la rentrée vs/ les moustiques en vacances : tu préfères quoi ?

Ca y esttttt c’est fini les vacances, sortons nous les doigts du … et retournons au boulot dans la joie et la bonne humeur, oui, celle-là même qui a disparu dès la seconde où tu as éventré ta valise sur ton parquet et qu’elle t’as renvoyé à la réalité des 12 machines à laver qui allaient s’en suivre, tout en t’aspergeant de cette odeur de monoï imprégné dans tous les vêtements.
Donc la bonne humeur : tu la retrouves, peut-être au fond d’une poche, tu te débrouilles, et tu te la colles au visage histoire que les collègues ne croient pas que tu viens de passer les 3 dernières semaines dans ton garage à ratisser ton plafond.

Ou alors, tu te souviens des moustiques. Au moins, tu regretteras un peu moins.

Moi, je suis partie au Cap d’Agde. Enfin, pas que, mais principalement. Et au Cap d’Agde, à part des gens tout nus aux mœurs quelque peu déviants, il y a les moustiques.
Mais pas le moustique de la ville, tu vois. Le vrai bon moustique qui te fait jurer que le napalm, en fait, c’est une super bonne solution et qui développe ton syndrome de la Tourette au niveau irréversible en moins de 24h
Des moustiques qui trouvent ça malin (et ça l’est, de leur point de vu, si tu regardes bien) de venir te piquer les chevilles à partir de 15h30. Pile avant que tu partes à la plage quoi. Un genre d’apéro avant que tu reviennes et qu’ils recommencent à sucer ton sang jusqu’à la moelle. On dirait des fanatiques de l’EFS les mecs.
Genre, ils supportent moyennement que tu n’aies pas jugé bon d’aller te faire prélever ton litre de sang dans le camion au bord de la plage, alors que toi, tu te disais juste, à la base, que donner ton sang avec un cubis de rosé qui coulait dans tes veines depuis la veille, c’était pas franchement faire une bonne action.

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Le moustique du Sud, il s’en bat les ailes du rosé. Il KIFFE. Il a été élevé au pastis et au rosé, donc ça l’arrange plutôt ce petit arrière goût qui le rend pompette.
Du coup, depuis quelques temps, il a invité aussi ses potes les moustiques tigres.
Le moustique tigre, c’est un peu le cousin relou du fin fond de la campagne, tu vois ? Celui qui parle fort, qui rit fort, qui est aussi alerte qu’un lamantin mort, qui est hyper lourdingue et qui te trouve tellement sympa qu’il te colle jusqu’à la fin du mariage de tata Lucille. A la fin, tu ne rêves que d’une chose : le napalm.
L’avantage avec le moustique tigre, par rapport au cousin du mariage de tata Lucille, c’est que tu peux VRAIMENT lui décrocher la tronche sans déclencher une guerre civile au sein de ta famille.

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SANS . DECONNER !

Donc les gars, ils déboulent en bande organisée sous ta table (note quand même qu’ils sont pas si cons et se mettent pas à découvert direct), ils te sucent tout ce qui dépasse (et non, c’est pas aussi bandant que la phrase veut bien le sous-entendre) et une fois que l’effet rosé s’active (et que, concrètement), de toute façon, t’as plus un cm2 de peau non piquée au niveau du mollet), là, ils se mettent à vouloir te piquer sur la gueule. Rapport à l’haleine aux sulfites, je pense.

Tu te mets à faire les gestes incohérents et spasmodiques d’un épileptique pour finir par mimer Jackie Chan dès que t’en as eu un.
C’est la guérilla autour de ta jugulaire, t’en viens même à te mettre des grosses gifles sans prévenir alors que tu dissertais  sur le fait de plutôt prendre un ou cinq kilos pendant les vacances.

J’ai TOUT essayé.

On a foutu des prises dans les chambres pour pas que les mecs pensent faire des after, on a bruler des bougies à la citronnelle, des spirales de la mort, on a acheté 150 produits différents en tout je crois. On est les bêta testeurs de l’éradication du moustique en fait.
Pour info, sur la terrasse, les SEULS trucs qui nous ont donné un peu de répits sont les sprays Cinq Sur Cinq tropique (le Cap d’Agde, ce nouveau territoire d’Outre Mer…) et le diffuseur portable Thermacell.

Chez Cinq sur Cinq, on avait le spray et le stick, hyper pratique pour tartiner les greffons sans le mettre un coup de pshitt dans les yeux et les rendre aveugles.
J’ai du coup découvert à la pharmacie (qui était devenu un peu comme ma deuxième maison et qui, grâce à mon budget anti-moustiques, pourra très largement réparer sa clim ET refaire sa façade extérieure en pétales d’or) qu’ils avaient même fait un répulsif anti UV en même temps, ce qui est pas con du tout vu que ces cons-sanguins de diptères (plus communément surnommés fils de flûte) se réveillent vers 15h.

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Je voudrais d’ailleurs m’adresser à Cinq Sur Cinq pour leur dire merci, hein, mais aussi leur suggérer d’inventer des lessives anti-moustiques, des gel-douches anti-moustiques et même, je sais pas, des steaks anti moustiques. Bien que sur ce dernier point, je doute un peu du franc succès, vu le nombre de fois où, telle une Blège (une blonde-belge, on dit Blège), je me suis touchée le bras couvert de produits pour ensuite porter les doigts fautifs à ma bouche (c’est dans ces moments là que tu te rends compte le nombre de fois où tu te touches la bouche, c’est presque dérangeant, j’avais l’impression de minauder en permanence comme une blogueuse beauté)(si ça se trouve je fais le duck-face pareil mais y’a pas d’anti-moustiques pour me le faire remarquer). Bref, c’est dégueulasse comme goût, il faut pas faire ça les gens (ils le disent, hein, de pas manger, mais je suis Blège, je répète).

Thermacell, c’est un anti-moustiques portable, lui. Comme une prise que tu mets dans la chambre, mais là, tu peux le mettre sur ta table de terrasse. Ca couvre environ 20m2 autour de toi, ce qui, on avouera, est largement suffisant, sauf si tu loues chaque année un manoir avec 18 hectares de jardinet.
On met une plaquette, un tube de… genre de gaz, on clique comme pour allumer le chauffe-eau (et on a peur pareil que ça nous explose à la tronche, tout en sachant que ça n’arrivera pas, mais on peut pas s’empêcher de cliquer frénétiquement les bras bien tendus à l’avant histoire d’être bien certain que « si ça saute », on sera manchot mais pas défiguré) et c’est parti pour 4h de tranquillité.

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Et je rigole pas, c’est très efficace.
Juste c’est franchement pas bien beau en fait. les gars, je sais que bon, à la base, c’est pour camper, et qu’en camping, on est capable de mettre des Crocs, donc ça devrait pas gêner, mais franchement, c’est vilain ce design hein…

Bref bref bref, voilà.
Maintenant, mes premiers boutons de début de vacances commencent à moins ressembler à des furoncles (je rigole pas, les gens m’ont demandé si je ne m’automutilais pas avec des cigarettes) et j’ai été plutôt épargnée par la suite (et les enfants aussi, soit dit en passant, c’est important, les enfants)

MAIS ça reste un souvenir traumatisant.
Du coup, je me dis qu’au bureau, avec la clim dans la tête, je suis pas si mal, finalement…. Non ?

Non.

Courage quand même !

 

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Une histoire de rentrée des classes à préparer…

Cette année je n’ai pas pu pleurer. Et pourtant, j’avais le cœur gros. Un des avantages, s’il en est, de ne voir ses enfants qu’une semaine sur deux, c’est peut-être que parfois, on rate aussi des moments pas cool. Du genre, le tout dernier jour d’école primaire de son fils.

Je me connais, j’aurais croisé les yeux embrumés de certains élèves, j’aurais vu les larmes couler sur les joues des profs de CM2. J’aurais observé les accolades, les « à l’année prochaine » des enfants jetés la gorge serrée sous des airs de grands.

Et j’aurais pleuré comme je ne peux m’en empêcher quand je sais qu’un de mes enfants franchi une de ces étapes dont on se souvient toute sa vie.

J’ai raté ce moment. Tant mieux, tant pis, je ne sais pas.

Mais je n’ai pas raté l’essentiel : l’inscription au collège et les joies qui l’accompagnent. Les demandes de 1000 papiers différents parce qu’on est séparés mais pas encore divorcés, qu’on n’a pas la même adresse mais les mêmes enfants (OH WAIT). Et surtout, je n’ai pas raté la trèèèès longue liste de fournitures scolaires qui allaient avec. Les « PAS de grands carreaux en maths et les petits carreaux interdits en français. Les crayons HB, 2B et ce flutain de cahier de musique petit format une page de portée sur deux. »

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Ça fait bien un mois que la liste est accrochée sur mon frigo alors même que j’avais dit que cette fois ci, on accrocherait RIEN sur le frigo parce que ça fait pas joli quand on a une cuisine ouverte.

Et je n’avais encore rien acheté, prétextant un manque de temps alors que j’avais juste la flemme de devoir réfléchir des heures devant des rayons encombrés de fournitures scolaires.

Pourtant, j’aime bien les fournitures scolaires et cette impression qu’elles nous donnent de recommencer à zéro et proprement. Bon… Peut-être que je préférais surtout ça quand elles étaient pour moi et que je ne m’en occupais pas si ce n’est à les regarder et les ranger dans mon sac de rentrée.

Et puis il y a eu la découverte de services tels que List&Go de chez Auchan qui a dû sortir de la tête de quelqu’un au moins aussi fainéant que moi. Le principe c’est « ça me saoule donc je le fais faire par quelqu’un d’autre ».

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En gros, on se connecte sur la plateforme, on télécharge notre liste de fournitures (une photo suffit d’ailleurs), quelqu’un se charge de nous proposer cette liste sous forme de panier virtuel, on nous prévient par notification, on clique sur ce qu’on souhaite commander et… bah on commande.

Donc en gros, si VRAIMENT on est les pires feignasses du monde, en 3 clics et un code de carte bleue, c’est réglé. Plus qu’à se faire livrer ou à aller chercher tout ça au magasin ( c’est gratuit à partir de 25€) ou en point relais ou à domicile. N’en jeter plus, je voudrais que ces gens aient une statue en leur honneur devant tout collège qui se respecte.

Si jamais tu veux en savoir plus, ils officient sur les réseaux sociaux avec les #LaRentréeQueJaime #Auchan et #ListAndGo.

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Pendant ce temps là, je vais encore glandouiller quelques jours à la playa et prévoir la livraison pour mon retour, histoire d’impressionner le fiston qui commence à se demander si j’ai bien compris l’importance d’avoir ses fournitures pour la rentrée.

Mais si mon chéri, t’inquiète pas, maman le mec de chez Auchan gère. Va chercher une beignet s’il te plait. Au chocolat. Merci.


(j’attends cette MàJ hein les gars)

Cet article a été écrit en collaboration avec la marque, cependant tous les mots présents dans l’article sont les miens.

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La petite maison au bord de la plage

Je n’ai pas repris les rênes du blog depuis début juillet.
Certainement beaucoup à cause d’une connexion aléatoire, mais surtout parce que quoi dire.
Ce mois de juillet annonçait enfin les vacances, le soleil, le lâcher prise. J’allais moins être à cran, moins fatiguée. J’allais m’occuper de moi, d’eux. En profiter.
Et puis le mois de juillet s’est écoulé avec chaque jour une annonce dramatique qui sortait de la radio.
Avec chaque jour un levé un peu douloureux où les premières pensées devenaient « cette fois ce n’est pas moi, et demain ? »

Une nouvelle routine pesante est entrée dans nos vies, cette impression de marcher sur un champs de mines la rage au ventre et le cœur en miette.

Alors nous nous sommes échappés dans la petite maison près de la plage.
Cette petite maison qui retient tous mes secrets, mes amourettes estivales, mes bêtises d’adolescente. Cette petite maison qui sent à la fois le soleil et le renfermé, qui est si petite qu’à chaque retour dans la vie réelle, on a cette impression de vivre dans un palace.
Une petite maison qui m’accueille depuis 34 ans. C’est pas rien 34 ans. J’y ai connu des tas de gens, des tas de repas de famille, des nuits où on s’entassait histoire d’être bien tous ensemble le lendemain sur la plage.
C’est ma bouffée de souvenirs, à chaque fois.
Des moments heureux, des clash dantesques, des fous rire et beaucoup (trop) d’apéros.
Une petite maison dans un univers hors du temps où j’ai mes repères et où je me sens à l’abri.

Et pourtant cette année le bruit des vagues n’a pas couvert tout à fait le malaise en moi, la trouille au ventre n’a pas été digérée avec les beignets au chocolat du vendeur ambulant.
On a fait comme si.
Peut-être même qu’on a ri un peu plus fort en se rendant compte qu’il était « déjà » 3h45 du matin, parce que les craintes se planquaient derrière les verres de rosé, et que le rosé préfère de loin quand on oublie de regarder nos montres.
J’espère juste qu’on arrivera à oublier de regarder nos montres sans rosé.
J’espère juste que mes enfants profiteront longtemps de la petite maison au bord de la plage avec toute la naïveté qu’ils méritent encore.
J’espère qu’on pourra encore rire beaucoup sans les poids invisibles qui lestent nos épaules à ne plus pouvoir les soulever par saccades.

J’espère que ça va.
J’espère que ça ira.

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Salon de jardin ou jardin de salon, telle est la question.

Tu n’auras pas raté, si tu me suis un peu, que je suis ‘en travaux’ depuis quelques semaines. Bon, ok, depuis quelques mois, mais avoue que c’est pas facile facile de faire des travaux tout seul, surtout quand tu cumules deux boulots, des enfants et un peu de malchance histoire de bien se coordonner pour me ralentir efficacement.

Bref, je commence à en voir le bout. Ne reste que quelques finitions en gros (oui, tu sais, les trucs que tu feras JAMAIS en vrai. Voilà.)

Du coup arrive à grand pas le plaisir de pouvoir profiter pleinement de l’appartement et de ENFIN l’aménager définitivement. Premier constat : cet appartement est biscornu comme ma vie, je suis ravie. Deuxième constat : il est franchement hyper cool aussi. Troisième constat : ok, il serait carrément parfait avec un extérieur.

Parce qu’avoir un endroit à l’extérieur où se poser en tong avec son café du matin, c’est top. Mais bon, on peut pas tout avoir. Nous, on a déjà un chouette salon, hyper lumineux, qui donne l’impression d’être sur une terrasse. Du coup, avec l’été (et le fait que mon salon reste hyper frais malgré la chaleur estivale), j’ai bien envie d’en faire… mon jardin… façon terrasse aménagée.

Genre avec ce genre de choses :

1/ Un hamac Oui, parce que c’est MA maison, je fais les trous que je veux, et le hamac incarne parfaitement le farniente et les vacances. J’en veux !

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2/ Un gros pouf de ceux qui se calent comme on a envie, qui sont imperméables (j’ai des enfants ET des boissons sucrées, il faut que ce soit compatible) et avec des couleurs estivales. On est bon ? Ok. Où est la piscine ?

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Et oui, donc chez Gifi, y’a ce genre d’articles qui coutent rien ou bien moins  !

3/ Des sunjar (des lampes solaires quoi) Parce qu’une ambiance terrasse d’été n’est rien sans les petites lampes qui vont bien, celles-ci sont un must have quand même.

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4/ Des assiettes « plage » Parce que ça fait du bien, et que c’est suffisant !

5/ Des VRAIS verres à mojito. Je vous fais pas un dessin, on a tous compris que la principale motivation de se prélasser en terrasse, c’est quand même l’apéro !

Manque le sable et le barbecue et on est bon… Je cherche donc à palier à ces détails (y’a des pschiit qui sentent la pâte à modeler, y’en a peut-être qui sentent les grillades on sait pas).

Cet article a été écrit en collaboration avec la marque, cependant tous les mots présents dans l’article sont les miens.

 

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Le régime pour les nuls

Fût une époque où je me nourrissais exclusivement de bonbons, de chips et de vodka, arrosée de Yop.
Mes années étudiantes ont été, niveau gastronomique, une sorte d’ode à la malbouffe. Un genre d’expérience gustative et sociale.

Une époque où, malgré tout, je pesais 47kg pour 1m57, ce qui faisait de moi une fille plutôt pas trop mal gaulée, en fait. D’autant que j’étais musclée, plutôt que sèche. Une vraie bonnasse aux petites fesses rebondis et au ventre aussi plat que mon 85A.

15 ans plus tard, j’ai supprimé la vodka de mon alimentation et j’ai rajouté du chocolat (au Daim, si possible).
Récemment, du coup, ma balance affichait un magnifique 59kg, qui me rappelait douloureusement que j’atteignais le point-panique de mes grossesses, quand je me disais « OH MON DIEU JE VAIS PASSER LES 60 OH MON DIEU OH MON DIEU ».

Sauf que je suis pas enceinte.

Ceci étant, et malgré des cuisses de rugbyman (mais molles), je pourrais me dire que c’est la vie, c’est pas grave, c’est mon corps, ça va tout ça, respecte toi ma grande, on s’en fout de ton physique.

Sauf que je m’en fous pas de mon physique, de l’image que j’ai de moi. Mais je veux toujours manger des chips en pesant 47kg. Allez, 52 même s’il le faut, je suis prête à faire des concessions. Sauf sur les chips.

C’est bien là tout le problème, d’ailleurs.

Je n’ai aucune volonté sur la bouffe et j’ai toujours des excuses géniales pour le sport. Alors je continue à râler devant les miroirs que je croise, pour la forme.

Et puis le mail « on vous propose de tester la formule Turbo+ d’une semaine du programme minceur Comme J’aime »

J’ai toujours (mais vraiment TOUJOURS) dit non à ce genre de proposition. Parce que je juge que si on veut perdre un peu de poids (je parle bien de « un peu », genre 5kg, et pas d’un projet plus grand), il suffit de se mettre un coup de pied dans notre derrière mollasson pour aider.

Mais force était de constater, à ce moment là, que j’étais prise dans un tourbillon de vie « m’empêchant » de me coller sur une organisation alimentaire différente (à savoir, arrêter de commander des pizzas et des chicken butter parce que la plaque induction n’était toujours pas branchée).

Alors j’ai dit oui.
Et j’ai rêvé de perdre les 2premier kilos en une semaine. J’étais ultra motivée, j’y croyais. Forcément.

J’ai reçu un énorme carton et première surprise (je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre), j’ai constaté que TOUS les repas, sur une semaine, étaient intégrés dans la boite.
Va pour les plats préparés. Va pour les barres céréales-chocolat et va pour les sachets de riz pilaf aussi.

J’ai posté une photo sur instagram, et vous avez été plusieurs à me demander mon retour, une fois la semaine terminée.

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Mon retour est le suivant :

Les plats ne sont pas « si » mauvais pour des plats préparés (mais je me suis interdit de manger à même le plat en plastique, ça donnait l’impression d’avaler du blédina des enfants.
C’est relevé, et même si, bien évidemment, leur penne sauce tomate-basilic ne valent pas les miennes (rapport aux 8l d’huile d’olive certainement), ça passe pas mal.
Les barres chocolat-céréales ne sont pas dégueu, mais bon, hein, ça manque de sucre (bah oui, c’est le concept, je sais, mais moi J’AIME CA LE SUCRE)
Ne digérant pas vraiment le lait, je n’ai pas testé les boissons chocolatées.
Le muesli chocolat est pas mal. Mais voilà, je ne déjeune pas le matin. le matin, depuis la naissance de Clapiotte, j’ai la nausée, je peux rien avaler, à part un café.

Et Ca s’est passé comment ?

Mal.
Parce que je ne sais PAS manger comme cela. Parce que ma vie ne me le permet pas vraiment, surtout. Je mange trop souvent à l’extérieur, je saute le repas du matin, je ne goute jamais sauf cas exceptionnels…
Je n’ai pas tenu plus de 2 jours. Pas par manque de motivation, mais parce que ce n’est pas compatible avec ma vie. Même en essayant. Il y a les séminaires, les réunions, les soirées organisées pour le boulot et l’Euro 2016, aussi, d’ailleurs, pour être tout à fait honnête. Des tas de « points noirs » où on grignotte un peu ci, un peu ça, où on saute un repas en se rattrapant sur le suivant. Impossible. A moins d’être en vacances (et de m’attacher les mains sur une terrasse à l’heure de l’apéro), je ne vois pas comment j’arriverais à tenir.
Je ne perds pas espoir cependant.
Je compte bien retenter l’expérience malgré tout puisqu’il me reste quantité de plats auxquels je n’ai pas touché.

Et j’en pense quoi, à part ça ?
Bah que ce n’est pas bête du tout comme principe, rapport à la facilité. Tout est prêt, y’a plus qu’à faire chauffer. Pas de question à se poser, de calorie à compter, qu’à se laisser porter et à juste veiller à ne pas « craquer ».
Ceci étant, malgré mon échec cuisant, j’ai appris une chose TRES importante : je mange trop.
Quand j’ai versé les plats dans mon assiette, j’ai ri de la petite quantité que cela représentait.
J’ai pris mon temps pour les manger, du coup. Autant de temps que si j’avais avalé le double en quantité.
Et je n’avais plus faim. Jusqu’au soir. Ca me contentait très bien au final.

Je pense donc que c’est une bonne étape pour tous les gros fainéants afin de remettre un peu les choses dans l’ordre, à commencer par un ré-équilibrage des quantités.
Le prix reste quand même assez élevé, surtout si on ne part que sur une semaine, du coup, faut vraiment pas avoir une vie aussi désorganisée que la mienne, ce serait dommage.

D’ailleurs, tu sais quoi, sur la semaine qui était sensée être dédiée à cette formule, et malgré les 2 jours seulement, j’ai perdu 1,5kilo. Juste parce que j’ai quand même limité les quantité.

Je vous dirai si j’arrive à finir le programme et ce que ça a donné au final, et je vais essayer, en attendant, de ne pas me resservir et à faire un peu de sport, aussi (mais il fait vachement chaud quand même non ?)(<– tu vois, je suis trop forte en excuse).

Mes cuisses, ma cellulite et mes 57,5kg vous remercions pour votre attention et vous souhaitons un très joli été dans vos maillots de bain, quel que soit leur taille (perso, je vais en racheter un, en fait, sans quoi je vais ressembler à un saucisson)

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Ma vie, la vraie, selon Murphy, le retour.

Un jour, dans très très longtemps, quelqu’un tombera sur des archives de ce blog et se dira qu’il était FORCEMENT tenu par quelqu’un à haut potentiel mythomaniaque.

Je tenais donc à laisser une trace de ma bonne foi, une tentative de vaincre ce petit salopiot de Murphy qui fait rien qu’à me tourner autour alors que moi, j’ai rien demandé, et que plus je pense à Murphy, plus je pense au singe et plus je me dis que si je l’attire…. Bref. T’as pigé.

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C’est pas moi,c’est Murphy!
J’ai rien fait,adressez vous à lui
C’est pas moi,c’est Murphy!
C’est c’que je dis quand j’ai des ennuis

Murphy ne me lâche plus, donc.

En fait, j’ai noté que depuis que j’avais décidé de déménager et d’entamer de gros travaux dans le nouvel appartement, Murphy avait élu domicile dans ma poche.

Il aime la poussière de ponçage et l’odeur de la glycéro il faut croire.

On est tombé sous le charme d’un appartement, qui, en soi, était bien vilain, mais dans ma tête, se révélait être un futur duplex pète sa mère.

Même pas peur, on se jette dans ce projet en sachant bien que dans le couple, il y en a un des deux qui ne sait pas faire grand-chose avec ses doigts (bon, ok, il sait faire quelques trucs plutôt sympas mais qui ne servent à rien pour poser du parquet).

Plusieurs personnes sont venues pour faire le tour des travaux et nous dire ce qu’ils en pensaient. Les estimations allaient entre 2 semaines à un mois. OK.

Misons sur un mois et demi me dis-je.

C’est là que tout à commencer.

On avait la date de signature, donc, la date du déménagement. Organisée, je bloque rapidement les emplacements de parking pour déménager tranquillement.

La veille de la signature, on nous appelle pour nous dire qu’il faudrait que je signe un papier en rapport avec l’assurance. Je demande à ce qu’on me l’envoie. On me propose de l’envoyer par fax. J’ai mis 1 journée à trouver quelqu’un de mon entourage qui avait accès à un fax. Le fax n’est jamais arrivé. Le courrier envoyé en parallèle non plus. 15 jours après la date de signature initiale, on nous signale que « ha bah non en fait il faut rien signer en plus ».

On peut recaler une date de signature. Pile un mois après la première.

Autant vous dire que niveau timing, la réservation de la place de parking tombait un peu à l’eau.

Commencent les travaux.

C’est cool, on casse, on ratisse, on détapisse, on ponce (même des murs en béton brut, on est des fous) et on commence à… recommencer.

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On a même des giclure de … peinture sur la tronche. DE PEINTURE JE LE JURE !

Ah non. Finalement, les travaux ont révélé des problèmes d’électricité qu’on doit donc refaire.

Ok.

Ah, et donc le sms qui disait qu’on pouvait récupérer notre parquet chez Saint Maclou mentait un peu. Il manque finalement la moitié. Faut revenir. On revient. En fait c’est en rupture de stock. Faut donc changer d’idée au niveau du sol. Ah, d’ailleurs, il a fallu enlever aussi du parquet à chevron tout joli (ça devait être le seul truc joli de l’appart dans son ancienne version) parce que sinon, fallait refaire tout le sol qui n’était pas à niveau (et que bon, non. En fait, non.)

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On a calé la date du déménagement, mais même là, on savait qu’on ne rentrerait pas dans les clous. Je faisais des journées de 20h entre le boulot, les enfants et les travaux (et je ne suis pas tout à fait remise alors merci de ne pas trop m’en vouloir quand j’oublie un truc).

On a repoussé la date de 2 jours, optant pour un lundi, en se disant que ça sauvait pas mal d’amitiés, de dos et surtout 2 jours pour finir le parquet que de prendre des déménageurs. Chez Déménager Seul. Qui n’a de « seul » que le nom, hein, parce que les mecs se sont ramener à 6 pour déménager 90m2 quand même. Pendant ce laps (infini) de temps, ils ont pas coupé l’eau en débranchant le lave-vaisselle ce qui a provoqué une mini inondation dans l’ancien appart. C’est là que tout a basculé.

El poilu, qui gérait la journée (rapport que je bossais et que ça m’allait bien de rentrer en fin de journée pour voir que c’était fini)(en fait, à 21h ; ils avaient toujours pas fini hein… mais bon), a dû s’occuper en vitesse d’éponger. Du coup, il a posé sa sacoche pour le faire.

Vous savez quand on déménage on a toujours un sac qu’on garde tout le temps avec soi. Celui avec les papiers, les clés des apparts, de la bagnole, les CB et de l’argent. Et même avec des places de concert pour les Nuits de Fourvière et un chèque à encaisser aussi.

Le sac qu’on ne pose jamais.

Mais qu’il a posé dans la panique et parce que bon, après tout, il était chez lui. On est en sécurité chez soi.

Quand il a eu fini d’éponger et de ranger la pseudo inondation, il m’a dit par sms que peut-être par hasard sur un malentendu il ne retrouvait pas sa sacoche.

On n’a jamais retrouvé la sacoche.

Jamais.

On a tout perdu.

Joie dans la chaumière et ambiance à la banque.

On ne sait pas. Ça peut être les déménageurs qui l’ont mis dans le camion et le camion qui a été volé. Ça peut être un voisin (bon, nos voisins étaient au boulot et le seul présent sur le palier est un retraité de 80 ans qui ne sort pas de chez lui). Au final on en est au même point, peu importe l’identité du voleur, finalement (Nous l’appellerons M. Connard).

Depuis le déménagement, on s’est retrouvé à vivre dans la poussière, le lave-linge ne passait pas la porte de la buanderie, on a dû le désosser pour réussir à le caler dedans (on a tellement hâte qu’il tombe en panne pour faire l’inverse du coup… hum…).

On avait réservé la fibre chez SFR et le gars est venu comme une fleur avec son flutain de câble antenne pour me niquer tous mes murs blancs. Il est reparti aussi sec et la première dame du service client au téléphone ne savait pas de quoi je parlais quand je disais « fibre » (LOL), l’autre m’a simplement raccroché au nez quand je lui ai signifié que sa ligne ne fonctionnait pas bien et que je ne l’entendais pas à cause du micro-casque (re-LOL). J’attends l’intervention de Orange demain. Je vais leur mettre la pression puissance 10 000, parce que là, 2 mois sans internet, c’est… LONG.

N°1 est aussi tombé dans des escaliers du Laser Game où il fêtait son anniversaire et a perdu une molaire pour l’occasion, et on a tous eu une gastro de 4 jours pour parfaire le tout, parce qu’on est comme ça, dans cette famille, joueurs.

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Ci-gît, une dent. Quelque part.

Ah non, il y a eu aussi la double douche froide de l’inscription au collège (AU COLLEGE !!!) de N°1.
D’abord parce que ça va bien ces gosses qui grandissent un peu vite, mais aussi parce que la dame à l’inscription m’a mis un gros coup de pression parce qu’il est d’après elle inadmissible qu’on puisse être en garde alternée alors que le père des enfants habite à 13,5 km (soit environ 30min de route) et que « oh lala, c’est pas bien pour votre fils il va être fatigué etc. etc. ».

Je ne doute pas de la nature bienveillante de la mise en garde, mais bon, mes enfants sont domiciliés chez moi, à 2minutes du collège à pieds, et le reste, on ajustera effectivement (j’espère) selon les emplois du temps. Est-ce bien la peine de faire stresser un pré-ado qui n’a aucune envie qu’on lui trouve un collège à mi-chemin de nos deux domiciles et qui ne veut QUE celui-là. Ce qui m’a d’ailleurs obligée à déménager dans un secteur limité, note bien, et que donc, c’est aussi, au final, à cause de ça, que j’ai eu tout ce bordel du déménagement…

La boucle est bouclée.

On fait quoi maintenant, Murphy ? Rapport que ça sent les vacances, et que j’ai VRAIMENT besoin de repos, tu m’as un peu fatiguée (j’ai une adresse à te donner pour passer l’été si tu veux)…

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Heureusement, mon chéri est meilleur en cadeau qu’en travaux.
Ca compense au niveau de l’humeur général.

 

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Cranemou – connexion – maison

Ça fait 15 jours que je n’ai pas mis les pieds ici, mais parce que ça fait 15 jours que j’ai déménagé, qu’il reste plein de cartons, plein de travaux, que je sens la poussière, que j’ai toujours pas internet et que rien que d’écrire ce message en connexion 4G partagée, je viens de planter la data de mon téléphone jusqu’à mi juin.

Mais sache que j’ai des jolis WC.

Et tu es content d’avoir cliqué sur ce billet pour savoir au moins ça. Hahaha.

Je reviens après mercredi, jour du WIFIIIIIII !

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Le premier qui me dit que j’ai oublié de nettoyer la peinture des plinthes je le noie.

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Le temps d’un cadeau…

J’ai pas l’temps, j’ai pas l’temps…
Voilà ce que je répète en ce moment, en permanence.
Non, je n’ai pas le temps d’appeler, de prendre des nouvelles, je n’ai pas le temps de penser à autre chose que les travaux, le boulot ou les enfants.
Je sais que ce n’est qu’un temps, que le déménagement approche et que d’ici quelques semaines, une nouvelle organisation aura pris place, me permettant plus de latitude.

Toujours est-il qu’il y a quand même des choses auxquelles je ne peux pas couper, même si je n’ai vraiment pas le temps, pas grave, il faut impérativement que j’en trouve.

La fin d’année scolaire est la pire pour ça. Il faut quand même chercher des vacances, et il faut aussi et surtout être dans les temps pour l’organisation des anniversaires.
Parce que chez moi, tout le monde a décidé de naître au printemps (Août et septembre doivent être propices à la reproduction, on est détendu des vacances, et PAF on ripe.).

Réserver le laser-game, penser à faire des invitations, envoyer les mercis à mamie, se renseigner sur le cadeau de la cousine, fouiller le téléphone du copain pour lui prendre ses contacts et faire une fête surprise, se mettre ok sur un cadeau commun….

Tu vas me dire que si j’ai pas le temps j’ai qu’à déléguer, mais la dernière fois, on a failli se retrouver avec un « bon pour un saut en parachute » quand mon mec a le vertige en haut d’un tabouret.

Du coup, je cherche en ce moment les trucs qui me facilitent la vie et heureusement, le net et les bonnes idées de plein d’entrepreneurs (qui ne vivent qu’en pensant à moi et mes besoins, naturellement) regorgent de chouettes idées.

Par exemple, on m’a présenté une plateforme regroupant tout ce qu’on pourrait offrir en terme d’événements insolites et gourmands (pas dans le sens les événements nous mangent façon glouton hein,  mais dans le sens « autour de la nourriture » quoi).

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Degust&Co recense plus de 120 animateurs partenaires sur son site. Il suffit d’indiquer sa ville et tadaaaam, on a accès à tous les ateliers disponibles.
Mais attends, hein, pas seulement les cours classiques de cuisine comme on en voit beaucoup. Non, non, tu as aussi des ateliers dégustation (d’insectes ou de vin, tu vois, j’ai vite choisis à ce niveau, mais j’aime déjà pas les tomates, alors les grillons…).
Le traditionnel « chèque cadeau » est possible (ça évite de se gourer, avouons le) et Degust&Co propose aussi des ateliers pour les anniversaires.

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On a tous un penchant pour quelque chose au niveau nourriture. Une addiction au chocolat, une passion pour le thé, un penchant pour la bière belge ou même une tendance à prendre des risques gustatifs.
Bon, là, pour mon anniversaire dans 2 mois, j’ai des trucs pour l’appart à me faire offrir, mais en général, moi qui n’ai jamais d’idée, une soirée autour du chocolat (ou DANS le chocolat, hein, je suis plus à un truc bizarre près), ça me tente bien.
Et pour le reste de mes cadeaux à faire, en tout cas, ça me tente bien…


 

 

Cet article a été écrit en collaboration avec la marque, cependant tous les mots présents dans l’article sont les miens.

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Pas l’choix…

En l’an 2000, en été, je rentrais chez moi un soir, après mon boulot.
Je finissais pas tellement tard, 21h30, avec une bonne demi heure de trajet pour rejoindre mon petit studio d’étudiante, c’était honorable.
Ce soir là il faisait assez chaud. J’avais faim et j’avais fait un détour par le mac do pour me prendre un sandwich histoire de me caler jusqu’au lendemain.
Je suis arrivée dans le hall de l’immeuble. Cette grande barre avait l’avantage d’avoir 3 ascenseurs, ce qui permettait aux résidents de ne jamais attendre très longtemps.
Je me suis aperçue en arrivant devant les 3 portes que quelqu’un me maintenait l’un des ascenseurs ouvert et je m’y suis engouffrée.
Je l’ai remercié, comme on remercie ses voisins. Sans vraiment y prêter attention, sans vraiment lever la tête.
Les portes se sont refermées.
Il s’est jeté sur moi.
Il m’a coincée contre la paroi et a passé sa main dans mon entre-jambe.
Je le repoussais avec mes avants-bras mais sa main restait là, comme aimantée à la braguette de mon pantalon. mon pantalon léger, parce que c’était l’été. Si léger qu’il me permettait de sentir chaque doigt tentant de se frayer un chemin.

La porte s’est ré-ouverte.

J’étais à la fois apeurée et en colère.

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Je me suis débattue.

J’ai crié qu’il ne devait être qu’un gros connard.

J’ai pris appui sur les barres latérales, soulevant mon corps pour faire de mes jambes une grande catapulte et le faire sortir de ma vie d’un grand coup de rein.
Ce grand coup de rein dont il aurait voulu être l’auteur.

CONNARD ! DÉGAGE CONNARD !

Il a bien voulu re-rentré dans la cabine mais je lui donnais tous les coups de pieds qu’il fallait pour l’en empêcher.

Je suis rentrée chez moi.
Je me suis prostrée. Derrière mon canapé. Comme s’il pouvait encore venir m’y chercher.

J’ai porté plainte. Longtemps. J’ai regardé des photos de délinquants.

« A quoi ressemblait-il ? »

A personne. A rien. A quelqu’un qui m’a sauté dessus. Je revois ses chaussures. Sa capuche. Rien.
Des heures.
Et rien.

« Vous avez eu de la chance. Vous avez bien réagi. »

Ha, oui… De la chance oui….

Ce soir, 16 ans plus tard, il ne fait pas très chaud quand je rentre de chez mon amie.
J’en avais besoin de ce petit souffle d’air, entre mes deux boulots, les enfants, les travaux, j’avais besoin de faire le break, de me sentir vivre ailleurs qu’entre mes quatre murs.

Il est minuit trente quand je la quitte et je parcours bien heureuse les quelques mètres qui m’amènent à mon appartement.
5 minutes.
7 si je prends vraiment mon temps.

Quelqu’un est derrière moi mais j’habite une rue passante.
Je trouve que c’est un peu triste d’être encore méfiante autant de temps après.
Mais j’arrive à remonter dans un ascenseur, alors ma paranoïa de l’inconnu qui me suis, à côté, c’est rien.

Chez moi il y a deux portes à passer avant d’atteindre les ascenseurs.
Une à code, une avec un interphone.
Moi, j’ai un bip qui me permet de les ouvrir.

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Par réflexe, je rentre dans mon allée en claquant vite la première porte derrière moi.
16 ans de réflexe. D’habitude.

J’entends que ça tambourine, juste au moment où le « clic » de fermeture se fait entendre.
… Ne te retourne pas…
Je passe la deuxième porte et fais de même.
… Ne te retourne pas….

J’appelle l’ascenseur, j’appuie sur un étage au hasard, et je prends les escaliers pour monter chez moi.
Je claque la porte. je la vérouille. Je suis en sécurité.

J’ai des réflexes réfléchis depuis 16 ans.

Je n’ai pas vraiment peur.

Je suis juste en colère.

Je suis même à la limite de la rage.

Alors c’est ça aujourd’hui ?

On ne peut plus rentrer chez soi sans craindre de se faire suivre ? Sans craindre une agression ?

Alors c’est ça la vie d’aujourd’hui ?

Je suis conditionnée.
C’est la dixième fois ce soir.
Comme un anniversaire.

Cette vie là, cette ville là m’a appris à me méfier, à me protéger.
J’ai appris le Krav Maga jusqu’à me faire péter des côtes.
Je rêve d’un sac de frappe pour continuer à m’entrainer régulièrement.
Je suis sur le qui vive en permanence. Partout. Tout le temps.
Pas l’choix.

Je regarde mes enfants courir et je me dis que demain, quand je serais surement trop vieille pour être suivie et emmerder, ce sera leur tour.

Au tour de Clapiotte de se méfier.
Au tour de N°1 de se défendre.

 

Allez bien tous bien vous faire foutre.
C’est pas la vie qu’on mérite ça.
On mérite de se promener sans regarder par dessus son épaule, sans avoir peur des ombres au coin de la rue et sans avoir pour but ultime d’apprendre à contrer des bras plus forts que les nôtres.

J’habite une belle ville. Une ville que j’aime profondément.
Comme toute ville, elle a son lot de gros connards au coin de la rue.
Mais elle ne doit pas pour autant de devenir angoissante au point de ne plus vouloir rentrer seule.
Au point de ne plus vouloir sortir seule.
Au point de faire de moi, et de trop d’autres, des petits pions peureux de se retrouver encore dans une situation à risque.
J’en ai juste marre d’avoir peur depuis 16 ans.
J’en ai plus que marre d’avoir peur pour eux, bientôt et pour longtemps.
Je me demande encore… Si je ne leur apprends pas… Qui les protègera ?
Si elle ne réagi pas comme moi, qu’est-ce qu’il se passera ?

 

 

 

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Les travaux manuels et Nietzsche : Hashtag c’est la merde !

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Mon grand-père était menuisier charpentier.
Petite, j’ai donc passé de longues heures dans son atelier, à l’époque où faire jouer les enfants avec des scies circulaires ne posaient de problème à personne.
Du coup, j’ai dû hériter, si ce n’est du don, au moins de la satisfaction de se servir de ses bras pour fabriquer et réparer.

C’est hyper valorisant de se dire que c’est nous qui l’avons fait, qu’il s’agisse de couper une planche, de monter une cloison ou de ratisser un mur.

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Pis on est quand même hyper sexy avec une ponceuse à la main et un pantacourt.

Malheureusement, mon chéri, lui, a hérité du don d’occulter toute forme de prétention créative.

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