’ils avaient en stock…

 

Et j’ai dormi. Plein. C’était bien.

Petit à petit, je me suis remise d’aplomb. Bon, j’ai pas encore refait de prise de sang, mais j’ai plus l’impression de marcher à l’envers dans un roller coaster, donc y’a quand même du mieux.

Pendant tout ce temps, quand même, où j’ai dû me plier à un régime sain, je suis allée dans des magasins bio histoire de faire ça vraiment bien (tant qu’à faire, je me suis carrément investie dans ma mission de régénération cellulo-plasmatique, je ne fais jamais les trucs à moitié)

Une fois, j’étais devant le rayon tisanes d’un magasin bio de mon quartier, m’extasiant devant autant de choix de saveurs et de couleurs (oui, je fais aussi très bien semblant de trouver ça formidable de passer 4h devant le rayon tisanes), remplissant mon panier de toutes ces petites boites mirifiquement alléchantes, je suis allée à la caisse.

Pendant que je me rendais compte que je n’avais pas de sac pour ramener mes 43 paquets de tisanes, m’offrant en sus un 64ème totebag pour la peine, la jeune femme de la caisse s’extasiait à son tour sur mon choix de tisanes.

  • Ohhhh vous en avez pris beaucoup ! Vous êtes fan ?
  • Euh… fan de tisanes ? Haha, non, pas vraiment, mais quitte à boire que ça, autant varier je me suis dit.
  • Vous les connaissez celles-ci ?
  • Non.
  • J’aime pas du tout.
  • Ha bah c’est motivant ça.
  • Non mais je n’aime pas les tisanes en général en fait.
  • Ha ok… En même temps si vous avez encore le droit de boire du café, hein, profitez-en pour ceux qui doivent s’en passer…
  • Ha non mais moi, je ne bois que de l’eau chaude.
  • HAHAHAHA.
  • Non mais je ne rigole pas.
  • Mais de l’eau chaude, c’est à dire… de l’eau… chaude. Et c’est tout ????
  • Oui oui, quand je bois de l’eau chaude, ça me donne l’impression de purifier mon corps, ça me procure un sentiment de réconfort, c’est un peu ma boisson doudou.
  • Qu’on soit bien d’accord, votre boisson doudou, c’est donc… de l’eau. Chaude.
  • J’adore oui ! Vous devriez essayer.
  • Alors écoutez, je trouvais ma vie assez hyper triste comme ça avec mes tisanes, donc je vais en rester là, mais promis si je me mets à l’eau chaude je vous appelle hein !

Je suis sortie déjà vachement moins dépressive qu’en entrant, du coup je me suis dit que les magasins bio, c’était peut-être le secret de la bonne humeur…

J’ai croisé un copain à qui j’ai raconté mon histoire, trop fière de pouvoir enfin dire que ma vie de merde n’était finalement que joie des papilles et festivités gustatives.

  • Ha mais arrête de rire, tu sais ce qui est VRAIMENT bien ?
  • Vas-y…
  • L’eau tiède.

Franchement, les mecs, merci à vous d’avoir embelli mon quotidien morose du mois de septembre, grâce à vous, à chaque fois que j’engloutissais une tisane, un Perrier ou, fête, une Badoit rouge, je me disais que quelque part, dans Lyon, des personnes trinquaient à l’eau chaude.

Et ça m’a fait du bien.

Cœur avec mon plasma !


Cœur avec la vie aussi hein !

 

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Rangs très serrés.

Reine du jeu de mot : CHECK.

OUI.
Je sais.
Presque un mois sans revenir écrire ici mais attends, c’est qu’il s’en est passé des trucs pendant ce mois… si tu savais…

Mais bouge pas tu vas savoir, en fait, tu penses bien que je ne reviens pas pour rien.

 

Alors, déjà, et surtout y’a eu la rentrée et je sais pas chez toi, mais ici cette année, ça s’est présenté un peu comme l’anti-chambre de l’enfer cette histoire.

Premièrement (et principalement), parce que je suis tombée malade et que mon corps a dit en même temps « allez, salut, j’te laisse là grognasse », mais je t’en reparle un peu plus tard.
Parlons des greffons.

Greffons à qui il manquait des mines de criterium et des règles pas cassées, même après avoir fait les fournitures au point par point pour être bien sûr de ne rien avoir raté. Par contre, N°1 a maintenant en sa possession 5 jolis cahiers 24×32 petits carreaux. Vas savoir ce qu’il s’est passé le jour où j’ai fait les courses. Je ne sais pas.

Après, on a enchainé direct avec le froid et les habits pas adaptés, et du coup, le… rhume Mesdames et Messieurs. Forcément, hein, on est beau, on est bronzé MAIS ON EST SURTOUT enrhumé !!! C’est un package rentrée cette histoire de mouchoirs je pense (en bonus de 4 cahiers en trop et du porte mines en moins).

Et ensuite, bien évidemment, les inscriptions aux activités extra-scolaires (tu peux cliquer là, j’en ai fait un article) et… les… réunionnnnns de rentrée OH YEAH !

Je ne lâche pas l’affaire.
10 ans de scolarité pour l’un, 6 pour l’autre, et pas une seule réunion à laquelle j’aurais échappé (avec els réunion foot en prime, parce qu’on dirait que j’étais en manque)
Et pourtant, c’est pas faute de savoir ce qu’il va se passer.
Des instits qui s’attendent à des questions bien pourries, des parents au taquet sur les devoirs, des explications bien trop longues concernant le programme qui a encore changé… C’est long, on a chaud, on a soif, on regarde les balles de tennis qui ancrent les pieds des chaises et on se dit que nos scotchs ont bien du courage de rester assis là des heures durant et que finalement, on comprendra peut-être la punition pour rêvasserie ou décrochage en cours de leçon. (Non, je rigole, évidemment, comme tout le monde, je frappe mes enfants à coups de règle en fer si ils reviennent avec une punition).
Le truc drôle de cette année, c’est que je me suis pointée à la réunion en robe/collants/bottes/coiffée/maquillée, rapport que j’avais un truc après où on m’avait demandé d’éviter les baskets. Je pense que seulement 4% des gens que j’ai croisé m’a reconnue du coup. Le reste devait juste se demander si y’avait pas une erreur de casting au niveau de la soirée.


Mais non j’ai pas utilisé mon téléphone une seule pendant ces 143h de réunion…
Que dalle.

La nouveauté, c’est le collège à la limite.
Tu es bien tranquille assis dans ta salle de classe avec le prof principal – physiquement sympathique, du coup, tu te dis que ça va le faire cette réunion, pour une fois – qui te présente un peu comment ça va se passer, et là, le défilé des autres profs commence.
Tu as celle dont ton fils t’a parlé, qui l’a déjà puni 2 fois (COUPS DE RÈGLE) pour oubli de matériel alors que bon, c’était le premier jour et grâce à qui ton hypothalamus se casse à Hawaï au bout de 4 phrases, te laissant dans le vague absolu d’une brume envahissant ton cerveau. Pas faute d’avoir essayé d’être drôle (mais c’était raté). J’ai longuement hésité à taper son nom dans Google pour savoir si elle n’était pas la créatrice de la narcolepsie.
Il y avait celui qui avait 103 ans. On ne savait pas trop comment il pouvait encore respirer, mais il y arrivait. Du coup, old school oblige (il faut croire), il nous parlait comme si on avait 4 ans et demi, c’était un peu gênant au bout d’un temps. Pis du coup ça a remis en cause des tas de préjugés sur l’âge de la retraite des fonctionnaires alors depuis je suis pas très bien.
Il y a eu la prof avec LE défaut physique qui te fait dire qu’elle a quand même le moral de se taper des ados susceptibles à tout moment de lui faire une blague débile sur le sujet.
Et puis gros big up au prof d’histoire, qui, en parlant des devoirs, a réussi à caler « déporter ». J’ai failli applaudir mais je me suis souvenue à temps que c’était pas avec moi qu’il avait fait le pari.

Ce qui reste pas mal, quand même, il faut le dire, c’est que depuis la maternelle, j’ai eu le temps de me faire pas mal de copains et comme nos enfants se suivent dans les classes, je te fais pas un dessin de l’ambiance quand on se retrouve tous assis les uns à côté des autres.
Ça a vachement moins fait rire mon gamin qui a eu le droit avec sa pote à un « Ah bah vos mères elles parlent encore plus que vous pendant que j’explique un truc ».
Il était pas fier de moi (COUP DE RÈGLE !)


Genre ça ça pourrait être moi. En fait (mas j’ai plus de ride)

Je ne me suis pas suicidée à coup de ramettes de papier, c’est que je m’en suis sortie.
Et demain, je te raconte comment j’en suis venue à parler eau chaude avec une inconnue (true story).

Tu vois ! Je suis pas morte, c’est juste que j’étais un peu occupée…

 

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T’as tes règles ou quoi ?

Tu étais peut-être dans une grotte à ce moment là, mais cet été, le magazine BIBA a eu l’idée incommensurablement subtile de demander à des hommes ce qu’ils pensaient… des règles.

Bon, en soi, pourquoi pas. Mais pour le coup, ils ont choppé une belle tripotée de mecs nés en 1903 visiblement si on lit leurs réactions de petite chose fragile dégoutée face à un truc qui, bon, allez, je le dis, touche UNE PERSONNE SUR DEUX en âge de procréer.
Evidemment, gros bad buzz, relayé par Buzzfeed par la suite. Ça m’a énervée.

En lisant des « beuuuurk » et autres petits commentaires remplis de dégoût, je me disais que c’était pas possible, pas là, pas aujourd’hui, pas « Jules, 25 ans » ni « Paul, 38 ans ». Je sais pas, moi, j’avais pas l’impression qu’autour de moi, les mecs soient dérangés par le concept pourtant…
Alors j’y suis allée de ma petite enquête dans mon entourage, et Ô surprise, je fréquente uniquement des gens éduqués, cultivés, ouverts d’esprits et qui vivent bien en 2017 (ils sont drôles et beaux, aussi, allez, cadeau).

J’ai ma copine Almira Gulsh qui a partagé l’article sur les réseaux sociaux et j’ai bien évidemment participé à la conversation, parce que moi, j’aime bien donner mon avis, surtout pour dire que les gens sont cons, donc, surtout dans ce genre de cas. Parce que je pige pas, moi, d’avoir honte de cacher son tampon ou sa serviette, de parler de ça comme d’un tout autre sujet.Mais genre VRAIMENT je pige pas. J’accepte qu’on essaye de m’expliquer, hein, j’aime bien essayer de comprendre, mais à part si tu as vécu un traumatisme sanguinolent dans la vie, je comprends pas.
En soi, on est bien ok que si on pouvait faire sans, on signerait direct, mais bon, dans la vraie vie où t’as pas trop choisi d’avoir un utérus, bah tu vis avec.

T’sais, moi, ça dure 7 jours TOUS les 28 jours, alors autant te dire que ça fait BIEN partie de ma vie, et qu’étant donné mon caractère festif, je me planque pas une semaine entière tous les mois depuis 23 ans. Tu sais pourquoi ? Déjà, parce que ça ferait plus de 5 ans à se planquer (je viens de vivre un petit traumatisme en calculant ça, sache le)(5 ans PUTAIN !), en tout, et que je suis nulle en cache-cache de toute façon (pis ça me donne toujours envie de faire pipi en plus).
Puis parce que c’est comme ça, je vois pas le problème, d’autant que je fais partie des miraculée qui n’ont pas spécialement mal ou peu (ou parfois vraiment beaucoup, et là, j’ai envie d’égorger des chatons un peu).

Ça, c’est mon point de vue.

Autour de moi, mes copains ont pas de suite compris pourquoi je les agressais avec mes « Et les règles, t’en penses quoi toiiiii ? » entre deux cafés et sans transition au milieu d’une conversation sur la cuisson des pâtes.
Mais j’ai eu ce genre de réponses :

« Bah, euh… rien. Je devrais en penser quoi ? »
« Bah c’est comme ça »
« Bon je t’avoue que pour un one shot si la meuf a ses règles je saute pas au plafond mais sinon, j’ai jamais eu de souci avec ça » (et de rajouter « en plus j’en ai connu une qui était en feu dans cette période je te raconte pas » (non, me raconte pas).
« Bon, je te cache pas que la toute première fois, j’étais pas hyper à l’aise, mais bon… c’était la première fois »

Des gens normaux quoi.
Bon, après, ce sont mes amis, forcément ils sont normaux (pour compenser avec moi).

Tout ça pour dire que dans ma conversation avec Almira, elle m’a présenté virtuellement Jack Parker alias Taous Merakchi qui tient un blog… sur les règles : Passion Mentrues.
Oui.
Et qui a sorti « Le grand mystere des règles » chez Flammarion.
Je te conseille vivement d’avoir ce livre dans ta bibliothèque, que ce soit pour en savoir plus ou pour savoir comment aborder sainement le sujet avec ta progéniture si jamais tu n’es pas à l’aise avec le sujet.

Il se lit à la cool, sans jugement, mais bon, si tu n’es pas tout à fait d’accord avec ce que j’ai pu écrire plus haut, ça risque de te faire un peu grincer les dents, parce que globalement, elle pense tout comme moi (mais elle l’écrit en mieux, dans un bouquin, donc).

Le livre traite d’à peu près tout ce qu’on voudrait savoir sur les règles, de comment sa marche à qu’est-ce qu’on doit faire pour que le sujet ne soit plus un truc à planquer comme si on portait la peste noire en collier une fois par mois, en passant par leur place dans la société, dans l’histoire, comment mieux les vivre, enfin comprendre qu’on n’est pas toutes pareilles ou comment et pourquoi De Palma a traumatisé toute une génération de jeunes filles pré-pubères (genre moi).
On en sait plus aussi sur le pourquoi de la fameuse tradition de « la claque » des premières règles, et même, on sait qu’en Espagne, on fait dans la métaphore fine en disant que « le steak décongèle ».

J’ai refermé le livre moins bête de beaucoup de choses et je le garde bien précieusement en cas de questions des greffons, parce que j’ai beau me vanter de les éduquer sans tabous ni non-dits, si je peux le faire encore mieux, je prends.
Et je te le conseille.

 

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Le p’tit bilan, calmement

Ça y est, je suis donc officiellement revenue de vacances (je dis officiellement, parce qu’en fait, il y a de grandes chances que je décroche encore quelques jours de rab voir ce que l’Atlantique a à me raconter).

Cet été a été riche de beaucoup de choses alors comme je suis là pour te raconter ma vie, tu ne vas couper à mon petit debrief de rentrée.

D’abord, j’ai retrouvé mes enfants.
Ouais, on commence par les trucs sérieux, ouais.
L’année scolaire est passé si vite que début juin je me croyais encore en novembre (et pas qu’à cause des températures).
On n’a pas vu le temps passé, du coup, on a eu cette impression de tellement peu profiter.
Et puis il y a eu cet été.
N°1 et Clapiotte m’ont accompagné à la mer, on s’est retrouvé, on a dormi ensemble, on a attrapé des poux (si si, merci LE KARMA), on a fait des châteaux sur la plage, ils m’ont fait tomber dans l’eau, on a beaucoup discuté d’un peu de tout et surtout, surtout, on a ri.
Ils m’ont fait remarqué que je n’étais pas vraiment comme les autres mamans de la plage. Je ne lis pas de livre à la plage, je me couche sur ma serviette quand elle est pleine de sable, je fais des gestes improbables quand je joue aux raquettes, j’ai les genoux rougis par le sable à force d’être à quatre pattes (je te vois sourire) et je m’auto-fais des croches-pieds pour tomber dans 10cm d’eau avec la classe d’un lamantin, tout en perdant mon haut de maillot.
Je ne me fais pas beaucoup de copines à la plage, du coup… Enfin… pas qui aient atteint la majorité en tout cas, mais ils aiment bien me voir comme ça, en vrai, et c’était drôlement cool.

Bon, y’a des légendes explicatives pour ces photos hein, en vrai, sur mon Instagram… hum…

Quand j’étais petite, j’en avais des tas des copines et des copains de plages.
Et cet été ça tombait bien, j’ai eu la chance de recroiser deux d’entre eux.

Ces amis là, c’est le concept même de ce qui peut être vraiment précieux. Des gens qui ne jugent pas beaucoup mais qui écoutent, des discussions trop longues, qui partent en vrille, font un lutz piqué et qui finissent toujours dans des fous rires. Passez du temps avec eux, c’est comme reprendre un souffle qu’on avait oublié, tout devient plus simple, plus beau et moins ennuyant.
Ces amis là, c’est l’un qui attend minuit pour me souhaiter mon anniversaire et l’autre qui arrive le jour J pour ne pas me laisser seule avec un rosé sans glaçon.
Ces amis-là, j’espère que tu les as.
MÊME si clairement, on ne dort pas assez quand on se retrouve 10 jours ensemble !


Et ELLE, elle déboite toutes les amitiés, je te le dis…

Et sinon, après les larmichettes on a quoi ?

Ha bah on a tout le reste.

On a les femmes aux seins refaits qu’on ne sait pas trop si ce sont des bouées ou pas quand elles vont dans l’eau tellement ça leur remonte jusque sous le menton.
C’est les chariottes de glace immonde où t’as tellement envie d’aller leur commander une pizza et du rosé, pour voir…

C’est les vieux dégueus qui profitent de la promiscuité estivale pour mater le fessier rebondi de ta pote.
Ce sont les enfants des autres que tu as envie de fracasser à coups de pelle parce que visiblement, ta tête fait partie de la plage, donc marcher dessus ne pose aucun souci.

C’est aussi ces parents qui disent :
« Si tu pleures en allant dans l’eau, je te laisse au large » ou « oui rhoooo ça va » sans se lever de leur serviette alors que leur gamine hurle de panique parce qu’elle ne les retrouve plus au milieu de tous les parasols (et donc, t’as aussi envie de les fracasser avec ta pelle, hein, on est d’accord ?)

Ce sont les gens qui continuent de planter des parasols alors que le vent te décolle ta propre plèvre, et qui ne bougent pas quand celui-ci s’envole pour aller se planter dans le sein d’une nana qui sortait de l’eau.

Ce sont ces « vieux » qui te connaissent depuis que « t’étais petite comme ça dis donc t’as grandi », qui te tiennent la jambe pendant 45 minutes alors que toi, bah ouais, t’étais petite comme ça, donc tu t’en souviens pas, tu as donc l’impression de raconter ta vie à de parfaits inconnus, alors même que ta propre mère n’est pas au courant de la moitié.

 

 

 

Et puis… c’est le Cap d’Agde, je vais pas te cacher que même si on est loin du camps naturiste qui fait tant parler de lui, l’humeur est rarement à autre chose que l’humour gras, sale et qui tâche. TOUT est prétexte à glousser une fois que tu es là-bas. C’est la tradition. Et bien évidemment, moi, j’adore les traditions. Surtout dans ce genre là.


Oui là aussi sur Instagram y’a des légendes, même si bon, t’as compris le concept…

 

C’était bien, c’était beau, c’était drôle, je suis en dépression, mais ça valait le coup. Beaucoup.

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